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  • : Je suis né à La Chaux-de-Fonds le 24 février 1956 . J'enseigne le français, la philosophie et l'histoire de l'art au Lycée Blaise-Cendrars. Je suis conseiller général socialiste depuis 2004
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Texte libre

Blog créé le mercredi 24 janvier 2007, après la conférence de presse du Conseil d'Etat neuchâtelois sur l'avenir des Montagnes neuchâteloises. Date peut-être historique d'un déclin annoncé ou d'une réaction politique et citoyenne qui refuse d'abdiquer  ?

Blog de Daniel Musy

Un blog politique ?

Un bien grand mot pour ces billets qui paraîtront à rythme régulier et qui vous permettront de connaître mes interventions au Conseil général et certaines réflexions plus personnelles sur la marche et la vie de La Chaux-de-Fonds, ma cité.

Un blog politique, alors oui, dans le sens noble de politique !



Jeudi 31 janvier 2008
On apprend sur RTN ce matin que le fils du conseiller communal UDC devient président des libéraux, que l'apparentement avec les radicaux et l'UDC est un "objectif", que la stratégie libérale sera connue au mois de mars ainsi que la liste des candidats. Les nuits des longs couteaux ne semblent donc pas terminées surtout que les libéraux ne présenteront pas une liste commune avec les radicaux au Conseil communal.

Rien donc de plus à signaler par rapport au billet de lundi, sinon que la visibilité des libéraux par rapport à l'UDC, avec le fils et le père en pole position, me paraît bien floue. D'autant que M. Hainard fils, personnalité affirmée et compétente, est fonctionnaire et qu'il ne travaille pas à La Chaux-de-Fonds, ce qui complique la netteté de l'image que le parti veut donner à ses électeurs.

Le parti socialiste, avec une présidente jeune mère de famille, Suissesse "secondo" issue de l'immigration, juriste, candidate au Conseil communal, candidate au Conseil général est, lui, en revanche, limpide quant à son profil rassembleur. Mais ce blog n'est pas fait pour une campagne électorale, pardon, chers(ères) lecteurs (trices).


par Daniel Musy publié dans : Elections communales 2008
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Lundi 28 janvier 2008

 

"Elections communales : alliance de droite compromise à La Chaux-de-Fonds.

Choix difficile pour les libéraux à La Chaux-de-Fonds. A trois mois des élections communales, ils devront choisir de s’allier soit avec les radicaux soit avec l’Union démocratique du centre.Ce dilemme est dicté par L’UDC qui refuse de s’apparenter avec les radicaux si la radicale Sylvia Morel se présente au Conseil communal. L’UDC juge que la radicale, qui siège depuis plus de vingt ans au Conseil général, l’a contrée à plusieurs reprises lors de cette législature. De son côté, Sylvia Morel affirme qu’elle se présentera au Conseil communal quoi qu’il arrive. Choisir une alliance à droite est d’autant plus délicat que libéraux et radicaux projettent de fusionner sur le plan cantonal, au mois de juin".

Voici ce qu'on peut lire depuis 15 heures sur le site de RTN. La situation à droite prend une tournure inattendue mais prévisible. Le parti blochérien mène le jeu et fait pression, comme au niveau fédéral, sur les personnes et sur les autres partis. Il veut avoir la main dans son jeu et il a l'avantage, lui, d'être assuré d'avoir un siège à l'exécutif. C'est pourquoi il essaie de tendre un piège aux libéraux en les poussant à s'allier avec eux et pas avec les radicaux. C'est pour l'extrême-droite une occasion magnifique de rafler deux sièges (avec cet exemple : les libéraux à 10,4% et l'UDC 21 %). L'UDC définit ce qui est compatible ou non et s'en prend nommément à une radicale dont le moins que le puisse dire est qu'elle n'est pas une gauchiste. Ce que je disais dans ce blog le 23 janvier se vérifie : "les inimitiés qui avaient poussé Pierre Hainard à quitter le parti radical sont toujours bien visibles" et il y a déjà des "déchirures internes" au centre-droit. Voici le compte-rendu de RTN.



 

Ainsi, comme au niveau fédéral dans son propre parti, l'UDC utilise la stratégie du mouton : les bons dans la bergerie, les galeux loin du sérail.
Quant aux libéraux, c'est pour eux un faux dilemme et RTN a tort de présenter la situation ainsi.  D'un côté le pire : s'allier à l'UDC, perdre son âme, et prendre le gros risque de perdre un siège. De l'autre, refuser le mariage, prendre le petit risque de ne pas atteindre les fameux 16,6% avec les radicaux pour conserver un siège au centre-droit, mais garder le cap de l'humanisme dans les valeurs
Cyniquement, je pourrais souhaiter que les radicaux partent seuls et qu'ainsi la gauche puisse envisager quatre sièges. J'espère pourtant que les libéraux dans leur AG de mercredi laisseront les blochériens dans leur bergerie ... ou leur tanière et ne scelleront pas le pacte diabolique qui leur est tendu. A suivre sur ce blog dès jeudi.
par Daniel Musy publié dans : Elections communales 2008
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Lundi 28 janvier 2008
Voici mon courrier au Temps, publié aujourd'hui


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par Daniel Musy publié dans : Lien Commune-Canton
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Vendredi 25 janvier 2008
L'installation de quelques "chiénarts" (ce que l'on appelle déjà en ville les chiens en béton conçus par l'Ecole d'art, exécutés par les TP et destinés à faire c.. , non, à faire faire leurs besoins aux chiens) me fait un peu tartir moi aussi. C'est du mobilier urbain lourd, envahissant, qui ne sert qu'à interdire (passe encore pour des chiénarts verts indiquant les lieux appropriés) et je suis effrayé à l'idée d'un envahissement programmé de la ville par ces 175 monstres de béton, de véritables crottes visuelles. La sagesse voudrait qu'on renonce à cette fausse bonne idée.

Les quelques images qui suivent, prises aujourd'hui autour du centre Numa-Droz et de l'ESTER montrent que ces objets sont déjà renversés et dégradés quelques jours après leur installation. Et surtout, la dernière image montre qu'ils défigurent les perspectives urbaines.


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Imaginer que toute la ville est envahie de ces monstres alors que les experts de l'UNESCO vont venir en 2008 me fait aboyer d'horreur.


par Daniel Musy publié dans : Urbanisme et environnement
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Mercredi 23 janvier 2008
Annie Clerc, Viviane Houlmann, Silvia Locatelli, Didier Berberet et Laurent Kurth. TelLEs sont les 5 candidatEs socialistes au Conseil communal pour les élections du 27 avril.  C'est la meilleure liste possible puisque les femmes, l'expérience et le renouveau prédominent et qu'il semble que les autres partis peinent à recruter des dames volontaires et engagées. Faisons un tour d'horizon de la situation.

Cette élection est aussi incertaine et ouverte qu'en 2004, date de l'instauration de l'élection directe à la proportionnelle. Seule grande probabilité, la gauche devrait garder ses trois sièges au vu des rapports de force des dernières élections fédérales (54,5 % à la gauche et 42 % à la droite, PDC exclu). Partons de cette hypothèse pour analyser la situation qui se résume en deux grandes questions :

a) Comment se répartiront les 3 sièges de la gauche ?
Le pronostic le plus vraisemblable est que le POP perdra son siège au profit des Verts. En effet, la législature se terminera bien pour les finances de la Ville puisque les comptes seront très nettement moins déficitaires que prévu (12 millions) et même peut-être bénéficiaires. En 2004, Mme Berthet, radicale, avait laissé un déficit de 5 millions dans les comptes 2003. De plus, de grands projets communaux ont été mis en place (Crêt-du-Locle, quartier Le Corbusier, candidature UNESCO) sous la conduite des socialistes et la très forte pression politique exercée par la section socialiste du Haut a permis, maigre consolation, d'avoir le site mère-enfant à La Chaux-de-Fonds. La compétence, le travail et l'influence des deux conseillers communaux Berberat et Kurth sont indéniables : leur bilan est très positif. Ils ne traînent aucune casserole derrière eux, à la différence de leur collègue de Neuchâtel. Le problème du double mandat de Berberat a été réglé par un récent congrès socialiste. Fin 2009, il devra choisir de rester à Berne ou à La Chaux-de-Fonds, contrairement à ce qui se passe avec Daniel Brélaz et Robert Cramer. Le principal handicap des socialistes est la gestion contestée des affaires cantonales dans plusieurs domaines sociaux et régionaux et la défaite des élections fédérales. Il n'y donc aucune raison pour les socialistes d'aborder ces élections avec la certitude du statu quo.

Une surprise est en effet possible qui pourrait leur faire perdre le second siège. Il faudrait la conjonction de quatre données : une remontée de la droite, un bon score du nouveau venu PDC qui prendrait des voix aux socialistes, une mauvaise campagne des Verts qui n'émergeraient pas bien avec Patrick Erard et enfin une épique résistance du POP qui ferait presque jeu égal avec les Verts. Ainsi, scénario fictif, avec une gauche à 53 % répartis ainsi : 26% pour les socialistes, 13,2 % pour le POP et 13,7 % pour les Verts, chaque parti de gauche empocherait un siège au Conseil communal. Il faut savoir que pour garder ses deux sièges, le PS doit faire au moins deux fois plus de suffrages que le dernier parti de gauche.

Je ne vois pas comment Jean-Pierre Veya qui a été tracé à 40% sur les listes POP du Conseil national pourrait rebondir dans ces prochains mois. Il n'a ni l'aura d'Alain Bringolf ni l'expérience de Claudine Stähli. Sa capacité à attirer des électeurs d'autres partis est faible. Son bilan aux Sports, aux Affaires culturelles, à la Jeunesse et à la Santé ne sera pas ici jugé mais sera déterminant dans la campagne de son parti. Du côté des Verts, le score moyen de Patrick Erard au mois d'octobre, le bilan mitigé de Fernand Cuche au Conseil d'Etat et, apparemment, la très grande difficulté de ce parti d'avoir des femmes sur sa liste sont aussi des handicaps. Bref, chaque parti de gauche part avec de faiblesses. Qu'en est-il de la droite ? Ce n'est pas plus glorieux, surtout après le cataclysme du 12 décembre.

b) L'UDC peut-elle gagner un second siège ?
La réponse à cette question est entièrement dans les mains du parti radical-libéral. Il semble exclu que les trois partis de droite présentent 5 candidats sur une liste commune. Ce serait la disparition du centre-droit et la porte ouverte à un quatrième siège de la gauche. Comme il est mathématiquement certain que l'UDC conservera son siège avec Pierre Hainard, qui est un bon conseiller communal dans l'esprit radical qui l'anime toujours, il reste deux possibilités au nouveau parti libéral-radical dans la course au Conseil communal : aller seul sans apparentement avec l'UDC mais avec un risque énorme : ne pas atteindre le seuil des 16,6 % nécessaires pour la conservation de son siège. Ou s'apparenter avec l'UDC et ainsi conserver le siège car jamais l'UDC ne fera deux fois plus.

Le problème est important pour les libéraux puisqu'ils partent aux élections sans leur sortante, la très compétente Josette Frésard, et avec les casseroles toujours pétaradantes de Michel Barben. De plus, comment se reconstruire au niveau communal après le 21 octobre et le 12 décembre, en commençant par se jeter, une fois de plus, dans les bras de l'UDC ? En effet, il n'y absolument rien de commun entre les élus actuels du centre droit au Conseil général et le parti blochérien. Tout les oppose dans les idées : les dernières séances du Conseil général ont montré des fractures immenses dans la vision de l'avenir de la ville. Les inimitiés qui avaient poussé Pierre Hainard à quitter le parti radical sont toujours bien visibles.

Je pense néanmoins que les libéraux-radicaux s'apparenteront à l'UDC, au prix de déchirures internes qui devraient voir certains de leurs élus actuels renoncer à se représenter aux élections. Le grand espoir de leur liste sera, si je suis bien informé, Xavier Huther, un conseiller général modéré, ouvert, intelligent et pointu dans plusieurs domaines : un humaniste. Il incarne l'avenir d'un centre-droit qui depuis octobre 2003 est à la dérive dans notre ville. Je rappelle le score de ce centre-droit aux dernières élections fédérales du 21 octobre 2007 : 16,18 %, listes radicale et libérale confondues, leur score le plus bas depuis 1848 dans notre ville.
par Daniel Musy publié dans : Elections communales 2008
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Samedi 19 janvier 2008
J'ai envoyé aujourd'hui la lettre suivante au journal  Le Temps, suite au commentaire du journaliste Serge Jubin. On verra bien si elle est publiée.


Voici l'article  de Jubin :
Il aura fallu un an de tergiversations, mais la raison l'a emporté: les cantons de Neuchâtel, de Berne et du Jura se sont entendus pour créer un campus unique pour la HE-Arc. Fragile en raison de sa «tricantonalité» et de ses faibles effectifs, la HES de l'Arc jurassien se donne une chance de se développer.

Les critères d'attractivité et d'accessibilité, seuls à même d'attirer d'indispensables nouveaux étudiants, l'ont emporté sur les considérations régionalistes neuchâteloises. Tant mieux.

Reste que le canton de Neuchâtel n'est pas sorti de ses jalousies internes. Le projet RUN, qui entend fondre les trois villes dans une même agglomération, ne parvient pas à briser les clochers. S'il prône avec raison l'intérêt supérieur du canton et de l'Arc jurassien, le gouvernement se marche sur les pieds en tentant, simultanément, un impossible équilibre interne. La HES contre la maternité, en l'occurrence.

Depuis plusieurs décennies, le canton se profile au travers de sa tête de pont, le chef-lieu Neuchâtel. Même si elle compte plus d'habitants, La Chaux-de-Fonds est en retrait. Moins accessible, plus éloignée, image moins porteuse.

Pourquoi le Conseil d'Etat ne le reconnaît-il pas et ne dit-il pas que la locomotive cantonale est en Bas? C'est politiquement très incorrect, peut-être trop provocateur. Mais c'est la réalité. Le reconnaître clarifierait le débat.



Voici ma lettre :
Oui à l’équilibre Haut-Bas

Selon Serge Jubin, dans son commentaire (samedi 19 janvier) sur les décisions du Conseil d’Etat d’implanter le site mère-enfant à La Chaux-de-Fonds et la HE-Arc à Neuchâtel, il s’agit d’un « impossible équilibre interne ». Dans la logique de ce journaliste, qui est aussi celle de nombreux habitants du canton, La Chaux-de-Fonds est « en retrait », « éloignée », alors que la « locomotive cantonale est en Bas ». Cette vision, qui pour M. Jubin est « la réalité », oublie trois éléments clés : premièrement, et c’est fondamental, la constitution de notre république neuchâteloise, qui stipule à son article 5 que « l'Etat et les communes assument », notamment, la tâche suivante : « l’équilibre entre les régions ». Tâche plus noble à remplir que les jalousies ou les querelles de clocher évoquées dans l’article. Deuxièmement, le secteur secondaire de pointe des Montagnes neuchâteloises, qui est la locomotive économique du canton. Troisièmement, la capacité, historique, de mobilisation des citoyens de cette région pour se développer et aller de l'avant en résistant contre les modes de pensée dominants.


par Daniel Musy publié dans : Lien Commune-Canton
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Vendredi 18 janvier 2008
"La décision des gouvernements du Jura, de Berne et de Neuchâtel de délocaliser cette Ecole ne peut que nous indigner et nous inquiéter. Délocalisation malheureusement devenue prévisible et souhaitée par les cantons partenaires vu l’extrême maladresse avec laquelle ce dossier fondamental, comme l’ensemble des dossiers des Hautes Ecoles, ont été menés par la Cheffe du département en charge de l’éducation."

Cet extrait du communiqué du Parti socialiste des Montagnes neuchâteloises mérite d'être accompagné d'un extrait de l'interview de notre pauvre ministre qui répond à RTN sur la proposition de la ville de La Chaux-de-Fonds : débloquer 10 millions pour l'implantation de la HES ingénierie sur le site de la gare aux marchandises.


Gare à elle ! Comme si, à La Chaux-de-Fonds il n'y avait pas des conditions idéales de travail et d'établissement pour des étudiants : loyers modérés, qualité de vie. Comme si tous les futurs étudiants auront les moyens de se déplacer en train. Il est parfois tellement plus avantageux d'habiter sur le lieu de ses études, à La Chaux-de-Fonds ou au Locle, dans des appart' bon marché.





 

par Daniel Musy publié dans : Lien Commune-Canton
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Vendredi 18 janvier 2008
La nouvelle est tombée à 10 h 55 sur RTN : un site unique en ville de Neuchâtel pour la Haute Ecole Arc et  des centres de formation de proximité et des instituts de recherche, qui permettront de préserver l’ancrage de la HE-Arc auprès du tissu économique régional. Les instituts de recherche du domaine ingénierie resteront dans les parcs technologiques à La Chaux-de-Fonds, à Neode, et à St-Imier. Dans notre billet du 27 janvier 2007 (cf sur ce blog), nous doutions déjà de la création à La Chaux-de-Fonds d'une HES ingiénierie.

Et surtout, contre toute attente, la pédiatrie sera dans le haut du canton de Neuchâtel avec la création d’un centre mère-enfant à La Chaux-de-Fonds et d’un centre de l’appareil locomoteur à Neuchâtel.

On peut ainsi dire, à chaud, que l'équilibre entre les régions, qui est la tâche constitutionnelle de l'Etat, n'est pas vraiment respecté en matière de formation : après le départ des formations santé vers le bas, du Conservatoire professionnel vers l'arc lémanique, voici une concentration à Neuchâtel d'une formation qui concerne en priorité le tissu économique du Haut.

La seconde décision est un signe clair pour le maintien d'une vie active dans les Montagnes, en déficit démographique, et pour une révolution mentale dans les esprits du bas qui devront comprendre que le Canton est un. Mais cela ne résout pas le problème pour les habitants du littoral et on en droit de se demander si ces concentrations de soins d'inspiration néo-libérale ne vont pas à contrecourant des besoins effectifs des populations. Dans ce sens, je ne jubile pas sur cette décision qui péjore la situation pour les habitants du littoral. Il faudra en effet dès aujourd'hui garantir à chaque citoyen l'accessibilité aux soins. De plus, 2015, c'est encore loin et on veillera à ce que les décisions d'aujourd'hui se réalisent bien. Il serait par exemple insupportable que l'on retire le site mère-enfant à La Chaux-de-Fonds dans quelques années sous prétexte que la solution provisoire à Neuchâtel donne satisfaction. C'est pourquoi la rénovation de notre hôpital doit commencer au plus vite.


par Daniel Musy publié dans : Lien Commune-Canton
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Samedi 12 janvier 2008
En ce début d’année 2008, 4 dossiers importants sont en attente d’informations concernant notre ville. Ils donneront des indications sur ce que sera l’année politique 2008. Examinons-les.


a) L’implantation de l’Ecole d’ingénieurs. La décision des trois cantons (NE, BE, JU) va être communiquée prochainement et on l’attend de pied ferme dans notre ville qui offre 10 millions pour une construction dans le nouveau quartier Le Corbusier. Une décision privilégiant Neuchâtel obligerait le Conseil d’Etat à répondre pourquoi notre offre n’est pas satisfaisante et, surtout, à proposer dans les Montagnes d’autres structures de formation.

b) L’implantation du site mère-enfant. La décision de l’implanter à Neuchâtel devrait être accompagnée d’une important rééquilibrage en faveur des Montagnes : lequel serait-il acceptable, y en aurait-il un d'acceptable, dans le respect de la Constitution neuchâteloise? Dans tous les cas, comment assurerions-nous l’avenir de l’arc Franches-Montagnes-La Brévine en matière démographique ? Comment inciter de jeunes couples à venir s’établir dans une région sans maternité ? Le choix de Neuchâtel ne resterait pas sans conséquences sur la mobilisation des Chaux-de-Fonniers, de la gauche en particulier. L'inverse est vrai aussi: comment le Littoral ressentirait-il le choix d'implanter le site à La Chaux-de-Fonds. N'y a-t-il pas d'autres solutions pour sortir de ce guêpier ?

c) Les résultats des comptes 2007. La nouvelle, bonne nous l’espérons, lancera la campagne électorale. Rappelons que les comptes 2004, gérés par une conseillère communale de droite, avait amené un important déficit. Le parti radical en avait perdu son siège au Conseil communal. Le budget 2007 prévoyait 12 millions de déficit et la bonne conjoncture permettra sûrement de diminuer ce chiffre rouge, espérons-le.

d) Les élections communales du 27 avril. Plusieurs inconnues dans ce nouveau combat électoral : le POP maintiendra-t-il son siège face aux avancées des Verts ? Pour cela, il lui faut faire au moins 50,1 % des suffrages que recueillera le parti socialiste qui représentera ses deux locomotives Berberat et Kurth. Tâche difficile car Jean-Pierre Veya a été beaucoup tracé lors des élections fédérales sur la liste popiste. La gauche peut-elle avoir 4 sièges ? Pour cela, il faudrait que la droite ne recueille que 33% des suffrages. La droite radicale-libérale, dans la débâcle depuis 2004 (démission de Michel Barben, nouvelle orientation professionnelle pour Josette Frésard) pourra-t-elle proposer une liste forte sans s’allier avec l’UDC ? Et si elle s’allie, vivra-t-elle le syndrome jurassien : tout perdre ?
par Daniel Musy publié dans : réflexion générale
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