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  • : Je suis né à La Chaux-de-Fonds le 24 février 1956 . J'enseigne le français, la philosophie et l'histoire de l'art au Lycée Blaise-Cendrars. Je suis conseiller général socialiste depuis 2004
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Blog créé le mercredi 24 janvier 2007, après la conférence de presse du Conseil d'Etat neuchâtelois sur l'avenir des Montagnes neuchâteloises. Date peut-être historique d'un déclin annoncé ou d'une réaction politique et citoyenne qui refuse d'abdiquer  ?

Blog de Daniel Musy

Un blog politique ?

Un bien grand mot pour ces billets qui paraîtront à rythme régulier et qui vous permettront de connaître mes interventions au Conseil général et certaines réflexions plus personnelles sur la marche et la vie de La Chaux-de-Fonds, ma cité.

Un blog politique, alors oui, dans le sens noble de politique !



Vendredi 9 février 2007
Au Conseil général du 22 novembre 2006, l'UDC Hugues Chantraine interpellait le Conseil communal sur une bourde du service informatique, sous le titre hallucinant "Abus de biens sociaux". Ce service avait utilisé du papier officiel de la Commune pour envoyer une lettre à des commerçants de la ville. Il prévoyait de récolter quelques fonds pour un rallye. J'ai répondu à ces abus de langage.

L'interpellation se terminait ainsi :
Les mesures prises par le Conseil Communal suite à cette affaire grave semblent par trop mineures, s’acquittant lui-même de la réparation en adressant à chaque personne contactée une lettre d’excuses expliquant les remontrances faites aux auteurs.Des sanctions plus sévères doivent être prises contre les responsables : entre blâme, remboursement, en totalité, des frais occasionnés par l’Affaire, ou des heures de travail offertes « en pénitence » à la collectivité publique pour le préjudice créé, nos autorités ont le choix. Merci à notre Conseil Communal de répondre aux attentes de la population à ce sujet.

Le Conseil communal a répondu notamment :
En préambule, j'aimerais parler de ce qu'est un abus de biens sociaux.
1. Il n'existe pas dans le droit suisse.
2. Si on prend le droit français, il ne s'applique qu'aux Sàrl et aux SA, en aucun cas à une collectivité publique.
3. Pour qu'il y ait un abus de biens sociaux, il faut mettre en danger financièrement la société. On parle de Frs 85.- sur un budget de 200 millions. Je nepense pas que la société, commune de La Chaux-de-Fonds, ait été mise en danger.
4. Il faut qu'il y ait un enrichissement personnel. Ce qui n'est manifestement pas e cas.
Donc le terme d'abus de biens sociaux est, on peut le dire, relativement mal placé.


Ensuite je suis intervenu en disant ceci :
Cette interpellation me donne l’occasion de faire une réflexion sur le sens de la parole démocratique. Il est vrai qu’il y a, et c’est regrettable, parfois dans certaines collectivités en effet des abus de biens sociaux. J’aimerais qu’entre nous, nous puissions dans cette assemblée ne pas abuser des mots, que nous puissions rationnellement pouvoir discuter sans jeter à la vindicte publique tel ou tel, sans abuser des formules faciles, sans exagérer. Lorsque nous lisons dans l’interpellation de l’Union Démocratique du Centre - et que le mot « centre » soit bien dans la tête de ses représentants, car être au centre, c’est justement ne pas abuser des extrêmes –qu’on voudrait que des sanctions comme des heures de travail offertes « en pénitence » soient données à ces personnes. RIRES. Bien sûr que cela fait rire et c’est facile de faire rire; je pourrais vous en raconter beaucoup plus sur beaucoup de choses. Mais au Moyen-Age, on brûlait les gens sur des bûchers, à la Révolution on les guillotinait, au Far-West, on les couvrait de goudron et on leur mettait des plumes. J’aimerais ici dans cette assemblée qu’on ait un petit peu le sens des mots qu’on utilise.


par Daniel Musy publié dans : réflexion générale
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Mercredi 7 février 2007
Hier soir au Club 44, débat sur les relations Haut-Bas avec Jean Studer, Laurent Kurth, le professeur Jeanrenaud et J.-Ph. Kernen, secréataire de l'association patronale de La Chaux-de-Fonds. Au cours de la discussion avec le public survient la question d’une éventuelle cantonalisation du MIH. Et Jean Studer de plaider pour que la ville de La Chaux-de-Fonds arrive à construire un concept muséal autour du temps. Ainsi le lien avec le musée d’archéologie serait fait. A noter, pendant cette soirée, le lapsus significatif de Jean Studer, disant les "Chiffonniers" au lieu des "Chaux-de-Fonniers". Merci Freud, tout est déjà décrypté : on avait compris avant.

Les trois musées axés sur le thème du temps, c'est exactement ce que je m’efforce de défendre depuis 5 ans, avec succès ces derniers mois puisque le document ci-dessous, élaboré par moi, a été discuté à la Commission du Musée des beaux-arts dont je fais partie depuis 1984.


Ainsi, la restructuration administrative des trois musées (d’horlogerie, des beaux-arts, d’histoire) devrait s’accompagner d’une réflexion sur les contenus, centrés autour du thème du temps tout en laissant à chaque musée une liberté pour d’autres expositions, en particulier le MBA. Celui-ci pourrait exploiter ce thème dans certaines expositions contemporaines. Le conservateur qui entrera en fonction le 1er octobre devrait selon moi être choisi aussi en fonction de cette perspective.

Le schéma montre comment les Musées du Parc, puisque ce sera sûrement le nom du complexe, pourraient être en lien avec ce qui fait la substance de la région et du canton. On pourrait même envisager que la rue du Casino devienne le « Cours du Temps ».

Page à télécharger en cliquant ici:
http://web.mac.com/dmusy1/iWeb/Telechargement/4329E395-CB10-4144-90C9-2FFEA4E89698.html

par Daniel Musy publié dans : culture
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Mardi 6 février 2007
Voici les lucides paroles du nouveau président de la Chambre neuchâteloise du commerce et de l'industrie, M. Frédéric Geissbühler. Il continue son interview dans L'Impartial nouvelle formule en répondant à une question sur la rupture entre le Haut et le Bas. Est-elle consommée ? C'est très regrettable ! Je peux le comprendre, mais en même temps je n'y vois pas de raison profonde, si ce n'est l'action d'une minorité du Haut face au Bas.
Ces paroles, aujourd'hui, se passeront de mes commentaires. Ce blog, c'est aussi pour mettre en évidence ce qui se dit. Souvenez-vous qu'hier je déplorais que la vision technocratique du directeur de l'hôpital neuchâtelois était soutenue par un gouvernement de gauche...
par Daniel Musy publié dans : réflexion générale
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Lundi 5 février 2007
Forte présence de La Chaux-de-Fonds dans les médias romands ce week end. Une interview de Laurent Kurth dans Le Temps samedi 3 février et Mise au point consacré à la fermeture de la pédiatrie hospitalière de l’hôpital de La Chaux-de-Fonds. Mais l’essentiel est pour moi mercredi 8 février à 20 h. 00 au Club 44 : la constitution de l’association de soutien à la candidature « Patrimoine horloger » des villes de La Chaux-de-Fonds et Le Locle au patrimoine mondial de l’humanité de l’Unesco.

Laurent Kurth a des paroles fortes et résolument lucides sur l’avenir de notre ville. Il la défend et croit en son avenir, à condition qu’on la « laisse se réaliser ». Or, quel est le problème dont nous souffrons ? Un déficit structurel d’environ 15 millions qui s’explique par trois facteurs : une diminution des rentrées fiscales depuis 2004 ( baisse de l’impôt communal et suppression de la taxe foncière), des investissements très importants voire disporportionnés entre 2000 et 2004 dont nous devons supporter les lourds amortissements et un report de plus en plus important de charges cantonales sur les communes. Nous sommes contraints de diminuer drastiquement nos investissements, ce qui risque de nous faire passer à côté de projets d’investissements vitaux pur notre développement (exemples : aménagement de terrains pour de nouvelles entreprise ou logements, valorisation de l’espace urbain et culturel). Sur ce point, il est piquant de constater que l’expert de l’Unesco qui viendra en 2008 inspecter nos villes pour faire un rapport sur la candidature verra que La Chaux-de-Fonds n’a même pas un musée d’histoire qui présente la villle, son histoire et son patrimoine horloger de façon moderne didactique et dynamique.

Donc, que faire ? D’abord, croire en la ville et son potentiel. Laurent Kurth le dit .
- Vous croyez en votre ville. Comment convaincre les sceptiques? - Connaissez-vous une autre région de Suisse qui développe un projet comme Robot-Parc, au Crêt-du-Locle, soutenu à hauteur de 800 000 francs par la Confédération, qui sera la vitrine des activités technologiques? Où tous les grands groupes horlogers investissent? Qui peut s'appuyer autant sur une identification de sa population, prête à se mobiliser pour sa région? Qui offre des espaces urbains et environnementaux, une telle harmonie entre activités économiques, culturelles, de détente, qui développe un dossier d'inscription à l'Unesco? Si, avec tout cela, on ne croit pas en sa ville, il faut arrêter!

Mais ce n’est pas suffisant car la réalité actuelle est sombre : Mise au point, réalisé par une ancienne et fidèle chaux-de-fonnière, Isabelle Nussbaum, dégageait un parfum nostalgique de déclin annoncé. On y a vu l’extrême lucidité de Muriel Bovay-Scheider, l’initiatrice de la pétition des 15000 signatures contre la fermeture de la pédiatrie hospitalière, l’impasse illustrée par de sincères parents qui voyaient bien quels problèmes et quelles angoisses se poseront pour des familles qui devront aller à Neuchâtel quand leurs enfants seront malades. On rageait d’entendre Pascal Rubin, directeur des hôpitaux neuchâtelois, faire la comparaison entre descendre à Neuchâtel pour faire du shopping ou y transporter un enfant malade : cette vision technocratique effraie d’autant plus qu’elle semble soutenue par le gouvernement cantonal de gauche. Et on voyait bien que l’équation impossible est de combler le déficit démographique en ayant un déficit d'infrastructures, indispensables pour attirer de nouvelles jeunes famille

Déficits budgétaire, infrastructurel, démographique : alors que faire, une fois de plus, que faire pour démêler cet écheveau ? 3000 personnes vont dans la rue se battre pour leur ville et 75 % d’entre elles ne voulaient pas entendre parler en septembre 2005 d’un léger relèvement fiscal qui aurait soulagé les finances. Les 85% d’entre elles ont voté pour l’assainissement des finances cantonales qui génère les mesures dont elles se plaigent maintenant. La population chaux-de-fonnière veut toujours et même encore plus mais ne ne jamais payer plus. C'est une situation tragique pour la gauche car les solutions possibles se heurtent à l'obstacle des votes populaires qui baleient toute proposition de hausses fiscales.

On ne résoudra pas notre quadrature du cercle si on ne dit pas clairement et rapidement aux Chaux-de-Fonniers que sans un effort pas seulement protestataire de leur part (en bref, une sorte de contribution financière extraordinaire et ponctuelle qui permettrait d'éponger un peu la dette) la ville court à son déclin. Le syndrôme du trou nous menace (se recroqueviller sur soi et gueuler quand on nous fait mal). Sur un quelconque effort financier extraordinaire de la part des citoyens, le consensus politique et populaire est impossible. La droite n’a pas d’autres solutions, sinon couper et encore couper partout et n'importe comment : les logements communaux, la culture, les fonctionnaires. Elle ne n'obéit qu'à une logique gestionnaire et comptable. D'ailleurs, les principaux membres de droite de la commission financière sont comptables, noble métier en soi mais qui déforme la vision d'ensemble. En même temps, la gauche des Montagnes doit dire qu’elle se battra pour imposer l’idée d’un péréquation cantonale de l’impôt sur les personnes morales. Tag Heuer à La Chaux-de-Fonds, c’est bien mais les ressources fiscales dont ils nous feront bénéficier, c’est le dixième de Philip Morris. Il nous faut lancer rapidement une initiative cantonale sur ce thème même si Jean Studer s'oppose pour le moment à cette mesure.

En fonction de l’analyse que je fais, je ne vois pas comment nous échapperons à une mise sous tutelle de l’Etat qui en 2008 nous imposera un relèvement drastique du coefficient fiscal. Il sera en effet très difficile de construire un budget 2008 équilibré puisque nous sommes au bout des efforts que nous avons déjà faits dans les restrictions budgétaires.

C’est pourquoi, dans cette situation que certains trouvent excitante (parce que, pour eux, c’est dans les pires difficultés que la politique a sa raison d’être), je ne vois pas encore actuellement de solution douce à la quadrature du cercle.

Alors, dans l'immédiat, autant à continuer de défendre la candidature Unesco, l'immense espoir de la région d'une reconnaissance mondiale, à rendre jaloux les habitants du Bas.

Je serai donc présent mercredi soir au Club 44, comme je l’avais été en le 7 décembre 2000 quand j’avais publiquement lancé l’idée de cette candidature...



par Daniel Musy publié dans : réflexion générale
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Vendredi 2 février 2007


L'érection en septembre 2006 du "monument Altimille", surnommé par moi le VAC(H)ART dans mon site internet http://web.mac.com/dmusy1/iWeb/HALTYVILH/ , a suscité une interpellation de ma part qui a été traitée le 22 novembre 2006 au Conseil général.

Voici le texte du procès-verbal. Je considère que politiquement le dossier est clos. Sentimentalement, la verrue reste puisque le VAC(H)ART n'est pas plus beau en hiver qu'en automne. Le site sera donc périodiquement actualisé.


Interpellation de M. Daniel Musy
Installation d’un « monument symbolique situé au coeur de la cité »
L’installation d’un « monument symbolique situé au coeur de la cité », AltiMille, a eu lieu
en septembre et sa « remise officielle aux autorités » s’est faite par un généreux
entrepreneur de la place « dans le cadre de [son] centième anniversaire ». Nous
remercions l’entreprise VAC et M. Michel Pittet du soutien qu’ils apportent depuis des
générations à notre cité et en particulier de leurs dons ou legs. Ce n’est pas eux qui sont l’objet de nos questions car La Chaux-de-Fonds a besoin de maintenir et de renforcer les liens entre son patrimoine et les forces vives entreprenantes désireuses, elles aussi, de la valoriser.
La Ville a-t-elle respecté pour elle ce qu’elle exige des constructeurs privés ? L’installation de ce monument symbolique a été rendue possible par l’autorité communale sans aucune consultation ou réunion des services de la ville concernés et sans respecter le règlement des constructions. La demande obligatoire du permis de construire n’a pas pu être examinée par la commission d’urbanisme ni sanctionnée par la Police du feu et des constructions : un permis de construire a-t-il tout de même été délivré et par qui ?  De plus, le Conseil communal peut-il nous dire si un contrat d’entretien ou de conservation a été passé avec le donateur ? Le monument symbolique est-il un objet dont les Travaux publics s’occuperont ou une oeuvre d’art que les Affaires culturelles «conserveront » comme le carillon, ou le legs Junod ?


Développement oral de l’interpellation

M. Daniel Musy, soc. : Mme la présidente, Mesdames,Messieurs. Cette interpellation n’est pas une interpellation de louanges. RIRES. Et ce n’est pas une interpellation qui loue la transversalité et la communication entre services, tant louée par le Conseil communal précédemment dans son intervention.  Mais disons-le d’emblée et sans emphase, nous commencerons par être contents.  Contents que dans cette ville, il puisse y avoir des entreprises qui historiquement ont joué le rôle de mécènes, qui maintenant peut-être jouent le rôle de mécènes et le rôle de sponsors, mais bref qui croient à l’avenir des collectivités publiques, des régions et des villes et qui les soutiennent en particulier au niveau de la culture. VAC est une de ces entreprises phare. Son directeur M. Michel Pittet en est le dynamique chef et nous souhaitons ici le remercier pour ce qu’il fait pour cette ville, pour ce qu’il fait pour le sport, pour ce qu’il fait pour la culture et pour ce qu’il a fait de son don. Les choses sont clairement ici exprimées en public.
La question est de savoir ce que l’on fait des dons qu’on nous donne. Récemment nous n’avons pas eu beaucoup de chance avec les récentes installations de monuments dans notre ville. Nous pensons aux Frs 50’000.- donnés au sculpteur Berthoud en échange de sa petite sculpture que même le Conseil communal actuel n’a pas pu inaugurer lui-même. Nous pensons au rond-point des Entilles où c’est Coop qui a décidé de l’installation actuelle après le flop du concours organisé par la ville. Il est donc nécessaire d’avoir à ce niveau-là une moins légère politique. Et la politique commence par la consultation de tous les partis, les services en particulier. Je ne reviendrai pas sur le flop de cette installation de ce monument où aucun service n’a été consulté (les parcs et plantations, les musées). Par contre, j’aimerais vraiment savoir si malgré tout, comme ça l’avait été d’ailleurs pour la sculpture qui est devant le Musée d’horlogerie, la sculpture parlante de Serge Bringolf, au moins un permis de construire a été accordé, car il ne peut pas y avoir quand on installe une nouvelle construction sur l’espace public deux poids, deux mesures. Il faut, comme d’ailleurs pour les fenêtres de cet Hôtel de Ville, respecter comme institution publique les règles que nous faisons respecter aux privés. Dans cette occasion-là, il fallait respecter les règles de la consultation de la commission de l’urbanisme.
Parlons finalement de l’entretien d’AltiMille. C’est un honneur à l’égard du donateur que ce monument soit entretenu. Nous constatons qu’il est déjà tagué. Nous constatons que devant lui se trouve une horrible poubelle qui rompt complètement le rapport visuel que nous avons à lui. RIRES. Est-ce à dire que le Conseil communal ne se préoccupe plus du don qu’on lui a donné ? Moi j’estime que c’est maintenant une chose qui a été installée. On pourrait discuter de la valeur symbolique de ce monument. Ce n’est pas le but ici. Le but ici est que ce monument soit entretenu. Des tags existent déjà. C’est un risque et nous souhaitons vraiment que le Conseil communal réponde clairement de savoir si les services vont s’occuper de ce monument.


M. Laurent Kurth, vice-président du Conseil communal (Finances, économie et urbanisme) :
Mme la présidente, Mesdames, Messieurs. Ça n’était pas une interpellation de louanges. Néanmoins elle a été jugée plus pertinente qu’impertinente par le Conseil communal, en particulier dans son développement écrit peut-être davantage que dans son développement oral qu’on vient d’entendre, puisqu’il est malheureusement entaché d’une série d’imprécisions ou de méconnaissance d’un certain nombre d’éléments, que j’aimerais quand même rectifier très rapidement.
D’abord pour l’oeuvre de l’artiste Berthoud, deux de mes collègues étaient présents lors de l’inauguration de son installation. Deuxièmement, le flop du concours du giratoire Coop n’a pas été un flop. Il y a effectivement eu un problème avec le projet qui a été primé. Mais nous ne pouvons pas juger le résultat du concours comme un flop, ce d’autant que l’oeuvre qui est aujourd’hui installée au centre de ce giratoire a été jugée par un journal spécialisé dans l’aménagement urbain comme une réalisation exemplaire ; c’est dire si les goûts et les couleurs dans ce domaine peuvent faire débattre longtemps.
Revenons plus précisément au sujet précis de l’interpellation, le monument AltiMille. Effectivement, cette histoire met le doigt sur une série de problèmes que nous avons rencontrés dans la conduite du dossier. Il arrive qu’il y ait des dossiers qui s’emmanchent mal et il y a une suite d’éléments qui se passent mal les uns derrière les autres de sorte qu’au bout du compte, nous avons le sentiment que c’est définitivement une catastrophe. Je ne dirais pas que nous avons ce sentiment-là au Conseil communal, mais nous devons reconnaître qu’il y une série d’éléments qui ne se sont pas passés comme ils le devaient. Non pas par la volonté du Conseil communal, mais cela révèle une série de dysfonctionnements auxquels d’ailleurs nous avons déjà en partie remédié.
En novembre de l’année dernière, l’entreprise VAC, par l’agence de communication qu’elle avait mandatée, a pris contact avec nous pour dire qu’elle souhaitait fêter, par toute une série de manifestations en ville, son centième anniversaire. Parmi ces manifestations, il y avait l’idée de remettre un monument symbolique à la ville, qui pourrait figurer sur la ligne des mille mètres quelque part, devant lequel on imaginait que les touristes auraient plaisir à se faire photographier.  Le Conseil communal a jugé que c’était une bonne idée, qu’il devait entrer en matière sur ce projet, ce qu’il a fait. J’ai confirmé au représentant de cette agence de communication oralement que le Conseil communal entrerait en matière. J’aurais peut-être dû le faire par écrit mais effectivement je l’ai fait oralement. Le Conseil communal n’a plus entendu parlé de ce dossier pendant longtemps. Ensuite de quoi une nouvelle demande a été déposée. Le Conseil communal a confirmé son accord, de principe toujours, en renvoyant au service d’urbanisme pour examen du lieu le plus propice pour l’implantation de ce monument. Des contacts très étroits ont eu lieu. Des plans ont été sortis. Nous avons pu suivre sur des plans la ligne des mille mètres, regarder les différents lieux sur lesquels nous pouvions faire des propositions à l’entreprise de communication qui était chargée du dossier. Et l’endroit sur lequel est installé maintenant ce monument a été retenu parmi d’autres. A ce stade, l’agence de communications a écrit à nouveau au Conseil communal pour demander confirmation formelle de la possibilité d’implanter ce monument. C’était pendant l’été, alors même que celui qui était en charge du dossier était absent. Le dossier a donc été traité sur le plan formel en disant « si effectivement vous avez un préavis positif du service, c’est en ordre. Il vous faudra obtenir l’avis positif de la police des constructions ».
On met le doigt là sur un deuxième problème que nous rencontrions, puisque nous sommes en train de le régler dans le cadre de l’organisation du service de l’urbanisme. Pour beaucoup d’entre vous et pour surtout de nombreuses personnes dans la population, le service d’urbanisme et la police des constructions c’est un seulet même service. Il se trouve que dans son organisation jusqu’à il y a quelques semaines, le service d’urbanisme et la police des constructions étaient organiséscomme deux services. Donc la personne qui a reçu la prise de position du Conseil communal s’est dit « dès lors que j’ai le préavis favorable de ceux qui ont même identifié l’endroit avec moi, qui sont dans le service d’urbanisme, je pars du principe que j’ai l’autorisation de la police des constructions ». S’est déroulée ensuite une période de vacances, jusqu’au jour où les travaux ayant été commandés, le terrassement étant sur le point d’être entrepris, personne n’avait été consulté, parce que toutes les consultations qui auraient dû avoir lieu, auraient dû se faire dans le cadre de la procédure de demande de permis de construire. Aussi bien les services industriels qui devaient vérifier qu’il n’y avait pas des câbles électriques en dessous de l’endroit choisi, aussi bien les voisins des lieux, en particulier les conservateurs des musées, aussi bien ceux qui s’occupent de l’entretien de ces lieux, à savoir les espaces verts auraient dû être consultés. Ils ne l’ont pas été. Les travaux étaient commandés et le Conseil communal a dû trancher. Est-ce qu’on fait tout arrêter alors qu’on a donné par trois fois notre accord sur ce projet formellement ? Que de bonne foi, nous pouvons considérer que des gens qui ont reçu un avis du serviced’urbanisme ont pu imaginer qu’ils avaient reçu le feu vert de la police des constructions. Est-ce qu’on fait tout arrêter ou est-ce qu’on laisse faire et qu’on
régularisera la situation après coup, ce qui a été fait, parce que nous estimons qu’une fois que la parole est donnée si nous n’avons pas affaire à quelqu’un qui est demauvaise foi, on doit régler nos problèmes en interne et ne pas en faire porter le préjudice à ceux qui sont les auteurs de ce dossier. Mais à aucun moment il n’y a eu la volonté de la part du Conseil communal de ne pas respecter les procédures qu’il impose à d’autres. Il est arrivé dans quelques autres dossiers depuis le début de la législature qu’à l’intérieur même des services, quand on a reçu le feu vert de principe du Conseil communal pour un projet, on se dise qu’on peut aller de l’avant. On oublie que si le Conseil communal a dit oui à un projet, celui-ci doit encore faire l’objet d’une procédure de type permis de construire. Nous avons eu quelques dossiers de cette nature. Il y a encore quelques semaines, nous avons repris ce point avec le Conseil communal en demandant que tous les objets de constructions, de transformations, d’aménagements passent par le bureau des permis de construire qui est ensuite chargé de récolter les préavis des différents services concernés. Ce sont donc des points que nous sommes en train de régler. A la fois sur la procédure et à la fois sur l’organisation du service d’urbanisme pour lequel nous avons tenu à ce que ce qui apparaît à l’extérieur comme un seul service soit à l’interne aussi organisé comme un seul service et qu’on règle le problème de circulation de l’information. C’est donc effectivement un concours de circonstances malheureux qui met le doigt sur une série de dysfonctionnements.
Pour répondre très concrètement aux dernières questions que vous avez posées, la poubelle devant le monument n’a quant à elle pas fait l’objet de permis de construire ! En revanche le monument aujourd’hui est sanctionné par un permis de construire. Le Conseil communal a sanctionné l’érection de ce monument dans ce parc.
S’agissant des tags et de l’entretien du monument, il est prévu que ce soit effectivement les Travaux publics qui se chargent de l’entretien. J’ignorais pour ma part qu’il était déjà tagué, car je n’y suis pas retourné ce soir avant de venir au Conseil général.
J’espère avoir répondu, à défaut que ce soit à votre entière satisfaction, en tout cas de la façon la plus complète et la plus honnête ur ce que nous pouvons considérer effectivement comme un dysfonctionnement et dont on espère qu’il ne se reproduise plus. Je vous remercie.

Mme Katia Babey Falce, 1ère vice-présidente : L’interpellateur est-il satisfait ?
M. Daniel Musy, soc. : Je suis complètement satisfait, Mme la présidente.

par Daniel Musy publié dans : culture
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Lundi 29 janvier 2007
Cette question m’intéresse depuis 2004 au Conseil général et la présence de l’UDC, sur laquelle nous reviendrons dans des prochains billets, oblige la droite modérée à se situer. Ou plutôt l’empêche de se situer puisque en octobre 2007, sauf imprévu de dernière minute, il y aura apparentement généralisé de la droite.

La semaine passée, dans l’Impartial, une tribune libre de M. Jean Dessoulavy mérite qu’on s’y arrête. Ce citoyen, probablement radical ou libéral, met en avant cinq types de valeurs pour situer une position politique.

a) la valeur économique (« la nécessité d’une gestion des finances publiques et de la dette plus rigoureuse »)

b) la valeur culturelle (« les choix de société (naturalisation, place des étrangers, vie culturelle »)

c) la valeur politique (« les moeurs politiques (respect de la collégialité et de certaines valeurs républicaines »)

d) la valeur sociale (« rôle de l'Etat (politique sociale, soutien aux plus faibles »)

e) la valeur nationale (« rôle de notre pays (vision européenne, rôle de la Suisse dans le concert international »))

Il démontre que les deux partis de la droite modérée partagent peu de valeurs avec l'UDC. Il juge que  depuis une dizaine d'années, l'orientation de l’UDC au plan national est peu à peu devenue inconciliable avec la culture politique des partis de la droite progressiste. "Dans ce parti anciennement agrarien, l'humanisme, le débat loyal et la recherche de solutions sont devenus objets de critiques et de moquerie". Il en conclut qu'avec avec l’alliance avec l’UDC, « l’extrême droite », la droite progressiste prend un énorme risque.

Sans aucun doute, les socialistes, et c’est pourquoi j’en suis un, diffèreront du libéral sur les points a) et en partie d).

Mais l’important, n’est-ce pas les valeurs communes ? C’est pourquoi je crois qu’il y a moins de différence entre un socialiste et un radical (ou libéral) comme M. Dessoulavy qu’entre un radical comme lui et un UDC comme M. Legrix, par exemple, conseiller général chaux-de-fonnier et député.


Il n’y pas que les questions économiques, fiscales ou sociales qui comptent en politique. C’est surtout sur les autres valeurs qu’on doit se situer comme homme politique.

C’est le sens de mon engagement dans une ville où l’UDC fait plus de 20 % des voix.






par Daniel Musy publié dans : réflexion générale
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Samedi 27 janvier 2007
Jeudi au Conseil général, je suis intervenu sur le point a) du texte écrit le mercredi 24 janvier (cf plus bas) , sur le glissement du discours du Conseil d’Etat qui ne parle plus d’équilibre mais de complémentarité. J’ai adouci la phrase sur l’anticonstitutionalité et ai dit "frise les limites de la constitutionalité".

La seconde partie de mon intervention, très succinctement résumée par l’Impartial d’aujourd’hui, a été une réponse à l’intervention de Madame Silvia Morel qui est la seule élue de droite ayant pris la parole ce soir-là. Silence radio absolu de l’UDC et des libéraux.

Après la très longue et sincère intervention de Pascale Gazareth (POP), très critique sur le message du gouvernement (elle a même parle de « trahison ») et qui laisse augurer de ce que sera la position popiste pour les fédérales (se démarquer le plus possible du gouvernement), Silvia Morel a commencé par relever le paradoxe de voir un parti de droite, le sien, soutenir un gouvernement de gauche. Elle a souligné, à mon avis à juste titre, le ton trop négatif de la gauche ce soir-là face au gouvernement, y compris même le mien. Il faut au moins reconnaître une chose, c’est que sur le dossier HES, le gouvernement a engagé un combat, ce qui est rare de sa part depuis des années. Cela, la gauche ne l’a pas assez dit. Avoir des « pensées tristes », comme dirait Spinoza, diminue notre puissance d’être et d’agir.

Madame Morel a ensuite crié victoire en se réjouissant que nous ayons « gagné la HES » et que c’est maintenant au Conseil communal de se bouger pour faire avancer le dossier, de la construction en particulier. C’est là bien évidemment que je ne puis être d’accord avec cet optimisme naïf et ces « passions tristes » que l’élue radicale génère régulièrement à l’égard des autorités chaux-de-fonnières. C’est comme si elle voulait dire que si cela rate, ce sera de la faute de la ville. Le jeu politique veut qu’on ne laisse pas sans réponse ce genre d’insinuation. Laurent Kurth a d’ailleurs longuement expliqué les innombrables rencontres qu'il y a déjà eu entre la ville et les partenaires concernés par cette possible école à La Chaux-de-Fonds.

Mais le combat est-il gagné ? Surtout pas ! Silvia Morel dit qu’il faut foncer, sans voir les chicanes du parcours : convaincre les autres cantons (BE et JU), convaincre le comité directeur de la HES Suisse occidentale, peu favorable aux dispersions de sites, convaincre le Conseil fédéral, convaincre les Neuchâtelois eux-mêmes.

Lisons la presse d’hier et voyons l’attaque en règle des milieux économiques et médiatiques. Et surtout, commençons à voir le gros obstacle politique du dossier qui est un obstacle cantonal. En effet, d’après mes informations, non vérifiées je le reconnais, le site pour une HES ingénieurs à Neuchâtel est prêt. C’est sur le terrain qui serait laissé libre par le vieil entrepôt CFF à l’est de la gare. Le financement avec des fonds privés serait trouvé et les plans déjà élaborés. Comment alors, politiquement, faire accepter à tous les Neuchâtelois un investissement important à La Chaux-de-Fonds alors que cela serait plus simple, plus rapide et moins coûteux de le faire à Neuchâtel ? Pense-t-on au risque du referendum ? Là est la quadrature d’un cercle où les rondeurs de Jean Studer compenseront peut-être les arêtes vives de Sylvie Perrinjaquet.
par Daniel Musy publié dans : Lien Commune-Canton
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Mercredi 24 janvier 2007
Dans le communiqué du Conseil d'Etat de ce jour, on peut lire trois phrases intéressantes :


a) Dans ce nouveau canton de Neuchâtel, les équipements collectifs et les centres de compétences doivent être répartis dans un esprit de complémentarité et de répartition et non plus d’équilibre quasi absolu entre ses deux pôles urbains.

b)Le Conseil d’Etat prépare aussi de nombreux projets. Non seulement des projets créateurs de richesses, mais aussi des projets fédérateurs à l’instar du TransRUN. Axe majeur de cohésion cantonale, le TransRUN est basé sur un projet d’agglomération et des régions qui conditionnera la réalisation, à l’horizon 2010-2015, d’un moyen de transport public rapide entre le Haut et le Bas du canton. Le Conseil d’Etat remettra un rapport sur cet objet au Grand Conseil cet automne.

c)Les services de pédiatrie hospitalière seront centralisés à Pourtalès dès le 1er janvier 2008, où sera créé un département cantonal de pédiatrie de l’HNe auprès du centre de néonatalogie existant. Cette décision se veut une mesure indispensable d’amélioration de la sécurité sanitaire et de rationalisation, et ne doit en aucun cas être perçue comme un démantèlement du site de La Chaux-de-Fonds, dans lequel un projet de rénovation est d’ailleurs prévu.



Ces trois extraits du communiqué du Conseil d'Etat le 24 janvier me font réagir ainsi :

a) Donc le CE présuppose qu'il y avait ou qu'il y a encore équilibre.  C'est difficile à admettre : en effet, il n'y a jamais eu équilibre et et encore moins équilibre absolu. Dans son texte d'hier, le CE ne parle même plus d'équilibre ou de rééquilibrage mais de complémentarité. Autrement dit, un un centre de l'agglomération et des banlieues périphériques et complémentaires du centre. Et non une agglomération avec deux centres : le Haut et le Bas

Rappelons l'article 5 de la Constitution cantonale :

Tâches de l'Etat et des communes

Art. 5   1Dans les limites de leurs compétences et en complément de l'initiative et de la responsabilité des autres collectivités et des particuliers, l'Etat et les communes assument les tâches que la loi leur confie, notamment:

a)  la protection de la liberté des personnes;

b)  le maintien de la sécurité et de l’ordre publics;

c) l’instruction et la formation, scolaire et professionnelle, ainsi que la formation des adultes;

d) l’accueil et l'intégration des étrangères et des étrangers, ainsi que la protection des minorités;

e)  la promotion et la sauvegarde de la santé;

f) le développement de l’économie, ainsi que le maintien et la création d'emplois;

g)  l'équilibre entre les régions, ainsi que la collaboration et la péréquation financière intercommunales; (...)

Sous cet aspect, je tends à penser que la ligne politique du gouvernement frise l'anticonstitutionalité.

b) Ai-je mal compris quand je croyais que pour bénéficier du financement de la Confédération il fallait déposer le projet fin octobre 2007 ? Ici, on nous parle d'un rapport au Grand Conseil. Ne sera-t-il pas alors beaucoup trop tard, ce qui ferait partir en fumée dès fin 2007 le projet d'un espace HES à CdF ? Il faut aller plus vite.

c) Je trouve les dernières ligne vagues et floues; je me serais attendu à un engagement ferme du Conseil d’Etat pour un vrai investissement de grande rénovation, avec des chiffres et des exemples. Bref, dans ce dossier Hôpital, on doit céder la pédiatrie hospitalière sans contrepartie clairement affirmée.




par Daniel Musy publié dans : Lien Commune-Canton
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