Merci aussi à Thierry

Publié le 20 Mai 2013

Si les «merci » socialistes visibles dès ce matin sur les affiches électorales sont les garants d’une République à l’esprit sain, les sanglots de Thierry Grosjean hier à la Radio romande sont aussi ceux d’un vrai républicain. Ce n’est pas la première fois de sa vie qu’il a dû faire des sacrifices.


 

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Thierry et moi sommes quasiment nés le même jour, lui un 23, moi un 24 février 1956. Nous avons été à l’école dans les mêmes classes de la Promenade jusqu’au printemps 1965, quand son père Carlos a été élu conseiller d’Etat. Thierry et son frère Nicolas ont alors quitté notre ville pour le château de leurs grands-parents. Je n’oublie pas le départ, déjà en ce temps, de ce copain. Je mesure aussi les sacrifices qu’il a dû faire dans sa vie.

 

Partir comme il l’a fait hier soir, habité de l’esprit sain républicain, est à saluer.


 

 


 

 

 

Merci Thierry de nous avoir rappelé que notre canton est une République, que la République repose sur des valeurs de plus en plus fragiles et oubliées : la liberté contre la tyrannie et les dictatures, l’égalité des chances pour tous, l’intégration de l’autre et le refus de l’exclusion. Dans ton parti, il semble que l’esprit républicain peine de plus en plus à se faire entendre, surtout par les tenants de l’individualisme libéral. Non, ce n’est pas une « main invisible » qui veillera au bien général, c’est aussi la main de la République !

 

Dans l’extrême-droite démocratique maintenant au pouvoir dans le canton avec deux de ses représentants les plus typiques, le mot « République » n’est jamais prononcé. Est-il honni par eux, n’en connaissent-ils pas le sens, le sentent-ils en eux sans pouvoir une fois le prononcer ?

 

C’est en tous cas à Yvan Perrin de se poser maintenant la question, avant d’endosser le 29 mai les habits d’un ministre de la République.

 


Rédigé par Daniel Musy

Publié dans #Elections

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