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  • : Le blog de Daniel Musy
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  • : Je suis né à La Chaux-de-Fonds le 24 février 1956 . J'enseigne le français, la philosophie et l'histoire de l'art au Lycée Blaise-Cendrars. Je suis conseiller général socialiste depuis 2004
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Texte libre

Blog créé le mercredi 24 janvier 2007, après la conférence de presse du Conseil d'Etat neuchâtelois sur l'avenir des Montagnes neuchâteloises. Date peut-être historique d'un déclin annoncé ou d'une réaction politique et citoyenne qui refuse d'abdiquer  ?

Blog de Daniel Musy

Un blog politique ?

Un bien grand mot pour ces billets qui paraîtront à rythme régulier et qui vous permettront de connaître mes interventions au Conseil général et certaines réflexions plus personnelles sur la marche et la vie de La Chaux-de-Fonds, ma cité.

Un blog politique, alors oui, dans le sens noble de politique !



Samedi 26 mai 2007
La qualité d'une ville se mesure aussi dans des détails comme le mobilier urbain ou plus généralement dans la place des objets sur le domaine public. Dans la perspective de l'inscription au patrimoine de l'UNESCO, il reste du pain sur la planche, en particulier autour de la gare. Voici quelques clichés significatifs.



Affichage "culturel" : la publicité pour une vente de vêtements y côtoie des affiches officielles; les vides délabrés ressemblent à des oeuvres de Raymond Hains.








Mobilier urbain devant la gare : des poteaux en béton, d'autres scotchés par des affiches; aucun ligne esthétique !








Devant la gare : des caissettes de journaux gratuits, des poubelles de différentes couleurs, des panneaux publicitaires pour des magasins, des chariots, un distributeur de boissons, une néfaste grosse lettre jaune. Et dire que le bâtiment et sa marquise sont superbes.



Et puis, en entrant dans le hall, invitation au voyage ...
... dans l'horreur urbaine la plus glauque de Suisse.









Les poteaux ne sont pas tous des poteaux mais des oeuvres d'art, comme celles de François Jaques ou de Denis Scheider,
anarchiquement polluées !










Plus inquiétant, sur certains lampadaires de quartiers bucoliques,
ce sont la police et les travaux publics qui affichent de autocollants, comme si des solutions plus élégantes étaient impossibles à trouver : à côté des poubelles, des lampadaires-poubelles !







et, pour finir...


par Daniel Musy publié dans : Urbanisme et environnement
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Vendredi 25 mai 2007


Avec l'arrivée du printemps, la floraison de nouveaux panneaux dans le concept de l'affichage culturel.

Petit florilège des nouveautés, pour se rincer les yeux bien mal en point.

Et surtout, rappel du communiqué (27 avril) des autorités à l'annonce de la pose des panneaux de bienvenue :

La pose de cet affichage marque également la volonté des autorités de « préserver » un tronçon aux entrées de ville qui ne comprendra progressivement plus d’autre signalétique que celle de bienvenue, celle des particularités touristiques (affichage brun) et celle des installations sportives et de détente (affichage blanc). Les autres affiches non commerciales, telles que bâches annonçant des manifestations, ou panneaux divers sommairement installés, seront systéma­tiquement enlevés avec possibilité pour leurs auteurs de les poser à des endroits définis et moins exposés à l’intérieur du périmètre urbain.




Des panneaux "Bienvenue" viennent d'être installés au bord des routes (Bas du Reymond et de Chemin-Blanc).




Ils sont très beaux esthétiquement ...



mais illisibles quand on conduit ...



De plus, les organisateurs d'Helvetissima ont eu (ou ont se donné) l'autorisation de construire des échafaudages métalliques pour qu'en un clin d'oeil leur affiche, aussi illisible que la précédente, saute à nos yeux, meurtris par les nouveaux concepts graphiques : moins c'est clair, mieux ça suscite l'imaginaire.





Moralité :
mieux vaut encore l'affichage culturel
Bon pied, bon oeil (photos de novembre 2006)

Au verso, les préliminaires d'une promenade sentimentale :



Au recto,
le panneau est cul-turel
et s'appelle
Bon oeil, bon pied.


Qu'on se le prenne, et vivent les accords conjugaux entre le Ville et la Société générale d'affichage (SGA) !




Plus sérieusement, voici deux extraits de la séance du Conseil général du 21 février 2006


(...) Daniel Musy : L’observation concerne ce que vous appelez la prolifération de panneaux. Nous constatons que concernant l’entrée en ville, en particulier pour les automobilistes, il y a parfois ce que nous pouvons appeler une pollution visuelle dans le sens que toute une série de pancartes, de panneaux ou de plastiques sauvages interviennent. Nous attendons là avec impatience ce qui nous est promis, c’est-à-dire une suite à la motion Bosshart qui a été acceptée. Vous dites que vous allez nous renseigner sur les réponses apportées à cette préoccupation, mais nous souhaitons vraiment que ces réponses se fassent rapidement, signal qu’il y a bientôt quinze ans qu’une série de gens dans les services ont proposé un concept d’affichage culturel à l’entrée des villes, un tout petit peu à l’image de ce qui se fait à Neuchâtel avec les panneaux trapézoïdaux qui annoncent des manifestations. Donc sur ce plan-là, je crois qu’il faut ressortir des tiroirs ces projets qui sont tout prêts et quelques petits investissements pourraient être très utiles pour éviter cette anarchie.

(...)

Conseil communal, Laurent Kurth : Mais je peux vous rassurer, Mme Gazareth, il y a bien un affichage culturel institutionnel qui est envisagé. Je peux vous en dire quelques mots, même si ce sont ces éléments-là que nous souhaitons vous présenter dans le rapport que nous vous adresserons en réponse à la motion Bosshart. L’idée qui se discute pour l’instant est d’avoir un triptyque à huit ou dix endroits en ville avec sur un premier panneau d’affichage le plan de ville avec l’ensemble des institutions culturelles mentionnées sur celui-ci, avec sur le deuxième panneau du triptyque le calendrier des manifestations des deux mois en cours, et sur le troisième panneau du triptyque une affiche représentant un des événements phare qui se déroule en ville pendant la période des deux mois de l’agenda qui figure juste à côté. C’est pour l’affichage culturel institutionnel. Encore une fois, c’est ce qui se discute aujourd’hui. Il y a des adaptations qui vont peut-être encore intervenir. Ensuite, il y a l’affichage gratuit. Les fameuses colonnes Morris aujourd’hui. Notre partenaire ne veut plus installer de colonnes Morris. C’est un modèle qui ne se fait plus. Nous sommes en train de discuter d’autres modèles. Nous aurons là aussi toute une série d’espaces qui seront à disposition d’affichage non pas sauvage mais gratuit, qui permettent de faire de la publicité de toute une série de manifestations culturelles de toutes sortes, ailleurs que sur les murs des propriétaires privés.




Dans un prochain blog,
la poésie du mobilier urbain chaux-de-fonnier...



par Daniel Musy publié dans : Urbanisme et environnement
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Jeudi 24 mai 2007
Je le dis depuis plusieurs mois dans ce blog (cf 29 avril, 22 mars, 22 février, 29 janvier) et au Conseil général (mai 2005, décembre 2005), il y a des valeurs communes entre la gauche et la droite : ce sont les valeurs culturelles et "nationales", celles qui définissent ce que sont pour nous l'ouverture à l'autre et aux autres. C'est là que se situe la frontière entre la droite dure et l'humanisme, entre nationalisme et esprit libéral, entre Sarkozy et Bayrou, entre Perrinjaquet-Bauer-Baudoin-Hainard-Legrix et tutti quanti et Aubert.

Honneur à Jean-François Aubert, le seul politicien de droite pour qui, une fois dans ma vie, j'ai voté, lors d'une élection au Conseil des Etats où il était opposé à un obscur nationaliste ! Dans l'interview du Temps parue aujourd'hui et que je reproduis, il met en avant la droitisation du parti libéral qui est en train, sous nos yeux impuissants, de perdre son âme, phagocytée par l'UDC. Nul doute que les libéraux tendance Perrinjaquet-Bauer le prendront pour un homme qui a viré à gauche. Heureusement que 21 de leurs délégués cantonaux ont résisté lors de leur dernier congrès neuchâtelois, battus par 27 autres aveugles.





Jean-François Aubert: «Les libéraux neuchâtelois se sont renfermés»


Déçu par la droitisation de son parti et le rapprochement avec l'UDC, l'ancien constitutionnaliste et parlementaire fédéral Jean-François Aubert a démissionné sur la pointe des pieds.
Entretien.

Pierre-Emmanuel Buss
Jeudi 24 mai 2007


       
   
A 76 ans, Jean-François Aubert n'a rien perdu de sa vivacité d'esprit. Il scrute et questionne son interlocuteur avec la même assurance distraite qu'il affichait lorsqu'il donnait ses cours de droit constitutionnel à l'Université de Neuchâtel. Désormais retraité, l'ancien conseiller national (1971-1979) et conseiller aux Etats (1979-1987) a également pris du recul avec le monde politique. Après «trois ou quatre déceptions», il a quitté le Parti libéral en novembre 2005. A l'époque, personne ou presque ne l'a su. «J'en ai parlé avec ma femme, mes enfants et quelques proches, confie-t-il en bourrant sa pipe. Je ne voulais pas que cela fasse de bruit.»

Son fils Pierre, président du Tribunal de district de Neuchâtel et membre du parlement du chef-lieu, l'a imité un an plus tard. Ces démissions, qui s'ajoutent à d'autres, ne sont pas anodines. Elles illustrent le malaise de l'aile humaniste du Parti libéral face au rapprochement esquissé avec l'UDC.

Jean-François Aubert ne se reconnaît pas dans cette nouvelle orientation. Dans sa lettre de démission, l'auteur du Traité de droit constitutionnel suisse fustige l'approbation «d'une ligne populiste» diamétralement opposée à la tradition libérale. Il conclut: «Je constate que nos chemins se sont séparés. Je rejoins donc les rangs, d'ailleurs majoritaires, des citoyens neuchâtelois qui n'ont pas d'affiliation partisane.» Entretien.

Le Temps: Quel événement a motivé votre démission il y a dix-huit mois ?

Jean-François Aubert: La présidence du parti venait de lancer le slogan «A droite toute». Cela fleurait un peu le nationalisme. Là-dessus est venue se greffer l'élection partielle au Conseil des Etats de l'automne 2005. Le Parti libéral a proposé Philippe Bauer parce que ce dernier disposait du soutien de l'UDC. Pour moi, c'était tout à fait inacceptable. Il n'y a pas à demander l'agrément d'un autre parti, de surcroît populiste, pour présenter un candidat. Ce n'est pas digne du Parti libéral que je connaissais.

- L'arrivée de l'UDC sur la scène cantonale, en 2001, a complètement changé les rapports de force...

- Oui, c'est évident. Je peux en parler d'expérience. Entre 1996 et 1999, j'étais expert au sein de la commission parlementaire qui a rédigé la nouvelle constitution. Elle comprenait quatre ou cinq libéraux. Ils ont voté plusieurs dispositions empreintes d'ouverture. La plus célèbre reste l'octroi du droit de vote aux étrangers au niveau cantonal. Le discours s'est raidi avec l'arrivée de l'UDC. Le Parti libéral a pris un virage à droite, pensant ne pas être débordé. Il a perdu ses valeurs d'ouverture pour se concentrer sur l'économie, et la fiscalité en particulier. Il va plus loin aujourd'hui en rejetant l'éligibilité des étrangers sur le plan communal aussi bien que cantonal (ndlr: les deux objets seront soumis au peuple le 17 juin). On peut se demander jusqu'où ils iront.

- Quel regard portez-vous sur cette évolution ?

- Je la regrette, bien sûr. Cela marque la fin d'une époque. En 1979, sur les douze sièges les plus convoités du canton (cinq au Conseil d'Etat, cinq au Conseil national et deux au Conseil des Etats), nous en occupions cinq. Le parti disposait d'une aile droite incarnée par François Jeanneret, d'un centre représenté par Jean Cavadini, et d'une aile plus à gauche avec des gens de ma sensibilité. Cette dernière tendance représentait alors un quart, voire un tiers, de l'électorat du parti. Avec la droitisation de ces dernières années, une bonne partie est allée voir ailleurs. Cela explique les défaites subies lors des dernières élections. Si le Parti libéral était resté plus centriste, il n'aurait pas subi une telle érosion. Le plus grave est qu'il s'accroche à l'UDC sans voir que c'est un parti nationaliste avec tout ce que cela représente. Si on exclut les fléaux naturels, c'est le nationalisme qui a causé le plus de morts violentes ces trois derniers siècles. Le sous-produit du nationalisme, c'est le contentement de soi, c'est le repli, c'est la xénophobie. Avec son expression propagandiste et simplificatrice, le conseiller national Ulrich Schlüer incarne cette tendance jusqu'à la caricature.

- Votre fils Pierre considère qu'il est resté libéral et que c'est le parti qui ne l'est plus, ou moins. Partagez-vous ce sentiment ?

- Il a parfaitement raison. Un nationaliste ne peut pas être libéral. Ce n'est pas compatible. Cela dit, nous ne sommes pas partis en claquant la porte. Cela s'est passé de manière très courtoise. Je garde d'ailleurs un sentiment de reconnaissance à l'égard d'un parti qui, jadis, m'a si généreusement soutenu.


par Daniel Musy publié dans : réflexion générale
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Jeudi 17 mai 2007
Katia Babey Falce, nouvelle présidente du Conseil général, a réussi depuis une année un tour de force médiatique : se faire connaître des médias romands (article dans l'Illustré sur la jeune génération de politiciennes suisses, émission Mise au point sur HEC-Arc et l'hôpital) et de la population chaux-de-fonnière par des positions clairement de gauche et très bien argumentées, avec un sens aigu de la communication.


Elle pourrait, avec un large soutien dépassant les clivages politiques, devenir conseillère nationale et succéder à Valérie Garbani, très occupée par sa fonction de conseillère communale à Neuchâtel.

Katia cumule toute les qualités d'une jeune politicienne de notre siècle en Suisse romande : fille d'immigrés italiens (de la Campania felix), juriste et mère de famille très engagée dans la vie politique des Montagnes, avec un important réseau de relations de toutes sortes, charmante, directe et subtile, et, surtout sans concession sur le déséquilibre régional Haut-Bas. Bref, l'inverse de la fadeur politique et des compromis perpétuels.

Elle devrait réussir à avoir l'appui de toute la population des Montagnes qui pourrait réussir à envoyer à Berne 4 députés sur 7, ce qui ferait un heureux contrepoids au déséquilibre régional si peu pris en compte par le Conseil d'Etat.

La campagne a donc commencé le 8 mai, jour de son élection au perchoir du législatif chaux-de-fonnier. Katia aura tout mon soutien !
par Daniel Musy publié dans : réflexion générale
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Mardi 15 mai 2007



L'interview de Jean Fattebert le 13 mai 2007 à RSR1 sur l'initiative UDC contre l'érection de minarets vous fait comprendre pourquoi je continue de faire de la politique. On a ici l'illustration même de ce que je combats, pas seulement en politique : approximations (les islamiques pour les musulmans), confusion des problèmes (l'excision et les minarets), stigmatisation des cultures différentes : le sens commun érigé en dogme. Avec, comme d'habitude le fameux argument de la réciprocité : "chez eux, les chrétiens n'ont pas beaucoup de droits" . Comme si la Suisse, pays démocratique et laïc, devrait s'aligner sur les habitudes de pays non laïcs.

par Daniel Musy publié dans : réflexion générale
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