On tombe dans les panneaux

Publié le 25 Mai 2007



Avec l'arrivée du printemps, la floraison de nouveaux panneaux dans le concept de l'affichage culturel.

Petit florilège des nouveautés, pour se rincer les yeux bien mal en point.

Et surtout, rappel du communiqué (27 avril) des autorités à l'annonce de la pose des panneaux de bienvenue :

La pose de cet affichage marque également la volonté des autorités de « préserver » un tronçon aux entrées de ville qui ne comprendra progressivement plus d’autre signalétique que celle de bienvenue, celle des particularités touristiques (affichage brun) et celle des installations sportives et de détente (affichage blanc). Les autres affiches non commerciales, telles que bâches annonçant des manifestations, ou panneaux divers sommairement installés, seront systéma­tiquement enlevés avec possibilité pour leurs auteurs de les poser à des endroits définis et moins exposés à l’intérieur du périmètre urbain.




Des panneaux "Bienvenue" viennent d'être installés au bord des routes (Bas du Reymond et de Chemin-Blanc).




Ils sont très beaux esthétiquement ...



mais illisibles quand on conduit ...



De plus, les organisateurs d'Helvetissima ont eu (ou ont se donné) l'autorisation de construire des échafaudages métalliques pour qu'en un clin d'oeil leur affiche, aussi illisible que la précédente, saute à nos yeux, meurtris par les nouveaux concepts graphiques : moins c'est clair, mieux ça suscite l'imaginaire.





Moralité :
mieux vaut encore l'affichage culturel
Bon pied, bon oeil (photos de novembre 2006)

Au verso, les préliminaires d'une promenade sentimentale :



Au recto,
le panneau est cul-turel
et s'appelle
Bon oeil, bon pied.


Qu'on se le prenne, et vivent les accords conjugaux entre le Ville et la Société générale d'affichage (SGA) !




Plus sérieusement, voici deux extraits de la séance du Conseil général du 21 février 2006


(...) Daniel Musy : L’observation concerne ce que vous appelez la prolifération de panneaux. Nous constatons que concernant l’entrée en ville, en particulier pour les automobilistes, il y a parfois ce que nous pouvons appeler une pollution visuelle dans le sens que toute une série de pancartes, de panneaux ou de plastiques sauvages interviennent. Nous attendons là avec impatience ce qui nous est promis, c’est-à-dire une suite à la motion Bosshart qui a été acceptée. Vous dites que vous allez nous renseigner sur les réponses apportées à cette préoccupation, mais nous souhaitons vraiment que ces réponses se fassent rapidement, signal qu’il y a bientôt quinze ans qu’une série de gens dans les services ont proposé un concept d’affichage culturel à l’entrée des villes, un tout petit peu à l’image de ce qui se fait à Neuchâtel avec les panneaux trapézoïdaux qui annoncent des manifestations. Donc sur ce plan-là, je crois qu’il faut ressortir des tiroirs ces projets qui sont tout prêts et quelques petits investissements pourraient être très utiles pour éviter cette anarchie.

(...)

Conseil communal, Laurent Kurth : Mais je peux vous rassurer, Mme Gazareth, il y a bien un affichage culturel institutionnel qui est envisagé. Je peux vous en dire quelques mots, même si ce sont ces éléments-là que nous souhaitons vous présenter dans le rapport que nous vous adresserons en réponse à la motion Bosshart. L’idée qui se discute pour l’instant est d’avoir un triptyque à huit ou dix endroits en ville avec sur un premier panneau d’affichage le plan de ville avec l’ensemble des institutions culturelles mentionnées sur celui-ci, avec sur le deuxième panneau du triptyque le calendrier des manifestations des deux mois en cours, et sur le troisième panneau du triptyque une affiche représentant un des événements phare qui se déroule en ville pendant la période des deux mois de l’agenda qui figure juste à côté. C’est pour l’affichage culturel institutionnel. Encore une fois, c’est ce qui se discute aujourd’hui. Il y a des adaptations qui vont peut-être encore intervenir. Ensuite, il y a l’affichage gratuit. Les fameuses colonnes Morris aujourd’hui. Notre partenaire ne veut plus installer de colonnes Morris. C’est un modèle qui ne se fait plus. Nous sommes en train de discuter d’autres modèles. Nous aurons là aussi toute une série d’espaces qui seront à disposition d’affichage non pas sauvage mais gratuit, qui permettent de faire de la publicité de toute une série de manifestations culturelles de toutes sortes, ailleurs que sur les murs des propriétaires privés.




Dans un prochain blog,
la poésie du mobilier urbain chaux-de-fonnier...



Rédigé par Daniel Musy

Publié dans #Urbanisme et environnement

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