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  • : Le blog de Daniel Musy
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  • : Je suis né à La Chaux-de-Fonds le 24 février 1956 . J'enseigne le français, la philosophie et l'histoire de l'art au Lycée Blaise-Cendrars. Je suis conseiller général socialiste depuis 2004
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Blog créé le mercredi 24 janvier 2007, après la conférence de presse du Conseil d'Etat neuchâtelois sur l'avenir des Montagnes neuchâteloises. Date peut-être historique d'un déclin annoncé ou d'une réaction politique et citoyenne qui refuse d'abdiquer  ?

Blog de Daniel Musy

Un blog politique ?

Un bien grand mot pour ces billets qui paraîtront à rythme régulier et qui vous permettront de connaître mes interventions au Conseil général et certaines réflexions plus personnelles sur la marche et la vie de La Chaux-de-Fonds, ma cité.

Un blog politique, alors oui, dans le sens noble de politique !



Samedi 30 juin 2007
Tradition oblige, j’ai participé avec cette fois peu de conseillers généraux (18 sur 41, et seulement 8 de gauche !) au cortège des promotions. Défiler devant des milliers de personnes est un exercice peut-être un peu artificiel mais qui crée, mine de rien, un lien entre les élus et la population. Les conversations entre nous tournaient autour du vote de mardi prochain au Conseil général sur les 100'000 francs que la ville investira ou non pour recevoir l’UBS Arena sur le parking de Polyexpo pendant l’Euro 2008. Je suis personnellement favorable, comme la plupart des élus socialistes, à cet investissement et j’explique ici pourquoi.

Tout le monde est d’accord sur un point au moins : il faut donner l’occasion au public de la région d’assister dans de bonnes conditions aux matches entre le 7 et le 29 juin.
 
Voici les dates :
SA 7-SA 14 : 2 matches par jour, à 18 h. 00 et 20 h. 45
DI 15-DI 22 : 1 match par jour à 20 h. 45
ME 25, JE 26 et DI 29 : 1 match par jour à 20 h. 45

La ville de La Chaux-de-Fonds a posé sa candidature parmi 60 villes ; préselectionnée parmi 30 autres, elle a été retenue ainsi que quatre autres villes romandes : Nyon, Lausanne, Sion et Bienne. Le projet de Neuchâtel a été refusé car cela coûtait trop cher au bord du lac.

Le concept est présenté ainsi par UBS : Les 17 villes qui accueilleront une UBS ARENA durant l'UEFA EURO 2008 sont connues. Dans toutes les régions de Suisse, chaque arène formera une partie du 5e stade helvétique. Elles seront le point de ralliement des familles, des touristes et de tous les fans de foot qui auront l'occasion de vivre en direct tous les matches sur écran géant de 30 à 45 mètres carrés dans une ambiance du tonnerre (sic) !



Les frais incombant à notre ville avoisinent les 100'000 francs (renforcement des effectifs de police pour la sécurité extérieure et la circulation autour, travaux publics – barrières, WC, déchets – , électricité). C’est peu par rapport au 1,2 million investi par UBS pour ce stade de 4000 places.

Tout est donc fait pour mettre en évidence notre ville qui sera ainsi fortement médiatisée.

Cependant ce choix exclut que des privés puissent, sur l’espace public de notre ville, installer d’autres écrans géants : c’est la condition posée par UBS, comme Nestlé a le monopole de la vente de lait en poudre dans certains pays d'Afrique. Alors, certains partis (POP et UDC) semblent penser que l’on pourrait renoncer à l’UBS Arena et laisser « les petits commerçants » se débrouiller seuls, quitte même à ce qu’ils soient aidés financièrement par la ville.

Les nombreux arguments suivants me font pencher pour un autre point de vue :

- refuser un tel sponsoring, même d’un banque multinationale et monopolitisque, nous rendrait ridicules dans toute la Suisse après notre candidature ; le syndrome du trou, c’est très peu pour moi ;
- l’événement 2008 n’aura lieu qu’une fois et en 2010, 2012, 2014 on pourra toujours par exemple revenir à la place du Marché nouvellement équipée, avec une infrastructure plus modeste ;
- les clubs sportifs recherchant un éventuel sponsoring futur de l’UBS dans la région seront renvoyés à leur trou perdu et éconduits ;
- de tels écrans ont eu en Allemagne l’an passé un succès phénoménal : l’Euro 2008 sera, que CdF le veuille ou non, un événement mondial auquel personne n’échappera : la ville rouge n’a pas à avoir toujours les mains blanches ;
- aucun projet alternatif crédible n’a été proposé aux autorités par des commerçants : M. Perrino, du Twenty-One, qui possède une tente et un écran aurait pu faire le forcing et proposer par écrit avec d’autres collègues un autre concept ; refuser l’Arena, c’est courir le risque que rien ne se fasse à CdF ;
- l'accès aux 2000 places debout est gratuit et contrairement l'an passé à la tente d'Espacité, on n'aura pas besoin de réserver sa placer avec l'obligation de consommer;
- les restaurants et cafés de quartier qui ont une terrasse (ex : le Bâlois, les Endroits, le bar à bières de l'Hôtel-de-Ville) ont parfaitement le droit d’installer un écran TV de moins de 3 mètres de diagonale et ainsi offrir aux amateurs de plus d’intimité une alternative.

Voilà l’état de la situation ; le PS n’est pas encore unanime à voter pour et doit se revoir mardi à 18 h. 30, le POP a une séance lundi, certains UDC opposés au départ se tâtent encore, les libéraux-radicaux, eux, n’ont aucun état d’âme et un ou deux verts voteront pour. C’est donc bien parti pour une soirée qui ne doit pas, pour des questions purement idéologiques véhiculées par les deux bords politiques extrêmes, déboucher sur un nouveau psychodrame chauxo-chaux-de-fonnier.

Je parie aujourd'hui samedi 22 h. 00 sur un vote positif tout en comprenant la crainte de certains de voir disparaître un certaine convivialité bon enfant.

par Daniel Musy publié dans : réflexion générale
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Vendredi 22 juin 2007
Voici le courrier que j'ai envoyé le 8 juin à L'Impartial et qu'il a publié aujourd'hui.

Les pendules sont ainsi remises à l'heure pour les lecteurs du journal qui tend à informer de moins en moins précisément.

Merci à lui de cette publication que je n'espérais plus.


par Daniel Musy publié dans : réflexion générale
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Dimanche 17 juin 2007

Les résultats des votations sur l'éligibilité des étrangers au niveau communal marque une défaite de l'extrême-droite (UDC) alliée avec le parti libéral qui voit sa stratégie bafouée par le peuple. Ce parti est maintenant dans la pire situation possible : tant pis pour lui et ses stratèges des suicides politiques. Que vivent en lui les humanistes, encore nombreux.

Encourageant vote de la ville de La Chaux-de-Fonds qui accorde le droit à l'éligibilité communale par 54,9 % (Le Locle : 52,5 %; Neuchâtel : 59,8 %). De même, magnifique résultat de la gauche à Cdf qui refuse la révision de l'AI par 54,6 % et qui ainsi fait pencher le canton dans le camp du non, in extremis.

Le 22 mars, j'écrivais ceci : Le résultat de cette journée de votations sur l'éligibilité sera très important pour les incidences politiques immédiates, à savoir les élections fédérales. Il permettra de savoir comment le centre-droit se situe (cf mes billets du 29 janvier et du 22 février), comment les forces politiques se répartissent. Un échec pour la gauche sonnera le glas des cinq parlementaires fédéraux et on se retrouvera en octobre avec trois (ou, au pire, deux) députés à Berne. Il marquerait aussi la fin du mouvement d'ouverture du canton aux étrangers. Si on peut discuter de l’opportunité de faire passer en même temps l’éligibilité sur les deux plans communal et cantonal, on devrait constater qu’une victoire de l’UDC en juin lui ouvrirait plus de 25% de voix en octobre.

On peut donc voir avec un certain optimisme la suite des échéances électorales et l'évolution, certes lente, du canton vers une ouverture plus grande.

Donc, à chaud, à 14 h. 59 ce dimanche, une bonne impression de ces votations pour la ville.

Seul bémol : l'extrême lenteur avec laquelle, dans toute la Suisse, la commune de La Chaux-de-Fonds (ce n'est pas son habitude, il faut le souligner) a communiqué ses résultats (14 h. 40 seulement et Savagnier 14 h. 58 !!!!!). Ce qui fait que le canton de Neuchâtel a été dans le dernier, à cause de notre ville et de Savagnier, à donner à la Suisse ses résultats. La chancellerie m'a aimablement répondu qu'une série d'impondérables (panne du service informatique cantonal et d'une machine à découper les bulletins, nombreux désistements de dépouilleurs) a empêché un traitement plus rapide des résultats.
par Daniel Musy publié dans : réflexion générale
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Mercredi 6 juin 2007
Voici les extraits de mon intervention d'hier soir au Conseil général pour soutenir le projet de réaménagement de la place du Marché. L'intérêt politique de la soirée a été, malgré toutes les ouvertures du PS et du Conseil communal, de voir que 3 UDC ont voté contre. C'est-à-dire qu'ils ont de facto voté POUR le réaménagement de la rue du Collège-Industriel puisque l'arrêté voté hier contenait en même temps deux rubriques : le réaménagement de la place du Marché + l'abrogation de l'aménagement de la rue du Collège-Industriel. L'un n'allait pas sans l'autre, tel était justement le contrat passé avec les partis politiques par le Conseil communal. L'UDC Marc Schafroth avait d'ailleurs sur le site internet cantonal de son parti écrit ceci fin mars :

Jeudi 29 mars 2007 dans la soirée, une délégation de trois personnes dont le président de la section ville de La Chaux-de-Fonds de l'UDC-NE, le président du groupe UDC au Conseil Général et un membre du comité, a été reçue par deux représentants du Conseil Communal, soit le Président et le Vice-président la ville.

Au terme de débats nourris et de discussions fermes, il ressort les éléments suivants :

 -          Le Conseil Communal s'engage à faire annuler l'Arrêté concernant le crédit de 355'000.- pour le réaménagement de la rue du Collège-Industriel, lors de la prochaine séance du Conseil Général.

 -          Si l'annulation ne devait pas être acceptée par la gauche, le Conseil Communal s'engage à ne pas mettre en œuvre les travaux et a rendre

 -          En contre partie, la section ville de La Chaux-de-Fonds de l'UDC-NE ne s'opposera pas à la réalisation du réaménagement de la rue et place du Marché.

 -          Le référendum ne sera donc pas lancé.


Autrement dit, trois conseillers généraux UDC ont pris une position paradoxale. Le reste de leur groupe, soit 5 conseillers généraux, ont choisi une solution à mon avis beaucoup plus cohérente : ils se sont abstenus.

Ainsi, l'UDC s'est hier soir divisée entre deux tendances opposées : les réalistes et les "extrêmistes jusqu'au boutistes".


Voici mon intervention, suivie de deux autres prises de parole au cours du débat :

Madame la présidente, Mesdames, Messieurs, 1,21 million pour les dessous et aujourd’hui 1,4 million pour les dessus. Disons-le franchement, pour vivre avec sa ville, il lui faut certes des dessous pratiques, mais pour l’aimer il lui faut aussi des dessus un peu attirants. Une ville doit être fonctionnelle mais aussi se faire désirer. Et, dans cette législature, nous avons voté jusqu’à présent 14 millions pour des routes, des conduites, des tuyaux, des collecteurs, des études pour futurs collecteurs et 1,2 million pour les piétons et les enfants (750’000.- pour la sécurité autour des collèges et 350’000.- pour la cour du collège de l’Ouest). C’est donc dire que nous avons pris, sur ce plan des aménagements urbains, du retard par rapport à d’autres villes comme Delémont, Neuchâtel, Yverdon ou Bienne. Nous ne sommes pas de ceux qui répondront à ceux qui parleraient de La Chaux-de-Fonds comme d’un trou qui se meurt : « c’est le plus beau trou du monde ! » Non. La Chaux-de-Fonds n’est pas le plus beau trou du monde. Il faut donner un signe unanime et positif sur le réaménagement proposé car à l’extérieur, sinon, cette non-unanimité renforcerait les critiques à notre égard.  Comment en effet en même temps rendre crédible à l’extérieur la réunion de 3000 personnes exigeant un meilleur équilibre dans la répartition des richesses et des investissements dans le canton et en même temps refuser d’investir et d’être entrepreneur ? Le parti socialiste ne veut pas d’une ville qui demande tout et ne fait rien. Une ville à la mentalité d’assistée. Evitons ce soir ce repli sur nous, le psychodrame du printemps. Et concluons en beauté le feuilleton commencé de manière tragi-comique le 26 mars.

Notre approbation du projet présenté, que nous accepterons dans son intégralité quitte à discuter plus tard des amendements qui nous sont proposés, est tempérée d’un peu d’amertume, pas mal de déception et un brin de frustration devant la frilosité d’un certain nombre face aux changements urbanistiques. D’abord, bien sûr, une certaine amertume sur l’abrogation qui nous est proposée. Certes, le 26 mars la séance ne fut pas à l’honneur de la maturité politique dans notre ville. Chacun, tous groupes politiques confondus, et conseil communal compris n’y fut pas à son meilleur. Si l’abrogation de l’arrêté est une solution parfaitement démocratique sur le papier, mais peu élégante et à la limite du bricolage de pots cassés, l’intérêt général a tout à y gagner de même l’intérêt particulier de chacun d’entre nous. Certes, les concertations avec les partis le furent surtout avec les radicaux-libéraux et avec l’UDC mais, si le parti socialiste est d’accord avec l’abrogation c’est qu’il attend un nouvel élan autour de la place du Marché, élan qui selon lui aurait parfaitement pu être donné par la rue du Collège industriel. De même, nous ne dirons pas que c’est un nouveau parking que l’on aménage ou qu’on échange une zone piétonne contre un circuit de voitures, même si ces paroles peuvent avoir été prononcées dans le cadre de notre séance de préparation. Mais force est de constater que les contraintes multiples de tous ordres empêchent les aménagements. Cette chèvre ou ce chou que nous ménageons souffrent  un peu mais en même temps correspondent à la réalité de notre ville. Le réaménagement proposé est un compromis qui dire tient la route pour les raisons suivantes :

- Il est raisonnable financièrement, pas dispendieux, luxueux ou outrageusement moderniste. C’est une modeste zone de rencontres sur une place et non une pharaonesque zone de rencontre avec mobilier en marbre sur une route cantonale de transit.
- Il est stratégique politiquement, car il peut être la première modeste étape d’indispensables autres projets de réaménagements urbains, en particulier autour de la gare puis au Crêt-du-Locle.
- Il ne piétonnise pas à outrance ni ne galvaude les occasions, sinon le plaisir de piétonner. Sur ce plan-là les intérêts de chacun sont pris en compte. Les piétons d’abord, car cette place urbaine est proche de vraies petites places sans voiture (place des Lilas, place Espacité, place des Marronniers, place de la Carmagnole). On pourra y cheminer, y boire un verre, dans une zone de rencontre où les piétons sont prioritaires.
- Les automobilistes sont aussi gagnants. Ils pourront toujours se parquer pour faire leurs courses rapides sans horodateurs. La place du Marché reste totalement et gratuitement accessible. Qui dit mieux dans toute la Suisse ? Les commerçants gagneront à avoir devant eux une place embellie qui ne sera jamais un désert la nuit.  2008 sera difficile pour eux avec les travaux mais qu’ils pensent à l’avenir dès 2009, avec des terrasses pour les établissements publics, un espace autonome pour faire ses courses, un quartier revitalisé, rajeuni et attirant la clientèle. Pour nous, c’est la meilleure réponse que notre autorité puisse donner au développement des grandes surfaces en périphérie. C’est la meilleure réponse que notre autorité peut donner pour la sauvegarde du commerce de proximité.
- Finalement, les maraîchers bénéficieront d’installations techniques fonctionnelles appelées de leurs voeux. Allez voir la gabegie actuelle un samedi matin avec la pléiade de fils électriques de toutes sortes qui serpentent de partout.
- Et surtout, avantage principal, ce projet marque par son revêtement coloré l’élément fort de ce réaménagement qui indique que nous sommes là sur une place à caractère urbain et non sur des rues goudronnées. Sur ce plan là nous ne transigerons pas. Cette nouvelle surface colorée est indispensable au projet présenté. 

Je terminerai par quelques questions, suggestions et remarques.  Le Conseil communal peut-il nous assurer que les tableaux électriques et douilles seront résistants aux intempéries, que les marquises de la rue du Marché seront bien financées par les propriétaires des immeubles concernés, que la future zone de rencontres le sera bien et que toute tentative automobilistique de se parquer en dehors des cases prévues sera sanctionnée ? Nous ne voulons pas une future place du Marché comme parfois la place de la Carmagnole certains samedis devant le commerce de notre bien-aimé artisan fromager. Y aura-t-il une négociation avec les établissements publics pour unifier le mobilier de restauration, sans chaises et tables en plastique et parasols de toutes sortes de marques ? Finalement, peut-être une question centrale : le marché du mercredi et du samedi restera-t-il place du Marché ?

Nous suggérons d’installer des luminaires économes en énergie et respectueux de l’intimité des logements de la place. Attention à éclairer plutôt qu’à illuminer ! Nous suggérons également de prévoir un espace plus large autour de la fontaine pour pouvoir s’y asseoir et ne pas être resserré entre deux rangées de voiture. Nous suggérons également de fermer le côté est de la place par l’adjonction de bacs à arbustes supplémentaires.

Nous voulons terminer en nous projetant dans l’avenir et nous remercions le Conseil communal de ses informations précises et honnêtes sur les prochaines étapes prévues ou à l’étude (informations que nous avons eues lors de la séance à Espacité jeudi passé). Ces prochaines étapes sont la place de la Gare, Pod-Est, la rue de l’Avenir et la Fontaine. Nous lui disons qu’il ne doit pas oublier qu’il existe aussi un quartier important à l’ouest de notre ville : les Forges, qui ont besoin aussi d’un nouvel embellissement. Nous lui disons ensuite fermement que tous ces autres projets n’ont de chance d’aboutir que si une large concertation a lieu, d’abord entre les partis politiques mais aussi avec les riverains et les citoyens. L’espace d’une ville appartient à ceux qui y vivent et transcende les clivages politiques. Jamais on ne pourra imposer un remodèlement du début du Pod amputé de ses arbres sans un large consensus. Prenez-y garde et réfléchissez bien. Le Pod est la colonne vertébrale du transit routier de notre ville et il doit peut-être le rester. C’est à discuter mais ce n’est jamais à imposer. Sinon, c’est l’échec comme la mésaventure du dernier projet de zone de rencontres.

Finalement, nous sommes étonnés qu’à la rubrique rapprochement et collaboration avec Le Locle le néant règne. Pour nous, réaménager une des places les plus typiques d’une des villes candidates à l’inscription au patrimoine de l’Unesco, sous l’égide du patrimoine horloger, c’est créer un lien étroit avec Le Locle. Ce qu’une ville réaménagera avant de recevoir la visite des experts en 2009 est un atout pour l’autre. Ainsi, nous soutenons et soutiendrons la ville du Locle dans son projet de sauver et réaménager son ancienne poste. Dans ce dossier Unesco, nos destins sont liés.
Je remercie le Conseil communal pour le bon rapport qui nous est présenté.

(…)

Madame la présidente, Mesdames, Messieurs, nous sommes tout à fait sensibles à l’argumentation de M. Schafroth. C’est vrai qu’on peut se poser des questions sur le choix esthétique de ce revêtement puisque jamais actuellement le Service d’urbanisme ne nous a présenté une quelconque simulation photographique ou informatique. On peut théoriquement faire confiance à ce que ce revêtement beige soit plus chaleureux, plus en harmonie avec la couleur des immeubles de la place et finalement soit un revêtement qui dure, qui soit facilement remplaçable à des coûts qui ne seraient pas exorbitants en faisant venir une machine ou un camion spécial de Genève ou de Bâle. Sur ce plan-là, nous comprenons l’argumentation de l’UDC. Ce avec quoi nous ne sommes pas d’accord, c’est qu’il n’y a pas que le côté fonctionnel, il y a aussi le côté esthétique. Nous faisons confiance au Conseil communal à ce sujet mais nous ne voudrions pas que le service d’urbanisme et les services concomitants nous conçoivent des beaux projets théoriques, comme par exemple des panneaux à l’entrée de la ville, qui quand on les voit dans une salle sont magnifiques esthétiquement et quand on les regarde d’une voiture en entrant dans la ville sont illisibles. Notre confiance est donc tempérée par le débat de ce soir.  L’UDC nous dit une chose à laquelle nous sommes sensibles. Nous ne voterons pas avec vous mais nous sommes en pensée avec vos préoccupations (RIRES).  Tout cela pour en venir à notre amendement PS–Verts. Il limite les dépenses totales à 1’770’000.- soit 64’000.- de moins. Si nous avons bien calculé, le déplacement de la fontaine coûte 79’000.- mais comme l’eau potable coûte 15’000.- on retire 64’000.-et le tour est joué. Ce n’est d’ailleurs pas qu’une question de tour. C’est aussi une question d’argumentation. Il y a deux argumentations possibles pour laisser les choses telles qu’elles sont. Premièrement, l’esthétique, en urbanisme, est une question de point de vue. Vous dites qu’esthétiquement cela donnera une belle perspective de la rue du Stand sur la fontaine. Certes, mais on peut aussi imaginer que l’esthétique qui consiste à voir la rue du Stand non coupée par la fontaine a un sens esthétique.
Deuxièmement, si dans quelques années - lointaines dans l’esprit de certains, et peut-être plus rapprochées dans l’esprit des autres – on imagine que la place soit en partie ou totalement piétonne, comment fera-t-on pour quand même laisser un transit pour les véhicules ? La rue du Stand redeviendrait éventuellement une possibilité de transit qui couperait la zone piétonne en deux. Pour ces deux raisons, nous pensons que la bonne idée proposée par l’UDC est à soutenir dans notre amendement, qui propose donc de supprimer le déplacement de la fontaine.

(…)

Abandonnons donc la rue des colères infructueuses et faisons la place à des marchés bien conclus ! Le crédit de deux fois 900’000.- pour le réaménagement de la place du Marché et de la rue du Marché n’est pas un deal que le Conseil communal a proposé aux partis de droite. C’était inscrit dans les crédits que nous devions voter. Ce n’était donc une surprise pour personne. Ils doivent arriver cette année sur nos bancs. Que ce crédit soit maintenant l’objet de réflexions pour être dépassé, pour des questions esthétiques (la couleur), fonctionnelle (mise en place de nouvelles structures électriques) c’est tout à fait légitime. L’UDC a vu aujourd’hui à quel point nous avons écouté ses points de vue dans une séance constructive. Je crois maintenant qu’il faut faire un petit pas pour que ce projet soit accepté de manière la plus unanime, fontaine ou pas. Le revêtement prévu va redonner à cette place de la chaleur et cela fait du bien au coeur.


par Daniel Musy publié dans : réflexion générale
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Vendredi 1 juin 2007


Après 3 ans de législature, il est intéressant de relever quelques chiffres statistiques sur la présence des partis politiques au Conseil général de La Chaux-de-Fonds, le tournus des conseillers généraux et, élément moins connu mais essentiel de la vie démocratique, la vie des commissions permanentes nommées par le Conseil général.

Les chiffres seront ici données sans commentaires, chaque lecteur pouvant construire ses propres conclusions. Ces chiffres sont synthétisés à partir des 37 procès-verbaux du Conseil général consultables sur le site Internet de la ville (http://cdf-chancellerie.ne.ch/). J'ai renoncé au travail de titan qui consisterait à relever les taux de présences aux commissions.

1) Membres du Conseil général

Sur les 41 conseillers généraux élus en juin 2004, il en reste 17. L'UDC a remplacé 4 des siens, sans qu'ils aient été élus par le peuple puisque ce parti a avait 8 élus pour 8 candidats. 62,5 % de ses conseillers sont donc entrés en cours de législature car un des remplaçants n'a siégé que quelques séances.

Résumé pour les autres partis, dont tous les conseillers généraux ont été élus par le peuple.

PS :             13 élus, 7 nouveaux depuis 2004  (46%)
Verts:            
6 élus, 4 nouveaux depuis 2004  (66%)   
Libéraux: 
      6 élus, 3 nouveaux depuis 2004  (50%)
POP :      
      5 élus, 3 nouveaux depuis 2004  (60%)
Radicaux :
     3 élus, 2 nouveaux depuis 2004  (66%)


2) Présences au Conseil général
Sur les 37 séances verbalisées du Conseil général, le record de présences est détenu par les radicaux, présents à 93,7 %.

La suite se présente ainsi :

Libéraux :   91,2%
UDC :         91,2 %
PS:            87,9 %
Verts:         86,1%
POP :         80,5%


3) Tournus dans les commissions
Une quinzaine de commissions sont nommées par le Conseil général. Elles sont composées de 3 à 15 membres, selon un système proportionnel. L'UDC a 28 membres dans ces commissions et en a déjà remplacé 20, soit un taux de 71,5 % de tournus.

Les autres chiffres sont les suivants :

POP          : 10 sièges, 57% de remplacement
Verts         : 22 sièges, 36 % de remplacement
Radicaux    :
10 sièges, 30 % de remplacement
PS            : 47 sièges, 19 % de remplacement
Libéraux    : 16 sièges, 18,8 % de remplacement



par Daniel Musy publié dans : réflexion générale
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