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  • : Je suis né à La Chaux-de-Fonds le 24 février 1956 . J'enseigne le français, la philosophie et l'histoire de l'art au Lycée Blaise-Cendrars. Je suis conseiller général socialiste depuis 2004
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Blog créé le mercredi 24 janvier 2007, après la conférence de presse du Conseil d'Etat neuchâtelois sur l'avenir des Montagnes neuchâteloises. Date peut-être historique d'un déclin annoncé ou d'une réaction politique et citoyenne qui refuse d'abdiquer  ?

Blog de Daniel Musy

Un blog politique ?

Un bien grand mot pour ces billets qui paraîtront à rythme régulier et qui vous permettront de connaître mes interventions au Conseil général et certaines réflexions plus personnelles sur la marche et la vie de La Chaux-de-Fonds, ma cité.

Un blog politique, alors oui, dans le sens noble de politique !



Vendredi 22 février 2008
Hier soir, en fin de Conseil général, le parti socialiste a demandé des explications au Conseil communal sur la vente des pistolets de la police locale. C'était aussi une façon de répondre à l'attaque personnelle dont a été victime, une fois de plus, Didier Berberat.

Ci-dessous, les gracieusetés écrites le 1er février par les deux présidents des sections locales libérale et blochérienne dans le journal du parti libéral. Ce texte au-dessous de la ceinture sous-entend que Didier Berberat pourrait être tenu responsable des conséquences de la vente de ces pistolets.

hainard-schafroth022-copie-1.jpgTexte reproduit ci-dessous :

Monsieur le Conseiller communal en campagne électorale,
Si nous comprenons l'oppressante situation dans laquelle vous vous trouvez en qualité de candidat à votre propre succession au mois d'avril prochain, nous ne pouvons accepter que vous vous serviez d'un drame pour manipuler l'opinion publique.
En effet, l'homicide perpétré à La Chaux-de-Fonds le 6 janvier écoulé et par lequel vous tentez de tromper la population (par le biais d'un courrier des lecteurs paru dans les quotidiens neuchâtelois) a été commis par une arme qui n'appartientplus àl 'armée depuis près de 15 ans...
Il est dommage que votre formation d'avocat ne vous ait pas permis de faire la différence entre les armes de service communément appelées d'ordonnance et celles acquises à titre privé.
Les armes de services des miliciens devraient assurément pouvoir être déposées dans un arsenal et c'est un débat.
Il en est un autre, celui de la désinformation lancée par un candidat inquiet de sa réélection et qui utilise un drame familial pour en faire un support électoraliste.
Car en effet, l'arme utilisée lors du drame ne peut être que privée, l'auteur ayant assurément, depuis de nombreuses années, terminé ses obligations militaires. L'amalgame que vous faites est ainsi crasse. Même avec la possibilité de déposer les armes à l'arsenal, ce drame n'aurait pas pu être évité.
Nous savons, que tant en 2005 qu'en 2006, la police locale de La Chaux-de-Fonds a procédé à la vente de ses armes de service (ces armes étaient donc propriété de la ville) aux agents dudit corps de police, sous seing privé (selon le même schéma que celui adopté par l'armée).
Certaines de ces armes sont d'ailleurs en vente sur Internet...
Nous nous étonnons ainsi qu'en qualité de Conseiller communal en exercice vous n'ayez entrepris aucune démarche.
Que ferez vous demain si un homicide était perpétré au moyen d'une arme dont le propriétaire antérieur était la Ville de La Chaux-de-Fonds?
Nous l'ignorons, mais en aucun cas nous n'adresserons un courrier des lecteurs aux quotidiens neuchâtelois pour dire que vous étiez en charge, à titre de suppléant, de ce dicastère...

Parti Libéral-PPN, Frédéric Hainard    UDC, Marc Schafroth

Dans une déclaration lue devant le Conseil général, le Conseil communal explique que cette vente s'est faite sans qu'il ait été saisi de la question par M. Barben ou Mme Frésard. Celle-ci, ou son précédent collègue, Michel Barben (que le parti socialiste a toujours respecté sans jamais l'attaquer personnellement), auraient dû considérer que mettre en circulation des armes obsolètes ayant servi à la collectivité publique, même à des policiers, est éthiquement et politiquement illégitime si ces armes ne sont pas démilitarisées.  D'ailleurs Mme Frésard, ce fut la détonation de la soirée, a aussi acheté un ou deux pistolets : surprenant de la part d'une magistrate en ces temps où la détention d'armes pose des problèmes de société.

En conclusion, le Conseil communal a souligné que Didier Berberat a l'entier droit, comme parlementaire fédéral, d'exprimer les points de vue qu'il veut sans que ceux-ci engagent le Conseil communal. Enfin, il est demandé aux personnes ayant acquis ces armes comme souvenir de les rendre mécaniquement hors d'état de marche. Le Conseil communal exigera un droit de réponse dans le journal des libéraux.

Bref, ceux-ci se sont tirés une balle dans le pied, à force de vouloir prendre les armes contre les autres. Prémonitoire de leur futur destin ?

Le commentaire de Robert Nussbaum dans l'Impartial de samedi est encore plus croustillant :


Climat électrique

COMMENTAIRE - Par Robert Nussbaum

C’est drôle, la politique.

L’attaque de Frédéric Hainard (libéral) et Marc Schafroth (UDC) contre Didier Berberat sur la vente des pistolets de l’ex-police locale a loupé la cible. Dame, les conseillers communaux responsables de la police étaient Michel Barben puis Josette Frésard, deux libéraux-PPN!

Mais ne nous dites pas que les socialistes n’ont pas sauté sur l’occasion. Leur interpellation urgente de jeudi n’était pas si urgente (malgré la conviction de l’interpellatrice Sarah Diaz). Sauf pour en boucher un coin à la droite. La précipitation de Laurent Kurth d’annoncer que le Conseil communal ferait de toute façon une déclaration confirme le soupçon.

Mais il n’y a pas que l’histoire des armes qui montre que le climat de campagne électorale – les communales sont pour fin avril – devient électrique. Avec même des phénomènes paranormaux. Radicaux et libéraux en bisbille grave à propos de Sylvia Morel ont parlé d’une seule et même voix sur tous les rapports de la soirée! En passant, Sylvia Morel a paru elle calme et sereine.

L’UDC a aussi fait dans l’étrange, en plantant des piques dans les côtes de son conseiller communal Pierre Hainard sur les déchetteries. Par association d’idées, on se prend à imaginer Hainard père (UDC) et fils (libéral) élus tous deux à l’exécutif, qui ne pourraient légalement pas siéger ensemble....

Futurs électeurs et électrices, allez y retrouver vos petits... Mais que cela ne vous dispense pas de voter. Et de regarder les programmes des partis en passant. La politique, c’est aussi sérieux.

par Daniel Musy publié dans : Elections communales 2008
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Vendredi 15 février 2008
Ahurissante lecture que celle du Courrier neuchâtelois de la semaine dernière. La violence  avec laquelle la droite classique se déchire, sous les yeux j'imagine ravis de l'UDC, me  frappe.  Un bien triste florilège ci-dessous.

Un député libéral dit : "Durant mes douze années au Grand Conseil, je n'ai jamais été enthousiasmé par le parti radical. Il y a un certain nombre de personnes avec qui on s'entend bien, mais il y a quelques traîtres, tendance démocrate-chrétienne, des rats qui trahissent facilement leurs engagements initiaux". Pour lui, une fusion du parti libéral avec l'UDC paraît plus raisonnable qu'avec le parti radical, étant donné que "l'UDC s'est détachée de Blocher".

Un autre affirme que des "libéraux mécontents de cette union vont passer dans le camp de l'UDC".

Ces déclarations confirment donc la crise que vit le parti libéral neuchâtelois et expliquent pourquoi, dans notre ville, cette fusion libérale-UDC est tellement possible. La conséquence serait double : la disparition quasi certaine à La Chaux-de-Fonds du parti radical, fondateur de la République, et le risque que les libéraux fassent moins de 50 pour cent des voix de l'UDC, autrement dit l'entrée d'un second blochérien au Conseil communal.

D'autre part, affirmer que l'UDC neuchâteloise s'est détachée de Blocher relève de l'aveuglement quand on sait que le vice-président suisse est Yvan Perrin.
par Daniel Musy publié dans : Elections communales 2008
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Vendredi 15 février 2008
En 2003, le Parti socialiste s’est battu pour l’élection du Conseil communal au scrutin proportionnel. Force est de constater que le système comporte plus d’inconvénients que d’avantages. Je plaide pour un large consensus politique avant les élections afin de proposer une motion qui demanderait l’introduction dès 2012 du scrutin majoritaire à deux tours.

Aucun système électoral n’est fondamentalement meilleur qu’un autre dans une démocratie. Les avantages du système proportionnel sont théoriquement nombreux, en particulier la moindre personnalisation de l’élection, la garantie absolue de la légitimité donnée par la proportionnelle qui permet une représentation tenant compte de la force politique des partis. Ce raisonnement tient surtout pour l'élection législative. En outre, il paraît vain de revenir dans nos grandes communes à l’élection indirecte par les conseils généraux tant ce système n’aurait plus la faveur des électeurs
 
Mais que de désavantages ! :
- l’impossibilité pour un parti d’être assuré que son meilleur candidat sera élu (Michel Barben a été élu grâce à 50 suffrages venus de l’UDC à la place de la favorite du parti, et la plus compétente sur le papier, Josette Frésard)
- la nécessité totalement artificielle, pour récolter le maximum de suffrages, d’avoir 5 candidats pour un liste complète, même si ces candidats ne veulent ou ne peuvent pas siéger (plusieurs candidats sont des bouche-trous qui n’ont aucune envie d’assumer la tâche ou aucune compétence pour le faire; et cette année, Frédéric Hainard, s’il est élu, ne pourra siéger avec son père). C’est une manière de tromper l’électeur.
- les rocades en cours de législature n’assurent qu’une légitimité relative aux viennent-ensuite sans qu’il y ait élection complémentaire
- le premier de liste aurait théoriquement le droit de démissionner immédiatement après son élection
- la confusion entre élection du législatif et élection de l’exécutif


Le scrutin majoritaire, largement en pratique dans les élections des exécutifs cantonaux, permet aux partis de désigner leurs meilleurs candidats. L’élection est certes davantage personnalisée mais qui niera qu’on a besoin de fortes et compétente personnalités à la tête d’une ville comme la nôtre. Le cruel épisode Michel Barben devrait nous faire réfléchir, ainsi que l’abracadabrantesque situation de la droite qui se déchire sur la candidature Sylvia Morel. C'est aux électeurs aussi de pouvoir, après 4 ans, confirmer ou sanctionner l'action politique d'un élui à l'exécutif.

Je propose donc qu’une majorité de conseillers généraux aient le courage de prendre le taureau par les cornes AVANT les prochaines élections. Par exemple à travers une motion demandant au Conseil communal d’étudier un changement de système, on pourrait arriver à ce que le peuple se prononce en 2009 sur le sujet. Et cela dans l’intérêt général, sans attendre les résultats des élections.
par Daniel Musy publié dans : Elections communales 2008
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Vendredi 8 février 2008
Accueil enthousiaste de la presse locale et romande pour la nomination au TPR d’Andrea Novicov, assisté de Francy Schori. J’éprouve aussi la satisfaction de voir enfin close la procédure longue et parfois tortueuse de ce choix. Je salue ces nominations qui valent aussi et surtout par la présence de Francy Schori que je connais depuis tellement longtemps car j’ai suivi, comme membre du comité, toute sa période de direction à l’ABC. Restent quelques interrogations sur Novicov.

« Spectacles ébouriffants », « ligne du risque artistique », « créateur ambitieux », « agitateur de formes », « soif d’investigation théâtrale », « réseaux de diffusion », « nomination sans doute idéale », rarement arrivée dans notre ville d’une nouvelle personnalité avait été accueillie avec autant de dithyrambes par la presse. Il restera à ce « nomade » qu’on « ne doit pas prendre par la main » à nous convaincre avec Schori que notre TPR, après la transition Gino Zampieri, continuera de rayonner sur la scène romande et internationale et arrivera à sensibiliser de manière approfondie tous les publics d’ici. Novicov, Schori et Kinzer, le directeur administratif, auront notre soutien tant ils semblent former en effet une magnifique équipe sur le papier, l'alliance du risque et de la rigueur.

Cependant deux grandes interrogations subsistent : la capacité d’adaptation de notre nomade à La Chaux-de-Fonds et l’obligation de travailler dans une équipe qui n’est pas celle d’une compagnie mais d’une « structure » avec différents partenaires : la fondation, les autorités, le personnel technique et administratif, les autres acteurs culturels de la région. La Chaux-de-Fonds n’a pas d’hôtel de première classe ni de restaurants gastronomiques et il faut savoir que Novicov « n’avait même pas postulé » comme il le dit lui-même. Sa bienheureuse arrivée chez nous est le résultat d’un démarchage de la fondation vers lui et non de son désir premier à lui pour nous.


novicov020.jpg

Novikov schori
Interview Espace 2 14.02.08

 
Je sais que d’autres candidats extérieurs avaient postulé, en particulier avec le désir très fort de venir vivre et travailler chez nous, dans une ville où ils avaient vécu une année lors de leur histoire théâtrale. La Chaux-de-Fonds est une amante exigeante qui veut qu’on l’aime. Mais quand on se donne à celle, quelle joie pour ceux qui s’y établissent et s’y intégrent.

En conclusion, voici la cinquième nomination culturelle externe en moins d’une année après Arnaud Maeder de Grenoble au Musée d’histoire naturelle, Lada Umstätter de Genève au Musée des beaux-arts, Francine Evéquoz du Valais et de Zurich à la tête des institutions muséales, Marie-Thérèse Bonadonna de Genève au Club 44. C’est cela, notre ville, faire de l’ailleurs un ici !
par Daniel Musy publié dans : culture
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Vendredi 1 février 2008
Aujourd'hui, après l'article de l'Impartial "La droite s'offre un psychodrame pour lancer les communales", on est en plein dans la lessiverie : les linges qu'on lave dans la famille de droite sont maculés de rancoeur et de flèches perfides sentant le sexisme, tout cela savamment orchestré par de masculins gros tireurs de ficelle qui vont prétendre dans leur campagne que la ville mérite de changer de majorité pour plus de rigueur et de prospérité.

Il est par exemple ahurissant de lire que M. Hainard fils, tout frais président des Libéraux, se permet de quasiment diffamer Madame Morel, l'ennemie de son père, en prétendant qu'elle ne pourrait pas "composer avec une majorité de gauche". 

Le parti socialiste, lui, a bouclé sa liste de candidats au Conseil général : elle surprendra par la place qu'elle fait à ce qu'on appelle en France la "diversité", la mixité et la jeunesse. C'est tellement vrai que j'y serai le 4e plus vieux candidat...

L'apparentement du PS avec les Verts et le POP s'accompagne d'un code de bonne conduite où les coups bas sont exclus, même si la compétition pour nos idées et nos projets nécessitent parfois le débat. L'excellente entente qui a prévalu entre nos trois partis pendant ces quatre dernières années de législature communale à La Chaux-de-Fonds est le gage d'une stabilité pour la ville, d'un engagement à l'égard de tous les électeurs de gauche et même plus modérés.

Dans ce blog qui dès aujourd'hui, comme celui de Fabien Fivaz des Verts, sera un journal de campagne le plus régulier possible, aucune attaque personnelle ne sera faite contre quiconque. Par contre, toutes les attaques personnelles de la droite y seront systématiquement relevées. J'y répondrai en valorisant notre bilan et en présentant nos projets. Tomber dans piège de répondre frontalement à des attaques et et à des provocations par des attaques a servi Blocher le 21 octobre.


par Daniel Musy publié dans : Elections communales 2008
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Jeudi 31 janvier 2008
On apprend sur RTN ce matin que le fils du conseiller communal UDC devient président des libéraux, que l'apparentement avec les radicaux et l'UDC est un "objectif", que la stratégie libérale sera connue au mois de mars ainsi que la liste des candidats. Les nuits des longs couteaux ne semblent donc pas terminées surtout que les libéraux ne présenteront pas une liste commune avec les radicaux au Conseil communal.

Rien donc de plus à signaler par rapport au billet de lundi, sinon que la visibilité des libéraux par rapport à l'UDC, avec le fils et le père en pole position, me paraît bien floue. D'autant que M. Hainard fils, personnalité affirmée et compétente, est fonctionnaire et qu'il ne travaille pas à La Chaux-de-Fonds, ce qui complique la netteté de l'image que le parti veut donner à ses électeurs.

Le parti socialiste, avec une présidente jeune mère de famille, Suissesse "secondo" issue de l'immigration, juriste, candidate au Conseil communal, candidate au Conseil général est, lui, en revanche, limpide quant à son profil rassembleur. Mais ce blog n'est pas fait pour une campagne électorale, pardon, chers(ères) lecteurs (trices).


par Daniel Musy publié dans : Elections communales 2008
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Lundi 28 janvier 2008

 

"Elections communales : alliance de droite compromise à La Chaux-de-Fonds.

Choix difficile pour les libéraux à La Chaux-de-Fonds. A trois mois des élections communales, ils devront choisir de s’allier soit avec les radicaux soit avec l’Union démocratique du centre.Ce dilemme est dicté par L’UDC qui refuse de s’apparenter avec les radicaux si la radicale Sylvia Morel se présente au Conseil communal. L’UDC juge que la radicale, qui siège depuis plus de vingt ans au Conseil général, l’a contrée à plusieurs reprises lors de cette législature. De son côté, Sylvia Morel affirme qu’elle se présentera au Conseil communal quoi qu’il arrive. Choisir une alliance à droite est d’autant plus délicat que libéraux et radicaux projettent de fusionner sur le plan cantonal, au mois de juin".

Voici ce qu'on peut lire depuis 15 heures sur le site de RTN. La situation à droite prend une tournure inattendue mais prévisible. Le parti blochérien mène le jeu et fait pression, comme au niveau fédéral, sur les personnes et sur les autres partis. Il veut avoir la main dans son jeu et il a l'avantage, lui, d'être assuré d'avoir un siège à l'exécutif. C'est pourquoi il essaie de tendre un piège aux libéraux en les poussant à s'allier avec eux et pas avec les radicaux. C'est pour l'extrême-droite une occasion magnifique de rafler deux sièges (avec cet exemple : les libéraux à 10,4% et l'UDC 21 %). L'UDC définit ce qui est compatible ou non et s'en prend nommément à une radicale dont le moins que le puisse dire est qu'elle n'est pas une gauchiste. Ce que je disais dans ce blog le 23 janvier se vérifie : "les inimitiés qui avaient poussé Pierre Hainard à quitter le parti radical sont toujours bien visibles" et il y a déjà des "déchirures internes" au centre-droit. Voici le compte-rendu de RTN.



 

Ainsi, comme au niveau fédéral dans son propre parti, l'UDC utilise la stratégie du mouton : les bons dans la bergerie, les galeux loin du sérail.
Quant aux libéraux, c'est pour eux un faux dilemme et RTN a tort de présenter la situation ainsi.  D'un côté le pire : s'allier à l'UDC, perdre son âme, et prendre le gros risque de perdre un siège. De l'autre, refuser le mariage, prendre le petit risque de ne pas atteindre les fameux 16,6% avec les radicaux pour conserver un siège au centre-droit, mais garder le cap de l'humanisme dans les valeurs
Cyniquement, je pourrais souhaiter que les radicaux partent seuls et qu'ainsi la gauche puisse envisager quatre sièges. J'espère pourtant que les libéraux dans leur AG de mercredi laisseront les blochériens dans leur bergerie ... ou leur tanière et ne scelleront pas le pacte diabolique qui leur est tendu. A suivre sur ce blog dès jeudi.
par Daniel Musy publié dans : Elections communales 2008
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Lundi 28 janvier 2008
Voici mon courrier au Temps, publié aujourd'hui


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par Daniel Musy publié dans : Lien Commune-Canton
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Vendredi 25 janvier 2008
L'installation de quelques "chiénarts" (ce que l'on appelle déjà en ville les chiens en béton conçus par l'Ecole d'art, exécutés par les TP et destinés à faire c.. , non, à faire faire leurs besoins aux chiens) me fait un peu tartir moi aussi. C'est du mobilier urbain lourd, envahissant, qui ne sert qu'à interdire (passe encore pour des chiénarts verts indiquant les lieux appropriés) et je suis effrayé à l'idée d'un envahissement programmé de la ville par ces 175 monstres de béton, de véritables crottes visuelles. La sagesse voudrait qu'on renonce à cette fausse bonne idée.

Les quelques images qui suivent, prises aujourd'hui autour du centre Numa-Droz et de l'ESTER montrent que ces objets sont déjà renversés et dégradés quelques jours après leur installation. Et surtout, la dernière image montre qu'ils défigurent les perspectives urbaines.


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Imaginer que toute la ville est envahie de ces monstres alors que les experts de l'UNESCO vont venir en 2008 me fait aboyer d'horreur.


par Daniel Musy publié dans : Urbanisme et environnement
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Mercredi 23 janvier 2008
Annie Clerc, Viviane Houlmann, Silvia Locatelli, Didier Berberet et Laurent Kurth. TelLEs sont les 5 candidatEs socialistes au Conseil communal pour les élections du 27 avril.  C'est la meilleure liste possible puisque les femmes, l'expérience et le renouveau prédominent et qu'il semble que les autres partis peinent à recruter des dames volontaires et engagées. Faisons un tour d'horizon de la situation.

Cette élection est aussi incertaine et ouverte qu'en 2004, date de l'instauration de l'élection directe à la proportionnelle. Seule grande probabilité, la gauche devrait garder ses trois sièges au vu des rapports de force des dernières élections fédérales (54,5 % à la gauche et 42 % à la droite, PDC exclu). Partons de cette hypothèse pour analyser la situation qui se résume en deux grandes questions :

a) Comment se répartiront les 3 sièges de la gauche ?
Le pronostic le plus vraisemblable est que le POP perdra son siège au profit des Verts. En effet, la législature se terminera bien pour les finances de la Ville puisque les comptes seront très nettement moins déficitaires que prévu (12 millions) et même peut-être bénéficiaires. En 2004, Mme Berthet, radicale, avait laissé un déficit de 5 millions dans les comptes 2003. De plus, de grands projets communaux ont été mis en place (Crêt-du-Locle, quartier Le Corbusier, candidature UNESCO) sous la conduite des socialistes et la très forte pression politique exercée par la section socialiste du Haut a permis, maigre consolation, d'avoir le site mère-enfant à La Chaux-de-Fonds. La compétence, le travail et l'influence des deux conseillers communaux Berberat et Kurth sont indéniables : leur bilan est très positif. Ils ne traînent aucune casserole derrière eux, à la différence de leur collègue de Neuchâtel. Le problème du double mandat de Berberat a été réglé par un récent congrès socialiste. Fin 2009, il devra choisir de rester à Berne ou à La Chaux-de-Fonds, contrairement à ce qui se passe avec Daniel Brélaz et Robert Cramer. Le principal handicap des socialistes est la gestion contestée des affaires cantonales dans plusieurs domaines sociaux et régionaux et la défaite des élections fédérales. Il n'y donc aucune raison pour les socialistes d'aborder ces élections avec la certitude du statu quo.

Une surprise est en effet possible qui pourrait leur faire perdre le second siège. Il faudrait la conjonction de quatre données : une remontée de la droite, un bon score du nouveau venu PDC qui prendrait des voix aux socialistes, une mauvaise campagne des Verts qui n'émergeraient pas bien avec Patrick Erard et enfin une épique résistance du POP qui ferait presque jeu égal avec les Verts. Ainsi, scénario fictif, avec une gauche à 53 % répartis ainsi : 26% pour les socialistes, 13,2 % pour le POP et 13,7 % pour les Verts, chaque parti de gauche empocherait un siège au Conseil communal. Il faut savoir que pour garder ses deux sièges, le PS doit faire au moins deux fois plus de suffrages que le dernier parti de gauche.

Je ne vois pas comment Jean-Pierre Veya qui a été tracé à 40% sur les listes POP du Conseil national pourrait rebondir dans ces prochains mois. Il n'a ni l'aura d'Alain Bringolf ni l'expérience de Claudine Stähli. Sa capacité à attirer des électeurs d'autres partis est faible. Son bilan aux Sports, aux Affaires culturelles, à la Jeunesse et à la Santé ne sera pas ici jugé mais sera déterminant dans la campagne de son parti. Du côté des Verts, le score moyen de Patrick Erard au mois d'octobre, le bilan mitigé de Fernand Cuche au Conseil d'Etat et, apparemment, la très grande difficulté de ce parti d'avoir des femmes sur sa liste sont aussi des handicaps. Bref, chaque parti de gauche part avec de faiblesses. Qu'en est-il de la droite ? Ce n'est pas plus glorieux, surtout après le cataclysme du 12 décembre.

b) L'UDC peut-elle gagner un second siège ?
La réponse à cette question est entièrement dans les mains du parti radical-libéral. Il semble exclu que les trois partis de droite présentent 5 candidats sur une liste commune. Ce serait la disparition du centre-droit et la porte ouverte à un quatrième siège de la gauche. Comme il est mathématiquement certain que l'UDC conservera son siège avec Pierre Hainard, qui est un bon conseiller communal dans l'esprit radical qui l'anime toujours, il reste deux possibilités au nouveau parti libéral-radical dans la course au Conseil communal : aller seul sans apparentement avec l'UDC mais avec un risque énorme : ne pas atteindre le seuil des 16,6 % nécessaires pour la conservation de son siège. Ou s'apparenter avec l'UDC et ainsi conserver le siège car jamais l'UDC ne fera deux fois plus.

Le problème est important pour les libéraux puisqu'ils partent aux élections sans leur sortante, la très compétente Josette Frésard, et avec les casseroles toujours pétaradantes de Michel Barben. De plus, comment se reconstruire au niveau communal après le 21 octobre et le 12 décembre, en commençant par se jeter, une fois de plus, dans les bras de l'UDC ? En effet, il n'y absolument rien de commun entre les élus actuels du centre droit au Conseil général et le parti blochérien. Tout les oppose dans les idées : les dernières séances du Conseil général ont montré des fractures immenses dans la vision de l'avenir de la ville. Les inimitiés qui avaient poussé Pierre Hainard à quitter le parti radical sont toujours bien visibles.

Je pense néanmoins que les libéraux-radicaux s'apparenteront à l'UDC, au prix de déchirures internes qui devraient voir certains de leurs élus actuels renoncer à se représenter aux élections. Le grand espoir de leur liste sera, si je suis bien informé, Xavier Huther, un conseiller général modéré, ouvert, intelligent et pointu dans plusieurs domaines : un humaniste. Il incarne l'avenir d'un centre-droit qui depuis octobre 2003 est à la dérive dans notre ville. Je rappelle le score de ce centre-droit aux dernières élections fédérales du 21 octobre 2007 : 16,18 %, listes radicale et libérale confondues, leur score le plus bas depuis 1848 dans notre ville.
par Daniel Musy publié dans : Elections communales 2008
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