La rigueur de l'exemplarité

Publié le 1 Mai 2013

Dans le mandat d’élu à un exécutif, l’homme politique, qu’il soit Président de la République française ou conseiller communal bénévole d’un petit village, doit être exemplaire dans trois domaines : ses relations avec ses subalternes, ses valeurs politiques, sa gestion quotidienne des deniers publics.


Etre rigoureux dans la relation avec ses subordonnés, c’est toujours les considérer comme des fins et jamais comme des moyens. Le subordonné est un fonctionnaire, dans le sens noble du terme. Ses devoirs et ses droits s’inscrivent dans l’espace public de sa fonction. S’il peut et doit être encouragé à l’excellence, cadré dans ses missions, félicité ou parfois blâmé dans son travail, il ne doit pas être sollicité par son supérieur pour une quelconque affaire privée, même s’il est consentant. « No affair, please » ! Sinon, il y a rupture de la relation éthique, du contrat intersubjectif entre le supérieur et son subordonné.

Etre rigoureux dans ses valeurs politiques, c’est essayer de toujours agir comme on pense. Que ce fut difficile l’an passé pour François Hollande de se faire conduire en voiture jusqu’en Normandie en respectant les limitations de vitesse ! Que c’est pratique de faire exécuter des petits travaux chez soi par un service communal ou cantonal plutôt que de demander un devis à l’artisan qui a peut-être voté pour nous !

Etre rigoureux dans la gestion des deniers publics, c’est utiliser au mieux les ressources humaines à disposition dans les ministères, administrations ou services pour effectuer les tâches publiques. On ne peut en même temps se lamenter des difficultés budgétaires dans ses services et utiliser des employés de ces mêmes services dans sa villa !

Rédigé par Daniel Musy

Publié dans #Réflexions générales

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