Honneur et vérité dans l'article de la Weltwoche sur Legrix

Publié le 1 Septembre 2013

Sous la plume du journaliste Alex Baur dans la Weltwoche du 30 août 2013, les employés chaux-de-fonniers atteints dans l'intimité de leur personne par J.-C. Legrix deviennent les mobbeurs du Conseiller communal mobbant. Cet article, qui manipule la vérité sous l'empreinte de ce que J.-C. Legrix a dit au journaliste, est une atteinte à l'honneur du personnel communal, de l'exécutif courageux et responsable et de notre ville tout entière, considérée comme "ce petit coin du pays, dont on ne parle que rarement aux informations.

 

 

La une de la Weltwoche présente le situation ainsi : 

 

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      Putsch plotique à La Chaux-de-Fonds

L'affaire Jean-Charles Legrix : comment des fonctionnaires et des poltiticiens

ont "mobbé hors de sa fonction" le président de la Ville élu

 


 

Cet article est pervers car il donne l'impression d'être fouillé et bien informé. En fait il manipule et falsifie, à l'image du fonctionnement fréquent de J.-C. Legrix.

 

 

1. Il est surtout indigne en manipulant complètement le principe de l'anonymat de l'audit : " Et l’on se pince en se demandant comment il est possible qu’un représentant élu par le peuple puisse être démis de ses fonctions sur la base de rumeurs anonymes ".

 

Comment environ 40 personnes se sentant mobbées ou terrorisées auraient-elles accepté de parler sans cette garantie, socle des conditions de l'audit, validées par J.-C. Legrix lui-même ?

 

Non, Monsieur Baur, Monsieur Legrix, ce ne sont pas des rumeurs anonymes, mais des paroles verbalisées de fonctionnaires communaux protégés par l'anonymat d'un audit. Celles et ceux, par exemple, qui étaient là, soulagées, lors du Conseil général du 27 août. Même certains des agissements du Conseiller communal sont reconnus par l'intéressé. Ils sont souvent illicites, sauf pour lui, qui les trouve normaux et les justifie par des méthodes inspirées du privé en vue d'améliorer le rendement de ses services. Sans aucune empathie ni remords !

 

 

2. Quant à la vérité à dévoiler (si importante pour l'UDC chaux-de-fonnière, voir mon précédent article), Baur prétend avoir fait des "recherches". Alors que Claude Grimm du Courrier et Fabiano Citroni du Matin Dimanche (d'ailleurs récompensés cette semaine par les 1er et 2e prix du journalisme local) ont construit leurs articles du week end passé sur de multiples témoignages, Baur n'a apparemment pour seule source que Legrix qui utilise ainsi le journal alémanique pour sa tribune.

 

Qui donc autre que lui en saurait autant que ce que rapporte Baur ?

 

Celui-ci cite seulement une "source digne de confiance" (sûrement encore J.-C. Legrix) qui prétend que Veya a dirigé le coup monté avec la cheffe du personnel de la Ville.

" Et c’est Jean-Charles Legrix lui-même qui, pour sortir de cette situation pourrie, demande au Conseil communal de mandater un audit externe. Les conseillers communaux Pierre-André Monnard (PLR) et Jean-Pierre Veya (POP) prennent les choses en mains, avec l’appui de la cheffe des ressources humaines Ioana Niklaus. Selon une source digne de confiance, c’est Veya qui dirigera l’opération. C’est également lui qui aurait fait appel à l’experte en sexisme Cécile Pache."

 

Cet article donne donc la preuve, si on le lit attentivement, que J.-C. Legrix est le quasi unique informateur du journaliste sur trois points au moins :


 

- dans le non respect par J.-C Legrix du secret de fonction sur des faits que lui seul et le Conseil communal connaissaient à propos de la nomination de Pierre Schneider comme ingénieur communal :

 " Legrix installe alors à ce poste-clé Pierre Schneider, un ancien de l’administration fédérale, tombé en disgrâce suite à des critiques internes. Legrix veut moderniser et mettre au pas un service géré depuis des décennies par les mêmes coteries de fonctionnaires. Et pour ce faire, ce Schneider, qui ne craint pas la confrontation, lui semble la personne idéale. Mais au sein de l’administration communale, la résistance s’organise. Ioana Niklaus, la puissante cheffe du personnel, en place depuis des années, fait des pieds et des mains pour s’opposer à l’engagement de Schneider. Elle aurait même menacé de donner sa démission. Legrix remporte la partie, mais s’attire l’antipathie de la cheffe du personnel, celle-là même qui jouera ensuite un rôle dans son éviction."

 

 

- dans la relation de faits seulement connus par J.-C. Legrix et probablement même ignorés du Conseil communal, en tous cas ignorés par nous les élus :

 

a) " En défendant l’«Initiative sur les minarets», Legrix a aussi brisé un tabou. Un engagement qui en a dérangé plus d’un, y compris au sein du Swatch Group, son employeur de l’époque. Le marché arabe est un marché important pour l’industrie horlogère suisse. Et en tant que chef comptable de la Holding, Jean-Charles Legrix représentait un risque pour la réputation de l’entreprise. En 2009, il quitte Swatch pour Mercedes. "

 

b) " Seul fait avéré: l’homme a travaillé pendant plus de trois décennies à des postes importants, et ce, dans des entreprises internationales de tout premier plan comme Richemont/Cartier ou Kodak. Ses références sont excellentes. Legrix a joué un rôle crucial dans le redressement de plusieurs sociétés, restructurations au cours desquelles il a dû licencier des employés, ce qui lui a certainement valu de nombreuses inimitiés. "

 

c) " Le premier gros éclat a lieu à l’occasion de l’aménagement d’un cimetière musulman. Au parlement, Legrix s’était prononcé contre ce projet. Cela ne l’empêche pas, après son élection au gouvernement, de faire avancer l’aménagement du cimetière musulman approuvé par le parlement. Le politicien UDC veut ainsi montrer qu’il respecte les décisions démocratiques et qu’il remplit son rôle à l’exécutif. Mais suite à une visite sur l’emplacement du futur cimetière, Jean-Charles Legrix constate que l’on a déversé de la terre souillée de déchets. On imagine aisément les gros titres si, lors d’un ensevelissement, on venait à découvrir de vieilles bouteilles et des boîtes de conserves rouillées. Le scandale aurait indiscutablement touché le politicien UDC connu pour ses positions critiques envers l’islam. Legrix fulmine et laisse échapper des propos peu aimables à l’encontre du chef de la voirie, propos pour lesquels il va ensuite s’excuser. "

 

 

- dans l'interprétation des faits reprochés à J.-C. Legrix qui est en fait la propre interprétation édulcorante de ce dernier  :

 

" Ainsi, Legrix n’aurait pas respecté la voie hiérarchique et aurait poussé ses collaborateurs à jouer les délateurs. On peut voir les choses d’une autre manière. Legrix prêtait toujours une oreille attentive aux préoccupations des simples employés. On lui reproche aussi d’avoir entretenu le moral de ses petits copains au sein l’administration à coups de petits privilèges. On pourrait formuler les choses autrement: Legrix appréciait les bonnes performances des ses collaborateurs. Il récuse en revanche l’accusation d’avoir accordé des privilèges, et ce, d’autant plus que les augmentations de salaires et les bonus n’étaient pas de sa compétence. On l’accuse également d’avoir espionné ses employés pendant leur travail. On aurait pu dire qu’il prenait sa tâche très au sérieux. Legrix récuse en revanche totalement l’accusation colportée par Cécile Pache et selon laquelle il se serait caché «derrière arbres et buissons» pour espionner ses collaborateurs. Il s’agit selon lui d’un grossier mensonge. "

 

 

 

 

 

 

3. Finalement, ce journal qui avait en 2012 parlé de la Suisse romande comme  "la Grèce de la Suisse" falsifie dans cet article le fait que c'est toute la presse suisse qui parle d'un élu " payé à ne rien faire. " La presse romande qui s’excite déjà à l’idée que le conseiller communal puisse toucher jusqu’à la fin de son mandat (2016) un salaire à ne rien faire ". Et le Blick, alors ?

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Une grossière erreur factuelle est aussi commise : " En 2004, l’UDC faisait une entrée fracassante au parlement de La Chaux-de-Fonds et en 2012 privait le parti socialiste de son deuxième siège à l’exécutif. " Or, le 13 mai 2012, ce sont les Verts qui ont ravi leur second siège aux socialistes !

 

 

 

 

 

 

On le voit, le côté " manipulateur " de J.-C. Legrix, dénoncé par Nicolas Willemin, rédacteur en chef de L'Impartial dans son éditorial du 22 août, son " interprétation falsificatrice de la réalité " que j'avais relevée au Conseil général le 3 mai 2006 déjà, se retrouvent dans cet article de la Weltwoche.

 

 

A l'image du personnage qui veut laver son honneur en pensant qu'il est mobbé par ceux qu'ils a mobbés. Et qui doit aller jusqu'à la Zurich de Blocher et de la Goldküste pour trouver un dérisoire soutien.

 

 

Rédigé par Daniel Musy

Publié dans #Politique communale

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