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  • : Je suis né à La Chaux-de-Fonds le 24 février 1956 . J'enseigne le français, la philosophie et l'histoire de l'art au Lycée Blaise-Cendrars. Je suis conseiller général socialiste depuis 2004
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Blog créé le mercredi 24 janvier 2007, après la conférence de presse du Conseil d'Etat neuchâtelois sur l'avenir des Montagnes neuchâteloises. Date peut-être historique d'un déclin annoncé ou d'une réaction politique et citoyenne qui refuse d'abdiquer  ?

Blog de Daniel Musy

Un blog politique ?

Un bien grand mot pour ces billets qui paraîtront à rythme régulier et qui vous permettront de connaître mes interventions au Conseil général et certaines réflexions plus personnelles sur la marche et la vie de La Chaux-de-Fonds, ma cité.

Un blog politique, alors oui, dans le sens noble de politique !



Vendredi 30 novembre 2007
Durant cette législature communale, depuis 2004, le seul parti de la ville qui se sera profilé et engagé énergiquement dans le domaine de la sécurité publique est le parti socialiste. Soucieux que la sécurité est un droit fondamental et que la sécurité publique dans une ville est avant tout affaire de proximité humaine entre les agents et les citoyens, nous avons été les initiateurs de la création rapide d'une commission de sécurité publique. Je suis aussi membre de la sous-commission financière chargé  du dicastère de la sécurité. Depuis  la création  de la commission communale, nous y sommes le parti le plus actif, posant sans cesse des questions et soulevant des problèmes. Lors de la dernière séance où le responsable cantonal de la police de proximité à La Chaux-de-Fonds, le sergent Beiner, était présent, nous avons écouté, ahuris, la description qu'il a faite des faibles moyens que le Canton met à sa disposition pour être efficace. La confidentialité des débats ne nous permet pas d'en dire plus. C'est la raison pour laquelle j'ai déposé l'interpellation suivante qui sera traitée lors du Conseil général du 13 décembre. Il faut savoir que la ville dépense plus de 5 millions en mandat de prestations au Canton. Nous sommes donc en droit d'être exigeants.

Police de proximité : un bilan si positif que cela ?

Dans les conditions fixées l’an passé par le Conseil communal pour le transfert à l’Etat de la plupart des tâches de la police locale, figurent des « économies structurelles de l’ordre de 10% » et « l’amélioration des prestations de sécurité publique pour la population ». Si on peut se féliciter que les économies pour 2008 soient de 17% par rapport à 2006, on peut s’interroger sur le bilan de la mise en place d’une police de proximité. Le Conseil communal et l’Etat nous disent, dans un communiqué commun du 26 novembre, que le « premier bilan » est « positif ». Si positif que cela ?

En effet, le Conseil communal partage-t-il avec nous ce qui nous semble aujourd’hui préoccupant, à savoir que :
- les gendarmes affectés à la police de proximité ne seraient pas encore assez proches des gens, à savoir qu’ils préféreraient la voiture à la déambulation ;
- ils se consacreraient notablement plus à des tâches administratives qu’à une présence sur le terrain ;
- ils rechigneraient parfois à verbaliser quand ils voient des voitures parquées en infraction ?

Peut-il aussi nous préciser quels  « fruits » positifs les activités déployées sur les quatre projets prioritaires mis en place (concernant les écoliers, les victimes d’agression, la gare et les graffitis) commencent à porter ?

Enfin, ne pense-t-il pas qu’il faudrait s’inspirer de la ville de Bienne qui, dans chacun de ses sept quartiers, a nommé un agent de contact, « votre interlocuteur dans votre quartier », auquel, par téléphone, la population peut faire part de ses observations, préoccupations et difficultés ?

Bref, les tâches de police de proximité définies dans le contrat de prestations ratifié le 4 septembre 2006 avec l’Etat sont-elles accomplies par celui-ci à satisfaction pour notre ville ?

par Daniel Musy publié dans : réflexion générale
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Vendredi 30 novembre 2007
Le projet de dézoner une dizaine d'hectares de terres agricoles aux Bulles pour la mise à l'enquête d'un swin golf a suscité l'intervention suivante de ma part. L'ensemble du Conseil général a voté le dézonage, sauf la popiste Pascale Gazareth et moi-même. Voici le texte de mon  intervention.

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Ce rapport est en lien avec notre motion déposée en mars et acceptée lors de la dernière séance. Cette motion demande que le Conseil communal nous trace les lignes directrices de sa conception du tourisme vert et de l’écotourisme sur le territoire communal. Jusqu’où voit-il les limites de la « modernité » et des désagréments possibles (autant pour les citoyens que pour la faune et la flore), quelles retombées directes y aurait-il à développer ce type d’activités autour de la ville ? C’est dire que nous sommes en même temps contents et un peu surpris qu’on nous présente ce projet. Content parce qu’il marque une volonté de la ville d’encourager un tourisme vert, surpris parce qu’on ne voit pas encore les lignes directrices et qu’on n’est pas au courant d’éventuels autres projets. C’est la raison pour laquelle, entre notre séance de préparation de la semaine passée et aujourd’hui, une série de questions se sont fait jour et ne garantissent pas que notre groupe votera à l’unanimité ce rapport. Nous attendons les réponses du Conseil communal pour nous prononcer.

Au premier abord, ce projet de dézonage pour un swin-golf semble s’inscrire dans la douceur d’un tourisme vert avec de nombreux avantages : cette activité, d’ailleurs quasiment pas présentée dans le rapport, est facile, adaptée à des familles puisque des enfants dès 8 ans peuvent la pratiquer, à des tarifs peu onéreux ( autour de 15 francs le parcours). Le terrain est nettement plus petit qu’un terrain de golf, facile  et surtout moins contraignant à entretenir puisqu’un pré suffit pour le jeu. Les arbres, buissons et autres éléments lié au biotope du lieu sont préservés et forment des obstacles naturels propres à ce jeu.

Tous ces éléments positifs s’inscrivent pourtant dans un contexte flou et plein de paradoxes que nous voudrions évoquer :

A) Un paradoxe environnemental lié au problème de ce que le rapport appelle le développement peu gourmand en ressources nouvelles. Sport écologique certes, mais avec un accès en voiture et 35 places de stationnement.

B) Un flou économique : sera-ce vraiment rentable dans un lieu pentu côté nord, avec peu de dégagement et un mur de sapins, les autres swin-golfs de Suisse marchent-ils tant que cela ? Est-ce une mode passagère qui lassera après quelques années ? Vous me direz que c’est l’affaire du propriétaire. Je vous répondrai qu’on doit voter un dézonage pour une zone de loisirs aux succès incertain. Qu’on ait des agriculteurs qui veulent diversifier leurs activités, magnifique ! Mais à quel prix ? En acceptant ce rapport, n’ouvrons-nous pas la boîte de Pandore ?

C) Un flou dans la demande et dans l’affectation. Il faut savoir que le bâtiment Bulles 32b, dans lequel les équipements nécessaires au swing golf prévu (sanitaires, buvettes, dépôts) seront aménagés, abrite des réunions de l’Eglise du Réveil, et cela dans l’absolue liberté d’exercice des cultes dans notre République. J’ai devant moi, tiré du site Internet de l’Union des Eglises évangéliques du Réveil, la description suivante : Anniversaire de la Maison des Bulles Le dimanche 9 septembre 2007, nous avons vécu notre culte à la "maison des Bulles 32b", lieu d'accueil, de relation d'aide (personnes victimes d'abus) et de séminaires, il est tenu par une petite équipe très dévouée. Est-on donc sûr que c’est bien pour un swin-golf qu’on dézone et non pour une congrégation religieuse ? Et si le swin-golf fait faillite, le parking et la buvette serviront-ils aux fidèles uniquement alors que les terres reviendront en zone agricole ? L’église du Réveil, sise sauf erreur de ma part rue du Nord 116, déménagera-t-elle à Bulles 32b ?

D) Un paradoxe dans la politique foncière suivie : dans ce coin de notre territoire communal, les terres agricoles sont recherchées par des agriculteurs qui voudraient, pour augmenter la rentabilité de leur domaine, louer des terres supplémentaires. Pourquoi alors supprimer des terres agricoles au profit de zones de loisirs ? Cette question est centrale et nous pouvons légitimement nous demander si par notre vote nous ne commençons pas gentiment à urbaniser notre campagne environnante. Demande d’agrandissement du parking du Gros Crêt, demande de dézonage au Basset pour une buvette et un parking, quels sont les prochains projets, s’il y en a ? Quelle politique veut-on dans cette ville ? Une politique au coup par coup ou globale avec une réflexion d’ensemble.

Bref, nous souhaitons avoir des garanties sur les problèmes soulevés avant de nous prononcer définitivement.
par Daniel Musy publié dans : Urbanisme et environnement
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Jeudi 22 novembre 2007
Mon ami Peter Wullschleger a récemment pris une position publique pour rendre attentives les autorités à l'erreur que serait le non replantage de tous les arbres du POD vers Espacité.  Voici son texte, suivi de l'article de l'Impartial sur le sujet et de mon intervention de juin 2007 au Conseil général.

Il ne sera jamais question pour moi de voter un seul centime de crédit pour un projet qui mutilerait ainsi  la colonne vertébrale de la ville.

Texte de Wullschleger
Les arbres de la colonne vertébrale urbanistique de la ville ont été plantés à la fin du 19ème siècle dans le but le marquer le passage au 20ème et la prospérité de la ville par un geste urbanistique unique en Suisse. Ayant atteint un age critique, les arbres sont remplacés depuis 3 ans par étapes. Le fait, de voir le « Pod » partiellement dénudé a donné des ailes à la fantaisie urbanistique des autorités communales.
Ainsi elles ont saisi l’opportunité à court terme pour réfléchir sur les possibilités d’améliorer une situation à leur avis insatisfaisante au centre ville. Concrètement, les autorités songent à ne pas replanter la première portion du Pod dans son intégralité et à laisser une grande ouverture au niveau d’Espacité, cela dans le but de mettre en valeur et de rendre plus attractif l’espace de la place Le Corbusier, crée au début des années 1990.
Or, les érables du « Pod » ne sont pas une rangée d’arbres quelconque, mais tout simplement l’élément urbanistique le plus important de la ville et un patrimoine historique et urbanistique d’importance nationale. Ce que la ville est en train de faire c’est, ni plus et ni moins, mutiler ce patrimoine en voulant améliorer un espace urbain de qualité douteuse, pour ne pas dire une erreur urbanistique, que présente la place Le Corbusier. Justifier une erreur urbanistique par une autre est un phénomène connu ici et ailleurs, mais qui reste malgré tout absurde et pervers.  Sacrifier ces arbres et mutiler gravement ce patrimoine de qualité extraordinaire est un acte irrespectueux, irresponsable pour ne pas dire barbare.
Les autorités ne semblent pas seulement ignorer totalement les qualités et l’importance de ce patrimoine. Elles ne se rendent pas compte que leurs idées et leur manque de conscience et de respect nuissent gravement à la candidature La Chaux-de-Fonds/Le Locle pour l’inscription au patrimoine mondial culturel de l’UNESCO.

Article de l'Impartial du 22 novembre
Au créneau pour sauver les érables du Pod
Les érables du début du Pod seront replantés. Mais pas forcément tous. L'option de laisser ouvert un tronçon de 50 mètres fait réagir un architecte paysagiste. Qui n'est pas tout seul à vouloir préserver intégralement la «colonne vertébrale» de La Chaux-de-Fonds.

Début novembre, la Ville annonçait que les vieux érables du trottoir central de l'avenue Léopold-Robert, abattus sur 200 mètres, seront replantés. Le Conseil communal abandonnait une variante d'aménagement qui les supprimait. Les rumeurs autour de cette esquisse avaient fait, selon le conseiller communal responsable de l'urbanisme Laurent Kurth lui-même, «beaucoup de bruit».

Les arbres seront donc replantés d'ici au printemps, sauf à la hauteur d'Espacité. Cette nouvelle option - présentée au conditionnel - pourrait «permettre le prolongement de la place sur l'avenue».

La petite phrase n'a pas échappé à Peter Wullschleger, un architecte-paysagiste argovien installé à La Chaux-de-Fonds depuis 18 ans. Ce professionnel très attaché à sa ville d'adoption y voit une nouvelle tentative de créer autour d'Espacité un centre-ville ponctuel. Malheureusement, l'option dénaturerait la «colonne vertébrale» de la ville, son Pod et ses érables plantés en 1888 en même temps qu'on inaugurait la Fontaine monumentale dans un énorme élan progressiste. «Tous les urbanistes nous envient notre centre linéaire unique en Suisse», martèle l'architecte pour réveiller les consciences. «C'est comme si un chirurgien parlait d'enlever quelques vertèbres à la veille d'une opération à la colonne vertébrale!»


Mon intervention au Conseil général en juin 2007
Nous disons ensuite fermement au Conseil communal que tous ses autres projets n’ont de chance d’aboutir que si une large concertation a lieu, d’abord entre les partis politiques mais aussi avec les riverains et les citoyens. L’espace d’une ville appartient à ceux qui y vivent et transcende les clivages politiques. Jamais on ne pourra imposer un remodèlement du début du Pod amputé de ses arbres sans un large consensus. Prenez-y garde et réfléchissez bien. Le Pod est la colonne vertébrale du transit routier de notre ville et il doit peut-être le rester. C’est à discuter mais ce n’est jamais à imposer. Sinon, c’est l’échec comme la mésaventure du dernier projet de zone de rencontres.
 

par Daniel Musy publié dans : réflexion générale
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Mercredi 31 octobre 2007
Hier au Conseil général , j'ai eu l'occasion de développer ma motion sur la politique communale en matière de tourisme vert.  L' Impartial a  rendu compte de mon intervention dans le texte que voici.

La ville dans la nature, la nature dans la ville», c'est avec ce slogan plein d'allant que le socialiste Daniel Musy a résumé la motion débattue lundi soir devant le Conseil général de La Chaux-de-Fonds. Préoccupés par la promotion du tourisme vert aux abords de la ville, mais aussi inquiets que l'on confonde écotourisme et tourisme vert «technologique», les signataires - en majorité socialistes - ont invité le Conseil communal à donner ses idées sur la question. Celui-ci a accepté la motion.

A l'origine de ce texte, il y a le mécontentement consécutif à l'installation un peu n'importe où de yourtes, «pas toujours illégales, il est vrai», a souligné l'élu socialiste. Le texte propose de développer le concept de ville dans la nature, ville pourvue par ailleurs d'atouts urbanistiques et culturels importants.

Il s'agirait de proposer des parcours de deux ou trois jours aux touristes curieux tant de nature que de culture. Mais sans tomber dans les nuisances liées à ce que le motionnaire appelle le tourisme vert «technologique», comme par exemple une piste de ski de fond dépendante de canons à neige. Il a également soulevé la question du statut et de la vocation du site du Gros-Crêt - Pouillerel: «Il ne doit pas devenir le point de départ d'activités multiples, où l'on se rend en voiture!»

Selon le conseiller communal Jean-Pierre Veya, un groupe de travail est en train de plancher sur la question des futures orientations en matière de développement touristique, mais au niveau cantonal, en collaboration avec Tourisme neuchâtelois. «Le Conseil communal ne partira pas dans une direction opposée», a-t-il insisté. Au sujet des retombées négatives, il a regretté que les adeptes de tourisme vert fassent en général leur retour à la nature en voiture. «On doit garantir l'accès au site et on ne peut pas éviter que les gens s'y rendent avec leur véhicule. Il y a toujours des retombées négatives, même dans le tourisme doux.»

Il a rappelé qu'une offre abondante existait déjà en matière de chemins balisés pour raquettes ou ski de fond. «Mais, contrairement aux apparences, ce sont des activités qui impliquent de gros investissements. La Chaux-de-Fonds doit se concentrer sur ses atouts, elle n'a pas le potentiel de développer seule un tourisme doux important.» /SAB

tourisme-vert025.jpg

Voici le texte de ma motion :


Tourisme vert et/ou écotourisme : quelle politique communale ?

La Chaux-de-Fonds est la plus grande commune agricole de Suisse : 85 % de son territoire est non bâti et va de 600 à 1200 mètres d’altitude. C’est dire l’important potentiel de développement en matière de tourisme vert et/ou d’écotourisme.

Justement ces deux termes ne sont pas exactement synonymes.

On pourrait appeler « tourisme vert » l'ensemble des activités touristiques mises en place dans des zones rurales et basées sur les atouts d'un environnement naturel et humain spécifique à ces zones.

L’ « écotourisme » serait plutôt le développement d’activités qui associent la conservation de la biodiversité, la préservation des équilibres naturels et de leur durabilité, et le développement de loisirs attractifs modernes.

Selon Yann Engel, directeur de Tourisme neuchâtelois, « l’écotourisme engendre des discussions et des passions beaucoup plus fortes que ses retombées directes »  et, conclut-il dans une récente interview accordée à L’Impartial, «si on veut du tourisme vert, on ne peut pas éviter les touristes et quelques désagréments». C’est dire que M. Engel confondrait les concepts.

Ainsi, faire chambre d’hôte dans une ferme ou une maison de campagne, c’est différent de « faire yourte au Chapeau Râblé ». Marcher, se balader en vélo ou à ski de fond, c’est différent de construire des maisons dans les arbres, faire du quad dans une carrière ou de la motoneige à Pouillerel.

Nous demandons que le Conseil communal nous trace les lignes directrices de sa conception du tourisme vert et de l’écotourisme sur le territoire communal. Jusqu’où voit-il les limites de la « modernité » et des désagréments possibles (autant pour les citoyens que pour la faune et la flore), quelles retombées directes y aurait-il à développer ce type d’activités autour de la ville ? De même, nous aimerions voir clairement définies la gestion et la vocation futures du site du Gros-Crêt-Pouillerel.

Pourrait alors se mettre en place une ver(i)t(abl)e politique touristique communale ou intercommunale en lien avec l’Office du tourisme neuchâtelois.
par Daniel Musy publié dans : Urbanisme et environnement
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Mercredi 24 octobre 2007
"L'aveuglement socialiste coûtera 200'000 francs à la collectivité", dit Yvan Perrin, du Schweizer Volskpartei dans Le Temps d'hier.

Cet argument est  en tous points irrecevable puisqu'il est en double contradiction avec tout ce que défend d'habitude ce parti, partisan invétéré de la démocratie directe.

a)  C'est le peuple qui, en dernier ressort, doit avoir la décision entre les mains dans les affaires politiques suisses, plutôt que les états majors politiques. L'élection des parlementaires fédéraux est le plus grand rendez-vous politique suisse et il y a parfaite légitimité à ce qu'un candidat qui a objectivement et mathématiquement des chances d'être réélu se représente au second tour.

b) Avec ce raisonnement, que d'argent public alors gaspillé par des initiatives et referendums aveugles dont ce parti a la spécialité. Ce sont des dizaines de millions de frais annuels que les collectivités publiques suisses dépensent pour faire fonctionner la démocratie directe.
par Daniel Musy publié dans : réflexion générale
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Dimanche 21 octobre 2007
Les résultats  des élections fédérales au Conseil national à La Chaux-de-Fonds constituent une bonne surprise pour la gauche chaux-de-fonnière. Elle résiste bien à la poussée de l'UDC. Le centre-droit n'en finit pas de s'effondrer. Le rapport gauche-droite, si on ne tient pas compte des petits partis, est de 12,5 points en faveur de la gauche.

Voici les résultats en pourcentage des suffrages obtenus :

Gauche : 54,42 % (PS : 28,18 %, POP : 14,20 % , Verts 12,03 %)

Droite : 41,90 % ( UDC : 25,73 %, Libéraux+ Ecologie libérale : 9,51 %, Radicaux : 6,67 %)

Autres : 3,67 % (PDC : 2,36 %, Evangélique : 0,96 %, Liste libre Jäggi : 0.35 %).


Le centre droit ne récolte que 16,18 %, soit 9,55 % de moins que l'UDC. Au Conseil général, les libéraux-radicaux détiennent 9 sièges et l'UDC 8. C'est dire que les élections communales ne se présentent pas trop mal pour la gauche et très mal pour le centre-droit. En effet, il faut au moins 16,7 % pour avoir un siège au Conseil communal. Et on ne sait si Josette Frésard, la conseillère communale libérale directrice de SIRUN, se présentera aux élections du 27 avril 2008. Sans elle, compétente, ouverte, organisée et ferme sur ses convictions, on ne voit pas comment les libéraux-radicaux pourront sauver leur siège.

L'excellent résultat de POP lui permet d'espèrer de garder son siège au Conseil communal. La lutte entre Jean-Pierre Veya et Patrick Erard qui a fait un mauvais score (dernier de sa liste) promet d'être rude mais les socialistes ne doivent pas croire que leurs deux sièges sont gagnés d'avance même si, sous l'impulsion de Didier Berberat et de Laurent Kurth, le parti socialiste peut envisager avec une relative sérénité les futures échéances communales. Ce n'est plus le parti qui domine la ville avec ses plus de 30 % d'antan mais, pour moi, ce qui compte, c'est que cette ville reste ancrée à gauche, dans son esprit d'ouverture aux autres, à la différence, à la culture et à la solidarité. C'est le sens de mon engagement à gauche depuis toujours.
par Daniel Musy publié dans : réflexion générale
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Mercredi 26 septembre 2007
Didier Berberat est un des parlementaires les plus actifs à Berne. Le Matin le soulignait hier et il n'y a qu'à consulter le site du Conseil national (http://www.parlament.ch/f/) pour s'en rendre compte. En 4 ans, Didier a déposé plus de 70 motions, interpellations et questions. (Yvan Perrin, 4 seulement ! ). Une de ses dernières questions de la législature concerne les dérapages de Blocher. J'ai eu le privilège de la lui suggérer et ai participé modestement, sur quelques phrases, à se rédaction avec l'assistante parlementaire de Didier, Christina Kitsos. Merci donc à notre parlementaire neuchâtelois vedette d'être à l'écoute des camarades et militants de base.

Voici cette question :

Question ordinaire
De M. Didier Berberat
Que penser des dérapages commis par l’actuel ministre de la Justice ?

Les récents et multiples dérapages du Conseiller fédéral Blocher nuisent à la cohérence confédérale et l’image de la Suisse dans le monde. Comment juger le comportement ambigu par lequel l’actuel ministre de la Justice joue avec les principes démocratiques d’un Etat de droit moderne ?

Le respect de nos institutions démocratiques est bafoué lorsque le ministre de la Justice, comme un chef de parti, attaque la séparation des pouvoirs, lorsqu’il s’en prend au parlement, au gouvernement et aux tribunaux suisses clamant qu’ils ne doivent passer outre les décisions du peuple, lorsqu’il appelle au non-respect du droit international, lorsqu’il traite deux Albanais de criminels alors qu’ils n’ont pas été condamnés, lorsqu’il compare les organisations et juristes internationaux aux baillis du 13ème siècle voulant s’approprier le pouvoir au détriment du peuple et du pays, lorsqu’il regrette le droit supérieur qui écrase les droits populaires, lorsqu’il critique à l’étranger une loi suisse, lorsqu’il laisse le pays pendant une année sans procureur de la Confédération, lorsqu’il critique les arrêts du Tribunal fédéral, lorsqu’il affaiblit ce dernier sur le plan financier, en diminuant le nombre de juges malgré les affaires qui augmentent.

Sur la base de ce qui précède, je demande donc au Conseil fédéral de bien vouloir répondre à la question suivante :
Que pense le Conseil fédéral de ces dérapages commis par l’actuel ministre de la Justice et comment, jusqu’à la fin de cette législature, entend-il réagir pour garantir la séparation des rôles et des pouvoirs ?


par Daniel Musy publié dans : réflexion générale
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Mercredi 26 septembre 2007
J'ai interpellé hier soir le Conseil communal sur la situation du Centre dramatique régional qui devrait être installé à La Chaux-de-Fonds, soutenu par l'Etat. Voici mon texte.

Informations sur l’échec (définitif ?) d’un Centre dramatique régional

Depuis 2005, sous l’impulsion notamment du DECS, un travail important impliquant de larges consultations avait été entrepris dans le but de créer dans le Canton de Neuchâtel un pôle d’excellence en matière de création théâtrale institutionnelle. Le projet s’inscrivait parfaitement dans le concept de Réseau urbain neuchâtelois et dans la politique régionale de complémentarité souhaitée par le Conseil d’Etat. Il s’agissait de regrouper les forces (TPR et Compagnie de Passage) pour être plus performant non seulement au sein du Canton, mais aussi dans toute la Suisse romande et au-delà. Le centre névralgique choisi était Beau-Site à La Chaux-de-Fonds, mais les lieux de création aurainet alterné entre Le Passage et L’Heure Bleue. La commission culturelle de notre ville a très régulièrement été tenue au courant de l’avancement du dossier .

Tous les éléments étaient réunis pour que le Centre dramatique régional voie le jour à court terme : le dossier était prêt, la structure juridique d’Arc en scènes pouvait accueillir la nouvelle institution, le directeur du TPR prenait sa retraite et le directeur du Passage, Robert Bouvier, aurait pu assumer cette direction sans mise au concours, selon le vœu des partenaires du Bas du canton.

Or, lors de sa dernière séance, fin août, la commission culturelle de notre ville a été informée de l’échec de ce projet. Plus encore, une interpellation sur le sujet au Grand Conseil a fait l’objet d’un article de fond dans le journal local, avec des interventions contradictoires, notamment, de Jean-Pierre Veya et de sa collègue de la Ville de Neuchâtel en charge des Affaires culturelles.


Le dossier est suffisamment important dans la thématique actuelle du rééquilibrage Haut-Bas voulu par tous les partis de nos deux villes du Haut pour que se justifie une réponse publique et immédiate du Conseil communal de La Chaux-de-Fonds aux trois questions suivantes, réponses d’ailleurs données en partie à la commission culturelle :
- Quelles sont les causes, selon lui, de l’échec de ce projet ?
- Est-il envisageable, malgré tout, qu’à court ou moyen terme ce centre voie le jour plutôt que d’entrer dans une concurrence entre les deux compagnies ?
- Qu’a fait ou que va faire le Conseil communal pour que le Conseil d’Etat garde intact sa volonté de créer un pôle d’excellence unique en matière de création théâtrale et qu’il conçoive toujours ce pôle d’excellence dans les Montagnes neuchâteloises ?



Mon interpellation a été développée ainsi : 


Comme le dit le texte que j’ai écrit et que nous avons signé également, je veux peut-être rapidement préciser que ces enjeux de rééquilibrage sont très importants. Il y a les dossiers très,très fondamentaux : la maternité, la Haute Ecole Arc, et le Centre dramatique régional, projet qui a été mis sur pied depuis deux ans, qui est un projet aussi important dans le cadre du concept de Réseau Urbain Neuchâtelois. Là, tout était fait pour qu’il y ait un partenariat entre la Ville de Neuchâtel et la Ville de La Chaux-de-Fonds, par l’intermédiaire des deux théâtres et du Canton, qui puisse aboutir à quelque chose qui regroupait véritablement les forces. En effet, on peut se demander si une concurrence entre deux compagnies est véritablement légitime dans ce canton.  Donc tout était fait pour que les choses aboutissent. Lors d’une séance de la commission culturelle, qui je tiens à le préciser a été régulièrement et complètement informée par le Conseil communal de l’évolution du dossier, un des points de l’ordre du jour de cette dernière commission du mois d’août était « échec du projet du Centre dramatique régional ». Donc nous avons ensuite interpellé le Conseil d’Etat par l’intermédiaire d’un député de notre propre parti. A la suite de cela, un article d’une page dans le journal local a montré des interventions contradictoires de la part des deux responsables des affaires culturelles. Ce qui nécessite selon nous des réponses publiques, sans du tout polémiquer, mais dans un esprit constructif. Cet esprit constructif est donné par le mot « définitif ? », parce que nous avons l’espoir que cet échec n’est que provisoire. Autrement dit, qu’il faut quand même qu’on puisse construire quelque chose de positif.
Donc les trois questions que nous poserons, c’est une explication du Conseil communal sur son analyse de l’échec, espérons-le temporaire, de ce projet. C’est les perspectives à court ou moyen terme de voir la création de ce Centre dramatique régional. Et c’est les actions que le Conseil communal a menées pour que le Conseil d’Etat garde l’idée de maintenir ce pôle d’excellence dans les Montagnes neuchâteloises. Et question annexe, que pense le Conseil communal de la nomination prochaine d’un directeur du TPR et de l’Heure bleue, autrement dit, est-ce que la succession de Gino Zampieri doit être agendée très, très vite, ou faut-il attendre encore un petit moment pour qu’éventuellement tout se remette en train avec une meilleure collaboration avec le Théâtre du Passage ?  Je remercie d’avance le Conseil communal de ses informations qui, lorsqu’elles seront données, pourront être considérées comme étant publiques, à nous élus de cette ville.

Dans sa réponse encourageante, Jean-Pierre Veya a annoncé que le projet, sérieusement compromis fin août, connaît un rebondissement positif. Le Centre dramatique régional devrait être créé au TPR. Le Théâtre du Passage se déterminera pour rejoindre, à plus ou moins court terme, la structure. Ainsi, nous avons la confirmation que l'Etat veut "implanter à La Chaux-de-Fonds une structure de création institutionnelle".
 
par Daniel Musy publié dans : culture
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Mercredi 26 septembre 2007
Hier soir au Conseil général, l'arrêté fixant le périmètre Unesco de notre ville en vue de son inscription au patrimoine mondial de l'humanité a été accepté sans aucune opposition par le Conseil général. Voici le texte de mon intervention.

On peut faire ce rêve ( I have a dream, pourrions-nous aussi dire): qu’un jour de fin juin 2009 vers 15 heures sonnent, comme elles ont sonné dans 5 villages du Lavaux le 28 juin de cette année, que ce jour sonnent les cloches du Locle et de La Chaux-de-Fonds. Sonneries à toute volée pour annoncer l’inscription de nos deux villes au Patrimoine mondial de l’humanité de l’UNESCO. Que cet événement soit retransmis par RTN en direct ne nous ferait pas déplaisir car ce serait un événement rien moins que local et important dans le développement du Réseau urbain neuchâtelois.

Vous le comprenez, c’est avec fidélité au projet et enthousiasme que le groupe socialiste acceptera ce rapport. Il ne pose pas de complexes questions juridiques à débattre, il s’agit en quelque sorte d’une formalité. Cet excellent rapport provenant une fois de plus de l’équipe Art nouveau-UNESCO rappelle bien les objectifs de cette candidature et le sérieux qui l’anime est le signe que le crédit voté par les deux villes en septembre 2005 est judicieusement dépensé. Je peux d’ailleurs vous dire que j’ai récemment eu l’occasion de voir quelques extraits de la description urbaine contenue dans le dossier et j’ai été impressionné par l’immense travail descriptif fourni pour présenter entre autres aux experts de l’UNESCO chaque quartier des deux villes.

Sur le plan politique, nous sommes convaincus que, ce soir particulièrement, une unité entre nous doit se faire autour de cette candidature. Nous pouvons comprendre que tous les groupes ne soient pas mus, comme nous, par l’enthousiasme ; nous sollicitons néanmoins qu’une unité de bienveillance et de non-opposition se fasse jour. Dans ce dossier, contrairement à la Haute Ecole ARC, à la maternité cantonale, au Centre dramatique régional dont nous espérons parler tout à l’heure, nous sommes sans concurrence. Notre destin et la réussite du projet reposent dans les seules mains unies de nos deux villes.

Il se pourrait que trois idées fausses, sur lesquelles le rapport n’insiste peut-être pas assez, aient encore cours :
1. Le périmètre UNESCO ne met pas la ville sous cloche comme dans un musée où plus rien ne pourrait être touché. On n’est obligé à rien de plus qu’à continuer, comme cela se fait depuis 20 ans, à valoriser et entretenir le patrimoine existant. Les villes inscrites continuent de vivre et quiconque en douterait n’a qu’à faire un tour dans le centre historique de Naples : on y circule, on y rénove les bâtiments (beaucoup sont en ruine depuis des décennies), on y fait commerce, on y joue et même on s’y tire dessus. De même pour la vieille ville de Berne : elle est moins trépidante que Naples mais c’est un vrai centre urbain moderne de notre siècle.
2. La candidature UNESCO est différente d’une candidature aux Jeux olympiques où la ville choisie est obligée d’investir massivement dans des infrastructures coûteuses ; dans notre cas, nous n’organisons rien, nous nous battons pour recevoir une distinction.
3. Les villes retenues et inscrites à l’UNESCO peuvent ne pas l’être éternellement et rien ne les empêche de renoncer à l’inscription si elles veulent tout d’un coup bousiller leur patrimoine. Si la ville de Dresde veut prochainement construire son nouveau pont sur l’Elbe qui défigurera le paysage urbain, elle est libre de le faire comme l’UNESCO est libre de lui retirer l’inscription.

Donc l’inscription au patrimoine mondial ne nous amènera rien de négatif : on a tout à gagner et rien à perdre, surtout pas notre pouvoir de décision.

Nous aimerions insister sur les retombées touristiques et économiques significatives qui seront bien plus que des broutilles. Songeons au succès touristique de l’année Art nouveau, allez voir à Bellinzone par exemple le nombre de touristes de tous les continents qui escaladent, même sous la pluie, les escaliers qui mènent aux trois châteaux. Jetez un œil sur ce qui s’est passé ce week end dans le vignoble de Lavaux où 150 représentants de la presse internationale spécialisée dans le voyage et venus d’une trentaine de pays ont été accueillis. Le journal 24 heures signalait « que cette grosse opération de promotion a déjà commencé à déployer ses effets : deux pages pleines dans le journal français à gros tirage Le Parisien. Et les publications s’étaleront sur les neuf prochains mois, sur quatre continents. » Il est donc pour nous incontestable, comme nous le disions ici même le 23 mai 2005, qu’il y a un lien entre le développement culturel d’une région et son potentiel économique. Les retombées ne seront pas exorbitantes mais il faut considérer qu’il y a aujourd’hui dans le monde des dizaines de milliers de touristes qui « font » les villes UNESCO comme on dit. Ce n’est pas là du vent mais une réalité.

Nous terminerons notre intervention par une série de questions :
a) d’abord, une précision sur l’absence dans le périmètre de l’ancienne Ecole de commerce, bâtiment significatif du patrimoine horloger puisque nombre de patrons et d’employés de l’horlogerie s’y sont formés. Pourquoi ?
b) deuxième préoccupation : les Conseils communaux évaluent-ils le risque qu’on reçoive en 2009 le titre et qu’on ait que peu de choses, en matière d’accueil, d’informations culturelles et de mise en contexte de ce patrimoine, qu’on ait vraiment peu de choses à offrir aux visiteurs ? C’est d’ailleurs aussi une des raisons de notre motion que nous défendrons peut-être tout à l’heure si nous noss dépêchons, ce que je vais faire.
c) Les liens avec les différents partenaires de la candidature sont-ils bons ?
- liens avec l’industrie horlogère
- liens avec les milieux immobiliers
- liens avec le canton, en particulier dans le type de soutien qu’il nous accorde
- liens avec la ville du Locle ; veillons en particulier qu’en plus de sa conseillère communale, un responsable de l’urbanisme loclois soit membre du comité de pilotage ; ne serait-il pas temps de songer à court terme à une fusion des deux services, plébiscitée d’ailleurs par 57% des Loclois dans un récent sondage ?
- liens avec nos concitoyens. En septembre 2005, nous avions souligné qu’il fallait rendre visible cette candidature. La pose de deux panneaux sur le nouveau tronçon de la H20 est une bonne idée. Quels sont les autres projets envisagés pendant l’année cruciale 2008 où viendront les experts de l’UNESCO ?

En conclusion, pour ces experts de l’UNESCO, il doit y avoir un lien entre la préservation du site et la sensibilisation de la population à cette préservation. Comme élus de cette population c’est d’abord notre responsabilité, que nous soyons un peu réservés ou enthousiastes, d’encourager et de stimuler les efforts entrepris depuis plusieurs années. Le oui sans failles du parti socialiste ce soir y contribue une fois de plus.
par Daniel Musy publié dans : culture
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Samedi 15 septembre 2007

La campagne électorale dans le canton de Neuchâtel est particulière. Comme dans six autres cantons, la droite radicale-libérale est apparentée à l'UDC. A l'intérieur même de ces deux partis historiquement républicains et d'une partie de leur électorat, c'est une crise de conscience : perdre son âme ou ne pas regagner des sièges.

Trois éléments marquent les récentes positions de l'Union "démocratique" du "centre" dont on se demande encore pourquoi elle s'appelle ainsi :
1. Le culte du chef, du "guide" politique et spirituel.
2. La remise en question, par ce guide même, de la valeur de l'Etat de droit.
3. Les récurrentes mises en exclusion, comme boucs émissaires, de certains groupes sociaux habitant notre pays (musulmans, étrangers pénalement condamnés).

Ce sont là, selon moi, des dérives à relents fascisants qui ne nécessitent, à ce moment de la campagne, qu'une question à poser aux candidats radicaux et libéraux neuchâtelois : si vous êtes élu le 21 octobre, voterez-vous à Berne le 12 décembre pour Blocher ?

Là se trace aujourd'hui la vraie frontière dans notre démocratie suisse, entre les républicains et les populistes.


par Daniel Musy publié dans : réflexion générale
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