3 blocs : 2 contre 1 ou 1 contre 2 ?

Publié le 19 Mars 2008

Alea jacta est : les libéraux ont ainsi, comme je le pensais, préféré leurs valeurs à l'aventure. Il y a donc trois blocs politiques dans notre ville et en Suisse d'ailleurs depuis le 12 décembre : la gauche plurielle unie, le centre-droit  et la droite nationaliste, l'extrême-droite ou le Volkspartei puisque ce nom alémanique convient en fait très bien à ce dernier bloc.

Il y a deux manières de concevoir les forces et le débat politiques dans notre ville :

a) sur le plan strictement politique et financier, les deux blocs de droite partagent, d'ailleurs parfois avec la gauche (cf les votes unanimes des deux derniers budgets) des vues communes. On peut dire qu'il y a la droite et la gauche, vision classique de la politique depuis la fin du XVIIIe siècle : plus ou moins d'Etat.

b) sur le plan de la Weltanschauung (vision du monde), tout sépare les républicains ouverts au monde et à l'Europe, différenciant clairement le politique du religieux, épris d'humanisme, de culture et de diversité, de l'autre bloc. C'est aussi bloc contre bloc : plus ou moins d'ouverture et de progressisme. Je connais certains radicaux qui auraient rendu leur carte si leur parti s'était apparenté aux blochériens.

Cette vision de la politique, c'est la mienne exprimée ici depuis longteemps et je suis heureux que les libéraux ne soient pas tombés dans le piège pervers et diabolique qu'on leur présentait sur un plateau s'ils le voulaient vraiment.

Travailler avec chacun, c'est une chose, nécessaire; défendre ses idées, ses valeurs surtout, c'en est une autre.


Rédigé par Daniel Musy

Publié dans #Réflexions générales

Repost 0
Commenter cet article