Les Verts ont lancé une idée géniale, faire de La Chaux-de-Fonds une véritable cité solaire autonome énergétiquement dans un avenir relativement proche. Ce n’est pas une utopie, le Val-de-Ruz pourrait le devenir déjà en 2035. Et les moyens d’y parvenir existent déjà. Il faudra augmenter l’efficience énergétique des bâtiments (grâce notamment aux normes Minergie “améliorées”) et mettre en place des une politique de production d‘énergie propre (p. ex. éoliennes, capteurs solaires thermiques et photovoltaïques, mais aussi centrale hydraulique sur les rejets de la STEP ou du futur évacuateur d’eau propre).
A peine l’idée lancée, certains doutent que l’adhésion au patrimoine mondial de l’UNESCO permette de mettre en œuvre une telle politique, parce que les contraintes liées à la conservation du patrimoine ne serait pas compatible avec des améliorations énergétiques substantielles. Et pourtant, la candidature n’a pas profondément modifié le règlement d’aménagement communal sinon en y inscrivant les périmètres UNESCO (modification ratifiée par le Conseil général en 2007) et l’acceptation de la candidature des deux villes ne devraient pas entraîner de grands changements supplémentaires.
Faire de la ville une cité solaire est un extraordinaire projet pour l’avenir de la région, capable d’y créer une dynamique à la fois économique et écologique forte. Ces deux aspects ne sont en effet pas contradictoire, l‘économie peut (et doit) tenir compte des facteurs écologiques (et sociaux). La candidature au patrimoine mondial est également un projet extraordinaire qui permettra, espérons-le, de reconnaître enfin le fabuleux patrimoine architectural des Montagnes neuchâteloises. Le dossier remis à l’UNESCO est clair: les villes du Haut ne doivent pas devenir des musées à ciel ouvert, une dynamique y existe depuis toujours et elle doit être poursuivie.
Pour moi, une chose est certaine, il ne faut pas opposer patrimoine et économie d‘énergie. Il faudra réussir à concilier ces deux aspects et c’est à mon avis un fabuleux défi pour l’avenir de la région.
Je ne peux que remercier Fabien Fivaz, conseiller général émérite et responsable, de sa nécessaire mise au point face à ce que j'appelle le lobby de l'industrie énergétique : Pierre Renaud craint pour son bifteck et son discours reflète une méconnaissance profonde du dossier. Je suis d'accord sur toute la ligne avec Fabien qui a le sens des responsabilités.
Quant à François Bonnet, qui est peut-être mal informé, le reportage TSR ne permet pas de connaître son point de vue profond. Fabien Fivaz m'a confirmé par courriel que Bonnet n'a jamais vraiment émis l'idée que sauvegarde du patrimoine et économie d'énergie sont incompatible. Il est d'accord avec Fabien et on pourra faire la fête ensemble en été 2009, date à laquelle, à Séville, aura lieu le congrès de l'UNESCO qui décidera de l'inscription des nouveaux sites.
Je trouverais d'autre part courtois que Pierre Bonhôte s'exprime sur ce sujet.
Il serait aussi et surtout très intéressant de connaître le point de vue de Patrick Erard, le favori vert au Conseil communal afin de dissiper toute équivoque.
Enfin, l'intervention posée de Jean-Daniel Jeanneret devrait permettre aussi je l'espère de clore ce malentendu.
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... dans l'horreur urbaine la plus glauque de Suisse.
anarchiquement polluées !

ce sont la police et les travaux publics qui affichent de autocollants, comme si des solutions plus élégantes étaient impossibles à trouver : à côté des poubelles, des lampadaires-poubelles !












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