Le oui au RER dépendra de garanties sur quatre équilibres

Publié le 16 Avril 2012

Dans cinq mois, l’avenir du canton de Neuchâtel sera scellé par le vote sur le crédit de plus de 500 millions que les citoyenNes accorderont ou non à la construction du RER. Le oui n’est possible qu’à condition que des garanties soient données à quatre catégories de citoyens.


 

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a) l’ensemble des contribuables neuchâtelois : les 500 millions ne sont pas une dépense mais un investissement amortissable en 20 ans. La réforme prévue sur la fiscalité des personnes physiques devrait permettre d’équilibrer les coûts occasionnés au porte-monnaie du citoyen. En bref, qu'on me garantisse que ce que je suis d’accord de payer en plus pour le RER ne fera pas augmenter mes impôts ! Attendons les tableaux comparatifs que le gouvernement publiera à coup sûr.

 

b) la population du littoral : le RER est une nécessité pour l’équilibre économique et la prospérité du canton. Projetons-nous en 2032 : sans RER, plus de développement économique dans les Montagnes (les entreprises de pointe voudront des employés pouvant se déplacer facilement), pas de lien avec le TGV Rhin-Rhône à Besançon qui mènera à Londres, Barcelone, Berlin. Bref, un canton qui s’appauvrit et qui s’isole, dans le Haut COMME dans le Bas, tellement il sera peu compétitif et innovant en Suisse romande. Le RER nous garantit contre cette paupérisation.

 

c) la population des Montagnes : jamais les Montagnons n’accepteront le RER si des garanties sur l’équilibre hospitalier ne sont pas clairement données la semaine prochaine au Grand Conseil. Investir au minimum les 70 millions pour la rénovation complète de l’hôpital de La Chaux-de-Fonds est nécessaire. Il doit rester un hôpital avec un service d’urgences, des spécialisations de soins aigus.

 

d) les 24'000 assurés à Prévoyance.ne. La situation de la caisse de pensions est catastrophique, avec seulement 50% de taux de couverture. Pour arriver à 80 % en 2040, l’Etat doit différencier règlement du passif et recapitalisation. L’Etat s’est servi de cette caisse pour financer des projets. Il est d’accord d’injecter 250 millions pour « régler ses comptes ». Mais il semble vouloir faire porter tout l’effort de recapitalisation sur les employés, actifs ou retraités : retraite à 65 ans et plus d’indexations des rentes pendant 20 ans ! Le rôle de l’Etat est aussi de garantir sa participation, de manière équilibrée, à cet effort. Jamais un fonctionnaire ou un retraité n’acceptera de financer le RER sur le dos de sa retraite ! 

Rédigé par Daniel Musy

Publié dans #Lien Commune-Canton

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