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  • : Je suis né à La Chaux-de-Fonds le 24 février 1956 . J'enseigne le français, la philosophie et l'histoire de l'art au Lycée Blaise-Cendrars. Je suis conseiller général socialiste depuis 2004
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Blog créé le mercredi 24 janvier 2007, après la conférence de presse du Conseil d'Etat neuchâtelois sur l'avenir des Montagnes neuchâteloises. Date peut-être historique d'un déclin annoncé ou d'une réaction politique et citoyenne qui refuse d'abdiquer  ?

Blog de Daniel Musy

Un blog politique ?

Un bien grand mot pour ces billets qui paraîtront à rythme régulier et qui vous permettront de connaître mes interventions au Conseil général et certaines réflexions plus personnelles sur la marche et la vie de La Chaux-de-Fonds, ma cité.

Un blog politique, alors oui, dans le sens noble de politique !



Mardi 13 mars 2007
Aujourd’hui, article d’une page dans Le Temps sur le nouveau catalogue et l’accrochage de la collection, avec l’inauguration d’une salle permanente Art nouveau, article intitulé « Quand le patrimoine fait recette ». Mais surtout, interview d’Edmond Charrière, dont je conteste les propos finals.



Que répond-il à la question de son ami Philippe Mathonnet, un fidèle du MBA depuis l’arrivée d’Edmond : - Comment réagissez-vous au fait que votre successeur ne sera engagé qu'à 80% ?

Ce sont des soucis d'économies. Si la commune a réussi à faire vivre ce musée pendant vingt ans, elle n'a actuellement plus d'argent. Je subodore que le 20% restant du poste ira à un administrateur commun aux trois institutions du parc des musées (Musée d'histoire, international de l'horlogerie et des beaux-arts). Ces trois musées seront amenés à travailler ensemble, à planifier leurs programmations. L'ouverture de notre salle consacrée au Style sapin, émanation locale de l'Art nouveau, préfigure cette collaboration. Ce qui me fait réagir c'est le sentiment qu'on ne respecte plus l'histoire de ce Musée des beaux-arts. J'ai commencé il y a vingt ans dans des conditions difficiles, mais il y avait une préoccupation intellectuelle. On se battait pour certaines formes d'art, il y avait des débats, des enjeux artistiques. Ce n'est plus ça du tout. Maintenant, on demande à des musées comme le nôtre d'être des structures touristiques qui marchent, qui drainent du monde.

Cette réponse est truffée d’affirmations de valeur qui ne correspondent ni à la réalité, ni à la position de la commission du MBA (dont je fais partie), ni à celle du Conseil communal, manifestée plusieurs fois publiquement.  Cette position relève de la souveraine liberté que le conservateur s'accorde pour exprimer en public des points de vue strictement personnels.

Reprenons ces affirmations point par point.

a) "Ce sont des soucis d'économies" : faux puisque le projet de réorganisation administrative des Musées du Parc implique qu’on puisse faire mieux avec les mêmes moyens financiers.

b) "Si la commune a réussi à faire vivre ce musée pendant vingt ans, elle n'a actuellement plus d'argent" : faux puisque, malgré les difficultés budgétaires, la Ville continue de soutenir d’une manière très importante les activités culturelles (cf mes précédents billets). Les moyens existent, pas seulement financiers, mais aussi politiques. Edmond Charrière peint le diable sur le muraille et donne à l’extérieur, comme chef de service,  une image négative de notre ville. A ce sujet, relisons ce que Francis Stähli disait le 2 février 2005 au Conseil général : « (…) un titulaire qui a d’extraordinaires qualités de muséographe, c’est-à-dire, une aptitude à percevoir des courants, mais aussi à faire revivre des courants et à les exposer dans nos salles, en mettant des systèmes de relation entre les tableaux qui sont vraiment intéressants et qu’il renouvelle si nous allons en continu, si nous allons tous les mois au musée. Là, il est extraordinaire. Il est reconnu comme tel. Mais c’est un mauvais publicitaire. Voilà le problème. Nous pouvons le faire progresser ou l’aider, dans cette direction-là, mais il faut faire attention parce qu’il faut maintenir sa qualité extraordinaire. »

c) "Je subodore que le 20% restant du poste ira à un administrateur commun aux trois institutions du parc des musées" : le mot "subodore" est hypocrite, puisque Edmond Charrière sait très bien que justement toutes les activités administratives jusqu’alors assumées par le conservateur (gestion du personnel, de la publicité et de l’information, gestion technique de conciergerie) seront déléguées. Ainsi, avec 80%, le futur conservateur aura plus de temps qu’actuellement à consacrer à son travail propre (organisation d’expositions, rédaction de catalogues, médiation pédagogique). Cela, il ne l'a pas dit à Philippe Mathonnet.

d) « Ce qui me fait réagir c'est le sentiment qu'on ne respecte plus l'histoire de ce Musée des beaux-arts. » : faux puisque la volonté politique est justement de construire une nouvelle structure où l’autonomie du MBA, tant spatiale, muséographique, que culturelle sera garantie. Il n’est pas question de mettre le musée d’histoire dans le MBA, ni de faire partir la collection du XIXe siècle à Neuchâtel. Le prochain conservateur sera choisi en fonction d’une continuité où il devra tracer sa voie dans le sillon construit par Seylaz et Charrière.

e) « J'ai commencé il y a vingt ans dans des conditions difficiles, mais il y avait une préoccupation intellectuelle. On se battait pour certaines formes d'art, il y avait des débats, des enjeux artistiques. Ce n'est plus ça du tout. » : faux, car toutes les dernières propositions d’Edmond Charrière en matière d’expositions d’art contemporain ou d’achats d’œuvres contemporaines ont été acceptées. De plus, cet affaiblissement culturel est selon bien moins fort à La Chaux-de-Fonds qu'ailleurs. Enfin, la nécessité de mieux relier préoccupation patrimoniale et préoccupation contemporaine s’explique par la candidature de CDF-Le Locle pour l’inscription au patrimoine de l’humanité de l'UNESCO et par l’accent mis sur Le Corbusier. A ce titre, Edmond Charrière sera la futur président de l’Association Maison Blanche (première villa de Le Corbusier, remise en valeur ces dernières années). Un gros travail de réhabilitation du patrimoine, tant souhaité depuis longtemps par Edmond Charrière lui-même, a été  entrepris depuis 2001.

f) "Maintenant, on demande à des musées comme le nôtre d'être des structures touristiques qui marchent, qui drainent du monde" : en partie faux car on ne leur demande pas que cela mais aussi cela, et pas seulement à La Chaux-de-Fonds. Le MBA doit mieux définir le lien dialectique qu’il doit créer entre public de connaisseurs et grand public, art contemporain international et patrimonial, artistes d’ailleurs et artistes d’ici. Dans ce sens, le nouveau conservateur aura beaucoup à faire pour sortir de la logique binaire sans nuances qui embarrasse l’esprit d’Edmond Charrière depuis toujours, logique avec  laquelle je n’ai jamais été d’accord : ce billet le prouve une fois de plus, en toute amitié intellectuelle.
par Daniel Musy publié dans : culture
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Samedi 10 mars 2007
Extraits des discours de Jean-Pierre Veya et Edmond Charrière et film de 4 minutes sur l'exposition

par Daniel Musy publié dans : culture
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Mardi 6 mars 2007

Aujourd’hui dans l’Impartial, article sur le retraite d’Edmond Charrière avec une présentation de la réorganisation des trois musées du Parc. Mais pas un mot sur l’incontestable et remarquable bilan artistique du conservateur dans l’organisation d’expositions d’art contemporain. Pas un mot sur la publication samedi 10 mars du catalogue du Musée, fruit d’un intense travail de près de 10 ans.


Edmond Charrière, comme le disait Claudine Stähli-Wolf, alors conseillère communale, au Conseil général du 2 février 2005, « a permis aux Chaux-de-Fonniers, même si les Chaux-de-Fonniers ne l’ont pas toujours su, d’accéder à des grands courants picturaux avant l’heure. Il nous a par exemple présenté une exposition sur Mosset qui est devenu un représentant phare de la peinture suisse dans le monde entier. » Son mari, Francis Stähli, conseiller général, disait lors de la même séance:  [Edmond Charrière]  a d’extraordinaires qualités de muséographe, c’est-à-dire une aptitude à percevoir des courants, mais aussi à faire revivre des courants et à les exposer dans nos salles, en mettant des systèmes de relation entre les tableaux qui sont vraiment intéressants et qu’il renouvelle si nous allons en continu, si nous allons tous les mois au musée. Là, il est extraordinaire. Il est reconnu comme tel. ».

Je fais mienne ces louanges (que je ne peux exprimer en public vu le devoir de réserve qui m'incombe, en tant que mari d'une conservatrice de musée) car en 23 ans de travail avec Edmond Charrière, que de découvertes de tendances artistiques cohérentes, rigoureuses, ne cédant jamais à la facilité du marché et des tendances branchées, que de beaux achats effectués pour enrichir les collections du Musée avec l’aide de la Société des Amis du Musées des beaux-arts, que de sens artistique dans la mise en valeur des lieux par des accrochages modèles. Que de satisfactions pour moi de faire partie depuis 25 ans de la commission du MBA, que j'ai présidée 8 ans. Notre musée, sous l'impulsion d'Edmond Charrière, digne successeur de Paul Seylaz, continue d'être une référence en Suisse. Le futur conservateur devra continuer sur la voie de l'art contemporain, avec une préférence personnelle que j'aurais de développer le lien entre le temps et l'art aujourd'hui (cf mon billet du 7 février : Les Musées du Parc).

La moindre des choses dans cet article aurait été de faire apparaître, ne fût-ce qu'en quelques lignes ou paroles, ce bilan artistique et culturel qui se concrétisera dès samedi lors du vernissage de l’exposition « De haut en bas » et la sortie du catalogue raisonné (cf ci-dessus).


par Daniel Musy publié dans : culture
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Mardi 6 mars 2007

A La Chaux-de-Fonds, les trois axes de la politique culturelle institutionnelle sont : la Bibliothèque de la Ville, les Musées et le théâtre. Peut-on dire qu’à travers eux se réalise une « démocratisation culturelle » ?
Nous commencerons aujourd’hui notre réflexion par le théâtre.

Quelle somme annuelle est-elle consacrée par la Ville au théâtre ? Pour 2007, 1, 6 million dont 1,365 million à la Fondation Arcs-en-scène et 116'000 francs à l’ABC. Le Canton et la Loterie romande donnent 900'000 francs à la première et 65'000 francs au second. Bref, 2,265 millions de subventions publiques contre 181'000 francs : un rapport de 1 à 13 en faveur de Arcs-en-scène (Heure bleue et TPR).

Voyons la masse salariale du personnel fixe de ces deux institutions : la Fondation Arcs-en-scène dépense 1,255 million en 2007 pour son personnel fixe, l’ABC 158'000 francs, soit un rapport de 1 à 9.

Une première conclusion : la Fondation Arcs-en-scène, par son importance, doit avoir des missions de service public à remplir.

Si le soutien à la création et à la diffusion artistique (théâtre, musique, danse) reste une priorité, le développement des actions de sensibilisation des publics devrait selon moi faire désormais partie intégrante d’une politique culturelle de gauche. En tous cas en ce qui concerne le rôle d’institutions culturelles comme les théâtres et les musées dans une petite ville comme la nôtre dont la population, par son ancrage sociologique, a moins accès à la culture que dans d’autres villes. Le rôle de l’école obligatoire primaire et secondaire, dont la politique culturelle est définie par les communes, serait, en partenariat avec les institutions culturelles, de démocratiser la culture.

La culture « constitue le soubassement de nos prises de conscience, de nos comportements et des événements historiques. Au même titre que l'éducation et le recherche elle peut aussi être la clé de l'innovation dans nos sociétés à travers la création. (…) Deux objectifs fondateurs n’ont été que partiellement atteints : la démocratisation culturelle (l’accès de la culture au plus grand nombre) reste illusoire et les artistes sont en danger (cf. crise de l’intermittence) ». Cette citation récente (de François Bayrou, eh oui !) rejoint mes préoccupations. Le problème de la démocratisation culturelle se pose partout ailleurs dans un siècle de consumérisme et de perte de certains repères.

Notre école chaux-de-fonnière a-t-elle les moyens d’avoir une politique culturelle ? De moins en moins depuis que les budgets « spectacles et activités culturelles » ont été rabotés en 2005 à l’école primaire et à l’école secondaire. Ainsi, pour 2007, l’école primaire dispose de 20'000 francs, l’école secondaire de 38'000. C’est dérisoire et on ne peut atteindre un des objectifs majeurs mis en avant il y a quelques années : faire en sorte qu’au moins deux fois dans sa scolarité un élève de la ville ait l’occasion d’aller voir un spectacle de qualité à l’Heure bleue, un joyau rénové de notre patrimoine. Une motion Bregnard (POP) est d'ailleurs dans les tiroirs depuis plusieurs années à ce sujet.

Dans ce but, il faudrait faire de vrais choix, par exemple donner mandat à la Fondation Arcs-en-scène d’organiser à l’Heure bleue des scolaires de qualité dont les frais seraient supportés par les subventions de la ville. Scolaires qui constitueraient un moment pédagogique fort de l’année. A voir l’organigramme, bien fourni par rapport à d’autres institutions culturelles communales, de la Fondation (un directeur administratif et un directeur artistique (2 postes), deux assistants de direction et un comptable (2,8 postes), deux chargées de communication et de diffusion (1,3 poste), 4 techniciens (3,6 postes), il serait tout à fait possible de diminuer quelque peu ces postes (ou d’autres comme la publicité et la promotion (260'000 francs !)) et ainsi de pouvoir financer ces scolaires. Voici je le reconnais l’élément provocateur de ce billet : ne pas diminuer les subventions mais exiger qu'elles se répartissent autrement !

Evidemment ces propositions feront bondir tout le monde : les écoles parce qu’elles se diront surchargées d’activités annexes, les institutions culturelles concernées qui prétendront qu’elles manqueront ainsi de personnel et que l’offre au public diminuera, les responsables politiques qui verront leurs habitudes bousculées dans une période où il faut se serrer les coudes.

Je suis conscient que mes idées vont à contre-courant de la tendance actuelle à mettre l’accent sur le prestige et le positionnement de la Fondation dans le paysage culturel romand. Mais « Pour une culture vivante ouverte à tous » était le slogan de ma campagne électorale en 2004 et je continue à croire au rôle important de l’école dans la diffusion de la culture. Arcs-en-scène arrive bien à varier son offre de programmation publique, encore faudrait-il que se mettent maintenant autour d’une table Didier Berberat,  Jean-Pierre Veya, les directeurs des écoles obligatoires et les responsables d’Arcs-en-scène. C’est mon souhait, ici exprimé.

Un prochain billet sera consacré à la sensibiliation au patrimoine artistique, par l'intermédiaire des musées.


par Daniel Musy publié dans : culture
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Jeudi 22 février 2007
L’Impartial d’aujourd’hui parle du dangereux « grand écart libéral », à propos du soutien que ce parti accorde à l’UDC pour le lancement du referendum contre l’éligibilité des étrangers au plan communal. Cela nous rapporte à mon billet du 29 janvier sur les valeurs de droite communes à la gauche.

Le parti libéral est dans une crise complète de valeurs, phagocyté qu’il est par l’UDC. Il n'a pas déjà assez perdu lors des derniers scrutins et fait ainsi le lit du parti blochérien qui doit voir ces allégeances avec délectation. Cela donne aussi de l'espace pour un vrai parti centriste, à la Bayrou, dans le canton. Les radicaux ? Sûrement plus, les démocrates-chrétiens, peut-être, les socialistes style Matthey-Augsburger-Kurth-Studer-Soguel-Ory, c'est déjà fait depuis longtemps et cela marche plutôt bien (centre-gauche, je veux dire !)

Dans son assemblée de la semaine passée, 17 membres du parti libéral ont refusé l’apparentement avec l’UDC contre 69 qui l’ont approuvé. On peut accepter le raisonnement mathématique de la nécessité de rassembler le plus de voix possible à droite.


Mais le soutien au referendum accompagné de contorsionnements fumeux ainsi que les déclarations de Sylvie Perrinjaquet sont bien plus intéressants : ils figurent que pour la majorité de ce parti, la « valeur culturelle » et la « valeur politique » se bradent sur l’autel du pur calcul électoral.

a) les contorsionnements, mis en avant par l’Impartial d’aujourd’hui, consistent à soutenir la récolte des signatures sans forcément soutenir le contenu. Celui-ci n’est pas anodin, il est même essentiel puisqu’il définit notre position culturelle sur le rôle des étrangers dans la communauté citoyenne. (« on ne peut pas préjuger du mot d’ordre que nous donnerons si le referendum aboutit »), dit le vice-président Bauer, dont les méandres rhétoriques récents l’ont fait battre par Pierre Bonhôte à l'élection complémentaire au Conseil des Etats. Il est vrai que ce monsieur représente après Jean-François Aubert et d'autres anciens grands esprits la relève des libéraux avec Sylvie Perrinjaquet.

b) Voici ce que dit cette dernière, ma supérieure hiérarchique, au Temps, lundi :
Vos collègues Fernand Cuche et Jean Studer ont renoncé à leur mandat à Berne suite à leur élection au Conseil d’Etat. Cet exemple ne vous a pas fait réfléchir ?
Ils arrivaient au Conseil d’Etat. Ils devaient prendre leurs marques, prendre connaissance des dossiers. Au DECS, je me trouve dans une situation plus facile qu’il y a quelques mois. Tous les dossiers importants sont en route. Je ne suis plus dans une période de nouveauté. A Berne, je pourrai renforcer l’effort concernant des dossiers clés comme l’avenir de la formation professionnelle et des Hautes écoles.

L’arrogance et la désinvolture bien connues de la ministre (dont j’ai déjà parlé dans ce blog le 9 février) s’affichent ici en toute décontraction. Pour elle, le travail politique de ministre de la République (en pleine tourmente de communication avec la population) peut s’accomoder avec le travail à 70% d’un Conseiller aux Etats. Il faut savoir que pour cause de surcharge de travail, et c'est bien compréhensible, Madame Perrinjaquet ne peut assister à toutes les séances de commissions cantonales et intercantonales qu’elle préside ou dont elle fait partie.

La photo (Le Temps, 19 février) parle d'elle-même : une ministe fatiguée et voûtée devant le vide blanc d'une hauteur accablante : c'est la relève libérale !

Il est proprement impossible d’assumer une charge de Conseiller aux Etats et de Conseiller d’Etat, comme il est d’ailleurs difficile de cumuler les mandats de conseiller communal d’une ville et de conseiller national : c’est pourquoi je suis contre le cumul des mandats, comme le PS d’ailleurs, sauf encore cette fois pour V. Garbani et D. Berberat, ancienneté oblige, mais jusqu'en 2009 seulement, année où ils devront choisir entre leurs éventuels deux mandats.

par Daniel Musy publié dans : réflexion générale
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Mardi 20 février 2007


Les Loclois sont-ils malades de l’image négative qu'on leur colle aux basques ? Celle d’une ville qui est un trou ? Seraient-ils victimes du syndrome du trou, se manifestant par des symptômes visant à pratiquer ce que Freud nomme la dénégation (nier ce qu’on sait être vrai) ? Ecoutons quelques Loclois parlant hier sur RSR1 !


Les Chaux-de-Fonniers en particulier génèrent et propagent cette vision de leurs voisins et je ne nie pas que je suis un Chaux-de-Fonnier pur jus.

L’histoire du rapport entre nos deux villes est complexe et paradoxale. Il est fait d’une asymétrie historique où la Mère commune s’est progressivement sentie dépasser par sa fille, une fille bien développée au point d’avoir eu tendance à nier sa mère.

Les Loclois eux-mêmes arrivent-ils à dépasser les effets du syndrome ? L’émission de la RSR d’hier dont vous pouvez entendre un montage me rend perplexe et je tends à penser que les Loclois sont bien contents d’être là où ils sont.

Comme Chaux-de-Fonnier, j’ai toujours pensé que vivre ici n’a de sens que par l’existence de l'ailleurs : c’est l’ouverture à la culture, aux autres régions (et à notre voisin) qui doit nous animer et nous faire vivre. Jamais il ne me viendrait l’idée de lancer un doigt d’honneur (sorti d’où ?) à ceux qui parlent mal de nous, y compris avec des stéréotypes et du mépris.

A l'égard d'une éventuelle future fiancée hésitante, le prétendant doit être animé de deux principes :

1) Tes désirs pour moi passent avant les miens pour toi.

2) Je te dis néanmoins comment je te ressens.



par Daniel Musy publié dans : réflexion générale
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Dimanche 18 février 2007

Jusqu’au 15 avril 2007 a lieu au Musée d’Histoire de La Chaux-de-Fonds une exposition intitulée « Paysages urbains ». Il s’agit de la présentation de sept projets de développement urbain durable au Crêt-du-Locle élaborés par des étudiants qui ont suivi le cours de Master 2005-2006 en architecture du paysage à l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich. La fusion est enterrée mais les collaborations entre les villes continuent. Au vernissage, présence des deux conseillers communaux responsables de l'urbanisme, du président du Conseil général du Locle, mais absence de son homologue chaux-de-fonnier !





par Daniel Musy publié dans : culture
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Vendredi 16 février 2007
14 avril 2005 - 14 février 2007 : voilà le temps qu'aura duré l'espoir d'une fusion CdF-Le Locle. Le sondage commandé par les deux villes mais surtout l'attentisme et la frilosité des autorités locloises à majorité popiste, victimes du "syndrome du trou", marquent un arrêt déterminant et lourd de conséquences pour l'avenir des Montagnes.

Voyons d'abord ce qu'en dit P.-E. Buss dans Le Temps.
Au vu de ce contexte, Denis de la Reussille et ses collègues auraient pu s'engager pour convaincre les plus sceptiques des avantages d'une fusion, démontrés en 2005 par une analyse très complète de l'Idheap et Compas. De quoi ouvrir le débat et, qui sait, faire basculer l'opinion. Pour cela, il aurait fallu croire au projet. Ce n'est malheureusement pas le cas. Les autorités locloises souhaitent avant tout conserver leurs prérogatives et maintenir la mainmise du POP au sein de l'exécutif (3 élus sur 5). Ce point de vue nombriliste renforce le cliché d'une région excentrée plus prompte à pleurnicher qu'à prendre, enfin, son destin en main.
(Le Temps, 15 février 2007)
                                                       
Et pour rêver, voyons ce que le PS, par mon camarade loclois Kohli et moi-même, disait le 14 avril 2005, jour de débat des deux Conseils généraux communs :

" La fusion : un projet où deux collectivités publiques s’unissent pour se battre ensemble en réunissant leurs forces pour penser leur avenir. (…)

Le principal bénéfice qu’on pourrait tirer d’une fusion, nous dit-on, n’est pas seulement des économies d’échelles et de prestations mais un renforcement des potentiels de développement et surtout la capacité à aller de l’avant pour mener de grands projets susceptibles de renforcer l’attractivité de nos communautés. (…)

La perspective de fusion doit d’abord être défendue dans la mise en commun des forces de nos collectivités qui ont un destin commun, collectivités qui pensent leur avenir pour affronter les défis futurs. C’est cette conception que nous souhaiterions voir partager par tous les groupes de cette assemblée. A notre sens, la fusion à terme des deux Villes ne saurait appartenir à une seule composante politique ; elle n'a de chance de succès que si toutes les sensibilités politiques s'y retrouvent. Un rapprochement fort accroîtra la capacité des deux Villes à rayonner et à développer des projets - capacité  indispensable dans le cadre du futur RUN. (…)

Le PS de nos deux villes soutient inconditionnellement la poursuite du processus engagé et invite tous les autres groupes à donner ce soir un signal fort et unanime à la population. C’est le sens de notre unité régionale, par-delà nos différences politiques, qui pourra porter dans quelques années ce projet de fusion sur ses fonts baptismaux. Ce 14 avril pourrait devenir une première date historique, si nous le voulons bien. "


Ce 14 février 2007, triste mercredi endeuillé, c'était aussi le jour des obsèques d'un des plus illustres loclois de ce temps, Francis Jeanneret-Gris. Il fut mon maître, mon ami, mon collègue et mon camarade de parti.



Je lui rends hommage ici. Il vivra toujours dans nos coeurs.

C'est lui qui a toujours été mon lien avec Le Locle; je continue à croire que plus rien aujourd'hui ne sépare les deux villes candidates en 2009 à l'inscription au patrimoine mondial de l'humanité.


par Daniel Musy publié dans : réflexion générale
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Lundi 12 février 2007
Laurent Kurth le soulignait la semaine passée dans sa réponse au Temps, le TRANSRUN n'a de sens que si La Chaux-de-Fonds si situe sur un axe, de Bienne en direction de Besançon. C'est le sens de notre motion déposée en mars 2006 lors d'un Conseil général commun La Chaux-de-Fonds-Le Locle : (...) En 2011, Besançon aura une nouvelle gare TGV sur la ligne Rhin-Rhône, à Auxon, situé à 10 km au nord de la ville. La gare de Besançon Viotte verra son rôle renforcé en devenant un espace tertiaire de premier plan et un véritable pôle d’échange. Auxon sera relié à Viotte en offrant une grande facilité d’accès aux voyageurs empruntant des trains régionaux vers le TGV. En matière ferroviaire, la ligne La Chaux-de-Fonds - Le Locle - Besançon, modernisée et avec davantage de liaisons avec nos deux villes, pourrait être pour notre région la plus rapide porte d’entrée à l’Europe puisque des trains se dirigeant dans toute l’Europe du Nord et du Sud passeront par Auxon. C’est donc un potentiel formidable que nos deux Conseils communaux devraient rapidement explorer.



La carte présentée aujourd'hui dans Le Temps est incomplète et trompeuse :




Elle oublie la ligne en bleue, que j'ai tracée, de Bienne-Franches-Montagnes à Besançon. CDF devient un noeud régional que Neuchâtel-Ville, à long terme, ne sera plus pour aller en France !



























Voyons sur cette carte la position centrale de Besançon dès 2011 en matière ferroviaire:




Si vous prenez le train pour Paris ou Marseille (sauf le dimanche), il est aujourd'hui plus rapide, plus confortable et plus avantageux de passer par Besançon en prenant le train à CDF (8 h. 10 ou 16 h. 10). Vous arrivez à Paris à 13 h 11 et 20 h 57 et à Marseille à 15 h. 10.

Rendons-nous compte que nous sommes presque au centre de l'Europe du XXIe siècle. Notre destin passe aussi par le lien transfrontalier.











La ligne grande vitesse TGV Rhin-Rhône est un projet original. Grâce à la double fonctionnalité, Nord-Sud et Est-Ouest, de sa branche Est (une ligne nouvelle entre Dijon et Mulhouse), elle permettra de réaliser sur le territoire français une liaison intéressant deux grandes diagonales européennes, ses différentes dimensions — régionale, nationale et européenne — étant naturellement complémentaires :


    * Nord-Sud entre l'Allemagne, le nord de la Suisse, l'est de la France, les vallées de la Saône et du Rhône et l'arc méditerranéen, de la Catalogne à Nice.

    * Est-Ouest entre Londres, Bruxelles, Lille, l'Île-de-France et la Bourgogne, la Franche-Comté, le sud Alsace, le Bade Sud, la Suisse alémanique et romande.


Dans sa dimension Est-Ouest le TGV Rhin-Rhône intéresse, outre Paris et sa région, le Nord-Pas-de-Calais et, avec un barreau d'interconnexion au sud de l'Île-de-France, la Bretagne et les Pays de la Loire.

Il s'agit donc de tout faire pour améliorer la liaison CDF-Besançon. Ainsi, tous les habitants du canton, des Franches-Montagnes et du Jura bernois passeront par CDF-Besançon pour aller en 2011 à Londres, Bruxelles,  Barcelone, Quimper, Nantes, Nice. Maitenant, c'est une galère de changer de gare à Paris ou de passer la douane à Genève. On peut également faire l'hypothèse que le ligne Berne-Neuchâtel-Frasne sera condamnée à moyen terme.

Donc, le temps où un Neuchâtelois du Bas viendra prendre à CDF son train pour Paris, Marseille ou Lille n'est plus si loin...


 

 
par Daniel Musy publié dans : Lien Commune-Canton
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Vendredi 9 février 2007
Le samedi 3 décembre, lors des rencontres de décembre au Club 44 consacrées aux problèmes de formation, transports et infrastructures dans le Haut, les deux conseillers d'Etat Sylvie Perrinjaquet et Fernand Cuche ont brutalement quitté la salle sans écouter les interventions de Laurent Kurth et Denis de la Reussille. J'ai interpellé le Conseil communal le 19 décembre là-dessus.

Voici ce que j'ai dit :

J’aimerais très rapidement interpeller le Conseil communal sur les liens et les discussions existant en cette période difficile pour notre Ville entre le Conseil d’Etat et La Chaux-de-Fonds; La Chaux-de-Fonds en particulier et en l’occurrence, notre Conseil communal.  Les rencontres entre nos deux exécutifs se déroulent-elles régulièrement, dans un bon climat, dans une écoute attentive de la part de l’autorité cantonale ? Voilà ma question. Ces rencontres permettent-elles de faire avancer les positions, le rééquilibrage que notre Conseil dans sa majorité, sinon dans son unanimité, appelle de ses voeux. Il faut dire que la question me préoccupe après la séance de réflexions des Rencontres de décembre au Club 44, séance à laquelle deux représentants de notre Conseil d’Etat ont participé avant de brutalement la quitter. Brutalement, parce que c’était juste avant le moment où les représentants de nos deux villes ont fait d’importantes interventions. Comme élu ayant participé avec un autre de mes collègues à cette séance, j’ai été surpris, d’ailleurs comme la presse locale, par cette, disons-le aimablement avant les fêtes de Noël, désinvolture.
(…)


Le Conseil communal a répondu ainsi .

A la question de M. Musy, oui, il y a des rencontres entre le Conseil d’Etat et le Conseil communal. Oui, le climat est serein. Oui, le Conseil d’Etat a une oreille non seulement attentive, mais une attitude polie. RIRES. Nous devons constater simplement que le Conseil d’Etat est obnubilé par les finances, par le frein aux dépenses, et qu’il a parfois tendance à ne pas avoir de vision politique d’avenir. (…) Concernant les Rencontres de décembre et la non-présence de conseiller d’Etat ou de conseillère d’Etat, nous devons dire que le Conseil communal a lui aussi été choqué, et que le Conseil d’Etat est seul maître de ses horaires et de l’image qu’il veut donner à la population.

par Daniel Musy publié dans : Lien Commune-Canton
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