Réponse au courrier des lecteurs outrancier de Pierre Hainard

Publié le 4 Juillet 2012

Avec une outrance qui a souvent caractérisé ses interventions d’élu au Conseil général et au Grand Conseil, l’ancien conseiller communal Pierre Hainard (UDC) affirme dans L’Impartial du 3 juillet, que « les autorités communales ont pris en otage les écoles de notre ville » et que « des pantins ont terni [le] cortège » des promotions.

 

 

 

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Yves Strub, le conseiller général du PLR qui conduisait le petit char ci-dessus, l’a formulé dans un commentaire sur ma page Facebook, « cette irruption du RER dans le cortège des promotions n'est pas un acte politique déplacé: les hommes et les femmes politiques des Conseils défilent avant les enfants pour bien dire que l'enfance et son développement ne peuvent se réaliser que si le cadre politique et social est solidement assuré avec un consensus constructif des élus. Alors, ici, tous les partis politiques réunis, nous combattons pour l'avenir de la cité, du canton, et de ses futurs citoyens ». Nous nous sommes engagés à promouvoir ce projet destiné, dans vingt ans, à tous les enfants qui ont défilé le 30 juin.

 

Que des conseillers généraux, un « troupeau » « sans tenue, ni discipline », aient en effet porté un T-shirt « Oui au RER » et aient distribué les flyers de Plonk et Replonk et des badges, cela n’est inadmissible que pour des esprits militaires épris de parades.

 

La faute morale de Monsieur Pierre Hainard, c’est d’avoir de la haine envers les autorités dont il a fait partie pendant toute sa vie active. Un membre retraité d’un exécutif (ancien conseiller fédéral, conseiller d’Etat ou conseiller communal) se devrait d’avoir la hauteur et la sagesse de mesurer ses propos et de se sentir solidaire de anciens collègues et de ses successeurs. C’est avec humilité discrète et non aigreur méprisante qu’il devrait nous éclairer de son expérience.

 

La faute politique Monsieur Pierre Hainard, c’est de lancer un poignard dans le dos de ses camarades de l’UDC chaux-de-fonnière. Quatre d’entre eux, conseillers généraux et conseiller communal, ont courageusement voté oui au RER au Grand Conseil, contre la position majoritaire de leur parti. De surcroît, c’est le président de l’UDC chaux-de-fonnière qui s’est généreusement mouillé le maillot pour commander les T-shirts « Oui au RER ».

 

Monsieur Pierre Hainard, l’image raisonnable que vous avez donnée pendant six ans comme conseiller communal s’est ternie le 3 juillet.

 

Elle méritait mieux.

    

 

 

 

 

Courrier des lecteurs de M. Pierre Hainard, paru le mardi 3 juillet 2012 dans L'Impartial

 

Un cortège des promotions pris en otage par le Transrun ?

 

«C’est pire qu’un crime, c’est une faute.» Cette phrase, qui fut prononcée par Fouché peu après l’exécution du duc d’Enghien, exprime d’une façon brutale l’idée que la politique n’a que faire des principes de la morale. Le crime (faute morale) passe après la faute (erreur d’ordre politique). Le fait que les autorités communales aient pris en otage les écoles de notre ville lors du cortège des promotions pour faire une propagande éhontée pour le Transrun est non seulement une faute morale et éthique, mais encore une faute politique grave.

 

Faute morale et éthique car, si le Conseil communal et le Conseil général défilent en tête du cortège des promotions, c’est pour montrer à la population l’importance qu’ils accordent à l’instruction publique, la fierté et l’honneur qu’ils ont de présenter les enfants de notre ville et les résultats de leur travail, ce n’est pas pour donner aux membres du Conseil général l’occasion de faire de la propagande, dans un désordre indescriptible, pour une votation.

 

Faute politique, car il est certain que devant le spectacle affligeant du troupeau du Conseil général, sans tenue, sans discipline, qui a terni la magnifique image du cortège de nos enfants et de l’immense travail de nos enseignants, la population estimera que la question du Transrun n’a aucune importance, vus ceux qui le défendent et qu’il vaut mieux voter non compte tenu des pantins qui ont terni son cortège. Nos enfants méritaient mieux.

 

Le Transrun méritait mieux.

 

Rédigé par Daniel Musy

Publié dans #Réflexions générales

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