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  • : Le blog de Daniel Musy
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  • : Je suis né à La Chaux-de-Fonds le 24 février 1956 . J'enseigne le français, la philosophie et l'histoire de l'art au Lycée Blaise-Cendrars. Je suis conseiller général socialiste depuis 2004
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Texte libre

Blog créé le mercredi 24 janvier 2007, après la conférence de presse du Conseil d'Etat neuchâtelois sur l'avenir des Montagnes neuchâteloises. Date peut-être historique d'un déclin annoncé ou d'une réaction politique et citoyenne qui refuse d'abdiquer  ?

Blog de Daniel Musy

Un blog politique ?

Un bien grand mot pour ces billets qui paraîtront à rythme régulier et qui vous permettront de connaître mes interventions au Conseil général et certaines réflexions plus personnelles sur la marche et la vie de La Chaux-de-Fonds, ma cité.

Un blog politique, alors oui, dans le sens noble de politique !



Mercredi 31 octobre 2007
Hier au Conseil général , j'ai eu l'occasion de développer ma motion sur la politique communale en matière de tourisme vert.  L' Impartial a  rendu compte de mon intervention dans le texte que voici.

La ville dans la nature, la nature dans la ville», c'est avec ce slogan plein d'allant que le socialiste Daniel Musy a résumé la motion débattue lundi soir devant le Conseil général de La Chaux-de-Fonds. Préoccupés par la promotion du tourisme vert aux abords de la ville, mais aussi inquiets que l'on confonde écotourisme et tourisme vert «technologique», les signataires - en majorité socialistes - ont invité le Conseil communal à donner ses idées sur la question. Celui-ci a accepté la motion.

A l'origine de ce texte, il y a le mécontentement consécutif à l'installation un peu n'importe où de yourtes, «pas toujours illégales, il est vrai», a souligné l'élu socialiste. Le texte propose de développer le concept de ville dans la nature, ville pourvue par ailleurs d'atouts urbanistiques et culturels importants.

Il s'agirait de proposer des parcours de deux ou trois jours aux touristes curieux tant de nature que de culture. Mais sans tomber dans les nuisances liées à ce que le motionnaire appelle le tourisme vert «technologique», comme par exemple une piste de ski de fond dépendante de canons à neige. Il a également soulevé la question du statut et de la vocation du site du Gros-Crêt - Pouillerel: «Il ne doit pas devenir le point de départ d'activités multiples, où l'on se rend en voiture!»

Selon le conseiller communal Jean-Pierre Veya, un groupe de travail est en train de plancher sur la question des futures orientations en matière de développement touristique, mais au niveau cantonal, en collaboration avec Tourisme neuchâtelois. «Le Conseil communal ne partira pas dans une direction opposée», a-t-il insisté. Au sujet des retombées négatives, il a regretté que les adeptes de tourisme vert fassent en général leur retour à la nature en voiture. «On doit garantir l'accès au site et on ne peut pas éviter que les gens s'y rendent avec leur véhicule. Il y a toujours des retombées négatives, même dans le tourisme doux.»

Il a rappelé qu'une offre abondante existait déjà en matière de chemins balisés pour raquettes ou ski de fond. «Mais, contrairement aux apparences, ce sont des activités qui impliquent de gros investissements. La Chaux-de-Fonds doit se concentrer sur ses atouts, elle n'a pas le potentiel de développer seule un tourisme doux important.» /SAB

tourisme-vert025.jpg

Voici le texte de ma motion :


Tourisme vert et/ou écotourisme : quelle politique communale ?

La Chaux-de-Fonds est la plus grande commune agricole de Suisse : 85 % de son territoire est non bâti et va de 600 à 1200 mètres d’altitude. C’est dire l’important potentiel de développement en matière de tourisme vert et/ou d’écotourisme.

Justement ces deux termes ne sont pas exactement synonymes.

On pourrait appeler « tourisme vert » l'ensemble des activités touristiques mises en place dans des zones rurales et basées sur les atouts d'un environnement naturel et humain spécifique à ces zones.

L’ « écotourisme » serait plutôt le développement d’activités qui associent la conservation de la biodiversité, la préservation des équilibres naturels et de leur durabilité, et le développement de loisirs attractifs modernes.

Selon Yann Engel, directeur de Tourisme neuchâtelois, « l’écotourisme engendre des discussions et des passions beaucoup plus fortes que ses retombées directes »  et, conclut-il dans une récente interview accordée à L’Impartial, «si on veut du tourisme vert, on ne peut pas éviter les touristes et quelques désagréments». C’est dire que M. Engel confondrait les concepts.

Ainsi, faire chambre d’hôte dans une ferme ou une maison de campagne, c’est différent de « faire yourte au Chapeau Râblé ». Marcher, se balader en vélo ou à ski de fond, c’est différent de construire des maisons dans les arbres, faire du quad dans une carrière ou de la motoneige à Pouillerel.

Nous demandons que le Conseil communal nous trace les lignes directrices de sa conception du tourisme vert et de l’écotourisme sur le territoire communal. Jusqu’où voit-il les limites de la « modernité » et des désagréments possibles (autant pour les citoyens que pour la faune et la flore), quelles retombées directes y aurait-il à développer ce type d’activités autour de la ville ? De même, nous aimerions voir clairement définies la gestion et la vocation futures du site du Gros-Crêt-Pouillerel.

Pourrait alors se mettre en place une ver(i)t(abl)e politique touristique communale ou intercommunale en lien avec l’Office du tourisme neuchâtelois.
par Daniel Musy publié dans : Urbanisme et environnement
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Mercredi 24 octobre 2007
"L'aveuglement socialiste coûtera 200'000 francs à la collectivité", dit Yvan Perrin, du Schweizer Volskpartei dans Le Temps d'hier.

Cet argument est  en tous points irrecevable puisqu'il est en double contradiction avec tout ce que défend d'habitude ce parti, partisan invétéré de la démocratie directe.

a)  C'est le peuple qui, en dernier ressort, doit avoir la décision entre les mains dans les affaires politiques suisses, plutôt que les états majors politiques. L'élection des parlementaires fédéraux est le plus grand rendez-vous politique suisse et il y a parfaite légitimité à ce qu'un candidat qui a objectivement et mathématiquement des chances d'être réélu se représente au second tour.

b) Avec ce raisonnement, que d'argent public alors gaspillé par des initiatives et referendums aveugles dont ce parti a la spécialité. Ce sont des dizaines de millions de frais annuels que les collectivités publiques suisses dépensent pour faire fonctionner la démocratie directe.
par Daniel Musy publié dans : réflexion générale
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Dimanche 21 octobre 2007
Les résultats  des élections fédérales au Conseil national à La Chaux-de-Fonds constituent une bonne surprise pour la gauche chaux-de-fonnière. Elle résiste bien à la poussée de l'UDC. Le centre-droit n'en finit pas de s'effondrer. Le rapport gauche-droite, si on ne tient pas compte des petits partis, est de 12,5 points en faveur de la gauche.

Voici les résultats en pourcentage des suffrages obtenus :

Gauche : 54,42 % (PS : 28,18 %, POP : 14,20 % , Verts 12,03 %)

Droite : 41,90 % ( UDC : 25,73 %, Libéraux+ Ecologie libérale : 9,51 %, Radicaux : 6,67 %)

Autres : 3,67 % (PDC : 2,36 %, Evangélique : 0,96 %, Liste libre Jäggi : 0.35 %).


Le centre droit ne récolte que 16,18 %, soit 9,55 % de moins que l'UDC. Au Conseil général, les libéraux-radicaux détiennent 9 sièges et l'UDC 8. C'est dire que les élections communales ne se présentent pas trop mal pour la gauche et très mal pour le centre-droit. En effet, il faut au moins 16,7 % pour avoir un siège au Conseil communal. Et on ne sait si Josette Frésard, la conseillère communale libérale directrice de SIRUN, se présentera aux élections du 27 avril 2008. Sans elle, compétente, ouverte, organisée et ferme sur ses convictions, on ne voit pas comment les libéraux-radicaux pourront sauver leur siège.

L'excellent résultat de POP lui permet d'espèrer de garder son siège au Conseil communal. La lutte entre Jean-Pierre Veya et Patrick Erard qui a fait un mauvais score (dernier de sa liste) promet d'être rude mais les socialistes ne doivent pas croire que leurs deux sièges sont gagnés d'avance même si, sous l'impulsion de Didier Berberat et de Laurent Kurth, le parti socialiste peut envisager avec une relative sérénité les futures échéances communales. Ce n'est plus le parti qui domine la ville avec ses plus de 30 % d'antan mais, pour moi, ce qui compte, c'est que cette ville reste ancrée à gauche, dans son esprit d'ouverture aux autres, à la différence, à la culture et à la solidarité. C'est le sens de mon engagement à gauche depuis toujours.
par Daniel Musy publié dans : réflexion générale
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