Lundi 16 janvier 2012 1 16 /01 /Jan /2012 17:41

Quand les pouvoirs publics veulent utiliser Facebook, ils doivent absolument différencier information objective et point de vue subjectif, voire tendancieux. C’est ce qu’oublie aujourd'hui la police cantonale neuchâteloise.

 

Un récent article de L’Impartial relate qu’une citoyenne chaux-de-fonnière a porté plainte contre la police pour avoir été, selon elle, maltraitée à la suite d’une interpellation nocturne en automne 2011.

 

Pourquoi alors cet article apparaît-il aujourd’hui sur le profil Facebook de la police avec ce titre : « Les difficultés du métier » ?

 

facebook police cantonale

 


 

On franchit la frontière des faits et le rédacteur responsable de ce profil manque de discernement en nous donnant, à son corps défendant peut-être, un point de vue orienté. Il peut sous-entendre qu’il est difficile d’être policier face à la violence de certains citoyens. Or, nul ne sait si dans cette affaire ce ne sont pas les policiers qui ont abusé de la violence. La justice tranchera entre les deux versions opposées, celle de la plaignante et celle des policiers incriminés.

 

Je suis favorable à ce qu’une ville, une collectivité publique ou un service de l’Etat utilisent les réseaux sociaux pour transmettre des informations factuelles. C’est le sens d’une motion que j’ai fait accepter au Conseil général de ma ville. A noter d'ailleurs que la policer cantonale utilise Facebook habituellement dans ce sens.

 

Mais de grâce qu’on évite le léger dérapage de cette semaine, qui mine la crédibilité même de ce nouveau type potentiel de communication citoyenne.

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