La police de proximité : un bilan si positif que cela ?

Publié le 30 Novembre 2007

Durant cette législature communale, depuis 2004, le seul parti de la ville qui se sera profilé et engagé énergiquement dans le domaine de la sécurité publique est le parti socialiste. Soucieux que la sécurité est un droit fondamental et que la sécurité publique dans une ville est avant tout affaire de proximité humaine entre les agents et les citoyens, nous avons été les initiateurs de la création rapide d'une commission de sécurité publique. Je suis aussi membre de la sous-commission financière chargé  du dicastère de la sécurité. Depuis  la création  de la commission communale, nous y sommes le parti le plus actif, posant sans cesse des questions et soulevant des problèmes. Lors de la dernière séance où le responsable cantonal de la police de proximité à La Chaux-de-Fonds, le sergent Beiner, était présent, nous avons écouté, ahuris, la description qu'il a faite des faibles moyens que le Canton met à sa disposition pour être efficace. La confidentialité des débats ne nous permet pas d'en dire plus. C'est la raison pour laquelle j'ai déposé l'interpellation suivante qui sera traitée lors du Conseil général du 13 décembre. Il faut savoir que la ville dépense plus de 5 millions en mandat de prestations au Canton. Nous sommes donc en droit d'être exigeants.

Police de proximité : un bilan si positif que cela ?

Dans les conditions fixées l’an passé par le Conseil communal pour le transfert à l’Etat de la plupart des tâches de la police locale, figurent des « économies structurelles de l’ordre de 10% » et « l’amélioration des prestations de sécurité publique pour la population ». Si on peut se féliciter que les économies pour 2008 soient de 17% par rapport à 2006, on peut s’interroger sur le bilan de la mise en place d’une police de proximité. Le Conseil communal et l’Etat nous disent, dans un communiqué commun du 26 novembre, que le « premier bilan » est « positif ». Si positif que cela ?

En effet, le Conseil communal partage-t-il avec nous ce qui nous semble aujourd’hui préoccupant, à savoir que :
- les gendarmes affectés à la police de proximité ne seraient pas encore assez proches des gens, à savoir qu’ils préféreraient la voiture à la déambulation ;
- ils se consacreraient notablement plus à des tâches administratives qu’à une présence sur le terrain ;
- ils rechigneraient parfois à verbaliser quand ils voient des voitures parquées en infraction ?

Peut-il aussi nous préciser quels  « fruits » positifs les activités déployées sur les quatre projets prioritaires mis en place (concernant les écoliers, les victimes d’agression, la gare et les graffitis) commencent à porter ?

Enfin, ne pense-t-il pas qu’il faudrait s’inspirer de la ville de Bienne qui, dans chacun de ses sept quartiers, a nommé un agent de contact, « votre interlocuteur dans votre quartier », auquel, par téléphone, la population peut faire part de ses observations, préoccupations et difficultés ?

Bref, les tâches de police de proximité définies dans le contrat de prestations ratifié le 4 septembre 2006 avec l’Etat sont-elles accomplies par celui-ci à satisfaction pour notre ville ?

Rédigé par Daniel Musy

Publié dans #Réflexions générales

Repost 0
Commenter cet article