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  • : Je suis né à La Chaux-de-Fonds le 24 février 1956 . J'enseigne le français, la philosophie et l'histoire de l'art au Lycée Blaise-Cendrars. Je suis conseiller général socialiste depuis 2004
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Blog créé le mercredi 24 janvier 2007, après la conférence de presse du Conseil d'Etat neuchâtelois sur l'avenir des Montagnes neuchâteloises. Date peut-être historique d'un déclin annoncé ou d'une réaction politique et citoyenne qui refuse d'abdiquer  ?

Blog de Daniel Musy

Un blog politique ?

Un bien grand mot pour ces billets qui paraîtront à rythme régulier et qui vous permettront de connaître mes interventions au Conseil général et certaines réflexions plus personnelles sur la marche et la vie de La Chaux-de-Fonds, ma cité.

Un blog politique, alors oui, dans le sens noble de politique !



Dimanche 18 mai 2008
Les lectrices et lecteurs fidèles ou plus occasionnelLEs de ce blog ont peut-être choisi de voter pour mon parti ou pour moi le 27 avril.

Je les en remercie sincèrement et leur transmets mes résultats personnels qui m'ont surpris, touché et encouragé dans les voies que je choisis de défendre au sein du PS, au Conseil général et sur ce blog.


J'ai recueilli 2390 suffrages qui proviennent de différentes voies (en italiques, les résultats du 6 juin 2004) :

1384 (1830) viennent de listes compactes du PS;

102 (57) viennent  de listes manuscrites sans dénomination additionnelle d'un autre parti (je suis le 11e candidat de gauche plus inscrit sur ces listes après Katia Babey (185), Annie Clerc (157), Lagger (145), Fivaz (142), Vuilleumier (139), Aline Fleury (120), Bregnard (109), Mariette Mumenthaler (108), Blanc et Borel (106) mais ... avant Stähli (101)).

904 (928) viennent de bulletins modifiés se décomposant ainsi :

697 (805) du PS où je suis 15e sur 24 canditatEs, et le dernier des éluEs, c'est-à-dire beaucoup tracé;

107 (68) des Verts où je suis le 7e candidat plus rajouté, gauche et droite comprise, après Veya (172), Katia Babey (160), Bregnard (152), Annie Clerc (147), Stähli (133), Eva Fernandez (116);

58
(40) du POP où je suis le 7e candidat plus rajouté, gauche et droite comprise, après Lagger (96), Fivaz (83),  Katia Babey (77), Julie John (72), Aline Fleury (64), Vuilleumier (60);

42
(15) de la droite (14 (3) radicaux, 12 (0) PDC, 9 (12) libéraux, 7 (0) UDC) où je suis le 10e candidat le plus rajouté des élusE de gauche après Lagger (109), Vuilleumier (103), Babey (95), Clerc (75), Fivaz (74), Blanc (61), Stähli (53), Bregnard et Mariette Mumenthaler (46).


Ces 2390 suffrages me placent 4e (9e) de la liste socialiste et 4e des éluEs de la ville, mais loin derrière la grande et méritée gagnante de ces élections, Katia Babey, qui a reçu 2695 suffrages, en "ratissant large" partout. Bravo à elle pour sa présidence sans faute du Conseil général pendant cette dernière année.

En remerciant encore les citoyenNEs qui m'ont fait confiance, j'essaierai de continuer à honorer la légitimité démocratique qui m'est donnée : elle vient d'horizons divers car je déteste être un godillot.

par Daniel Musy publié dans : Elections communales 2008
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Lundi 28 avril 2008
Après le désistement de Frédéric Hainard au profit de son père, il était dans les règles du système proportionnel que le deuxième de la liste, Laurent Iff, soit conseiller communal. Or, par un tour de passe-passe orchestré par l'équipe du futur et probable candidat au Conseil communal 2012, c'est Pierre-André Monnard, troisième de la liste libérale, qui entre au Conseil communal. C'est la spoliation du choix des électeurs.

Les déclarations des cinq politiciens libéraux et UDC de la vidéo qui suit (Canal Alpha de lundi soir) sont édifiantes. Je partage la colère de J.-C Legrix.


1. Voyez comment Frédéric Hainard vilipende Jean-Charles Legrix, le traitant d'incapable d'être collégial. ("Un bon conseiller communal a autre choses que des bonnes connaissances en comptabilité, notamment aussi cette faculté de composer dans un collège, de pouvoir aller à la rencontre de toutes les franges de la population. Personnellement je doute que Jean-Charles Legrix aient ces compétences-là, notamment celle de travailler dans un collège et je pense que pour la ville de La Chaux-de-Fonds, une possibilité serait que je me retire pour laisser la place à Pierre Hainard".)

2. Notez la mauvaise foi et l'inconfort de Pierre Hainard qui voudrait nous faire croire qu'il ne connaît rien de la stratégie des libéraux, donc de son fils. ("Je ne suis pas au courant de ce qui va se passer au niveau du parti libéral")

3. Considérez la déception de Jean-Charles Legrix et sa colère de voir la démocratie ainsi bafouée par les siens. ("Quelque chose ne joue pas très bien; des gens sont candidats, Monnard est deuxième viennent-ensuite et c'est un mauvais signe pour la démocratie; sur RTN, Legrix disait : ce qui est un petit peu dérangeant, c'est  que des personnes se mettent sur des listes; on est dans un système démocratique; j'accepte la démocratie mais pas que des personnes mises sur des listes et élues se retirent."

4. Ecoutez surtout bien Laurent Iff qui semble ne rien connaître aux règles et aux principes éthiques et politiques du système de l'élection proportionnelle; il veut nous faire croire que c'est comme un self-service : tous les plats peuvent faire l'affaire et on compose son menu soi-même : "nous avons présenté une liste de 5 personnes toutes capables de prendre ce poste de conseiller communal" ).

Ce que Iff oublie, c'est que les électeurs ont tranché et l'ont choisi lui, sachant qu'en deuxième position, il avait de fortes chances d'être au Conseil Communal si F. Hainard était premier.  De plus, un écart significatif de près de 10% sépare Iff de Monnard, (97 voix de moins que les 1013 de Iff) alors que Xavier Hüther suit Monard à 6 voix près. Iff est donc bien démocratiquement et politiquement obligé, dans le sens de la valeur de nos institutions, d'accepter son élection. En le refusant, il bafoue la démocratie, fait passer l'intérêt particulier avant l'intérêt général (le sens d'une élection à la proportionnelle) et spolie une centaine de ses électeurs de leur choix.

L'argument du changement de sa situation professionnelle après le dépôt des listes est peu convaincant car,
s'il avait été correct avec ses électeurs, Iff aurait fait savoir avant l'élection qu'il ne pourrait pas siéger pour des raisons professionnelles. Il en avait largement les moyens, par exemple par une annonce dans l'Impartial ou une conférence de presse, ou alors, plus discrètement, par un courrier personnalisé à des électeurs ciblés.

5. Compatissez avec Pierre-André Monnard qui se console en pensant qu'il pourra s'appuyer dans son chemin de croix sur 4 collègues expérimentés.


La vie politique de notre ville trouve ainsi dans cet épisode qui entrera dans l'histoire le plus triste moment d'une élection communale. Les partisans d'une élection indirecte y verront la preuve de leurs convictions. La mienne, déjà exprimée dans ce blog le 15 février 2008, est qu'il faut en arriver à une élection au système majoritaire ou, au minimum à faire revoter la population en cas de désistement ou de vacance.

Je n'ose pas imaginer quelles seront dès mardi les réactions des autres partis, surtout du parti radical. Les débuts de la nouvelle législature seront peut-être très difficiles avec ce parti libéral mené par un hyper actif aussi effréné que Frédéric Hainard. Nous saurons le calmer au Conseil général et laisserons Monnard travailler en paix.

Mais nous n'oublierons jamais ces manoeuvres faisant fi, avec une pareille mauvaise foi et une si grande légèreté, des valeurs démocratiques.






Après avoir écrit l'article ci-dessus, je tombe ce matin mardi 29 avril sur l'éditorial du Temps qui est encore plus sévère










 
par Daniel Musy publié dans : Elections communales 2008
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Samedi 26 avril 2008
La campagne électorale pour les élections communales a pris fin dimanche 27 avril à 12 h. 00. Le PS s'est comportement très loyalement avec tous les autres partis et n'a pas fait de coup bas ou trafiqués. Globalement, malgré quelques délires nerveux, la campagne s'est déroulée sereinement.

Que ces quelques questions-devinettes-bilan personnels (conçues samedi mais publiées sur ce blog dimanche à 12 h. 00) vous permettent de lire des faits... et des points de vue, réels ou fictifs, que j'assume avec délice.


Quelle fut la pire image en matière de communication vue dans cette campagne ?







Quel fut, sous le voile des mauvaises langues, le meilleur slogan imaginaire d'une candidate au Conseil communal ?
Pour monter dans ma ferme bio, mettez du "grün" dans votre moteur !





Quelle fut la phrase la plus percutante de la campagne ?
Si vous voulez une femme au Conseil communal, votez radical
(débat à Canal Alpha).





Quelle fut la plus grosse énormité de la campagne ?
Dans le programme UDC, où d'ailleurs pas une fois le mot "La Chaux-de-Fonds" n'est écrit, on lit :
 







Quel fut le moment le plus hilarant de la campagne ?
Quand, dimanche 13, après la mini-vague-bulletins électoraux, la présidente de la section PS de CdF ouvre son enveloppe et trouve, justement, un bulletin erroné...






Quel fut le parti le plus en accord avec sa campagne d'affichage, surpassant tous les autres par sa ... qualité d'accrochage, d'ancrage, de placement stratégique et discret ? Un affichage pour une ville de qualité, bravo. Mais la politique, ce n'est pas seulement cela.









Quel fut le parti le plus nerveux et excité de la campagne, au point d'en venir à de fréquentes, et fertiles, pollutions nocturnes ?


















































Quelle fut la proposition la plus incongrue pour une législature dans une commune de 37000 habitants ?



Soutenir le commerce local par des zones piétonnes oui, mais le politicien ne peut se substituer au consommateur.






Quelle fut la proposition la choquante de la campagne par son racisme sous-jacent, disons les choses par leur nom ?

(UDC dixit dans son programme-dépliant)







Quel fut le moment le plus poétique, en fait pas prémonitoire, de la campagne ?
Les popistes, allant d'est en ouest sur leurs vélos, portés par la bise qui  souffle sur leurs panneaux et qui les éloigne du centre.






Quelle fut l'affiche de la campagne la plus paradoxale ?

Les Verts incitent à voter compact et ils sont séparés, sans unité, sans former un groupe.






Quelle fut la phrase la plus de mauvaise foi de la campagne ? "Le Conseil communal a délibéré samedi matin et l'après-midi, une conférence de presse se tenait à Espacité. Motif: le matin à 10h, le président du Parti libéral (...) apportait au président de la ville Laurent Kurth et au chancelier Sylvain Jaquenoud un carnet électoral tronqué. Pour le Conseil communal, il ne contenait que les listes radicale, UDC et manuscrites, à double. Les listes des autres partis ne s'y trouvaient pas! La veille, Ce président avait déjà averti les médias qu'une douzaine de personnes lui avaient rapporté avoir constaté la même erreur. Précisant qu'il avait aussi essayé d'atteindre le Conseil communal vendredi soir, sans y parvenir." (Impartial du lundi 21 avril)

C'est la raison pour laquelle je me suis inquiété au Conseil général de mardi 22 avril si le Conseil communal avait bien des portables pour être atteint en cas de catastrophe. Espérons aussi que l'assistant au procureur de la Confédération peut atteindre ses supérieurs en cas d'attentat terroriste, ou qu'il peut atteindre son papa en cas de pépin dans la famille...





Quel fut le parti dont les panneaux sauvages ont été le plus vilipendés ?
Le Parti socialiste qui a dû remettre beaucoup de ses panneaux après des premiers arrachages. Même l'affiche posée le vendredi 11 avril au début de la rue du Doubs, dans un fief vert, a été coupée savamment au cutter entre le 23 et le 26, les photos ci-jointes le montrent:













Quel est ce pistolet qui, dans le reportage de la TSR (samedi 19 avril) sur les bulletins erronés, dit, devant le stand des libéraux : "Je ne vois pas autrement qu'on ne peut pas voter le 27". ?

Réponse : le compagnon d'une conseillère communale







Quels sont les propos les plus choquants qu'un élu chaux-de-fonnier ait jamais prononcés sur la place publique durant ces 4 dernières années ?

Le 14 mai 2005, un élu UDC bien connu a dit dans l'Impartial : « Les lois doivent être édictées pour la majorité de la population. Les homosexuels ne sont qu’une minorité. »




Chère lectrice, cher lecteur de ce blog,
vous comprendrez que c'en sera fini pour aujourd'hui mais pas forcément pour demain.




par Daniel Musy publié dans : Elections communales 2008
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Mercredi 2 avril 2008
Mystères et dessous des élections communales : des conseillers communaux qui sont candidats au législatif; un père et un fils, deux frères, une mère et un fils dans des partis différents, une famille presque à elle toute seule dans un parti, des nouveaux, des revenants (C.-A. Favre, bravo !), des hommes, beaucoup d'hommes et, ...

...surtout, un candidat au Conseil communal disparu de la liste du Conseil général : Pierre-André Monnard, libéral (en veste marron sur la photo des casques).



Comprenne qui pourra et bonne chance à toutes et à tous...







De plus, curieux premier encart publicitaire des libéraux, dont nous applaudissons la seconde phrase depuis longtemps, cf http://danielmusy.over-blog.com/article-14238489.html, mon article du 30 novembre.




Curieux parce que les objectifs "clairs" auraient dû être fixés par les deux conseillers communaux du parti libéral responsables de la sécurité, Michel Barben et Josette Frésard, et surtout parce que l'un des candidats libéraux au Conseil général est M. Michel Scholl, justement un des quatre responsables de quartier (les Forges) de la police de proximité.

Rappelons un des neuf objectifs du PS pour la prochaine législature :



Sur le terrain de la sécurité, le PS n'a jamais été angélique et durant quatre ans s'est préoccupé plus que tous les autres de la création de la police de proximité.
par Daniel Musy publié dans : Elections communales 2008
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Mercredi 19 mars 2008

Alea jacta est : les libéraux ont ainsi, comme je le pensais, préféré leurs valeurs à l'aventure. Il y a donc trois blocs politiques dans notre ville et en Suisse d'ailleurs depuis le 12 décembre : la gauche plurielle unie, le centre-droit  et la droite nationaliste, l'extrême-droite ou le Volkspartei puisque ce nom alémanique convient en fait très bien à ce dernier bloc.

Il y a deux manières de concevoir les forces et le débat politiques dans notre ville :

a) sur le plan strictement politique et financier, les deux blocs de droite partagent, d'ailleurs parfois avec la gauche (cf les votes unanimes des deux derniers budgets) des vues communes. On peut dire qu'il y a la droite et la gauche, vision classique de la politique depuis la fin du XVIIIe siècle : plus ou moins d'Etat.

b) sur le plan de la Weltanschauung (vision du monde), tout sépare les républicains ouverts au monde et à l'Europe, différenciant clairement le politique du religieux, épris d'humanisme, de culture et de diversité, de l'autre bloc. C'est aussi bloc contre bloc : plus ou moins d'ouverture et de progressisme. Je connais certains radicaux qui auraient rendu leur carte si leur parti s'était apparenté aux blochériens.

Cette vision de la politique, c'est la mienne exprimée ici depuis longteemps et je suis heureux que les libéraux ne soient pas tombés dans le piège pervers et diabolique qu'on leur présentait sur un plateau s'ils le voulaient vraiment.

Travailler avec chacun, c'est une chose, nécessaire; défendre ses idées, ses valeurs surtout, c'en est une autre.


par Daniel Musy publié dans : Elections communales 2008
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Mardi 11 mars 2008
Il est de bonne guerre, surtout avec des casques à pointe, qu'une campagne électorale joue sur la simplification et les slogans. Nos amis libéraux, on le comprend, veulent sauver leur siège. Je suis d'accord de dire que Josette Frésard a fait effectué un très bon travail et admet que la gauche n'a pas toujours présenté des projets parfaits. "On ne casquera pas pour les erreurs de la gauche", disent les libéraux.

J'aimerais cependant préciser qu'on ne bâtit pas la ville de l'avenir sur le sable de la mémoire courte. Je rappelle que le premier élu libéral de la législature, Michel Barben, n'était pas très "béton" et qu'il a plu bien des pierres sur son casque avant qu'il décide de démissionner en juin 2006. Que son souvenir ne plane pas trop sur les actuels bâtisseurs !

lib-raux-casqu-s-barben.jpg
Je voudrais aussi citer ici les paroles (et non les cailloux) d'au revoir que je lui lancées lors de son dernier Conseil général le 1er juin 2006  : M. le président, Mesdames, Messieurs. Je tiens à m'associer à Mme Ummel, oui, sincèrement à m'associer à Mme Ummel, pour remercier M. Barben des deux ans passés au sein du Conseil communal. La tâche est difficile, elle est soumise, nous l'avons vu ce soir, à beaucoup de contraintes, à beaucoup de force de soi. Je crois que malgré les difficultés qu'il y a pu y avoir avec M. Barben, il faut reconnaître que sur certains dossiers, les choses ont pu avancer. Je pense au niveau du Service de l'hygiène et de l'environnement où il faudra trouver quand même une voie. Je pense au niveau de la commission de la sécurité publique qui a été finalement bien accueillie et qui fonctionne bien. J'aimerais ici souligner à quel point, je crois, l'ensemble des partis de gauche ont été avec vous M. le conseiller communal sur le plan public d'une correction que nous pourrions attendre de certains autres à l'égard des membres du Conseil communal de gauche. Je vous remercie encore au nom du parti socialiste.

Envisageons donc cette campagne électorale sur des projets plutôt que sur des bilans négatifs que les uns et les autres se renvoient.

Les citoyens doivent savoir que les deux derniers budgets, dans un souci de cohésion politique, ont été adoptés par tous les partis.

 
par Daniel Musy publié dans : Elections communales 2008
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Lundi 10 mars 2008
Les listes pour le Conseil général sont déposées. Le PDC est en lice avec 5 candidatEs et il sera intéressant de voir s'il partira seul ou s'il s'apparentera avec le centre-droit.

Une des clés du scrutin est la présence des femmes sur les listes. Avec 7 femmes sur 13 candidatEs, le parti radical crée la surprise et propose la meilleure liste depuis des lustres, des personnalités centristes et ouvertes qui donnent un peu d'air à droite. L'UDC, malgré ses succès électoraux, peine à trouver du monde. S'engager, c'est autre chose qu'exprimer sa mauvaise humeur.

Les  autres partis de droite s'escriment en vain à convaincre les femmes de se mettre en lice.  3 libérales sur 15 candidatEs et une seule brebis UDC sur 11.  Le  POP n'a que 7 femmes sur 22 candidatEs, le PDC 1 femme sur 5. Les Verts ont 10 femmes sur 20 (dont quelques épouses de candidats) et les socialistes 11 femmes sur 24 candidatEs.  Une des clés du scrutin est cette présence féminine. Espérons qu'un maximum de femmes seront élues.

Restent les apparentements : les libéraux iront-ils finalement, et naturellement, avec les radicaux ? Les choses seraient ainsi claires, avec trois blocs bien distincts : la gauche plurielle, le centre-droit et la droite nationaliste. A voir dès la semaine prochaine car le délai pour les apparentements est fixé au 17 mars.

Voir aussi l'article du Temps
web.mac.com/dmusy1/Telechargement/Article_du_temps_11_mars_2008.html
du 11 mars sur les querelles de la droite en cliquant sur le lien ci-dessus.
par Daniel Musy publié dans : Elections communales 2008
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Samedi 23 février 2008
Après 4 ans de législature, il est intéressant de relever quelques chiffres statistiques sur la présence des partis politiques et des élus au Conseil général de La Chaux-de-Fonds.

Ces chiffres sont synthétisés à partir des procès-verbaux du Conseil général consultables sur le site Internet de la ville (http://cdf-chancellerie.ne.ch/).

Libéraux-Radicaux :   90, 9 % de présence
UDC :   90,5 %
PS :   87,7 %
Verts :   83,3 %
POP :   83,1 %


16 conseillers (ères) généraux (ales) ayant accompli toute la législature se représenteront vraisemblablement aux élections de 2008. Sur 51 séances, voici le nombre de séances auxquelles ils (elles) ont assisté :

Pierre-Alain Rohrbach (Lib) : 51
Daniel Nussbaumer (UDC) : 49
André Schreyer (UDC) : 49
Alain Parel (UDC) : 49
Annie Clerc (PS) : 48
Silvia Morel (Rad) : 48
Laurent Iff (Lib) : 48
Pierre-Alain Borel (PS) : 48
Daniel Musy (PS) : 46
Katia Babey (PS) : 46
Pascale Gazareth (POP) : 45
Phiippe Lagger (Verts) : 45
Théo Bregnard (POP) : 43
Serge Vuilleumier (PS) : 42
Jean-Charles Legrix (UDC) : 37
Francis Stähli (POP) : 34
                         
par Daniel Musy publié dans : Elections communales 2008
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Vendredi 22 février 2008
Hier soir, en fin de Conseil général, le parti socialiste a demandé des explications au Conseil communal sur la vente des pistolets de la police locale. C'était aussi une façon de répondre à l'attaque personnelle dont a été victime, une fois de plus, Didier Berberat.

Ci-dessous, les gracieusetés écrites le 1er février par les deux présidents des sections locales libérale et blochérienne dans le journal du parti libéral. Ce texte au-dessous de la ceinture sous-entend que Didier Berberat pourrait être tenu responsable des conséquences de la vente de ces pistolets.

hainard-schafroth022-copie-1.jpgTexte reproduit ci-dessous :

Monsieur le Conseiller communal en campagne électorale,
Si nous comprenons l'oppressante situation dans laquelle vous vous trouvez en qualité de candidat à votre propre succession au mois d'avril prochain, nous ne pouvons accepter que vous vous serviez d'un drame pour manipuler l'opinion publique.
En effet, l'homicide perpétré à La Chaux-de-Fonds le 6 janvier écoulé et par lequel vous tentez de tromper la population (par le biais d'un courrier des lecteurs paru dans les quotidiens neuchâtelois) a été commis par une arme qui n'appartientplus àl 'armée depuis près de 15 ans...
Il est dommage que votre formation d'avocat ne vous ait pas permis de faire la différence entre les armes de service communément appelées d'ordonnance et celles acquises à titre privé.
Les armes de services des miliciens devraient assurément pouvoir être déposées dans un arsenal et c'est un débat.
Il en est un autre, celui de la désinformation lancée par un candidat inquiet de sa réélection et qui utilise un drame familial pour en faire un support électoraliste.
Car en effet, l'arme utilisée lors du drame ne peut être que privée, l'auteur ayant assurément, depuis de nombreuses années, terminé ses obligations militaires. L'amalgame que vous faites est ainsi crasse. Même avec la possibilité de déposer les armes à l'arsenal, ce drame n'aurait pas pu être évité.
Nous savons, que tant en 2005 qu'en 2006, la police locale de La Chaux-de-Fonds a procédé à la vente de ses armes de service (ces armes étaient donc propriété de la ville) aux agents dudit corps de police, sous seing privé (selon le même schéma que celui adopté par l'armée).
Certaines de ces armes sont d'ailleurs en vente sur Internet...
Nous nous étonnons ainsi qu'en qualité de Conseiller communal en exercice vous n'ayez entrepris aucune démarche.
Que ferez vous demain si un homicide était perpétré au moyen d'une arme dont le propriétaire antérieur était la Ville de La Chaux-de-Fonds?
Nous l'ignorons, mais en aucun cas nous n'adresserons un courrier des lecteurs aux quotidiens neuchâtelois pour dire que vous étiez en charge, à titre de suppléant, de ce dicastère...

Parti Libéral-PPN, Frédéric Hainard    UDC, Marc Schafroth

Dans une déclaration lue devant le Conseil général, le Conseil communal explique que cette vente s'est faite sans qu'il ait été saisi de la question par M. Barben ou Mme Frésard. Celle-ci, ou son précédent collègue, Michel Barben (que le parti socialiste a toujours respecté sans jamais l'attaquer personnellement), auraient dû considérer que mettre en circulation des armes obsolètes ayant servi à la collectivité publique, même à des policiers, est éthiquement et politiquement illégitime si ces armes ne sont pas démilitarisées.  D'ailleurs Mme Frésard, ce fut la détonation de la soirée, a aussi acheté un ou deux pistolets : surprenant de la part d'une magistrate en ces temps où la détention d'armes pose des problèmes de société.

En conclusion, le Conseil communal a souligné que Didier Berberat a l'entier droit, comme parlementaire fédéral, d'exprimer les points de vue qu'il veut sans que ceux-ci engagent le Conseil communal. Enfin, il est demandé aux personnes ayant acquis ces armes comme souvenir de les rendre mécaniquement hors d'état de marche. Le Conseil communal exigera un droit de réponse dans le journal des libéraux.

Bref, ceux-ci se sont tirés une balle dans le pied, à force de vouloir prendre les armes contre les autres. Prémonitoire de leur futur destin ?

Le commentaire de Robert Nussbaum dans l'Impartial de samedi est encore plus croustillant :


Climat électrique

COMMENTAIRE - Par Robert Nussbaum

C’est drôle, la politique.

L’attaque de Frédéric Hainard (libéral) et Marc Schafroth (UDC) contre Didier Berberat sur la vente des pistolets de l’ex-police locale a loupé la cible. Dame, les conseillers communaux responsables de la police étaient Michel Barben puis Josette Frésard, deux libéraux-PPN!

Mais ne nous dites pas que les socialistes n’ont pas sauté sur l’occasion. Leur interpellation urgente de jeudi n’était pas si urgente (malgré la conviction de l’interpellatrice Sarah Diaz). Sauf pour en boucher un coin à la droite. La précipitation de Laurent Kurth d’annoncer que le Conseil communal ferait de toute façon une déclaration confirme le soupçon.

Mais il n’y a pas que l’histoire des armes qui montre que le climat de campagne électorale – les communales sont pour fin avril – devient électrique. Avec même des phénomènes paranormaux. Radicaux et libéraux en bisbille grave à propos de Sylvia Morel ont parlé d’une seule et même voix sur tous les rapports de la soirée! En passant, Sylvia Morel a paru elle calme et sereine.

L’UDC a aussi fait dans l’étrange, en plantant des piques dans les côtes de son conseiller communal Pierre Hainard sur les déchetteries. Par association d’idées, on se prend à imaginer Hainard père (UDC) et fils (libéral) élus tous deux à l’exécutif, qui ne pourraient légalement pas siéger ensemble....

Futurs électeurs et électrices, allez y retrouver vos petits... Mais que cela ne vous dispense pas de voter. Et de regarder les programmes des partis en passant. La politique, c’est aussi sérieux.

par Daniel Musy publié dans : Elections communales 2008
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Vendredi 15 février 2008
Ahurissante lecture que celle du Courrier neuchâtelois de la semaine dernière. La violence  avec laquelle la droite classique se déchire, sous les yeux j'imagine ravis de l'UDC, me  frappe.  Un bien triste florilège ci-dessous.

Un député libéral dit : "Durant mes douze années au Grand Conseil, je n'ai jamais été enthousiasmé par le parti radical. Il y a un certain nombre de personnes avec qui on s'entend bien, mais il y a quelques traîtres, tendance démocrate-chrétienne, des rats qui trahissent facilement leurs engagements initiaux". Pour lui, une fusion du parti libéral avec l'UDC paraît plus raisonnable qu'avec le parti radical, étant donné que "l'UDC s'est détachée de Blocher".

Un autre affirme que des "libéraux mécontents de cette union vont passer dans le camp de l'UDC".

Ces déclarations confirment donc la crise que vit le parti libéral neuchâtelois et expliquent pourquoi, dans notre ville, cette fusion libérale-UDC est tellement possible. La conséquence serait double : la disparition quasi certaine à La Chaux-de-Fonds du parti radical, fondateur de la République, et le risque que les libéraux fassent moins de 50 pour cent des voix de l'UDC, autrement dit l'entrée d'un second blochérien au Conseil communal.

D'autre part, affirmer que l'UDC neuchâteloise s'est détachée de Blocher relève de l'aveuglement quand on sait que le vice-président suisse est Yvan Perrin.
par Daniel Musy publié dans : Elections communales 2008
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