8 ans de pertes et de gains

Publié le 25 Mai 2012

Une autre manière d’analyser les élections communales est de voir combien les partis ont, entre 2004 et 2012, gagné ou perdu des suffrages.

 


Les plus grosses pertes sont du côté du PLR, de l’UDC et du PS. Le POP progresse en suffrages et les Verts sont assez stables. C’est dire qu’en 8 ans, les trois premiers ont perdu beaucoup d’électeurs alors que le POP en a gagné.

 

Le tableau ci-joint est très parlant. Exemple : en 2004, le PS recueillait 17718 suffrages pour l’élection au Conseil communal et 124416 pour celle au Conseil général. En 8 ans, il perd pour ces deux élections respectivement 4913 et 29314 suffrages (donc entre 720 et 980 électeurs). Le POP, lui gagne entre 120 et 160 électeurs.

 

statistiques-2004-2012.jpg

 

 

 

Voici un tableau visualisant ces évolutions :

 

poucentages-suffrages-cc.jpg

 

 

 

Et pour finir, un tableau qui montre l'évolution du nombre de sièges au Conseil général depuis 1984 (année où une éluE du Parti socialise ouvrier siégeait seule : elle est ici comptabilisée avec le POP).

 

 

sieges-cg.jpg

 

 

On voit que l'apparition des Verts signifie la fin de l'hégémonie socialiste dès 1992 et que l'UDC a littéralement fait exploser le centre-droit :  les partis radical et libéral-PPN qui a eux deux ont compté jusqu'à 19 éluEs en 1994. Ils ne sont plus que 7 (ou 9 si l'on compte le NPL).

 

La perte du second siège socialiste au Conseil communal est donc inscrite dans une irréversible tendance du paysage politique des Montagnes neuchâteloises depuis 25 ans. En fin de compte, tant mieux pour le renouveau démocratique et pour une gauche qui sera d'autant plus forte qu'elle sera plurielle, face à une droite décomposée au Conseil général : 5 anciens radicaux, 2 anciens libéraux, 2 nouveaux libéraux et 6 UDC.

 

 



Rédigé par Daniel Musy

Publié dans #Elections

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