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  • : Je suis né à La Chaux-de-Fonds le 24 février 1956 . J'enseigne le français, la philosophie et l'histoire de l'art au Lycée Blaise-Cendrars. Je suis conseiller général socialiste depuis 2004
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Blog créé le mercredi 24 janvier 2007, après la conférence de presse du Conseil d'Etat neuchâtelois sur l'avenir des Montagnes neuchâteloises. Date peut-être historique d'un déclin annoncé ou d'une réaction politique et citoyenne qui refuse d'abdiquer  ?

Blog de Daniel Musy

Un blog politique ?

Un bien grand mot pour ces billets qui paraîtront à rythme régulier et qui vous permettront de connaître mes interventions au Conseil général et certaines réflexions plus personnelles sur la marche et la vie de La Chaux-de-Fonds, ma cité.

Un blog politique, alors oui, dans le sens noble de politique !



Jeudi 24 mai 2007
Je le dis depuis plusieurs mois dans ce blog (cf 29 avril, 22 mars, 22 février, 29 janvier) et au Conseil général (mai 2005, décembre 2005), il y a des valeurs communes entre la gauche et la droite : ce sont les valeurs culturelles et "nationales", celles qui définissent ce que sont pour nous l'ouverture à l'autre et aux autres. C'est là que se situe la frontière entre la droite dure et l'humanisme, entre nationalisme et esprit libéral, entre Sarkozy et Bayrou, entre Perrinjaquet-Bauer-Baudoin-Hainard-Legrix et tutti quanti et Aubert.

Honneur à Jean-François Aubert, le seul politicien de droite pour qui, une fois dans ma vie, j'ai voté, lors d'une élection au Conseil des Etats où il était opposé à un obscur nationaliste ! Dans l'interview du Temps parue aujourd'hui et que je reproduis, il met en avant la droitisation du parti libéral qui est en train, sous nos yeux impuissants, de perdre son âme, phagocytée par l'UDC. Nul doute que les libéraux tendance Perrinjaquet-Bauer le prendront pour un homme qui a viré à gauche. Heureusement que 21 de leurs délégués cantonaux ont résisté lors de leur dernier congrès neuchâtelois, battus par 27 autres aveugles.





Jean-François Aubert: «Les libéraux neuchâtelois se sont renfermés»


Déçu par la droitisation de son parti et le rapprochement avec l'UDC, l'ancien constitutionnaliste et parlementaire fédéral Jean-François Aubert a démissionné sur la pointe des pieds.
Entretien.

Pierre-Emmanuel Buss
Jeudi 24 mai 2007


       
   
A 76 ans, Jean-François Aubert n'a rien perdu de sa vivacité d'esprit. Il scrute et questionne son interlocuteur avec la même assurance distraite qu'il affichait lorsqu'il donnait ses cours de droit constitutionnel à l'Université de Neuchâtel. Désormais retraité, l'ancien conseiller national (1971-1979) et conseiller aux Etats (1979-1987) a également pris du recul avec le monde politique. Après «trois ou quatre déceptions», il a quitté le Parti libéral en novembre 2005. A l'époque, personne ou presque ne l'a su. «J'en ai parlé avec ma femme, mes enfants et quelques proches, confie-t-il en bourrant sa pipe. Je ne voulais pas que cela fasse de bruit.»

Son fils Pierre, président du Tribunal de district de Neuchâtel et membre du parlement du chef-lieu, l'a imité un an plus tard. Ces démissions, qui s'ajoutent à d'autres, ne sont pas anodines. Elles illustrent le malaise de l'aile humaniste du Parti libéral face au rapprochement esquissé avec l'UDC.

Jean-François Aubert ne se reconnaît pas dans cette nouvelle orientation. Dans sa lettre de démission, l'auteur du Traité de droit constitutionnel suisse fustige l'approbation «d'une ligne populiste» diamétralement opposée à la tradition libérale. Il conclut: «Je constate que nos chemins se sont séparés. Je rejoins donc les rangs, d'ailleurs majoritaires, des citoyens neuchâtelois qui n'ont pas d'affiliation partisane.» Entretien.

Le Temps: Quel événement a motivé votre démission il y a dix-huit mois ?

Jean-François Aubert: La présidence du parti venait de lancer le slogan «A droite toute». Cela fleurait un peu le nationalisme. Là-dessus est venue se greffer l'élection partielle au Conseil des Etats de l'automne 2005. Le Parti libéral a proposé Philippe Bauer parce que ce dernier disposait du soutien de l'UDC. Pour moi, c'était tout à fait inacceptable. Il n'y a pas à demander l'agrément d'un autre parti, de surcroît populiste, pour présenter un candidat. Ce n'est pas digne du Parti libéral que je connaissais.

- L'arrivée de l'UDC sur la scène cantonale, en 2001, a complètement changé les rapports de force...

- Oui, c'est évident. Je peux en parler d'expérience. Entre 1996 et 1999, j'étais expert au sein de la commission parlementaire qui a rédigé la nouvelle constitution. Elle comprenait quatre ou cinq libéraux. Ils ont voté plusieurs dispositions empreintes d'ouverture. La plus célèbre reste l'octroi du droit de vote aux étrangers au niveau cantonal. Le discours s'est raidi avec l'arrivée de l'UDC. Le Parti libéral a pris un virage à droite, pensant ne pas être débordé. Il a perdu ses valeurs d'ouverture pour se concentrer sur l'économie, et la fiscalité en particulier. Il va plus loin aujourd'hui en rejetant l'éligibilité des étrangers sur le plan communal aussi bien que cantonal (ndlr: les deux objets seront soumis au peuple le 17 juin). On peut se demander jusqu'où ils iront.

- Quel regard portez-vous sur cette évolution ?

- Je la regrette, bien sûr. Cela marque la fin d'une époque. En 1979, sur les douze sièges les plus convoités du canton (cinq au Conseil d'Etat, cinq au Conseil national et deux au Conseil des Etats), nous en occupions cinq. Le parti disposait d'une aile droite incarnée par François Jeanneret, d'un centre représenté par Jean Cavadini, et d'une aile plus à gauche avec des gens de ma sensibilité. Cette dernière tendance représentait alors un quart, voire un tiers, de l'électorat du parti. Avec la droitisation de ces dernières années, une bonne partie est allée voir ailleurs. Cela explique les défaites subies lors des dernières élections. Si le Parti libéral était resté plus centriste, il n'aurait pas subi une telle érosion. Le plus grave est qu'il s'accroche à l'UDC sans voir que c'est un parti nationaliste avec tout ce que cela représente. Si on exclut les fléaux naturels, c'est le nationalisme qui a causé le plus de morts violentes ces trois derniers siècles. Le sous-produit du nationalisme, c'est le contentement de soi, c'est le repli, c'est la xénophobie. Avec son expression propagandiste et simplificatrice, le conseiller national Ulrich Schlüer incarne cette tendance jusqu'à la caricature.

- Votre fils Pierre considère qu'il est resté libéral et que c'est le parti qui ne l'est plus, ou moins. Partagez-vous ce sentiment ?

- Il a parfaitement raison. Un nationaliste ne peut pas être libéral. Ce n'est pas compatible. Cela dit, nous ne sommes pas partis en claquant la porte. Cela s'est passé de manière très courtoise. Je garde d'ailleurs un sentiment de reconnaissance à l'égard d'un parti qui, jadis, m'a si généreusement soutenu.


par Daniel Musy publié dans : réflexion générale
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Jeudi 17 mai 2007
Katia Babey Falce, nouvelle présidente du Conseil général, a réussi depuis une année un tour de force médiatique : se faire connaître des médias romands (article dans l'Illustré sur la jeune génération de politiciennes suisses, émission Mise au point sur HEC-Arc et l'hôpital) et de la population chaux-de-fonnière par des positions clairement de gauche et très bien argumentées, avec un sens aigu de la communication.


Elle pourrait, avec un large soutien dépassant les clivages politiques, devenir conseillère nationale et succéder à Valérie Garbani, très occupée par sa fonction de conseillère communale à Neuchâtel.

Katia cumule toute les qualités d'une jeune politicienne de notre siècle en Suisse romande : fille d'immigrés italiens (de la Campania felix), juriste et mère de famille très engagée dans la vie politique des Montagnes, avec un important réseau de relations de toutes sortes, charmante, directe et subtile, et, surtout sans concession sur le déséquilibre régional Haut-Bas. Bref, l'inverse de la fadeur politique et des compromis perpétuels.

Elle devrait réussir à avoir l'appui de toute la population des Montagnes qui pourrait réussir à envoyer à Berne 4 députés sur 7, ce qui ferait un heureux contrepoids au déséquilibre régional si peu pris en compte par le Conseil d'Etat.

La campagne a donc commencé le 8 mai, jour de son élection au perchoir du législatif chaux-de-fonnier. Katia aura tout mon soutien !
par Daniel Musy publié dans : réflexion générale
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Mardi 15 mai 2007



L'interview de Jean Fattebert le 13 mai 2007 à RSR1 sur l'initiative UDC contre l'érection de minarets vous fait comprendre pourquoi je continue de faire de la politique. On a ici l'illustration même de ce que je combats, pas seulement en politique : approximations (les islamiques pour les musulmans), confusion des problèmes (l'excision et les minarets), stigmatisation des cultures différentes : le sens commun érigé en dogme. Avec, comme d'habitude le fameux argument de la réciprocité : "chez eux, les chrétiens n'ont pas beaucoup de droits" . Comme si la Suisse, pays démocratique et laïc, devrait s'aligner sur les habitudes de pays non laïcs.

par Daniel Musy publié dans : réflexion générale
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Dimanche 29 avril 2007

Samedi 28 avril à 11 h. 00 sur la chaîne câblée BFM a eu lieu un débat qui fera date dans les annales de la politique française : Ségolène Royal dialoguant avec François Bayrou.



En allant sur Internet http://www.dailymotion.com/video/x1u640_debat-royalbayrou-sur-rmc-bfm-tv, vous pourrez le voir en intégralité.




Sur sur blog, j'essaie depuis quelques mois de saisir les convergences humanistes qui devraient animer les politiciens pour discuter ensemble. Dans notre canton et dans notre ville, le centre n'existe plus, phagocyté par l'UDC qui tient en gros le même discours que de Villiers et Sarkozy. D'ailleurs Yvan Perrin a indiqué qu'il aurait voté pour le premier ou le second.

J'estime que faire de la politique dans des conditionnements d'affrontements perpétuels est lassant, stressant et vain. Je n'y échappe pas, et chaque fois qu'on essaie des ouvertures, on a le risque de se faire taper sur les doigts par les instances officielles.

Le dialogue Royal-Sarkozy que je conseille à tous les démocrates de visionner est une radicale nouveauté depuis que je suis activement la politique française, en fait depuis l'élection de 1974. Les deux politiciens, au sommet de leur décontraction, dialoguent avec humour et sérieux de leurs convergences ert divergences. Convergences humanistes et sociétales, divergences économiques.

Je pose ainsi une question à la politique neuchâteloise et chaux-de-fonnière : où est le centre, qui est le François Bayrou neuchâtelois? Je me réjouis de le rencontrer.

par Daniel Musy publié dans : réflexion générale
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Vendredi 30 mars 2007

" A la suite d’une série de consultations, et de l’ouverture marquée par les partis libéral et radical, le Conseil communal de la Ville de La Chaux-de-Fonds a trouvé un accord avec plusieurs groupes politiques du Conseil général. Celui-ci prévoit l’abandon du projet de référendum par l’UDC et la décision de l’Exécutif de demander  au législatif d’annuler l’arrêté autorisant  le réaménagement de la rue du Collège-Industriel. Le Conseil communal, en contre-partie, a obtenu de ces groupes l’engagement de soutenir le projet d’aménagement de la Place du Marché. Ainsi, la dynamique visant à valoriser l’espace urbain au centre-ville reste entière. Les autorités de la Ville échappent à un blocage qui aurait mis en danger d’autres projets ultérieurs et pénalisé l’effort de revalorisation du centre. "



Tel est le communiqué publié aujourd’hui à 11 h. 00 par le Conseil communal. Il met fin à l’une des semaines les plus difficiles de la législature qui mérite une analyse. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, ce n’est pas que la gauche qui doit faire marche arrière mais tous les partis et le Conseil communal. Et, paradoxe heureux, ces marches arrière sont un succès pour la ville et pour chaque composante politique.

Ces événements mettent en évidence la difficulté de faire de la politique de milice, avec des élus encore bien inexpérimentés (dont je suis) qui ont de la peine à s’adapter à des situations où le dialogue, les décisions rapides, le flair politique et les intérêts général et particulier doivent s’accorder.

Du côté du Conseil communal, comprenons l’impatience qu’il avait à présenter enfin un projet facilement réalisable, prélude à d’autres plus ambitieux. L’erreur a été de croire qu’un projet de 350'000 francs, proposé au vote sans véritable consultation préalable, n’amènerait pas de referendum. Une porte de sortie aurait été lundi, lors de la séance du Conseil général, d’accepter de renvoyer le projet en commission. La sagesse a été hier d’inviter les libéraux à une réunion pour débloquer la situation : nous retirons le projet et nous mettons en route le réaménagement de la place du Marché. Sinon, tout était compromis pour plusieurs années.

Du côté de l’UDC, comprenons l’agacement de devoir voter un projet sans connaître précisément la teneur et le coût des autres. L’erreur a été d’intervenir aussi brutalement avec la menace d’un referendum, ce qui bloquait toute discussion possible, d’autant que la gauche n’avait aucune information préalable sur ce coup politique. La sagesse a été hier soir de faire confiance au Conseil communal et de comprendre que lancer un referendum était un immense gaspillage d’énergies : récolter encore des signatures, faire une campagne, organiser une votation coûteuse. Sinon, ce parti serait passé pour un Neinsager systématique et, paradoxalement, aussi un gaspilleur.

Du côté des libéraux-radicaux, comprenons leur souci d’ouverture vu leur intérêt à revaloriser l’urbanisme de la ville. Deux motions libérales de 2005 sur les réaménagements des places du Marché et de la Gare sont toujours sur le bureau du Conseil communal. L’erreur a été de proposer un réaménagement de la rue Collège-Industriel pour une somme ridicule de 50'000 francs, ce qui rendait difficile un accord avec la gauche. Une porte de sortie aurait été lundi, lors de la séance du Conseil général, de monter à 150'000 francs et de convaincre l’UDC, ce qui aurait fait boule de neige avec la gauche. La sagesse a été hier d’accepter la rencontre avec le CC et, dans une assemblée générale extraordinaire, d’entériner le compromis. Sinon, c'était encore plus se faire phagocyter par l'UDC.

Du côté de la gauche, comprenons la volonté de soutenir l’exécutif et d’enfin voter un crédit pour les piétons. L’erreur a été de camper sur des positions de principes décidées par avance alors que libéraux avait dès vendredi par courriel informé de leur ouverture. Une porte de sortie aurait été lundi, lors de la séance du Conseil général, de proposer un renvoi en commission ou une suspension de séance pour faire le point ensemble. La sagesse est dès maintenant de comprendre qu’un projet urbanistique n’a de chance dans notre ville que si tous les partis sont d’accord et si la population est globalement favorable, en particulier les automobilistes et les commerçants. Sinon, c'est continuer à se draper dans le manteau de la certitude majoritaire et courir à des échecs répétés.

Ainsi, dans un subtil (et éprouvant pour les nerfs) jeu de rapports de force, on arrive à un résultat qui devrait satisfaire tout le monde; y trouvent leur compte l’intérêt général surtout mais aussi l’intêrêt particulier puisque chaque partie peut dire avoir tiré bénéfice des erreurs commises :

- Le Conseil communal qui se montre autocritique, lucide sur les dangers et ouvert au déblocage (à la différence du précédent Conseil de la législature 2000-2004).

- L’UDC qui fait, c’est son terrain, de l’opposition systématique mais finalement constructive.

- Le centre-droit qui, plutôt que d'être l’otage d’un referendum annoncé, peut se targuer d’avoir créé l’ouverture.

- La gauche enfin, qui peut affirmer avoir mis d'emblée en avant l'importance de remettre la machine en route en matière d'aménagements et d'urbanisme, et qui obtient ce qu'elle a voulu marquer avec le projet de Collège-Industriel : on peut à nouveau envisager de faire quelque chose pour changer le visage de cette ville.

Abandonnons donc la rue des colères infructueuses et faisons la place à des marchés bien conclus.
par Daniel Musy publié dans : Urbanisme et environnement
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Mardi 27 mars 2007
 
« Enfin, on peut envisager le dévelopement d’un axe culturel nord-sud, allant de Beau-Site à la Maison blanche en passant par les 3 musées et leur parc, l’Heure bleue, le Conservatoire, la Bibliothèque, les maisons de naissance de Le Corbusier et de Blaise-Cendrars, le futur Naturama. Un parcours thématique, un nouvel aménagement et une modération du trafic doivent être pensés, en particulier rue Docteur-Coullery, rue empruntée quotidiennement par plusieurs centaines d’écoliers et d’étudiants. »



Tel était, le 3 mai 2004, un paragraphe du programme du parti socialiste de La Chaux-de-Fonds pendant la dernière campagne électorale. J’étais l’auteur de ce paragraphe que j’avais proposé au parti d’après mon schéma de ce que j’avais appelé l’axe de rencontres. En effet, début 2004 avait eu lieu le referendum contre la zone de rencontres.

Cet axe de rencontres « fait » La Chaux-de-Fonds dans le sens qu’il construit, symboliquement, le sens de la ville : il relie nature et culture car on passe de la Maison blanche à Beau-Site (ou vice-versa) en parcourant un chemin qui où la nature est présente (Bois-du-Petit-Château) et visible. Il relie passé et futur (la tradition et la jeunesse) car on passe près des maisons natales de Cendrars et le Corbusier et des églises tout en côtoyant des écoles. Il crée une liaison entre tous les lieux culturels importants de la Ville : Maison blanche, Vivarium et Bois-du-Petit-Château, Bibliothèque, Conservatoire, Heure bleue, les Musées du Parc, Beau-Site.

Il permet un aménagement piétonnier sur un axe où le trafic pourrait être modéré (Docteur-Coullery pour les bus uniquement et avec des petits commerces, rue du Casino à une piste et avec des petits commerces). Il offre au visiteur d’une future ville inscrite au patrimoine de l’Unesco une vision parfaite de l’orthogonalité de la ville. Il se relie aisément à la zone piétonne Espacité-Marché-Six-Pompes-Carmagnole.

Bref, il fait sens, il se fait se rencontrer les divers éléments phares de la substance de notre ville.

Je pense que ce projet mérite qu'on y repense; il pourrait être plus consensuel que le réaménagement de la rue du Collège-Industriel.
par Daniel Musy publié dans : Urbanisme et environnement
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Mardi 27 mars 2007


Hier soir, au Conseil général, la gauche unanime a soutenu le modeste projet (350'000 francs d’investissement amorti sur 10 ans, soit 1 franc par habitant pendant 10 ans) de l’aménagement de la rue du Collège-Industriel. L’UDC a refusé le projet, menacé maintenant d’un referendum. Le centre-droit voulait l’aménagement pour 50'000 seulement, ce qui n’aurait même pas permis de construire des bandes de protection pour les piétons !



La Chaux-de-Fonds est vide de projet conviviaux et modernes d’aménagement de son centre-ville. Ses proches voisines, Neuchâtel avec les environs de la gare, Yverdon et Delémont devant leurs gares, Bienne et sa place centrale, ont investi récemment des millions pour donner de l’espace aux piétons. Notre ville souffre d’un manque d’ « espaces intimes », des espaces piétonniers comme la Carmagnole et la rue de l’Avenir. Ces espaces font respirer les piétons, permettent de traverser des parties urbaines en sécurité, sont aménagés pour le repos ou les jeux, offrent des perspectives architecturales intéressantes à l’œil, bref sont essentiels dans les villes modernes de plus en plus asphyxiées par le trafic automobile.

L’échec cuisant de la zone de rencontres sur le Pod était justifié par les coûts élevés et surtout par une mauvaise conception générale de l’axe vertébral de transit que constitue le Pod, dont la vocation est de faire circuler le flux automobile.

Sous l’impulsion de Laurent Kurth, directeur de l’urbanisme, des projets plus modestes, et annoncés depuis longtemps, devraient voir le jour : aménagements de la rue du Collège-Industriel, de la place de l’Hôtel-de-Ville devant la brasserie, de la rue du Marché et de la place de la Gare. Pas de projet pharaoniques, mais modestes, qui doivent cependant avoir une certaine allure. Une ville qui n’investit pas dans son urbanisme meurt à petit feu.

La position de l’UDC, n’est donc pas surprenante. Son arsenal rhétorique, hier soir déployé par son nouveau président du section, Marc Schafroth (qui est le seul conseiller général également fonctionnaire communal, au SIS) fait fi de toute logique. Pour lui, le rapport proposé est un piège présenté de façon détournée, cet aménagement accroîtra l’insécurité des piétons, il est en dehors d’une zone commerçante et les commerçants sont mécontents, il n’a pas de sens.

J’ai répondu à l’UDC qu’il n’y avait pas de piège dans un rapport qui se discute au Conseil général et qui avait été annoncé dès décembre dans la planification financière 2007. Ce n’est pas un projet luxueux, il n’empêche pas les voitures de circuler, il a du sens par rapport au point nodal qui constitue Espacité, et surtout, il a de l’allure (chaussée rehaussée à hauteur des trottoirs, beaux candélabres).


Ce billet se terminera sur une note optimiste. Si referendum il y a, il devrait permettre au Conseil communal de présenter son projet global pour les prochaines années (l’essentiel étant surtout la rue du Marché et la place de la Gare).

Je lui suggère de profiter du referendum pour consulter (d'une manière qui reste à définir) la population sur ce qu’elle veut au début du Pod : le replantage des arbres ou une borne centrale avec circulation automobile et des trottoirs plus larges. Je lui suggère aussi de reconsidérer la pertinence de l'axe de rencontres (cf mon prochain billet). Dans ce sens, la position des libéraux-radicaux qui souhaitaient privilégier cet axe sera à considérer dans le cas d'un refus du projet.

Le refus de l’aménagement de la rue du Collège-Industriel en votation populaire est assuré si le referendum aboutit mais l’UDC, à la fin de la séance, a tourné casaque. En effet, ce parti qui au début de la discussion ne voulait rien entendre d’un quelconque compromis, a fini par voter l’amendement libéral qui voulait l’aménagement pour 50'000 francs, somme d’ailleurs que le Conseil général n’est pas habilité à voter car elle est en-dessous de 100'000 francs !!!


 
par Daniel Musy publié dans : Urbanisme et environnement
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Jeudi 22 mars 2007

La présence de yourtes d'abord illégales puis légalisées sur le territoire communal ou dans ses environs donnera lieu, plutôt qu'à une interpellation,
à une motion sur la politique communale en matière d'écotourisme.

Voici, encadré par les deux yourtes (celle du Chapeau Râblé et celle de Pouillerel sur la commune des Planchettes), le texte de cette interpellation que je déposerai lundi 26 mars au Conseil général :




Tourisme vert et/ou écotourisme : quelle politique communale ?

La Chaux-de-Fonds est la plus grande commune agricole de Suisse : 85 % de son territoire est non bâti et va de 600 à 1200 mètres d’altitude. C’est dire l’important potentiel de développement en matière de tourisme vert et/ou d’écotourisme.

Justement ces deux termes ne sont pas exactement synonymes.

On pourrait appeler « tourisme vert » l'ensemble des activités touristiques mises en place dans des zones rurales et basées sur les atouts d'un environnement naturel et humain spécifique à ces zones.

L’ « écotourisme » serait plutôt le développement d’activités qui associent la conservation de la biodiversité, la préservation des équilibres naturels et de leur durabilité, et le développement de loisirs attractifs modernes.






Selon Yann Engel, directeur de Tourisme neuchâtelois, « l’écotourisme engendre des discussions et des passions beaucoup plus fortes que ses retombées directes »  et, conclut-il dans une récente interview accordée à L’Impartial, «si on veut du tourisme vert, on ne peut pas éviter les touristes et quelques désagréments». C’est dire que M. Engel confondrait les concepts.

Ainsi, faire chambre d’hôte dans une ferme ou une maison de campagne, c’est différent de « faire yourte au Chapeau Râblé ». Marcher, se balader en vélo ou à ski de fond, c’est différent de construire des maisons dans les arbres, faire du quad dans une carrière ou de la motoneige à Pouillerel.



 

Nous demandons que le Conseil communal nous trace les lignes directrices de sa conception du tourisme vert et de l’écotourisme sur le territoire communal. Jusqu’où voit-il les limites de la « modernité » et des désagréments possibles (autant pour les citoyens que pour la faune et la flore), quelles retombées directes y aurait-il à développer ce type d’activités autour de la ville ? De même, nous aimerions voir clairement définies la gestion et la vocation futures du seul site naturel protégé des voitures autour de la ville, le Gros-Crêt-Pouillerel.

Pourrait alors se mettre en place une ver(i)t(abl)e politique touristique communale ou intercommunale en lien avec l’Office du tourisme neuchâtelois.




Dans le développement de mon interpellation, je pourrais, ironiquement, donner des exemples de développement d'activités écotouristiques saisonnières sur le territoire communal, organisables par des promoteurs privés:

Printemps : une semaine de camping en tipi indien au bord du Doubs, traversée de la rivière en pont de cordes construit par les participants et pêche à la mouche.

Eté : soirées hebdomadaires de plongée en apnée dans la boue à l'étang des Eplatures et nuit blanche au clair de lune agrémentée de grillades et de dégustations de vins de Neuchâtel et d'absinthe.


Automne : grandes fondues collectives de fin de semaine dans les clairières du Bois-du-Couvent, nuit dans des amas de feuilles et jogging matinal naturiste sur la piste Vita.

Hiver : torrées sauvages dans des carrières enneigées, nuits dans des yourtes et sauna indien le matin, dans une yourte chauffée puis dans la neige.

par Daniel Musy publié dans : réflexion générale
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Jeudi 22 mars 2007

Le 17 juin 2007, le peuple neuchâtelois se prononcera sur l’éligibilité des étrangers au plan communal et cantonal. L’éligibilité cantonale fait l’objet d’une initiative de la gauche et doit être soumise obligatoirement au peuple puisqu’elle induit une modification de la constitution. L’éligibilité communale a été acceptée dans une loi votée le 31 janvier 2007 par le Grand Conseil. C’est cette loi qui est combattue par un référendum UDC soutenu par les libéraux.


Le résultat de cette journée de votations sera très important pour les incidences politiques immédiates, à savoir les élections fédérales. Il permettra de savoir comment le centre-droit se situe (cf mes billets du 29 janvier et du 22 février), comment les forces politiques se répartissent. Un échec pour la gauche sonnera le glas des cinq parlementaires fédéraux et on se retrouvera en octobre avec trois (ou, au pire, deux) députés à Berne. Il marquerait aussi la fin du mouvement d'ouverture du canton aux étrangers. Si on peut discuter de l’opportunité de faire passer en même temps l’éligibilité sur les deux plans communal et cantonal, on devrait constater qu’une victoire de l’UDC en juin lui ouvrirait plus de 25% de voix en octobre.

Pour moi, pas de doute que ces lois garantissent une meilleure intégration des étrangers, sont cohérentes avec le droit de vote déjà accordé, prolongent la vocation européenne du canton et s'inspirent une conception moderne et libérale de l'identité.

Résumons une conversation que j’ai récemment eue avec un élu UDC. Selon son raisonnement exemplatif, le droit de vote au plan communal laisserait « la possibilité à un musulman d’être conseiller communal dans un petit village et d’ainsi imposer le port du voile dans l’école dudit village » (sic). Cette argumentation vise bien sûr les musulmans qui constituent le bouc émissaire actuel de l’UDC suisse et préfigure ce que sera la campagne dans le canton : c’est la question de l’ « identité » neuchâteloise qui sera en jeu.

Pour nous aider à fortifier nos convictions et nos conceptions de l’identité d’un peuple, je copie en intégralité l’article lumineux que Tzvetan Todorov a publié dans Le Monde la semaine passée. L’encyclopédie Wikipédia nous dit que « né dans une famille de bibliothécaires de Sofia, en Bulgarie, il fuit le communisme dans les années 1950 et suit des études à Paris. Ayant acquis la nationalité française, il dirige depuis 1987 le Centre de Recherches sur les arts et le langage du CNRS, où il a commencé à travailler à partir de 1968. Initialement théoricien de la littérature, il se consacre depuis les années 1990 à l’histoire et au rapport à l’autre dans des cadres historiques aussi durs que la conquête de l’Amérique Centrale ou la Seconde Guerre mondiale. Les réflexions de Todorov portent principalement sur l'altérité et notamment sur la question du « nous » et des « autres » dans les discussions des humanistes en Europe lors de la découverte du Nouveau Monde et pendant le processus de colonisation ».

Cet article (« Un ministère indésirable dans une démocratie libérale »), fait suite à la proposition de Nicolas Sarkozy de créer un « ministère de l’immigration et de l’identité nationale ».

« Dans son roman 1984, Orwell décrit plusieurs ministères institués dans le pays totalitaire Océania : le ministère de la vérité, celui de la paix, de l'amour, de l'abondance. Nicolas Sarkozy, candidat à la présidence de la République, vient d'allonger cette liste en promettant de créer, s'il était élu, un "ministère de l'immigration et de l'identité nationale". Orwell précise que les nouveaux ministères sont désignés en "novlangue" par des abréviations : Miniver, Miniamour, et ainsi de suite ; c'est à cette série qu'appartiendrait le nouveau Minident.

Pourquoi jugeons-nous indésirables les ministères imaginés par Orwell ? Non parce que nous sommes contre la vérité ou l'amour. Mais nous pensons que ces grandes catégories ne relèvent pas de l'action gouvernementale. C'est aux scientifiques et aux journalistes qu'il faut laisser la libre recherche de vérité ; c'est à chaque individu de s'occuper de ses affaires amoureuses. Ni le gouvernement ni le Parlement n'ont à s'en mêler. C'est en cela que notre démocratie est libérale : l'Etat ne contrôle pas entièrement la société civile ; à l'intérieur de certaines limites, chaque individu reste libre.

Il en va ainsi de l'identité nationale : ce n'est pas un hasard si, pour l'instant, aucune démocratie libérale n'a confié sa protection à un ministère. Qu'entend-on par cette formule : "identité nationale" ? Il faut rappeler que, non exceptionnellement, mais partout et toujours, il s'agit d'une identité mouvante, en constante évolution. Seules les nations mortes ont acquis une identité immuable. La société française de 2007 n'a que peu de traits communs avec celle de 1907, et encore moins avec celle de 1707. Si l'identité ne devait pas changer, la France ne serait pas devenue chrétienne, dans un premier temps ; laïque, dans un deuxième.

L'identité évolue, d'abord, parce que les intérêts des groupes qui la composent ne coïncident pas entre eux, et que ces intérêts forment des hiérarchies instables. Par exemple, l'octroi du droit de vote aux femmes en 1944 leur a permis de participer activement à la vie publique du pays : l'identité nationale en a été transformée. De même lorsque, vingt-trois ans plus tard, les femmes ont obtenu le droit à la contraception : cela a entraîné une nouvelle mutation de l'identité nationale.

Celle-ci évolue aussi en raison du contact avec d'autres populations : américanisation des moeurs, européanisation des institutions, ou encore, aujourd'hui, présence de minorités significatives venues du Maghreb, d'Afrique noire, d'Europe de l'Est ou d'ailleurs. Les migrations n'ont, elles non plus, rien d'exceptionnel, puisqu'on sait qu'un Français sur quatre a un parent ou un grand-parent immigré. Or, en proposant un ministère traitant ensemble de l'identité nationale et de l'immigration, le candidat à la présidentielle suggère un rapport négatif entre les deux : l'immigration est ce dont il faut protéger l'identité française. Ce faisant, il oublie que cette identité, comme celle de toutes les grandes nations, est le produit, aussi, des rencontres entre populations, depuis le temps des Gaulois, Francs et Romains jusqu'à aujourd'hui. L'impact qu'ont ces rencontres sur l'identité française est la preuve que celle-ci est toujours vivante.

Qu'est-ce qu'être français ? Le candidat explique : "La France, ce n'est pas une race, pas une ethnie", et en cela il a raison. Il poursuit : "La France, c'est tous les hommes qui l'aiment, qui sont prêts à défendre ses idées, ses valeurs... Etre français, c'est parler et écrire le français." Ce sont là des formules inconsistantes : il y a évidemment beaucoup de non-Français, hors de France, qui aiment ce pays, qui parlent et écrivent sa langue ; réciproquement, un certain nombre de Français, on le sait hélas, sont analphabètes : cela ne les empêche pas d'être de bons Français... Mais surtout, l'amour n'a rien à faire ici (pas de ministère de l'amour) : la citoyenneté ne se définit pas par des sentiments, seuls les Etats totalitaires rendent l'amour de la patrie obligatoire.

Le candidat poursuit : "L'identité française est un ensemble de valeurs non négociables", et il cite à titre d'exemple : "La laïcité, l'égalité homme-femme, la République et la démocratie." Ces valeurs sont belles, et l'on doit effectivement les défendre. Mais sont-elles spécifiquement françaises ? Démocratie et République sont revendiquées bien au-delà des frontières hexagonales, égalité et laïcité font partie de la définition même de ces régimes politiques. Au vrai, ces valeurs appartiennent non à l'identité française, mais au pacte républicain auquel sont soumis les citoyens et les résidents du pays.

Ce n'est pas parce qu'elle est contraire à l'identité française que la soumission des femmes est condamnable. C'est parce qu'elle transgresse les lois ou les principes constitutionnels en vigueur. L'identité nationale, elle, échappe aux lois, elle se fait et défait quotidiennement par l'action de millions d'individus habitant ce pays, la France.

Il serait souhaitable que le candidat renonce à son projet d'un ministère de l'identité ; ou, sinon, qu'il n'ait pas l'occasion de mettre son projet à exécution ».


Terminons par cette citation de Montaigne : “Tout honnête homme est un homme mêlé”.

par Daniel Musy publié dans : réflexion générale
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Jeudi 15 mars 2007

La revue branchée canadienne Monocle a récemment consacré un long article de 13 pages sur La Chaux-de-Fonds. Tiré à 150'000 exemplaires, ce magazine donne une image magnifique et tellement juste de notre ville que je ne résiste par au plaisir de vous proposer l'article à télécharger
en cliquant ici.





Voici la traduction de la conclusion du texte illustré de 15 photos :

"Et c’est ainsi que le début du XXIe siècle voit La Chaux-de-Fonds lentement recommencer à rayonner. Des plans existent pour de nouveaux espaces industriels (…). On cherche également à se battre avec la ville voisine du Locle sur des projets économiques. La ville espère être inscrite sur la liste de l'UNESCO et affirme qu'elle n'autorisera pas un développement nuisible à l'environnement.

Dans les vitrines, à côté des montres rutilantes sont présentés les plus beaux équipements de ski et les meilleurs mountain-bikes. Dans la chaleureuse et confortable brasserie de l’Hôtel-de-Ville on sert des filets de perche frais du lac et des fondues au fromage bien mousseuses (bubbling). Dans le petit café de l’autre côté de la place, une rangée de jeunes gens négligés, la plupart d’entre eux étudiants à l’école d’art de la ville, occupent le bar. La Chaux-de-Fonds a une tradition de génies créateurs productifs ; peut-être que le prochain est assis juste là devant nous."

En janvier, j'ai rencontré un ingénieur de l'arc lémanique, d'origine thurgovienne, qui parfois conseille à des clients de visiter La Chaux-de-Fonds. Il me parlait du potentiel extraordinaire de notre ville-"soupape".

Pourquoi cette image ? Parce que, assurait-il, cette ville est faite pour des gens du XXIe siècle qui doivent travailler avec beaucoup de concentration (dans la microtechnique, dans l'informatique, toute la journée devant des écrans...). Le travail fini, en cinq minutes, vous êtes dans la nature pour décompresser au lieu de faire encore une demi-heure ou une heure de voiture pour rentrer chez vous. Et il rejoignait le journaliste de Monocle quand, aux réticences que je lui formulais sur le choix limité de boutiques de mode susceptibles d'attirer des femmes branchées, il me répondit : l'essentiel, dans votre ville, c'est d'avoir d'excellents magasins de sport qui offrent du bon matériel pour les loisirs de plein air. Ce type de travailleurs et de cadres recherchent le bien-être avant le luxe.

Cette réflexion m'avait frappé le 12 janvier et aujourd'hui, voilà qu'un Canadien nous parle des "finest ski equipment and the best mountain bikes" présentés dans les vitrines des magasins qu'il a vus, peut-être vers la place du Marché...

C'est toujours par le regard des Persans qu'il faudrait commencer à se voir soi-même !



 
par Daniel Musy publié dans : réflexion générale
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