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  • : Je suis né à La Chaux-de-Fonds le 24 février 1956 . J'enseigne le français, la philosophie et l'histoire de l'art au Lycée Blaise-Cendrars. Je suis conseiller général socialiste depuis 2004
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Blog créé le mercredi 24 janvier 2007, après la conférence de presse du Conseil d'Etat neuchâtelois sur l'avenir des Montagnes neuchâteloises. Date peut-être historique d'un déclin annoncé ou d'une réaction politique et citoyenne qui refuse d'abdiquer  ?

Blog de Daniel Musy

Un blog politique ?

Un bien grand mot pour ces billets qui paraîtront à rythme régulier et qui vous permettront de connaître mes interventions au Conseil général et certaines réflexions plus personnelles sur la marche et la vie de La Chaux-de-Fonds, ma cité.

Un blog politique, alors oui, dans le sens noble de politique !



Samedi 19 janvier 2008
J'ai envoyé aujourd'hui la lettre suivante au journal  Le Temps, suite au commentaire du journaliste Serge Jubin. On verra bien si elle est publiée.


Voici l'article  de Jubin :
Il aura fallu un an de tergiversations, mais la raison l'a emporté: les cantons de Neuchâtel, de Berne et du Jura se sont entendus pour créer un campus unique pour la HE-Arc. Fragile en raison de sa «tricantonalité» et de ses faibles effectifs, la HES de l'Arc jurassien se donne une chance de se développer.

Les critères d'attractivité et d'accessibilité, seuls à même d'attirer d'indispensables nouveaux étudiants, l'ont emporté sur les considérations régionalistes neuchâteloises. Tant mieux.

Reste que le canton de Neuchâtel n'est pas sorti de ses jalousies internes. Le projet RUN, qui entend fondre les trois villes dans une même agglomération, ne parvient pas à briser les clochers. S'il prône avec raison l'intérêt supérieur du canton et de l'Arc jurassien, le gouvernement se marche sur les pieds en tentant, simultanément, un impossible équilibre interne. La HES contre la maternité, en l'occurrence.

Depuis plusieurs décennies, le canton se profile au travers de sa tête de pont, le chef-lieu Neuchâtel. Même si elle compte plus d'habitants, La Chaux-de-Fonds est en retrait. Moins accessible, plus éloignée, image moins porteuse.

Pourquoi le Conseil d'Etat ne le reconnaît-il pas et ne dit-il pas que la locomotive cantonale est en Bas? C'est politiquement très incorrect, peut-être trop provocateur. Mais c'est la réalité. Le reconnaître clarifierait le débat.



Voici ma lettre :
Oui à l’équilibre Haut-Bas

Selon Serge Jubin, dans son commentaire (samedi 19 janvier) sur les décisions du Conseil d’Etat d’implanter le site mère-enfant à La Chaux-de-Fonds et la HE-Arc à Neuchâtel, il s’agit d’un « impossible équilibre interne ». Dans la logique de ce journaliste, qui est aussi celle de nombreux habitants du canton, La Chaux-de-Fonds est « en retrait », « éloignée », alors que la « locomotive cantonale est en Bas ». Cette vision, qui pour M. Jubin est « la réalité », oublie trois éléments clés : premièrement, et c’est fondamental, la constitution de notre république neuchâteloise, qui stipule à son article 5 que « l'Etat et les communes assument », notamment, la tâche suivante : « l’équilibre entre les régions ». Tâche plus noble à remplir que les jalousies ou les querelles de clocher évoquées dans l’article. Deuxièmement, le secteur secondaire de pointe des Montagnes neuchâteloises, qui est la locomotive économique du canton. Troisièmement, la capacité, historique, de mobilisation des citoyens de cette région pour se développer et aller de l'avant en résistant contre les modes de pensée dominants.


par Daniel Musy publié dans : Lien Commune-Canton
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Vendredi 18 janvier 2008
"La décision des gouvernements du Jura, de Berne et de Neuchâtel de délocaliser cette Ecole ne peut que nous indigner et nous inquiéter. Délocalisation malheureusement devenue prévisible et souhaitée par les cantons partenaires vu l’extrême maladresse avec laquelle ce dossier fondamental, comme l’ensemble des dossiers des Hautes Ecoles, ont été menés par la Cheffe du département en charge de l’éducation."

Cet extrait du communiqué du Parti socialiste des Montagnes neuchâteloises mérite d'être accompagné d'un extrait de l'interview de notre pauvre ministre qui répond à RTN sur la proposition de la ville de La Chaux-de-Fonds : débloquer 10 millions pour l'implantation de la HES ingénierie sur le site de la gare aux marchandises.


Gare à elle ! Comme si, à La Chaux-de-Fonds il n'y avait pas des conditions idéales de travail et d'établissement pour des étudiants : loyers modérés, qualité de vie. Comme si tous les futurs étudiants auront les moyens de se déplacer en train. Il est parfois tellement plus avantageux d'habiter sur le lieu de ses études, à La Chaux-de-Fonds ou au Locle, dans des appart' bon marché.





 

par Daniel Musy publié dans : Lien Commune-Canton
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Vendredi 18 janvier 2008
La nouvelle est tombée à 10 h 55 sur RTN : un site unique en ville de Neuchâtel pour la Haute Ecole Arc et  des centres de formation de proximité et des instituts de recherche, qui permettront de préserver l’ancrage de la HE-Arc auprès du tissu économique régional. Les instituts de recherche du domaine ingénierie resteront dans les parcs technologiques à La Chaux-de-Fonds, à Neode, et à St-Imier. Dans notre billet du 27 janvier 2007 (cf sur ce blog), nous doutions déjà de la création à La Chaux-de-Fonds d'une HES ingiénierie.

Et surtout, contre toute attente, la pédiatrie sera dans le haut du canton de Neuchâtel avec la création d’un centre mère-enfant à La Chaux-de-Fonds et d’un centre de l’appareil locomoteur à Neuchâtel.

On peut ainsi dire, à chaud, que l'équilibre entre les régions, qui est la tâche constitutionnelle de l'Etat, n'est pas vraiment respecté en matière de formation : après le départ des formations santé vers le bas, du Conservatoire professionnel vers l'arc lémanique, voici une concentration à Neuchâtel d'une formation qui concerne en priorité le tissu économique du Haut.

La seconde décision est un signe clair pour le maintien d'une vie active dans les Montagnes, en déficit démographique, et pour une révolution mentale dans les esprits du bas qui devront comprendre que le Canton est un. Mais cela ne résout pas le problème pour les habitants du littoral et on en droit de se demander si ces concentrations de soins d'inspiration néo-libérale ne vont pas à contrecourant des besoins effectifs des populations. Dans ce sens, je ne jubile pas sur cette décision qui péjore la situation pour les habitants du littoral. Il faudra en effet dès aujourd'hui garantir à chaque citoyen l'accessibilité aux soins. De plus, 2015, c'est encore loin et on veillera à ce que les décisions d'aujourd'hui se réalisent bien. Il serait par exemple insupportable que l'on retire le site mère-enfant à La Chaux-de-Fonds dans quelques années sous prétexte que la solution provisoire à Neuchâtel donne satisfaction. C'est pourquoi la rénovation de notre hôpital doit commencer au plus vite.


par Daniel Musy publié dans : Lien Commune-Canton
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Samedi 12 janvier 2008
En ce début d’année 2008, 4 dossiers importants sont en attente d’informations concernant notre ville. Ils donneront des indications sur ce que sera l’année politique 2008. Examinons-les.


a) L’implantation de l’Ecole d’ingénieurs. La décision des trois cantons (NE, BE, JU) va être communiquée prochainement et on l’attend de pied ferme dans notre ville qui offre 10 millions pour une construction dans le nouveau quartier Le Corbusier. Une décision privilégiant Neuchâtel obligerait le Conseil d’Etat à répondre pourquoi notre offre n’est pas satisfaisante et, surtout, à proposer dans les Montagnes d’autres structures de formation.

b) L’implantation du site mère-enfant. La décision de l’implanter à Neuchâtel devrait être accompagnée d’une important rééquilibrage en faveur des Montagnes : lequel serait-il acceptable, y en aurait-il un d'acceptable, dans le respect de la Constitution neuchâteloise? Dans tous les cas, comment assurerions-nous l’avenir de l’arc Franches-Montagnes-La Brévine en matière démographique ? Comment inciter de jeunes couples à venir s’établir dans une région sans maternité ? Le choix de Neuchâtel ne resterait pas sans conséquences sur la mobilisation des Chaux-de-Fonniers, de la gauche en particulier. L'inverse est vrai aussi: comment le Littoral ressentirait-il le choix d'implanter le site à La Chaux-de-Fonds. N'y a-t-il pas d'autres solutions pour sortir de ce guêpier ?

c) Les résultats des comptes 2007. La nouvelle, bonne nous l’espérons, lancera la campagne électorale. Rappelons que les comptes 2004, gérés par une conseillère communale de droite, avait amené un important déficit. Le parti radical en avait perdu son siège au Conseil communal. Le budget 2007 prévoyait 12 millions de déficit et la bonne conjoncture permettra sûrement de diminuer ce chiffre rouge, espérons-le.

d) Les élections communales du 27 avril. Plusieurs inconnues dans ce nouveau combat électoral : le POP maintiendra-t-il son siège face aux avancées des Verts ? Pour cela, il lui faut faire au moins 50,1 % des suffrages que recueillera le parti socialiste qui représentera ses deux locomotives Berberat et Kurth. Tâche difficile car Jean-Pierre Veya a été beaucoup tracé lors des élections fédérales sur la liste popiste. La gauche peut-elle avoir 4 sièges ? Pour cela, il faudrait que la droite ne recueille que 33% des suffrages. La droite radicale-libérale, dans la débâcle depuis 2004 (démission de Michel Barben, nouvelle orientation professionnelle pour Josette Frésard) pourra-t-elle proposer une liste forte sans s’allier avec l’UDC ? Et si elle s’allie, vivra-t-elle le syndrome jurassien : tout perdre ?
par Daniel Musy publié dans : réflexion générale
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Dimanche 23 décembre 2007
Le dossier de candidature "La Chaux-de-Fonds/Le Locle, urbanisme horloger" a été déposé à Paris au siège de l'Unesco vendredi 21 décembre 2007 à 10h30.

La-Chaux-de-Fonds.jpg

Vous pouvez le télécharger en format PDF pesant 28 Mo en cliquant sur :

http://www.urbanisme-horloger.ch/index.asp/3-0-7-8023-131-207-1/

Ce livre magnifiquement illustré est un chef-d'oeuvre d'intelligence graphique, de rigueur scientifique et d'informations historiques, urbanistiques, architecturales, institutionnelles et juridiques sur la candidature. Félicitons en particulier la graphiste Aline Henchoz, auteur des photographies et conceptrice de la mise  en page.

Et dire qu'il y a deux ans encore, un politicien de droite osait dire au Conseil général : Notre présidente du Conseil communal vend du rêve à la population en faisant miroiter des retombées économiques importantes liées à l'éventuelle inscription de notre ville au patrimoine mondial de l'Unesco et notre grand argentier est très doué pour emballer des illusions et les faire voter à toute la gauche qui le suit sans broncher comme un seul homme.


 

par Daniel Musy publié dans : culture
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Samedi 22 décembre 2007
A la suite de la postulation de Robert Sandoz à la direction du TPR, une période d’incertitudes a caractérisé l’automne à l’ABC et à la Fondation Arcs-en-Scènes.

Sandoz a démissionné de l’ABC car il ne pouvait plus assumer sa charge avec sérénité. Le Centre de culture a nommé hier Yvan Cuche comme directeur des arts de la scène. Agé de 45 ans, Yvan Cuche est actuellement responsable des CMC (Association des Concerts de musique contemporaine) et collabore depuis longtemps avec l’ABC, notamment pour l’organisation du Festival Les Amplitudes. Physicien de formation, détenteur d’un certificat en gestion culturelle, c’est un fin connaisseur de la scène théâtrale suisse et internationale. C’est une personnalité de valeur, fiable, rigoureux dans ses choix artistiques, au bénéfice d’un excellent réseau dans le monde culturel neuchâtelois et romand.

                                                                    Yvan-Cuche.jpg

Quant à la fondation Arcs-en-Scènes, c’est dans un secret très relatif qu’elle fonctionne. En effet, on sait avec certitude qu’elle est sur la piste d’une pointure incontestable pour la direction du TPR. Cette personnalité, extraordinaire semble-t-il, n’a pas encore donné son accord et la conclusion du contrat serait pour bientôt. On ne connaît pas son nom mais on sait que si elle n’est pas nommée d’autres candidatures de valeur sont possibles. L’essentiel est que sous l’impulsion de ce nouveau directeur, le Centre dramatique régional puisse voir le jour avec une politique culturelle ciblée et originale soutenue par le Canton.

Deux écueils importants me semblent à éviter :
-   vouloir faire une politique théâtrale de prestige en concurrence avec l’arc lémanique
-    oublier la sensibilisation des publics comme pilier central de cette politique.

Je suis le dossier avec attention car la Commune de La Chaux-de-Fonds donne 1,3 million par an subvention par an à la Fondation Arcs-en-Scènes et il faudra bien, dans la prochaine législature, qu’un contrat de prestations soit discuté entre notre collectivité et Arcs-en-Scènes. On sait en effet les difficultés qu’a à se mettre en place, par exemple, le lien entre nos écoles obligatoires et l’Heure bleue. On sera aussi attentif à la répartition des subventions culturelles où la Fondation Arcs-en-Scènes se taille la part du lion alors que les autres (ABC, Bikini, Festival de la Plage) paient des salaires de misère à leurs animateurs. Rappelons pour terminer cette phrase significative de Gino Zampieri en août 2006 dans l'Impartial : «L'an dernier, la fréquentation a dépassé les prévisions pour la quasi-totalité des spectacles. Le public vient, et tant que nous aurons les subventions nécessaires, il n'y a pas de raison de modifier la programmation».
par Daniel Musy publié dans : culture
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Samedi 22 décembre 2007
Candidature des villes de La Chaux-de-Fonds et du Locle au Patrimoine mondial de l’UNESCO

Le dossier a été déposé à l’UNESCO à Paris

Au nom de la Confédération, l’ambassadeur Ernst Iten, délégué permanent de la Suisse auprès de l’UNESCO, a déposé vendredi à 11h à Paris le dossier « La Chaux-de-Fonds / Le Locle, urbanisme horloger » au titre de candidature à l’inscription de ces deux villes sur la liste du patrimoine mondial.

Conduite par le délégué permanent de la Suisse auprès de l’UNESCO, l’ambassadeur Ernst Iten, une délégation suisse a déposé vendredi à Paris le dossier « La Chaux-de-Fonds / Le Locle, urbanisme horloger » à la candidature de ces deux villes pour leur inscription sur la liste du patrimoine mondial.
La délégation comprenait également MM. Oliver Martin, délégué de l’Office fédéral de la culture, et Jean-Daniel Jeanneret, chef de projet pour le compte des deux villes neuchâteloises. Le dossier a été reçu par Mme Mechtild Rössler, chef de la section « Centre du patrimoine mondial », de l’UNESCO.
Ce dossier est l’un des premiers à être déposé dans le délai convenu pour les candidatures qui seront étudiées dans le nouveau cycle d’examen. Il a d’ores et déjà été salué pour la qualité de sa nature et de sa forme.

Rappelons que les deux villes des Montagnes neuchâteloises visent à cette inscription en ce qu’elles ont été construites au XIXe siègle par et pour l’horlogerie. Elles le manifestent par leur développement urbanistique : logements, ateliers, puis usines ont grandi le long des rues, formant de vastes damiers à l’atmosphère si particulière. Véritable symbiose entre horlogerie et urbanisme, entre technologie et architecture, La Chaux-de-Fonds et Le Locle se révèlent ainsi des témoins exceptionnels de l’époque industrielle et des interactions économiques, sociales et culturelles qui s’y sont développées. D’où l’intérêt, estime la Confédération suisse, de les proposer à l’inscription sur la liste du Patrimoine mondial.


Ce communiqué de la ville de La Chaux-de-Fonds est ici cité intégralement et permet maintenant tous les espoirs nés en décembre 2000 au Club 44. J'y avais suggéré l'idée de cette candidature. Voici d'ailleurs la chronologie de cette belle aventure, rappelé par l'Impartial :

2000 Lors des deuxièmes Rencontres de décembre, le Chaux-de-Fonnier Daniel Musy lance l’idée d’une candidature chaux-de-fonnière à l’Unesco. Une suggestion reprise par le président du mouvement citoyen André Brandt. Jusque-là, l’idée avait été évoquée par Johann Murner, de l’Office fédéral de la culture, dans un article de la revue du Heimatschutz.

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  2004 Le 10 décembre, le Conseil fédéral annonce l’inscription des villes du Locle et de La Chaux-de-Fonds sur la liste indicative nationale. Elles y figurent aux côtés des sites préhistoriques lacustres, du vignoble de Lavaux, des chemins de fer rhétiques et le paysage culturel de l’Albula-Bernina dans les Grisons.

2005 Réunis en séance commune, les conseils généraux de La Chaux-de-Fonds et du Locle acceptent les crédits nécessaires (444.000 francs au total) pour poursuivre le dossier.

2007 Le lundi 17 décembre, la Confédération, le canton et les deux villes signent le dossier de candidature qui a été déposé le 21 décembre 2001 à Paris.


Que de chemins parcourus pour convaincre. D'abord le monde politique de l'époque, incarné par le précédent Conseil communal qui s'est toujours méfié des propositions des intellectuels. Puis le parti socialiste où je suis entré en septembre 2001 et qui, au début de la législature 2004-2008, croyait encore que c'était un rêve de cultureux. Laurent Kurth lui-même ne fut pas le premier enthousiaste. Rappelons aussi que le crédit d'étude voté en 2005 ne le fut que par 21 voix contre 6 oppositions de l'UDC.

Maintenant que l'inscription au patrimoine mondial de l'humanité est à notre porte, félicitons d'abord le maître d'oeuvre du dossier, Jean-Daniel Jeanneret, qui a réussi à communiquer l'essentiel : ce n'est pas parce qu'une ville est "belle" qu'elle est intéressante pour l'Unesco. Remercions aussi Jacques Bujard, responsable cantonal des monuments et sites qui,  à la RSR lundi passé au journal de 12 h. 30, s'exprimait ainsi :




par Daniel Musy publié dans : culture
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Mercredi 19 décembre 2007
"Quant à la modification du règlement du personnel communal, il a passé la rampe par 29 voix sans opposition. Mais le texte a été amendé par l’exécutif, qui a supprimé quelques articles sur demande des syndicats." Voici comment RTN résume la séance d’hier du Conseil général.


Le récit du déroulement de cette soirée mérite le détour car il y a une semaine encore, il y avait un blocage important du processus d’acceptation du rapport puisque l’assemblée syndicale du personnel avait refusé la modification de l’article 50 de ce règlement. L'article actuellement en vigueur stipule que les heures supplémentaires effectuées entre 20 heures et 6 heures du matin sont compensées avec une majoration de 50 %. Le projet initial du Conseil communal était d’autoriser les chefs de service à faire travailler les employés, de la voirie en particulier, jusqu’à 48 heures par semaine sans compensation en heures supplémentaires majorées et, surtout, ne compensait que de 25% les heures supplémentaires effectuées entre 20 heures et 22 heures.

Depuis plusieurs semaines j’ai été en lien régulier avec mes collègues syndiqués et je salue la décision du Conseil communal d’aboutir à un accord négocié. Ce fut une intense bataille interne en coulisses qui a mené à une réunion ultime de négociations lundi dernier à 8 h. 00. La Conseil communal a retiré la modification de l’article 50 et va évaluer en 2008 la situation provisoire instaurée aux Travaux publics. La complexité du dossier n’intéresse par les lecteurs de ce blog et seul le déroulement politique de cette soirée d’hier est significatif :

a) la droite radicale-libérale a d’abord voulu maintenir la modification de l’article 50 péjorant les conditions de travail ; son principal argument était que c’était à cause de 12 % d’employés (voirie, SIS) que le problème se posait puisque dans les autres services on ne travaille pas de nuit ; finalement les libéraux-radicaux, ainsi que l’UDC, ont voté le projet même si la modification de l’article a été retirée par le Conseil communal. Je salue ce vote consensuel mais ne le comprends pas politiquement car il est très rare de voir la droite soutenir de si nets progrès dans les conditions de travail des fonctionnaires. Effet de la proximité des élections ?

b) Pascale Gazareth, du POP, a déposé un amendement stipulant que la prime de fidélité versée aux employés après 10, 20, 30 ans de service ne devait pas l’être au prorata de leur salaire mais la même pour chacun, qu’on travaille à 40% ou 100% ; le ton de cet amendement était très engagé, allant même jusqu’à prétendre que l’estime du POP à l’égard du Conseil communal dépendait de l'acceptation de cet amendement. Dans un premier temps, l’ensemble de la gauche était prêt à le voter, quitte à ce que la droite finisse par refuser le rapport tout entier.

c) juste avant le vote de cet amendement, le popiste Francis Staehli est intervenu pour dire qu’il ne le voterait pas selon deux arguments : il trouvait difficilement compatibles les revendications popistes de dernière minute avec celles du syndicat qui se battait sur un front un peu différent et il ne jugeait pas illégitimes les primes au prorata du salaire.

d) Francis Staehli, au grand dam de ses camarades, m’a ainsi ouvert un boulevard inespéré pour tenter de défendre, à ce point du débat, un vote consensuel. On a bien senti sur les bancs de la gauche des hésitations. J’ai dit alors ceci : La semaine passée, le groupe libéral a fait appel aux valeurs républicaines pour convaincre la gauche de retirer son amendement. Qu’il  nous permette de faire la même chose à son égard aujourd’hui. Les valeurs républicaines, dans le dossier qui nous occupe, quelles sont-elles ? J’en vois deux, libérales dans leur esprit :l’équité et la reconnaissance du mérite. L’équité pose que des inégalités dans la pénibilité du travail sont justes, acceptables, seulement si elles produisent en compensation des avantages pour les employés les plus défavorisés. Dans une république aux valeurs intactes, le seconde valeur centrale est la reconnaissance des mérites individuels ; valoriser le travail pénible, en particulier lors des heures supplémentaires dans le froid et la neige, c’est permettre aux collaborateurs de donner le meilleur d’eux-mêmes et, le règlement communal le permet, de progresser dans les échelons salariaux.Vous le voyez, Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, chers collègues de l’autre bord : la discussion non idéologique, la raison et la sagesse devraient vous inciter à faire le pas vers l’unité que nous avons fait jeudi soir, et cela au nom des mêmes arguments que vous avez utilisés. J’ai alors annoncé que je ne voterais pas l’amendement popiste. Au vote, celui-ci n’a recueilli que 13 voix sur les 19 votants de gauche et 15 conseillers généraux ont voté contre dont moi. Ce fut alors une formalité de voter à l’unanimité le nouveau règlement sur le personnel communal, 29 voix sans opposition, avec quelques abstentions à droite.


  Quatre conclusions politiques sont à tirer de cette semaine passionnante :
- le POP, une fois de plus après le vote du budget, ne réussit pas à imposer sa différence dans l’hémicycle, et ce par l’effet même des discours de son plus éminent et expérimenté représentant ;
- le parti socialiste, et singulièrement Laurent Kurth, très brillant hier soir, sort renforcé du vote de ce nouveau règlement du personnel, qui voit allier rigueur, équité, modernisation et reconnaissance à l'égard de la fonction publique. Le PS apparaît en outre comme celui qui est l'artisan du consensus obtenu sur les derniers votes.
- La droite, jouant aussi le consensus (félicitations !), légitime ainsi la politique, de gauche, du conseil communal.
- Le syndicat et le personnel communal vont profiter, par bonheur, de ce consensus pour être encore mieux écoutés lors des futures négociations sur la définition de ce qu'est une heure supplémentaire.
par Daniel Musy publié dans : réflexion générale
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Vendredi 14 décembre 2007
Miracle, parfois, de la politique : ces moments où d'une discussion partisane, finit par sortir, après décantation émotionnelle et rationnelle, une solution dans l'intérêt général. Le Conseil général a hier soir adopté à l'unanimité le budget 2008 après le retrait par la gauche d'un amendement visant à augmenter les subventions culturelles de 25000 francs. Deux collègues libéraux en particulier (Xavier Hüther et Laurent Iff), par leur argumentation mesurée, non agressive et rassembleuse, ont pesé dans cette décision. Le premier ferait un excellent futur conseiller communal : il a même parlé hier des valeurs républicaines. Francis Staehli a brillamment montré qu'il ne fallait pas faire de cet amendement-souris une montagne. La décision du retrait s'est prise lors d'une interruption de séance où les 23 conseillers généraux de gauche présents se sont réunis dans une salle annexe pour parvenir à l'accord. Je n'en dirai pas plus sur ce qui s'y est dit mais la lucidité y a prévalu.

Comme président de la commission financière, j'ai introduit la discussion du budget par le discours ci-dessous.


Le vote du budget d’une collectivité publique est l’acte législatif le plus important. Il détermine les moyens avec lesquels cette collectivité fonctionnera l’année qui suit et choisit quels investissements seront privilégiés. C’est dire que c’est d’une responsabilité particulière dont je me sens investi pour introduire, comme président la commission financière, cette discussion du budget 2008 de la Ville de La Chaux-de-Fonds. La responsabilité de parler au nom de tous ses membres sans esprit partisan et de refléter le mieux que je pourrai l’esprit qui l’a animé durant ses travaux. Rappelons qu’elle est composée de 15 membres, chacun réparti dans cinq sous-commissions permanentes. Celles-ci sont chargées d’élaborer pour la commission et pour notre conseil un rapport qui a deux buts : premièrement, examiner le budget de chaque service en présence du conseiller communal chef du dicastère et du chef de service et, si accord il y a, proposer des modifications à ce budget ; secondement discuter de la marche du service, les problèmes qui s’y posent, les satisfactions apportées quand ils sont résolus.

Je tiens d’abord à faire de nombreux remerciements. Remercier en premier lieu la population de cette ville, qui en particulier par l’intermédiaire de la presse locale (merci à elle aussi pour son nécessaire travail de relais), est la première concernée par nos décisions. Parmi nos concitoyennes et concitoyens, certains réussissent dans cette période florissante, d’autres sont plus fragilisés, souvent depuis longtemps. Nous essayons, nous élus miliciens, par les dizaines d’heures par mois que nous consacrons bénévolement à notre ville, de la faire avancer sur le chemin qui nous paraît le mieux correspondre à l’intérêt général. Entre nos six partis, nous sommes, dans la chance de nos diversités, chacun dans nos réseaux respectifs, à l’écoute de nos concitoyens, en relayant leurs préoccupations, satisfactions et mécontentements.

Le deuxième remerciement va à l’ensemble du personnel communal pour l’effort constant, souvent difficile, jamais relâché, qui lui a été demandé depuis 3 ans. Tous les groupes de ce conseil savent à quel point les services travaillent dans des conditions souvent limite ; les 2,5% de retenue exceptionnelle pendant 2 ans sur les salaires ont marqué un sacrifice qu’on doit reconnaître puisque les contribuables ont continué de bénéficier de prestations de qualité. Notre commission a donc trouvé légitime la proposition du Conseil communal de rétablir ces 2,5% depuis janvier 2008. Et plus aucun conseiller général ne pourrait aujourd’hui dire sans vergogne que notre administration est bouffie d’elle-même.

Merci aussi à tous les chefs de service qui doivent chaque année jongler avec les restrictions et frustrations de toutes sortes pour arriver à diriger leur service et continuer d’être imaginatifs. Si la prospérité est parfois un oreiller de paresse, la rigueur sinon stimule du moins mobilise les énergies pour trouver des solutions. Nous leur savons gré de nous accueillir avec bonne humeur, avec un sens aigu du dialogue et de la pédagogie pour toujours nous expliquer avec précision comment fonctionnent leurs services.

Merci à Madame et Messieurs les cinq conseillers communaux pour avoir su, cette année surtout, instaurer, dans la concordance démocratique entre vous, et entre vous et nous, le meilleur climat de discussion de la législature au sein de notre commission. Fermes dans vos objectifs de rigueur, vous avez préparé un budget qui tient compte du travail effectué depuis trois ans dans notre commission et des pistes que nous vous avons suggérées depuis 2006 : meilleur fonctionnement des services par transversalité, regroupement de leurs compétences ou restructuration hiérarchique de leurs organigrammes, collaborations avec d’autres collectivités publiques, en particulier le Canton et les grandes villes voisines, prise à bras le corps de problèmes difficiles comme l’absentéisme ou les heures supplémentaires. Vous avez répondu à toutes nos questions avec clarté et transparence pendant nos séances de commission. Vous avez incarné pendant ces quatre années de préparation budgétaire avec nous la collégialité qui a fait cruellement défaut à 73 kilomètres d’ici.

Merci enfin aux membres de la commission financière qui ont permis à nos trois séances plénières de fonctionner dans l’écoute mutuelle et la courtoisie. La preuve en est que notre commission a accepté le budget tel qu’il vous est présenté ce soir sans opposition. Je voudrais dire un merci particulier à chacun des groupes :
- le groupe de l’Union démocratique du centre qui a légitimement proposé que la contribution financière aux partis soit augmentée ; grâce à son intervention la commission financière de la prochaine législature déterminera si oui ou non il faut rétablir cette contribution ;
- le groupe radical-libéral qui a convaincu l’ensemble de la commission d’imposer au Conseil communal d’inscrire 30000 francs de recettes supplémentaires pour l’ensemble des travaux de déneigement réalisés par notre ville pour le canton. Ce point de la discussion dans nos séances de commission souligne que cette année il a été assez difficile de faire accepter par le Conseil communal la moindre proposition de modification du budget établi par ses soins après les séances de sous-commission, ne fût-ce que de quelques milliers de francs, dans un sens ou dans l’autre. Nous avons eu l’impression d’avoir parfois devant nous un exécutif fermé comme une huître;
- le groupe du Parti ouvrier populaire qui a non sans témérité pensé que le débat devait continuer de se porter sur les subventions à la vie culturelle et associative; la discussion autour de ce thème fut la plus animée de la commission de cette année, elle n’est apparemment pas terminée ;
- le groupe des Verts qui, inlassablement, nous rappelle qu’il existe une commission du développement durable et que ce thème central de tous les rapports du Conseil communal doit mieux se concrétiser dans les faits ;
- le groupe socialiste enfin qui a eu la lourde tâche, en la personne de M. Pierre-Alain Borel, de rédiger le rapport de 19 pages que vous avez entre les mains ; ce n’est pas la tâche la plus facile d’un conseiller général et M. Borel s’est en acquitté avec bonheur ; nous l’en remercions.

Dans la seconde partie de mon  intervention, je voudrais, à l’aide d’une image, essayer de caractériser le budget 2008 qui nous est soumis. C’est un budget de lumière et d’ombre, lumière conjoncturelle et ombre structurelle.

La conjoncture économique est en effet bonne, voire excellente dans certains domaines et ce budget s’en ressent puisque c’est le meilleur de la législature, avec des recettes fiscales en augmentation de 7% (jugées d’ailleurs sous-estimées par une partie de la commission financière), une dynamique positive à consolider avec l’Etat, ce qui génère des économies. Une heureuse détente, a dit le Conseil communal. Mais cette éclaircie durera-t-elle ?

L’ombre des difficultés structurelles pourrait nous faire dire que c’est le moins mauvais budget depuis longtemps : cela dépend de l’éclairage qu’on veut lui donner. Nous voudrions brièvement faire une analyse de ce problème structurel dont notre ville souffre : nous avons des infrastructures adaptées à une ville de 40'000 habitants qui aurait une pyramide démographique et socio-culturelle différente (plus de jeunes, plus de cadres du secteur tertiaire). Il nous faut donc en même temps
- premièrement réduire le train de vie de notre administration, ce que nous avons fait au point même de la rendre si svelte qu’elle en est presque exsangue,
- deuxièmement, trouver des ressources fiscales nouvelles (plus de contribuables aisés, d’entreprises performantes et riches, une meilleure péréquation cantonale et éventuellement le prélèvement d’un impôt à la source sur les pendulaires non frontaliers) sans penser une seconde à augmenter les impôts, mesure impensable politiquement à l’heure actuelle,
- et troisièmement continuer à investir, avec l’Etat, pour attirer ces nouvelles entreprises et ces nouveaux contribuables.

Le cercle est apparemment vicieux mais des indicateurs sont réellement au vert : les multiples projets d’implantations de nouvelles entreprises performantes ayant confiance en l’avenir d’une région qui n’est pas encore asphyxiée par l’urbanisation galopante de son milieu naturel, l’agrandissement possible de Néode, le développement du quartier Le Corbusier, l’image renouvelée de notre ville, pour les autres et pour nous, générée par la future et possible inscription au patrimoine Unesco, un concept touristique cantonal centré sur le temps.

La bonne santé économique peut ne pas durer et nous plonger à nouveau dans une nouvelle crise, horlogère en particulier. De même, la localisation du site mère-enfant à Neuchâtel serait très néfaste pour l’établissement ici de jeunes familles mais, d’un autre point de vue, l’orthopédie regroupée à La Chaux-de-Fonds, dans un hôpital rénové et de pointe dans le domaine, permettrait de développer des synergies avec des entreprises novatrices en matière de fabrication d’implants orthopédiques artificiels. La responsabilité du Conseil d’Etat dans les futures et prochaines décisions en matière hospitalière est immense. Jamais notre région n’acceptera que le déséquilibre existant s’accentue.

Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, voyons donc ce budget avec le sens de la mesure et l’art de la nuance, du clair-obscur. Le vouer aux gémonies ou l’encenser, voir tout blanc ou tout noir, n’a été le fait de personne dans notre commission. En conclusion, et avant que notre plénum passe au débat, je voudrais dire que, dans ce sens de la nunace, la commission m’a paru avoir fait un bon travail. Que dans la palette des interventions qui vont suivre nous puissions produire un tableau pas trop désordonné ; sûrement pas un chef-d’œuvre, mais de grâce, chers collègues, pas une vieille croûte.




Interview de Laurent Kurth à RTN le 14 décembre 2007

 

 

 

 




par Daniel Musy publié dans : réflexion générale
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Dimanche 2 décembre 2007
Cette semaine, plusieurs nouvelles apparemment négatives pour notre ville : la baisse d’impôts au Locle (alors que nous, nous aurons un déficit de 5 millions en 2008) et la fuite  médiatique indiquant que le site mère-enfant ne serait pas implanté à La Chaux-de-Fonds


Notre ville souffre d’un problème structurel fondamental : nous avons des infrastructures adaptées à une ville de 40'000 habitants qui aurait une pyramide démographique et socio-culturelle différente (plus de jeunes et plus de cadres). Il nous faut donc en même temps :
- réduire le train de vie de notre administration, ce que nous avons fait au point même de la rendre presque exsangue,
- trouver des ressources fiscales nouvelles (plus de contribuables aisés, d’entreprises performantes et riches, une meilleure péréquation cantonale et éventuellement le prélèvement d’un impôt à la source sur les pendulaires non frontaliers) sans penser une seconde à augmenter les impôts, mesure impensable politiquement,
- continuer à investir, avec l’Etat, pour attirer ces nouvelles entreprises et ces nouveaux contribuables.

Le cercle est apparemment vicieux mais des indicateurs sont réellement au vert : l’image renouvelée, pour les autres et pour nous, de la future et possible inscription au patrimoine Unesco; les multiples projets d’implantations de nouvelles entreprises performantes ayant confiance en l’avenir de cette région pas encore asphyxiée par l’urbanisation galopante de son milieu naturel, l’agrandissement probable de Néode, le développement du quartier Le Corbusier, la bonne santé économique.

Certes, celle-ci peut ne pas durer et nous plonger à nouveau dans une crise horlogère. De même, la localisation du site mère-enfant Neuchâtel sera néfaste pour l’établissement ici de jeunes familles mais, d’un autre point de vue, l’orthopédie regroupée à La Chaux-de-Fonds, dans un hôpital performant et rénové, permettrait de développer des synergies avec des entreprises de pointe en matière de fabrication d’implants orthopédiques artificiels. Une ville accueillante et plaisante à vivre pour le 3e âge un peu boîteux, n’a pas que des désavantages ! L'essentiel sera que l'hôpital de La Chaux-de-Fonda abrite des spécialisations "porteuses" d'avenir, si l'on peut faire ce jeu de mot avec l'orthopédie par exemple.

De plus, la baisse d’impôts au Locle est explicable par le faible taux d’endettement d’une ville qui a très peu investi ces vingt dernières années. Rappelons aux Loclois qu’ils profitent gratuitement (c'est-à-dire sans qu'ils participent à leur budget de fonctionnement) d’infrastructures culturelles et sportives performantes sans équivalent chez eux (Heure bleue, Beau-Site, bibliothèque et discothèque, Musée d’Histoire naturelle, Bois du Petit-Château et Vivarium, piscine couverte, stade d’athlétisme).

En conclusion, voyons dans l’apparemment négatif (déficit budgétaire, site mère-enfant) le revers positif d’une médaille à gagner par l'unité politique des partis chaux-de-fonniers, d'accord sur les grands objectifs, et non les plaintes stériles. La probable acceptation à l'unanimité du budget 2008 serait un signe de cette unité.

par Daniel Musy publié dans : Lien Commune-Canton
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