La revue branchée canadienne Monocle a récemment consacré un long article de 13 pages sur La Chaux-de-Fonds. Tiré à 150'000 exemplaires, ce magazine donne une image magnifique et tellement juste de notre ville que je ne résiste par au plaisir de vous proposer l'article à télécharger en cliquant ici.
Voici la traduction de la conclusion du texte illustré de 15 photos :
"Et c’est ainsi que le début du XXIe siècle voit La Chaux-de-Fonds lentement recommencer à rayonner. Des plans existent pour de nouveaux espaces industriels (…). On cherche également à se battre avec la ville voisine du Locle sur des projets économiques. La ville espère être inscrite sur la liste de l'UNESCO et affirme qu'elle n'autorisera pas un développement nuisible à l'environnement.
Dans les vitrines, à côté des montres rutilantes sont présentés les plus beaux équipements de ski et les meilleurs mountain-bikes. Dans la chaleureuse et confortable brasserie de l’Hôtel-de-Ville on sert des filets de perche frais du lac et des fondues au fromage bien mousseuses (bubbling). Dans le petit café de l’autre côté de la place, une rangée de jeunes gens négligés, la plupart d’entre eux étudiants à l’école d’art de la ville, occupent le bar. La Chaux-de-Fonds a une tradition de génies créateurs productifs ; peut-être que le prochain est assis juste là devant nous."
En janvier, j'ai rencontré un ingénieur de l'arc lémanique, d'origine thurgovienne, qui parfois conseille à des clients de visiter La Chaux-de-Fonds. Il me parlait du potentiel extraordinaire de notre ville-"soupape".
Pourquoi cette image ? Parce que, assurait-il, cette ville est faite pour des gens du XXIe siècle qui doivent travailler avec beaucoup de concentration (dans la microtechnique, dans l'informatique, toute la journée devant des écrans...). Le travail fini, en cinq minutes, vous êtes dans la nature pour décompresser au lieu de faire encore une demi-heure ou une heure de voiture pour rentrer chez vous. Et il rejoignait le journaliste de Monocle quand, aux réticences que je lui formulais sur le choix limité de boutiques de mode susceptibles d'attirer des femmes branchées, il me répondit : l'essentiel, dans votre ville, c'est d'avoir d'excellents magasins de sport qui offrent du bon matériel pour les loisirs de plein air. Ce type de travailleurs et de cadres recherchent le bien-être avant le luxe.
Cette réflexion m'avait frappé le 12 janvier et aujourd'hui, voilà qu'un Canadien nous parle des "finest ski equipment and the best mountain bikes" présentés dans les vitrines des magasins qu'il a vus, peut-être vers la place du Marché...
C'est toujours par le regard des Persans qu'il faudrait commencer à se voir soi-même !
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