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Plusieurs actes de violence gratuite font parler d’eux dans notre ville. Des jeunes se font sans raison tabasser par d’autres. Comment le Conseil général de notre ville peut-il empoigner le problème pour tenter d’améliorer la situation ? Voici quelques-unes de mes modestes pistes reposant sur un principe fondamental : la sécurité est « le premier des droits de l’homme, et la condition de tous les autres », comme le dit si bien André Comte-Sponville.
Le 8 novembre, j’ai assisté au procès de quatre jeunes habitants La Chaux-de-Fonds qui ont violemment tabassé et humilié, l’an passé, un de mes étudiants au lycée, Matteo R. J’ai écouté comment ces tabasseurs ont décrit leurs actes et, à part le plus jeune d’entre eux, ils ont manifesté une faible conscience de soi. Voici le compte-rendu qu’en fait L’Impartial, assorti d’une interview de Dino Bellometti, animateur de rue au Service de la jeunesse.
D’autres tabassages ont eu lieu en octobre, par exemple un soir à Espacité. Si la situation chaux-de-fonnière n’est pas comparable à celle de villes plus grandes, elle crée un sentiment objectif d’insécurité chez les jeunes qui craignent notamment de passer par certains endroits les vendredi et samedi soirs. Nous, élus de gauche, devons nous inquiéter de cette situation et tenter d'améliorer la situation.
Depuis que notre ville a confié des prestations de police de proximité au canton, nos moyens d’actions communaux ne peuvent concrètement se concentrer que sur la prévention. A l’école d’abord où existent des moyens de placer temporairement des élèves violents dans des petites classes particulières. Nous devons nous demander si ces mesures sont suffisantes et efficaces.
Quand ils sortent de l’école obligatoire, ces jeunes sont suivis par des éducateurs de rue qui les connaissent. Mais on ne peut pas exercer une surveillance constante sur des individus qui peuvent déraper à tout moment.
Dans tous les cas, il faudra réfléchir à la possible création de moyens supplémentaires de prévention sur le terrain communal : cette mesure est de notre compétence.
Que pouvons-nous alors exiger de la police cantonale dans le mandat de prestations que nous lui confions ? Deux impératifs qui ne donnent pas entière satisfaction actuellement.
D’abord, une information précise aux citoyens qui pourraient être des victimes ou des parents de victimes d’agression. On doit savoir précisément comment, quand et où on peut porter plainte et on doit être absolument encouragé à le faire. Dans cette optique, un site internet performant de la police de proximité, une distribution d’infos-papier dans toutes les boîtes aux lettres et des séances d’informations par quartier sont indispensables en 2012.
Ensuite et corrélativement, une victime d’agression doit être bien accueillie, soutenue et réconfortée quand elle porte plainte. Ce n’a pas été le cas pour Matteo et ses parents l’an passé et c’est inadmissible. Le responsable de la police de proximité, M. Christian Kernen, l’a d’ailleurs reconnu devant nous en septembre.
Et le nouveau code pénal qui renonce à punir de prison ferme au profit de jours-amendes ?
Il est remis en question par certains policiers qui se sentent impuissants et qui voudraient bien que notre ville signe des pétitions pour faire pression sur les autorités fédérales afin de réviser ce code. Cette question-là n’est pas de la compétence d’un élu communal et c’est aux parlementaires fédéraux d’empoigner le problème, si problème il y a. Il faudrait en effet démontrer, chiffres à l’appui, que des jours-amendes sont moins dissuasifs que de la prison ferme.
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