Présentation

  • : Le blog de Daniel Musy
  • danielmusy
  • : politique
  • : Je suis né à La Chaux-de-Fonds le 24 février 1956 . J'enseigne le français, la philosophie et l'histoire de l'art au Lycée Blaise-Cendrars. Je suis conseiller général socialiste depuis 2004
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil

Texte libre

Blog créé le mercredi 24 janvier 2007, après la conférence de presse du Conseil d'Etat neuchâtelois sur l'avenir des Montagnes neuchâteloises. Date peut-être historique d'un déclin annoncé ou d'une réaction politique et citoyenne qui refuse d'abdiquer  ?

Blog de Daniel Musy

Un blog politique ?

Un bien grand mot pour ces billets qui paraîtront à rythme régulier et qui vous permettront de connaître mes interventions au Conseil général et certaines réflexions plus personnelles sur la marche et la vie de La Chaux-de-Fonds, ma cité.

Un blog politique, alors oui, dans le sens noble de politique !



Samedi 8 mars 2008
Le 21 février, la TSR diffuse un sujet sur l'inquiétude de certains  écologistes chaux-de-fonniers et neuchâtelois quant à la candidature au patrimoine mondial de l'Unesco. On y voit s'exprimer le candidat  vert au Conseil communal François Bonnet et  l'ingénieur conseil en énergie et en environnement Pierre Renaud dont l'entreprise Planair est établie à La Sagne. Y travaille Pierre Bonhôte, candidat socialiste au Conseil communal de Neuchâtel. Cette vidéo est visible ici.




 
Hier sur son blog, mon ami vert Fabien Fivaz, également candidat au Conseil communal, rectifie le tir par cet article ci-dessous :

Les Verts ont lancé une idée géniale, faire de La Chaux-de-Fonds une véritable cité solaire autonome énergétiquement dans un avenir relativement proche. Ce n’est pas une utopie, le Val-de-Ruz pourrait le devenir déjà en 2035. Et les moyens d’y parvenir existent déjà. Il faudra augmenter l’efficience énergétique des bâtiments (grâce notamment aux normes Minergie “améliorées”) et mettre en place des une politique de production d‘énergie propre (p. ex. éoliennes, capteurs solaires thermiques et photovoltaïques, mais aussi centrale hydraulique sur les rejets de la STEP ou du futur évacuateur d’eau propre).


A peine l’idée lancée, certains doutent que l’adhésion au patrimoine mondial de l’UNESCO permette de mettre en œuvre une telle politique, parce que les contraintes liées à la conservation du patrimoine ne serait pas compatible avec des améliorations énergétiques substantielles. Et pourtant, la candidature n’a pas profondément modifié le règlement d’aménagement communal sinon en y inscrivant les périmètres UNESCO (modification ratifiée par le Conseil général en 2007) et l’acceptation de la candidature des deux villes ne devraient pas entraîner de grands changements supplémentaires.

Faire de la ville une cité solaire est un extraordinaire projet pour l’avenir de la région, capable d’y créer une dynamique à la fois économique et écologique forte. Ces deux aspects ne sont en effet pas contradictoire, l‘économie peut (et doit) tenir compte des facteurs écologiques (et sociaux). La candidature au patrimoine mondial est également un projet extraordinaire qui permettra, espérons-le, de reconnaître enfin le fabuleux patrimoine architectural des Montagnes neuchâteloises. Le dossier remis à l’UNESCO est clair: les villes du Haut ne doivent pas devenir des musées à ciel ouvert, une dynamique y existe depuis toujours et elle doit être poursuivie.

Pour moi, une chose est certaine, il ne faut pas opposer patrimoine et économie d‘énergie. Il faudra réussir à concilier ces deux aspects et c’est à mon avis un fabuleux défi pour l’avenir de la région.


Je ne peux que remercier Fabien Fivaz, conseiller général émérite et responsable, de sa nécessaire mise au point face à ce que j'appelle le lobby de l'industrie énergétique : Pierre Renaud craint pour son bifteck et son discours reflète une méconnaissance profonde du dossier. Je suis d'accord sur toute la ligne avec Fabien qui a le sens des responsabilités.

Quant à François Bonnet, qui est peut-être mal informé, le reportage TSR ne permet pas de connaître son point de vue profond. Fabien Fivaz m'a confirmé par courriel que Bonnet n'a jamais vraiment émis l'idée que sauvegarde du patrimoine et économie d'énergie sont incompatible. Il est d'accord avec Fabien et on pourra faire la fête ensemble en été 2009, date à laquelle, à Séville, aura lieu le congrès de l'UNESCO qui décidera de l'inscription des nouveaux sites.

Je trouverais d'autre part courtois que Pierre Bonhôte s'exprime sur ce sujet.

Il serait aussi et surtout très intéressant de connaître le point de vue de Patrick Erard, le favori vert au Conseil communal afin de dissiper toute équivoque.

Enfin, l'intervention posée de Jean-Daniel Jeanneret devrait permettre aussi je l'espère de clore ce malentendu.






 
par Daniel Musy publié dans : Urbanisme et environnement
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Vendredi 25 janvier 2008
L'installation de quelques "chiénarts" (ce que l'on appelle déjà en ville les chiens en béton conçus par l'Ecole d'art, exécutés par les TP et destinés à faire c.. , non, à faire faire leurs besoins aux chiens) me fait un peu tartir moi aussi. C'est du mobilier urbain lourd, envahissant, qui ne sert qu'à interdire (passe encore pour des chiénarts verts indiquant les lieux appropriés) et je suis effrayé à l'idée d'un envahissement programmé de la ville par ces 175 monstres de béton, de véritables crottes visuelles. La sagesse voudrait qu'on renonce à cette fausse bonne idée.

Les quelques images qui suivent, prises aujourd'hui autour du centre Numa-Droz et de l'ESTER montrent que ces objets sont déjà renversés et dégradés quelques jours après leur installation. Et surtout, la dernière image montre qu'ils défigurent les perspectives urbaines.


DSCN4280-copie-2.JPG
undefined


DSCN4285.JPGDSCN4284.JPG
undefined
Imaginer que toute la ville est envahie de ces monstres alors que les experts de l'UNESCO vont venir en 2008 me fait aboyer d'horreur.


par Daniel Musy publié dans : Urbanisme et environnement
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Vendredi 30 novembre 2007
Le projet de dézoner une dizaine d'hectares de terres agricoles aux Bulles pour la mise à l'enquête d'un swin golf a suscité l'intervention suivante de ma part. L'ensemble du Conseil général a voté le dézonage, sauf la popiste Pascale Gazareth et moi-même. Voici le texte de mon  intervention.

basset-p--rim--tre.jpg


Ce rapport est en lien avec notre motion déposée en mars et acceptée lors de la dernière séance. Cette motion demande que le Conseil communal nous trace les lignes directrices de sa conception du tourisme vert et de l’écotourisme sur le territoire communal. Jusqu’où voit-il les limites de la « modernité » et des désagréments possibles (autant pour les citoyens que pour la faune et la flore), quelles retombées directes y aurait-il à développer ce type d’activités autour de la ville ? C’est dire que nous sommes en même temps contents et un peu surpris qu’on nous présente ce projet. Content parce qu’il marque une volonté de la ville d’encourager un tourisme vert, surpris parce qu’on ne voit pas encore les lignes directrices et qu’on n’est pas au courant d’éventuels autres projets. C’est la raison pour laquelle, entre notre séance de préparation de la semaine passée et aujourd’hui, une série de questions se sont fait jour et ne garantissent pas que notre groupe votera à l’unanimité ce rapport. Nous attendons les réponses du Conseil communal pour nous prononcer.

Au premier abord, ce projet de dézonage pour un swin-golf semble s’inscrire dans la douceur d’un tourisme vert avec de nombreux avantages : cette activité, d’ailleurs quasiment pas présentée dans le rapport, est facile, adaptée à des familles puisque des enfants dès 8 ans peuvent la pratiquer, à des tarifs peu onéreux ( autour de 15 francs le parcours). Le terrain est nettement plus petit qu’un terrain de golf, facile  et surtout moins contraignant à entretenir puisqu’un pré suffit pour le jeu. Les arbres, buissons et autres éléments lié au biotope du lieu sont préservés et forment des obstacles naturels propres à ce jeu.

Tous ces éléments positifs s’inscrivent pourtant dans un contexte flou et plein de paradoxes que nous voudrions évoquer :

A) Un paradoxe environnemental lié au problème de ce que le rapport appelle le développement peu gourmand en ressources nouvelles. Sport écologique certes, mais avec un accès en voiture et 35 places de stationnement.

B) Un flou économique : sera-ce vraiment rentable dans un lieu pentu côté nord, avec peu de dégagement et un mur de sapins, les autres swin-golfs de Suisse marchent-ils tant que cela ? Est-ce une mode passagère qui lassera après quelques années ? Vous me direz que c’est l’affaire du propriétaire. Je vous répondrai qu’on doit voter un dézonage pour une zone de loisirs aux succès incertain. Qu’on ait des agriculteurs qui veulent diversifier leurs activités, magnifique ! Mais à quel prix ? En acceptant ce rapport, n’ouvrons-nous pas la boîte de Pandore ?

C) Un flou dans la demande et dans l’affectation. Il faut savoir que le bâtiment Bulles 32b, dans lequel les équipements nécessaires au swing golf prévu (sanitaires, buvettes, dépôts) seront aménagés, abrite des réunions de l’Eglise du Réveil, et cela dans l’absolue liberté d’exercice des cultes dans notre République. J’ai devant moi, tiré du site Internet de l’Union des Eglises évangéliques du Réveil, la description suivante : Anniversaire de la Maison des Bulles Le dimanche 9 septembre 2007, nous avons vécu notre culte à la "maison des Bulles 32b", lieu d'accueil, de relation d'aide (personnes victimes d'abus) et de séminaires, il est tenu par une petite équipe très dévouée. Est-on donc sûr que c’est bien pour un swin-golf qu’on dézone et non pour une congrégation religieuse ? Et si le swin-golf fait faillite, le parking et la buvette serviront-ils aux fidèles uniquement alors que les terres reviendront en zone agricole ? L’église du Réveil, sise sauf erreur de ma part rue du Nord 116, déménagera-t-elle à Bulles 32b ?

D) Un paradoxe dans la politique foncière suivie : dans ce coin de notre territoire communal, les terres agricoles sont recherchées par des agriculteurs qui voudraient, pour augmenter la rentabilité de leur domaine, louer des terres supplémentaires. Pourquoi alors supprimer des terres agricoles au profit de zones de loisirs ? Cette question est centrale et nous pouvons légitimement nous demander si par notre vote nous ne commençons pas gentiment à urbaniser notre campagne environnante. Demande d’agrandissement du parking du Gros Crêt, demande de dézonage au Basset pour une buvette et un parking, quels sont les prochains projets, s’il y en a ? Quelle politique veut-on dans cette ville ? Une politique au coup par coup ou globale avec une réflexion d’ensemble.

Bref, nous souhaitons avoir des garanties sur les problèmes soulevés avant de nous prononcer définitivement.
par Daniel Musy publié dans : Urbanisme et environnement
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Mercredi 31 octobre 2007
Hier au Conseil général , j'ai eu l'occasion de développer ma motion sur la politique communale en matière de tourisme vert.  L' Impartial a  rendu compte de mon intervention dans le texte que voici.

La ville dans la nature, la nature dans la ville», c'est avec ce slogan plein d'allant que le socialiste Daniel Musy a résumé la motion débattue lundi soir devant le Conseil général de La Chaux-de-Fonds. Préoccupés par la promotion du tourisme vert aux abords de la ville, mais aussi inquiets que l'on confonde écotourisme et tourisme vert «technologique», les signataires - en majorité socialistes - ont invité le Conseil communal à donner ses idées sur la question. Celui-ci a accepté la motion.

A l'origine de ce texte, il y a le mécontentement consécutif à l'installation un peu n'importe où de yourtes, «pas toujours illégales, il est vrai», a souligné l'élu socialiste. Le texte propose de développer le concept de ville dans la nature, ville pourvue par ailleurs d'atouts urbanistiques et culturels importants.

Il s'agirait de proposer des parcours de deux ou trois jours aux touristes curieux tant de nature que de culture. Mais sans tomber dans les nuisances liées à ce que le motionnaire appelle le tourisme vert «technologique», comme par exemple une piste de ski de fond dépendante de canons à neige. Il a également soulevé la question du statut et de la vocation du site du Gros-Crêt - Pouillerel: «Il ne doit pas devenir le point de départ d'activités multiples, où l'on se rend en voiture!»

Selon le conseiller communal Jean-Pierre Veya, un groupe de travail est en train de plancher sur la question des futures orientations en matière de développement touristique, mais au niveau cantonal, en collaboration avec Tourisme neuchâtelois. «Le Conseil communal ne partira pas dans une direction opposée», a-t-il insisté. Au sujet des retombées négatives, il a regretté que les adeptes de tourisme vert fassent en général leur retour à la nature en voiture. «On doit garantir l'accès au site et on ne peut pas éviter que les gens s'y rendent avec leur véhicule. Il y a toujours des retombées négatives, même dans le tourisme doux.»

Il a rappelé qu'une offre abondante existait déjà en matière de chemins balisés pour raquettes ou ski de fond. «Mais, contrairement aux apparences, ce sont des activités qui impliquent de gros investissements. La Chaux-de-Fonds doit se concentrer sur ses atouts, elle n'a pas le potentiel de développer seule un tourisme doux important.» /SAB

tourisme-vert025.jpg

Voici le texte de ma motion :


Tourisme vert et/ou écotourisme : quelle politique communale ?

La Chaux-de-Fonds est la plus grande commune agricole de Suisse : 85 % de son territoire est non bâti et va de 600 à 1200 mètres d’altitude. C’est dire l’important potentiel de développement en matière de tourisme vert et/ou d’écotourisme.

Justement ces deux termes ne sont pas exactement synonymes.

On pourrait appeler « tourisme vert » l'ensemble des activités touristiques mises en place dans des zones rurales et basées sur les atouts d'un environnement naturel et humain spécifique à ces zones.

L’ « écotourisme » serait plutôt le développement d’activités qui associent la conservation de la biodiversité, la préservation des équilibres naturels et de leur durabilité, et le développement de loisirs attractifs modernes.

Selon Yann Engel, directeur de Tourisme neuchâtelois, « l’écotourisme engendre des discussions et des passions beaucoup plus fortes que ses retombées directes »  et, conclut-il dans une récente interview accordée à L’Impartial, «si on veut du tourisme vert, on ne peut pas éviter les touristes et quelques désagréments». C’est dire que M. Engel confondrait les concepts.

Ainsi, faire chambre d’hôte dans une ferme ou une maison de campagne, c’est différent de « faire yourte au Chapeau Râblé ». Marcher, se balader en vélo ou à ski de fond, c’est différent de construire des maisons dans les arbres, faire du quad dans une carrière ou de la motoneige à Pouillerel.

Nous demandons que le Conseil communal nous trace les lignes directrices de sa conception du tourisme vert et de l’écotourisme sur le territoire communal. Jusqu’où voit-il les limites de la « modernité » et des désagréments possibles (autant pour les citoyens que pour la faune et la flore), quelles retombées directes y aurait-il à développer ce type d’activités autour de la ville ? De même, nous aimerions voir clairement définies la gestion et la vocation futures du site du Gros-Crêt-Pouillerel.

Pourrait alors se mettre en place une ver(i)t(abl)e politique touristique communale ou intercommunale en lien avec l’Office du tourisme neuchâtelois.
par Daniel Musy publié dans : Urbanisme et environnement
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Samedi 26 mai 2007
La qualité d'une ville se mesure aussi dans des détails comme le mobilier urbain ou plus généralement dans la place des objets sur le domaine public. Dans la perspective de l'inscription au patrimoine de l'UNESCO, il reste du pain sur la planche, en particulier autour de la gare. Voici quelques clichés significatifs.



Affichage "culturel" : la publicité pour une vente de vêtements y côtoie des affiches officielles; les vides délabrés ressemblent à des oeuvres de Raymond Hains.








Mobilier urbain devant la gare : des poteaux en béton, d'autres scotchés par des affiches; aucun ligne esthétique !








Devant la gare : des caissettes de journaux gratuits, des poubelles de différentes couleurs, des panneaux publicitaires pour des magasins, des chariots, un distributeur de boissons, une néfaste grosse lettre jaune. Et dire que le bâtiment et sa marquise sont superbes.



Et puis, en entrant dans le hall, invitation au voyage ...
... dans l'horreur urbaine la plus glauque de Suisse.









Les poteaux ne sont pas tous des poteaux mais des oeuvres d'art, comme celles de François Jaques ou de Denis Scheider,
anarchiquement polluées !










Plus inquiétant, sur certains lampadaires de quartiers bucoliques,
ce sont la police et les travaux publics qui affichent de autocollants, comme si des solutions plus élégantes étaient impossibles à trouver : à côté des poubelles, des lampadaires-poubelles !







et, pour finir...


par Daniel Musy publié dans : Urbanisme et environnement
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Vendredi 25 mai 2007


Avec l'arrivée du printemps, la floraison de nouveaux panneaux dans le concept de l'affichage culturel.

Petit florilège des nouveautés, pour se rincer les yeux bien mal en point.

Et surtout, rappel du communiqué (27 avril) des autorités à l'annonce de la pose des panneaux de bienvenue :

La pose de cet affichage marque également la volonté des autorités de « préserver » un tronçon aux entrées de ville qui ne comprendra progressivement plus d’autre signalétique que celle de bienvenue, celle des particularités touristiques (affichage brun) et celle des installations sportives et de détente (affichage blanc). Les autres affiches non commerciales, telles que bâches annonçant des manifestations, ou panneaux divers sommairement installés, seront systéma­tiquement enlevés avec possibilité pour leurs auteurs de les poser à des endroits définis et moins exposés à l’intérieur du périmètre urbain.




Des panneaux "Bienvenue" viennent d'être installés au bord des routes (Bas du Reymond et de Chemin-Blanc).




Ils sont très beaux esthétiquement ...



mais illisibles quand on conduit ...



De plus, les organisateurs d'Helvetissima ont eu (ou ont se donné) l'autorisation de construire des échafaudages métalliques pour qu'en un clin d'oeil leur affiche, aussi illisible que la précédente, saute à nos yeux, meurtris par les nouveaux concepts graphiques : moins c'est clair, mieux ça suscite l'imaginaire.





Moralité :
mieux vaut encore l'affichage culturel
Bon pied, bon oeil (photos de novembre 2006)

Au verso, les préliminaires d'une promenade sentimentale :



Au recto,
le panneau est cul-turel
et s'appelle
Bon oeil, bon pied.


Qu'on se le prenne, et vivent les accords conjugaux entre le Ville et la Société générale d'affichage (SGA) !




Plus sérieusement, voici deux extraits de la séance du Conseil général du 21 février 2006


(...) Daniel Musy : L’observation concerne ce que vous appelez la prolifération de panneaux. Nous constatons que concernant l’entrée en ville, en particulier pour les automobilistes, il y a parfois ce que nous pouvons appeler une pollution visuelle dans le sens que toute une série de pancartes, de panneaux ou de plastiques sauvages interviennent. Nous attendons là avec impatience ce qui nous est promis, c’est-à-dire une suite à la motion Bosshart qui a été acceptée. Vous dites que vous allez nous renseigner sur les réponses apportées à cette préoccupation, mais nous souhaitons vraiment que ces réponses se fassent rapidement, signal qu’il y a bientôt quinze ans qu’une série de gens dans les services ont proposé un concept d’affichage culturel à l’entrée des villes, un tout petit peu à l’image de ce qui se fait à Neuchâtel avec les panneaux trapézoïdaux qui annoncent des manifestations. Donc sur ce plan-là, je crois qu’il faut ressortir des tiroirs ces projets qui sont tout prêts et quelques petits investissements pourraient être très utiles pour éviter cette anarchie.

(...)

Conseil communal, Laurent Kurth : Mais je peux vous rassurer, Mme Gazareth, il y a bien un affichage culturel institutionnel qui est envisagé. Je peux vous en dire quelques mots, même si ce sont ces éléments-là que nous souhaitons vous présenter dans le rapport que nous vous adresserons en réponse à la motion Bosshart. L’idée qui se discute pour l’instant est d’avoir un triptyque à huit ou dix endroits en ville avec sur un premier panneau d’affichage le plan de ville avec l’ensemble des institutions culturelles mentionnées sur celui-ci, avec sur le deuxième panneau du triptyque le calendrier des manifestations des deux mois en cours, et sur le troisième panneau du triptyque une affiche représentant un des événements phare qui se déroule en ville pendant la période des deux mois de l’agenda qui figure juste à côté. C’est pour l’affichage culturel institutionnel. Encore une fois, c’est ce qui se discute aujourd’hui. Il y a des adaptations qui vont peut-être encore intervenir. Ensuite, il y a l’affichage gratuit. Les fameuses colonnes Morris aujourd’hui. Notre partenaire ne veut plus installer de colonnes Morris. C’est un modèle qui ne se fait plus. Nous sommes en train de discuter d’autres modèles. Nous aurons là aussi toute une série d’espaces qui seront à disposition d’affichage non pas sauvage mais gratuit, qui permettent de faire de la publicité de toute une série de manifestations culturelles de toutes sortes, ailleurs que sur les murs des propriétaires privés.




Dans un prochain blog,
la poésie du mobilier urbain chaux-de-fonnier...



par Daniel Musy publié dans : Urbanisme et environnement
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Vendredi 30 mars 2007

" A la suite d’une série de consultations, et de l’ouverture marquée par les partis libéral et radical, le Conseil communal de la Ville de La Chaux-de-Fonds a trouvé un accord avec plusieurs groupes politiques du Conseil général. Celui-ci prévoit l’abandon du projet de référendum par l’UDC et la décision de l’Exécutif de demander  au législatif d’annuler l’arrêté autorisant  le réaménagement de la rue du Collège-Industriel. Le Conseil communal, en contre-partie, a obtenu de ces groupes l’engagement de soutenir le projet d’aménagement de la Place du Marché. Ainsi, la dynamique visant à valoriser l’espace urbain au centre-ville reste entière. Les autorités de la Ville échappent à un blocage qui aurait mis en danger d’autres projets ultérieurs et pénalisé l’effort de revalorisation du centre. "



Tel est le communiqué publié aujourd’hui à 11 h. 00 par le Conseil communal. Il met fin à l’une des semaines les plus difficiles de la législature qui mérite une analyse. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, ce n’est pas que la gauche qui doit faire marche arrière mais tous les partis et le Conseil communal. Et, paradoxe heureux, ces marches arrière sont un succès pour la ville et pour chaque composante politique.

Ces événements mettent en évidence la difficulté de faire de la politique de milice, avec des élus encore bien inexpérimentés (dont je suis) qui ont de la peine à s’adapter à des situations où le dialogue, les décisions rapides, le flair politique et les intérêts général et particulier doivent s’accorder.

Du côté du Conseil communal, comprenons l’impatience qu’il avait à présenter enfin un projet facilement réalisable, prélude à d’autres plus ambitieux. L’erreur a été de croire qu’un projet de 350'000 francs, proposé au vote sans véritable consultation préalable, n’amènerait pas de referendum. Une porte de sortie aurait été lundi, lors de la séance du Conseil général, d’accepter de renvoyer le projet en commission. La sagesse a été hier d’inviter les libéraux à une réunion pour débloquer la situation : nous retirons le projet et nous mettons en route le réaménagement de la place du Marché. Sinon, tout était compromis pour plusieurs années.

Du côté de l’UDC, comprenons l’agacement de devoir voter un projet sans connaître précisément la teneur et le coût des autres. L’erreur a été d’intervenir aussi brutalement avec la menace d’un referendum, ce qui bloquait toute discussion possible, d’autant que la gauche n’avait aucune information préalable sur ce coup politique. La sagesse a été hier soir de faire confiance au Conseil communal et de comprendre que lancer un referendum était un immense gaspillage d’énergies : récolter encore des signatures, faire une campagne, organiser une votation coûteuse. Sinon, ce parti serait passé pour un Neinsager systématique et, paradoxalement, aussi un gaspilleur.

Du côté des libéraux-radicaux, comprenons leur souci d’ouverture vu leur intérêt à revaloriser l’urbanisme de la ville. Deux motions libérales de 2005 sur les réaménagements des places du Marché et de la Gare sont toujours sur le bureau du Conseil communal. L’erreur a été de proposer un réaménagement de la rue Collège-Industriel pour une somme ridicule de 50'000 francs, ce qui rendait difficile un accord avec la gauche. Une porte de sortie aurait été lundi, lors de la séance du Conseil général, de monter à 150'000 francs et de convaincre l’UDC, ce qui aurait fait boule de neige avec la gauche. La sagesse a été hier d’accepter la rencontre avec le CC et, dans une assemblée générale extraordinaire, d’entériner le compromis. Sinon, c'était encore plus se faire phagocyter par l'UDC.

Du côté de la gauche, comprenons la volonté de soutenir l’exécutif et d’enfin voter un crédit pour les piétons. L’erreur a été de camper sur des positions de principes décidées par avance alors que libéraux avait dès vendredi par courriel informé de leur ouverture. Une porte de sortie aurait été lundi, lors de la séance du Conseil général, de proposer un renvoi en commission ou une suspension de séance pour faire le point ensemble. La sagesse est dès maintenant de comprendre qu’un projet urbanistique n’a de chance dans notre ville que si tous les partis sont d’accord et si la population est globalement favorable, en particulier les automobilistes et les commerçants. Sinon, c'est continuer à se draper dans le manteau de la certitude majoritaire et courir à des échecs répétés.

Ainsi, dans un subtil (et éprouvant pour les nerfs) jeu de rapports de force, on arrive à un résultat qui devrait satisfaire tout le monde; y trouvent leur compte l’intérêt général surtout mais aussi l’intêrêt particulier puisque chaque partie peut dire avoir tiré bénéfice des erreurs commises :

- Le Conseil communal qui se montre autocritique, lucide sur les dangers et ouvert au déblocage (à la différence du précédent Conseil de la législature 2000-2004).

- L’UDC qui fait, c’est son terrain, de l’opposition systématique mais finalement constructive.

- Le centre-droit qui, plutôt que d'être l’otage d’un referendum annoncé, peut se targuer d’avoir créé l’ouverture.

- La gauche enfin, qui peut affirmer avoir mis d'emblée en avant l'importance de remettre la machine en route en matière d'aménagements et d'urbanisme, et qui obtient ce qu'elle a voulu marquer avec le projet de Collège-Industriel : on peut à nouveau envisager de faire quelque chose pour changer le visage de cette ville.

Abandonnons donc la rue des colères infructueuses et faisons la place à des marchés bien conclus.
par Daniel Musy publié dans : Urbanisme et environnement
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mardi 27 mars 2007
 
« Enfin, on peut envisager le dévelopement d’un axe culturel nord-sud, allant de Beau-Site à la Maison blanche en passant par les 3 musées et leur parc, l’Heure bleue, le Conservatoire, la Bibliothèque, les maisons de naissance de Le Corbusier et de Blaise-Cendrars, le futur Naturama. Un parcours thématique, un nouvel aménagement et une modération du trafic doivent être pensés, en particulier rue Docteur-Coullery, rue empruntée quotidiennement par plusieurs centaines d’écoliers et d’étudiants. »



Tel était, le 3 mai 2004, un paragraphe du programme du parti socialiste de La Chaux-de-Fonds pendant la dernière campagne électorale. J’étais l’auteur de ce paragraphe que j’avais proposé au parti d’après mon schéma de ce que j’avais appelé l’axe de rencontres. En effet, début 2004 avait eu lieu le referendum contre la zone de rencontres.

Cet axe de rencontres « fait » La Chaux-de-Fonds dans le sens qu’il construit, symboliquement, le sens de la ville : il relie nature et culture car on passe de la Maison blanche à Beau-Site (ou vice-versa) en parcourant un chemin qui où la nature est présente (Bois-du-Petit-Château) et visible. Il relie passé et futur (la tradition et la jeunesse) car on passe près des maisons natales de Cendrars et le Corbusier et des églises tout en côtoyant des écoles. Il crée une liaison entre tous les lieux culturels importants de la Ville : Maison blanche, Vivarium et Bois-du-Petit-Château, Bibliothèque, Conservatoire, Heure bleue, les Musées du Parc, Beau-Site.

Il permet un aménagement piétonnier sur un axe où le trafic pourrait être modéré (Docteur-Coullery pour les bus uniquement et avec des petits commerces, rue du Casino à une piste et avec des petits commerces). Il offre au visiteur d’une future ville inscrite au patrimoine de l’Unesco une vision parfaite de l’orthogonalité de la ville. Il se relie aisément à la zone piétonne Espacité-Marché-Six-Pompes-Carmagnole.

Bref, il fait sens, il se fait se rencontrer les divers éléments phares de la substance de notre ville.

Je pense que ce projet mérite qu'on y repense; il pourrait être plus consensuel que le réaménagement de la rue du Collège-Industriel.
par Daniel Musy publié dans : Urbanisme et environnement
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Mardi 27 mars 2007


Hier soir, au Conseil général, la gauche unanime a soutenu le modeste projet (350'000 francs d’investissement amorti sur 10 ans, soit 1 franc par habitant pendant 10 ans) de l’aménagement de la rue du Collège-Industriel. L’UDC a refusé le projet, menacé maintenant d’un referendum. Le centre-droit voulait l’aménagement pour 50'000 seulement, ce qui n’aurait même pas permis de construire des bandes de protection pour les piétons !



La Chaux-de-Fonds est vide de projet conviviaux et modernes d’aménagement de son centre-ville. Ses proches voisines, Neuchâtel avec les environs de la gare, Yverdon et Delémont devant leurs gares, Bienne et sa place centrale, ont investi récemment des millions pour donner de l’espace aux piétons. Notre ville souffre d’un manque d’ « espaces intimes », des espaces piétonniers comme la Carmagnole et la rue de l’Avenir. Ces espaces font respirer les piétons, permettent de traverser des parties urbaines en sécurité, sont aménagés pour le repos ou les jeux, offrent des perspectives architecturales intéressantes à l’œil, bref sont essentiels dans les villes modernes de plus en plus asphyxiées par le trafic automobile.

L’échec cuisant de la zone de rencontres sur le Pod était justifié par les coûts élevés et surtout par une mauvaise conception générale de l’axe vertébral de transit que constitue le Pod, dont la vocation est de faire circuler le flux automobile.

Sous l’impulsion de Laurent Kurth, directeur de l’urbanisme, des projets plus modestes, et annoncés depuis longtemps, devraient voir le jour : aménagements de la rue du Collège-Industriel, de la place de l’Hôtel-de-Ville devant la brasserie, de la rue du Marché et de la place de la Gare. Pas de projet pharaoniques, mais modestes, qui doivent cependant avoir une certaine allure. Une ville qui n’investit pas dans son urbanisme meurt à petit feu.

La position de l’UDC, n’est donc pas surprenante. Son arsenal rhétorique, hier soir déployé par son nouveau président du section, Marc Schafroth (qui est le seul conseiller général également fonctionnaire communal, au SIS) fait fi de toute logique. Pour lui, le rapport proposé est un piège présenté de façon détournée, cet aménagement accroîtra l’insécurité des piétons, il est en dehors d’une zone commerçante et les commerçants sont mécontents, il n’a pas de sens.

J’ai répondu à l’UDC qu’il n’y avait pas de piège dans un rapport qui se discute au Conseil général et qui avait été annoncé dès décembre dans la planification financière 2007. Ce n’est pas un projet luxueux, il n’empêche pas les voitures de circuler, il a du sens par rapport au point nodal qui constitue Espacité, et surtout, il a de l’allure (chaussée rehaussée à hauteur des trottoirs, beaux candélabres).


Ce billet se terminera sur une note optimiste. Si referendum il y a, il devrait permettre au Conseil communal de présenter son projet global pour les prochaines années (l’essentiel étant surtout la rue du Marché et la place de la Gare).

Je lui suggère de profiter du referendum pour consulter (d'une manière qui reste à définir) la population sur ce qu’elle veut au début du Pod : le replantage des arbres ou une borne centrale avec circulation automobile et des trottoirs plus larges. Je lui suggère aussi de reconsidérer la pertinence de l'axe de rencontres (cf mon prochain billet). Dans ce sens, la position des libéraux-radicaux qui souhaitaient privilégier cet axe sera à considérer dans le cas d'un refus du projet.

Le refus de l’aménagement de la rue du Collège-Industriel en votation populaire est assuré si le referendum aboutit mais l’UDC, à la fin de la séance, a tourné casaque. En effet, ce parti qui au début de la discussion ne voulait rien entendre d’un quelconque compromis, a fini par voter l’amendement libéral qui voulait l’aménagement pour 50'000 francs, somme d’ailleurs que le Conseil général n’est pas habilité à voter car elle est en-dessous de 100'000 francs !!!


 
par Daniel Musy publié dans : Urbanisme et environnement
ajouter un commentaire commentaires (3)    créer un trackback recommander
Blog : Consommation sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus