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  • : Je suis né à La Chaux-de-Fonds le 24 février 1956 . J'enseigne le français, la philosophie et l'histoire de l'art au Lycée Blaise-Cendrars. Je suis conseiller général socialiste depuis 2004
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Blog créé le mercredi 24 janvier 2007, après la conférence de presse du Conseil d'Etat neuchâtelois sur l'avenir des Montagnes neuchâteloises. Date peut-être historique d'un déclin annoncé ou d'une réaction politique et citoyenne qui refuse d'abdiquer  ?

Blog de Daniel Musy

Un blog politique ?

Un bien grand mot pour ces billets qui paraîtront à rythme régulier et qui vous permettront de connaître mes interventions au Conseil général et certaines réflexions plus personnelles sur la marche et la vie de La Chaux-de-Fonds, ma cité.

Un blog politique, alors oui, dans le sens noble de politique !



Dimanche 18 mai 2008
Le Téléjournal de TSR 1 du vendredi 19 mai (cf vidéo ci-jointe) affirme que la "Ville de La Chaux-de-Fonds est prête à restituer le tableau" si on lui transmet une copie du catalogue de la vente de 1943. Jean-Pierre Veya avance ses cartes de façon bien imprudente et sans nuances. Le problème éthique ne concerne pas seulement le lien entre notre ville et la famille spoliée mais notre lien à tous (M. Monteagle compris) au tableau même.

C'est donc aussi un problème économique et culturel !

J'attendais bien plus de Jean-Pierre Veya, surtout après la commission du MBA de mardi passé où mon texte ci-dessous a été présenté aux membres et à Veya qui semblait parfaitement d'accord avec ma position.








Ce texte que les lecteurs du blog connaissent depuis le 23 avril a été envoyé à l'Impartial pour être publié dans le courrier des lecteurs.




Dans les futures négociations qui s'engageront entre le Conseil communal et Alain Monteagle, il faudra en priorité se demander si on veut restituer une oeuvre ou un simple objet marchand. Une oeuvre a une vie éthique, un monde à soi, un simple objet non.

Monteagle le déclare dans l'émission, ce qui l'intéresse est de récupérer les oeuvres spoliées à sa famille pour les vendre et en tirer bénéfice. Oui, mais avec qui? Sûrement avec Christie's, la célèbre maison de vente aux enchères qui se sucre de 30% des ventes.

Il est pour moi exclu de restituer ce tableau sans négocier dans l'avantage du Constable, de sa vie propre.

Je vois pour l'instant trois pistes qui présupposent qu'on fasse expertiser le tableau pour déterminer sa valeur actuelle sur le marché de l'art. Ainsi au lieu de le rendre à Monteagle, on pourrait dédommager celui-ci en fonction de la valeur de l'oeuvre et des soins que depuis 20 ans le MBA (Musée des beaux-arts) a pris pour la restaurer et la mettre en valeur. Nous pourrions donc soit :

a) la garder au MBA en trouvant des fonds publics et privés;

b) la vendre à un musée anglais comme la Tate Gallery qui donnerait l'assurance que l'oeuvre vivrait aux côtés d'autres du peintre;

c) la vendre à un collectionneur ou une fondation qui la laisseraient en dépôt au MBA.

A partir de ces bases de discussion, nous devons nous persuader que nous avons le temps pour nous et les bonnes cartes dans notre jeu.

Ces questions doivent être maintenant posées sur la place publique de façon sereine mais déterminée. La balle est dans le camp du Conseil communal, des éluEs et de la commission du MBA avec deux écueils à éviter : l'arrogance qui pourrait être prise pour de l'antisémitisme et le sentiment de culpabilité qui pourrait nous conduire à céder devant toutes les requêtes sans contrepartie.
par Daniel Musy publié dans : culture
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Mercredi 23 avril 2008
Dans les futures négociations qui s'engageront entre le Conseil communal et Alain Monteagle, il faudra en priorité se demander si on veut restituer une oeuvre ou un simple objet marchand. Une oeuvre a une vie éthique, un monde à soi, un simple objet non.

Monteagle le déclare dans l'émission, ce qui l'intéresse est de récupérer les oeuvres spoliées à sa famille pour les vendre et en tirer bénéfice. Oui, mais avec qui? Sûrement avec Christie's, la célèbre maison de vente aux enchères qui se sucre de 30% des ventes.

Il est pour moi exclu de restituer ce tableau sans négocier dans l'avantage du Constable, de sa vie propre.

Je vois pour l'instant trois pistes qui présupposent qu'on fasse expertiser le tableau pour déterminer sa valeur actuelle sur le marché de l'art. Ainsi au lieu de le rendre à Monteagle, on pourrait dédommager celui-ci en fonction de la valeur de l'oeuvre et des soins que depuis 20 ans le MBA (Musée des beaux-arts) a pris pour la restaurer et la mettre en valeur. Nous pourrions donc soit :


a) la garder au MBA en trouvant des fonds publics et privés;

b) la vendre à un musée anglais comme la Tate Gallery qui donnerait l'assurance que l'oeuvre vivrait aux côtés d'autres du peintre;

c) la vendre à un collectionneur ou une fondation qui la laisseraient en dépôt au MBA.

A partir de ces bases de discussion, nous devons nous persuader que nous avons le temps pour nous et les bonnes cartes dans notre jeu.

Ces questions doivent être maintenant posées sur la place publique de façon sereine mais déterminée. La balle est dans le camp du Conseil communal, des éluEs et de la commission du MBA avec deux écueils à éviter : l'arrogance qui pourrait être prise pour de l'antisémitisme et le sentiment de culpabilité qui pourrait nous conduire à céder devant toutes les requêtes sans contrepartie.

par Daniel Musy publié dans : culture
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Mercredi 23 avril 2008
Le 24 mars 2008, France 2 diffuse une émission dont les extraits concernant La Chaux-de-Fonds sont visibles ici. Cette émission porte sur des oeuvres d'art spoliées à des collectionneurs juifs pendant la Seconde Guerre Mondiale. Le tableau de Constable du MBA est une des ces oeuvres.

Aujourd'hui l'Impartial nous annonce "qu'en juin 2006, la Ville de La Chaux-de-Fonds a reçu une demande de restitution de l'œuvre «La Vallée de la Stour», tableau du peintre anglais John Constable exposé au Musée des beaux-arts. L'affaire n'a pas été prise à la légère.

Aujourd'hui, l'exécutif a «décidé de sortir de cette réserve». Pourquoi? Le demandeur a participé à l'émission «Complément d'enquête» de la chaîne télévisée France 2. Il s'y montre à visage découvert et le reportage fait mention de La Chaux-de-Fonds. Les journalistes sont même venus filmer en caméra cachée la conservatrice du MBA. «Le reportage n'est pas défavorable à la ville», juge Jean-Pierre Veya. "


Vous pouvez voir un extrait de cette émission ici.

 


Extrait Complément d'enquête

Les autorités n'ont par ailleurs aucun reproche à formuler envers le demandeur, qui est «de bonne foi». Celui-ci s'est déjà fait restituer quatre œuvres en France, une aux Etats-Unis et une aux Pays-Bas. Il est le descendant d'un couple de collectionneurs de la Côte d'Azur.

Ce que j'ai personnellement à reprocher à ce monsieur qui s'appelle Alain Monteagle, c'est la manière bien peu éthique, pour un descendant d'une famille juive spoliée et pour un Vert de surcroît, de carrément violer l'intimité de Lada Umstätter (conservatrice du Musée des beaux-arts de La Chaux-de-Fonds depuius octobre 2007) en acceptant d'être accompagné de pseudo-neveux-journalistes qui la filment à son insu, avec une caméra cachée sous un manteau.

Signalons qu'Alain Monteagle, dont la revendication n'est nullement mise en doute, est entre autres conseiller municipal vert délégué aux Affaires générales et aux bâtiments de la mairie de Montreuil, dans la banlieue parisienne. Cette ville prise aux communistes le 17 mars 2008 est dirigée par Dominique Voynet.

Patrick Erard, s'il est élu, pourra peut-être reprendre le dossier à satisfaction, comme le fait d'ailleurs Jean-Pierre Veya...

Un article tiré d'un journal américain et publié sur un site consacré à des oeuvres spoliées dans le monde nous en dit plus sur la détermination légitime de M. Monteagle.

 

 

 



par Daniel Musy publié dans : culture
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Samedi 23 février 2008
Jeudi au Conseil général, j'ai montré  les mondes qui séparent Naples et la Suisse en matière de récupération d'ordures. A la fin de la soirée, fatigué par le vote de tant de crédits sur les sols, les trottoirs, les chaussées, les détecteurs incendie, les boues de dépotoir et tutti quanti, j'ai aussi montré que le fossé a été immense dans cette législature entre investissements pour les infrastructures et pour la culture.

musy-culture025-copie-2.jpg
Alors que dans les  investissements culturels (deux crédits votés seulement en 4 ans : seconde phase de la rénovation de la Bibliothèque et crédit d'étude pour la rénovation du Musée d'Histoire), on chipote sur l'économie de 10000 francs pour des chaises ou de 25000 francs pour des subventions supplémentaires à la Plage des Six-Pompes, on vote au pas de charge en une soirée 12 millions, certes nécessaires, mais tous empaquetés dans une seule soirée. 

Le Conseil  communal de gauche est à blâmer sur ce point et on aurait parfaitement pu voter aussi les 2,8 millions nécessaires au Naturama avant la fin de la législature. Après cette irritation, un peu dérisoire je le reconnais, je me suis abstenu sur le vote d'une nouvelle installation pour les boues de dépotoirs (1 million). Elle coûtera en amortissement 70000 francs par ans pendant 20 ans, soit presque trois fois plus que 25000 francs de subventions supplémentaires ordinaires aux  bénévoles de la Plage...
par Daniel Musy publié dans : culture
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Vendredi 8 février 2008
Accueil enthousiaste de la presse locale et romande pour la nomination au TPR d’Andrea Novicov, assisté de Francy Schori. J’éprouve aussi la satisfaction de voir enfin close la procédure longue et parfois tortueuse de ce choix. Je salue ces nominations qui valent aussi et surtout par la présence de Francy Schori que je connais depuis tellement longtemps car j’ai suivi, comme membre du comité, toute sa période de direction à l’ABC. Restent quelques interrogations sur Novicov.

« Spectacles ébouriffants », « ligne du risque artistique », « créateur ambitieux », « agitateur de formes », « soif d’investigation théâtrale », « réseaux de diffusion », « nomination sans doute idéale », rarement arrivée dans notre ville d’une nouvelle personnalité avait été accueillie avec autant de dithyrambes par la presse. Il restera à ce « nomade » qu’on « ne doit pas prendre par la main » à nous convaincre avec Schori que notre TPR, après la transition Gino Zampieri, continuera de rayonner sur la scène romande et internationale et arrivera à sensibiliser de manière approfondie tous les publics d’ici. Novicov, Schori et Kinzer, le directeur administratif, auront notre soutien tant ils semblent former en effet une magnifique équipe sur le papier, l'alliance du risque et de la rigueur.

Cependant deux grandes interrogations subsistent : la capacité d’adaptation de notre nomade à La Chaux-de-Fonds et l’obligation de travailler dans une équipe qui n’est pas celle d’une compagnie mais d’une « structure » avec différents partenaires : la fondation, les autorités, le personnel technique et administratif, les autres acteurs culturels de la région. La Chaux-de-Fonds n’a pas d’hôtel de première classe ni de restaurants gastronomiques et il faut savoir que Novicov « n’avait même pas postulé » comme il le dit lui-même. Sa bienheureuse arrivée chez nous est le résultat d’un démarchage de la fondation vers lui et non de son désir premier à lui pour nous.


novicov020.jpg

Novikov schori
Interview Espace 2 14.02.08

 
Je sais que d’autres candidats extérieurs avaient postulé, en particulier avec le désir très fort de venir vivre et travailler chez nous, dans une ville où ils avaient vécu une année lors de leur histoire théâtrale. La Chaux-de-Fonds est une amante exigeante qui veut qu’on l’aime. Mais quand on se donne à celle, quelle joie pour ceux qui s’y établissent et s’y intégrent.

En conclusion, voici la cinquième nomination culturelle externe en moins d’une année après Arnaud Maeder de Grenoble au Musée d’histoire naturelle, Lada Umstätter de Genève au Musée des beaux-arts, Francine Evéquoz du Valais et de Zurich à la tête des institutions muséales, Marie-Thérèse Bonadonna de Genève au Club 44. C’est cela, notre ville, faire de l’ailleurs un ici !
par Daniel Musy publié dans : culture
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Dimanche 23 décembre 2007
Le dossier de candidature "La Chaux-de-Fonds/Le Locle, urbanisme horloger" a été déposé à Paris au siège de l'Unesco vendredi 21 décembre 2007 à 10h30.

La-Chaux-de-Fonds.jpg

Vous pouvez le télécharger en format PDF pesant 28 Mo en cliquant sur :

http://www.urbanisme-horloger.ch/index.asp/3-0-7-8023-131-207-1/

Ce livre magnifiquement illustré est un chef-d'oeuvre d'intelligence graphique, de rigueur scientifique et d'informations historiques, urbanistiques, architecturales, institutionnelles et juridiques sur la candidature. Félicitons en particulier la graphiste Aline Henchoz, auteur des photographies et conceptrice de la mise  en page.

Et dire qu'il y a deux ans encore, un politicien de droite osait dire au Conseil général : Notre présidente du Conseil communal vend du rêve à la population en faisant miroiter des retombées économiques importantes liées à l'éventuelle inscription de notre ville au patrimoine mondial de l'Unesco et notre grand argentier est très doué pour emballer des illusions et les faire voter à toute la gauche qui le suit sans broncher comme un seul homme.


 

par Daniel Musy publié dans : culture
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Samedi 22 décembre 2007
A la suite de la postulation de Robert Sandoz à la direction du TPR, une période d’incertitudes a caractérisé l’automne à l’ABC et à la Fondation Arcs-en-Scènes.

Sandoz a démissionné de l’ABC car il ne pouvait plus assumer sa charge avec sérénité. Le Centre de culture a nommé hier Yvan Cuche comme directeur des arts de la scène. Agé de 45 ans, Yvan Cuche est actuellement responsable des CMC (Association des Concerts de musique contemporaine) et collabore depuis longtemps avec l’ABC, notamment pour l’organisation du Festival Les Amplitudes. Physicien de formation, détenteur d’un certificat en gestion culturelle, c’est un fin connaisseur de la scène théâtrale suisse et internationale. C’est une personnalité de valeur, fiable, rigoureux dans ses choix artistiques, au bénéfice d’un excellent réseau dans le monde culturel neuchâtelois et romand.

                                                                    Yvan-Cuche.jpg

Quant à la fondation Arcs-en-Scènes, c’est dans un secret très relatif qu’elle fonctionne. En effet, on sait avec certitude qu’elle est sur la piste d’une pointure incontestable pour la direction du TPR. Cette personnalité, extraordinaire semble-t-il, n’a pas encore donné son accord et la conclusion du contrat serait pour bientôt. On ne connaît pas son nom mais on sait que si elle n’est pas nommée d’autres candidatures de valeur sont possibles. L’essentiel est que sous l’impulsion de ce nouveau directeur, le Centre dramatique régional puisse voir le jour avec une politique culturelle ciblée et originale soutenue par le Canton.

Deux écueils importants me semblent à éviter :
-   vouloir faire une politique théâtrale de prestige en concurrence avec l’arc lémanique
-    oublier la sensibilisation des publics comme pilier central de cette politique.

Je suis le dossier avec attention car la Commune de La Chaux-de-Fonds donne 1,3 million par an subvention par an à la Fondation Arcs-en-Scènes et il faudra bien, dans la prochaine législature, qu’un contrat de prestations soit discuté entre notre collectivité et Arcs-en-Scènes. On sait en effet les difficultés qu’a à se mettre en place, par exemple, le lien entre nos écoles obligatoires et l’Heure bleue. On sera aussi attentif à la répartition des subventions culturelles où la Fondation Arcs-en-Scènes se taille la part du lion alors que les autres (ABC, Bikini, Festival de la Plage) paient des salaires de misère à leurs animateurs. Rappelons pour terminer cette phrase significative de Gino Zampieri en août 2006 dans l'Impartial : «L'an dernier, la fréquentation a dépassé les prévisions pour la quasi-totalité des spectacles. Le public vient, et tant que nous aurons les subventions nécessaires, il n'y a pas de raison de modifier la programmation».
par Daniel Musy publié dans : culture
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Samedi 22 décembre 2007
Candidature des villes de La Chaux-de-Fonds et du Locle au Patrimoine mondial de l’UNESCO

Le dossier a été déposé à l’UNESCO à Paris

Au nom de la Confédération, l’ambassadeur Ernst Iten, délégué permanent de la Suisse auprès de l’UNESCO, a déposé vendredi à 11h à Paris le dossier « La Chaux-de-Fonds / Le Locle, urbanisme horloger » au titre de candidature à l’inscription de ces deux villes sur la liste du patrimoine mondial.

Conduite par le délégué permanent de la Suisse auprès de l’UNESCO, l’ambassadeur Ernst Iten, une délégation suisse a déposé vendredi à Paris le dossier « La Chaux-de-Fonds / Le Locle, urbanisme horloger » à la candidature de ces deux villes pour leur inscription sur la liste du patrimoine mondial.
La délégation comprenait également MM. Oliver Martin, délégué de l’Office fédéral de la culture, et Jean-Daniel Jeanneret, chef de projet pour le compte des deux villes neuchâteloises. Le dossier a été reçu par Mme Mechtild Rössler, chef de la section « Centre du patrimoine mondial », de l’UNESCO.
Ce dossier est l’un des premiers à être déposé dans le délai convenu pour les candidatures qui seront étudiées dans le nouveau cycle d’examen. Il a d’ores et déjà été salué pour la qualité de sa nature et de sa forme.

Rappelons que les deux villes des Montagnes neuchâteloises visent à cette inscription en ce qu’elles ont été construites au XIXe siègle par et pour l’horlogerie. Elles le manifestent par leur développement urbanistique : logements, ateliers, puis usines ont grandi le long des rues, formant de vastes damiers à l’atmosphère si particulière. Véritable symbiose entre horlogerie et urbanisme, entre technologie et architecture, La Chaux-de-Fonds et Le Locle se révèlent ainsi des témoins exceptionnels de l’époque industrielle et des interactions économiques, sociales et culturelles qui s’y sont développées. D’où l’intérêt, estime la Confédération suisse, de les proposer à l’inscription sur la liste du Patrimoine mondial.


Ce communiqué de la ville de La Chaux-de-Fonds est ici cité intégralement et permet maintenant tous les espoirs nés en décembre 2000 au Club 44. J'y avais suggéré l'idée de cette candidature. Voici d'ailleurs la chronologie de cette belle aventure, rappelé par l'Impartial :

2000 Lors des deuxièmes Rencontres de décembre, le Chaux-de-Fonnier Daniel Musy lance l’idée d’une candidature chaux-de-fonnière à l’Unesco. Une suggestion reprise par le président du mouvement citoyen André Brandt. Jusque-là, l’idée avait été évoquée par Johann Murner, de l’Office fédéral de la culture, dans un article de la revue du Heimatschutz.

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  2004 Le 10 décembre, le Conseil fédéral annonce l’inscription des villes du Locle et de La Chaux-de-Fonds sur la liste indicative nationale. Elles y figurent aux côtés des sites préhistoriques lacustres, du vignoble de Lavaux, des chemins de fer rhétiques et le paysage culturel de l’Albula-Bernina dans les Grisons.

2005 Réunis en séance commune, les conseils généraux de La Chaux-de-Fonds et du Locle acceptent les crédits nécessaires (444.000 francs au total) pour poursuivre le dossier.

2007 Le lundi 17 décembre, la Confédération, le canton et les deux villes signent le dossier de candidature qui a été déposé le 21 décembre 2001 à Paris.


Que de chemins parcourus pour convaincre. D'abord le monde politique de l'époque, incarné par le précédent Conseil communal qui s'est toujours méfié des propositions des intellectuels. Puis le parti socialiste où je suis entré en septembre 2001 et qui, au début de la législature 2004-2008, croyait encore que c'était un rêve de cultureux. Laurent Kurth lui-même ne fut pas le premier enthousiaste. Rappelons aussi que le crédit d'étude voté en 2005 ne le fut que par 21 voix contre 6 oppositions de l'UDC.

Maintenant que l'inscription au patrimoine mondial de l'humanité est à notre porte, félicitons d'abord le maître d'oeuvre du dossier, Jean-Daniel Jeanneret, qui a réussi à communiquer l'essentiel : ce n'est pas parce qu'une ville est "belle" qu'elle est intéressante pour l'Unesco. Remercions aussi Jacques Bujard, responsable cantonal des monuments et sites qui,  à la RSR lundi passé au journal de 12 h. 30, s'exprimait ainsi :




par Daniel Musy publié dans : culture
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Mercredi 26 septembre 2007
J'ai interpellé hier soir le Conseil communal sur la situation du Centre dramatique régional qui devrait être installé à La Chaux-de-Fonds, soutenu par l'Etat. Voici mon texte.

Informations sur l’échec (définitif ?) d’un Centre dramatique régional

Depuis 2005, sous l’impulsion notamment du DECS, un travail important impliquant de larges consultations avait été entrepris dans le but de créer dans le Canton de Neuchâtel un pôle d’excellence en matière de création théâtrale institutionnelle. Le projet s’inscrivait parfaitement dans le concept de Réseau urbain neuchâtelois et dans la politique régionale de complémentarité souhaitée par le Conseil d’Etat. Il s’agissait de regrouper les forces (TPR et Compagnie de Passage) pour être plus performant non seulement au sein du Canton, mais aussi dans toute la Suisse romande et au-delà. Le centre névralgique choisi était Beau-Site à La Chaux-de-Fonds, mais les lieux de création aurainet alterné entre Le Passage et L’Heure Bleue. La commission culturelle de notre ville a très régulièrement été tenue au courant de l’avancement du dossier .

Tous les éléments étaient réunis pour que le Centre dramatique régional voie le jour à court terme : le dossier était prêt, la structure juridique d’Arc en scènes pouvait accueillir la nouvelle institution, le directeur du TPR prenait sa retraite et le directeur du Passage, Robert Bouvier, aurait pu assumer cette direction sans mise au concours, selon le vœu des partenaires du Bas du canton.

Or, lors de sa dernière séance, fin août, la commission culturelle de notre ville a été informée de l’échec de ce projet. Plus encore, une interpellation sur le sujet au Grand Conseil a fait l’objet d’un article de fond dans le journal local, avec des interventions contradictoires, notamment, de Jean-Pierre Veya et de sa collègue de la Ville de Neuchâtel en charge des Affaires culturelles.


Le dossier est suffisamment important dans la thématique actuelle du rééquilibrage Haut-Bas voulu par tous les partis de nos deux villes du Haut pour que se justifie une réponse publique et immédiate du Conseil communal de La Chaux-de-Fonds aux trois questions suivantes, réponses d’ailleurs données en partie à la commission culturelle :
- Quelles sont les causes, selon lui, de l’échec de ce projet ?
- Est-il envisageable, malgré tout, qu’à court ou moyen terme ce centre voie le jour plutôt que d’entrer dans une concurrence entre les deux compagnies ?
- Qu’a fait ou que va faire le Conseil communal pour que le Conseil d’Etat garde intact sa volonté de créer un pôle d’excellence unique en matière de création théâtrale et qu’il conçoive toujours ce pôle d’excellence dans les Montagnes neuchâteloises ?



Mon interpellation a été développée ainsi : 


Comme le dit le texte que j’ai écrit et que nous avons signé également, je veux peut-être rapidement préciser que ces enjeux de rééquilibrage sont très importants. Il y a les dossiers très,très fondamentaux : la maternité, la Haute Ecole Arc, et le Centre dramatique régional, projet qui a été mis sur pied depuis deux ans, qui est un projet aussi important dans le cadre du concept de Réseau Urbain Neuchâtelois. Là, tout était fait pour qu’il y ait un partenariat entre la Ville de Neuchâtel et la Ville de La Chaux-de-Fonds, par l’intermédiaire des deux théâtres et du Canton, qui puisse aboutir à quelque chose qui regroupait véritablement les forces. En effet, on peut se demander si une concurrence entre deux compagnies est véritablement légitime dans ce canton.  Donc tout était fait pour que les choses aboutissent. Lors d’une séance de la commission culturelle, qui je tiens à le préciser a été régulièrement et complètement informée par le Conseil communal de l’évolution du dossier, un des points de l’ordre du jour de cette dernière commission du mois d’août était « échec du projet du Centre dramatique régional ». Donc nous avons ensuite interpellé le Conseil d’Etat par l’intermédiaire d’un député de notre propre parti. A la suite de cela, un article d’une page dans le journal local a montré des interventions contradictoires de la part des deux responsables des affaires culturelles. Ce qui nécessite selon nous des réponses publiques, sans du tout polémiquer, mais dans un esprit constructif. Cet esprit constructif est donné par le mot « définitif ? », parce que nous avons l’espoir que cet échec n’est que provisoire. Autrement dit, qu’il faut quand même qu’on puisse construire quelque chose de positif.
Donc les trois questions que nous poserons, c’est une explication du Conseil communal sur son analyse de l’échec, espérons-le temporaire, de ce projet. C’est les perspectives à court ou moyen terme de voir la création de ce Centre dramatique régional. Et c’est les actions que le Conseil communal a menées pour que le Conseil d’Etat garde l’idée de maintenir ce pôle d’excellence dans les Montagnes neuchâteloises. Et question annexe, que pense le Conseil communal de la nomination prochaine d’un directeur du TPR et de l’Heure bleue, autrement dit, est-ce que la succession de Gino Zampieri doit être agendée très, très vite, ou faut-il attendre encore un petit moment pour qu’éventuellement tout se remette en train avec une meilleure collaboration avec le Théâtre du Passage ?  Je remercie d’avance le Conseil communal de ses informations qui, lorsqu’elles seront données, pourront être considérées comme étant publiques, à nous élus de cette ville.

Dans sa réponse encourageante, Jean-Pierre Veya a annoncé que le projet, sérieusement compromis fin août, connaît un rebondissement positif. Le Centre dramatique régional devrait être créé au TPR. Le Théâtre du Passage se déterminera pour rejoindre, à plus ou moins court terme, la structure. Ainsi, nous avons la confirmation que l'Etat veut "implanter à La Chaux-de-Fonds une structure de création institutionnelle".
 
par Daniel Musy publié dans : culture
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Mercredi 26 septembre 2007
Hier soir au Conseil général, l'arrêté fixant le périmètre Unesco de notre ville en vue de son inscription au patrimoine mondial de l'humanité a été accepté sans aucune opposition par le Conseil général. Voici le texte de mon intervention.

On peut faire ce rêve ( I have a dream, pourrions-nous aussi dire): qu’un jour de fin juin 2009 vers 15 heures sonnent, comme elles ont sonné dans 5 villages du Lavaux le 28 juin de cette année, que ce jour sonnent les cloches du Locle et de La Chaux-de-Fonds. Sonneries à toute volée pour annoncer l’inscription de nos deux villes au Patrimoine mondial de l’humanité de l’UNESCO. Que cet événement soit retransmis par RTN en direct ne nous ferait pas déplaisir car ce serait un événement rien moins que local et important dans le développement du Réseau urbain neuchâtelois.

Vous le comprenez, c’est avec fidélité au projet et enthousiasme que le groupe socialiste acceptera ce rapport. Il ne pose pas de complexes questions juridiques à débattre, il s’agit en quelque sorte d’une formalité. Cet excellent rapport provenant une fois de plus de l’équipe Art nouveau-UNESCO rappelle bien les objectifs de cette candidature et le sérieux qui l’anime est le signe que le crédit voté par les deux villes en septembre 2005 est judicieusement dépensé. Je peux d’ailleurs vous dire que j’ai récemment eu l’occasion de voir quelques extraits de la description urbaine contenue dans le dossier et j’ai été impressionné par l’immense travail descriptif fourni pour présenter entre autres aux experts de l’UNESCO chaque quartier des deux villes.

Sur le plan politique, nous sommes convaincus que, ce soir particulièrement, une unité entre nous doit se faire autour de cette candidature. Nous pouvons comprendre que tous les groupes ne soient pas mus, comme nous, par l’enthousiasme ; nous sollicitons néanmoins qu’une unité de bienveillance et de non-opposition se fasse jour. Dans ce dossier, contrairement à la Haute Ecole ARC, à la maternité cantonale, au Centre dramatique régional dont nous espérons parler tout à l’heure, nous sommes sans concurrence. Notre destin et la réussite du projet reposent dans les seules mains unies de nos deux villes.

Il se pourrait que trois idées fausses, sur lesquelles le rapport n’insiste peut-être pas assez, aient encore cours :
1. Le périmètre UNESCO ne met pas la ville sous cloche comme dans un musée où plus rien ne pourrait être touché. On n’est obligé à rien de plus qu’à continuer, comme cela se fait depuis 20 ans, à valoriser et entretenir le patrimoine existant. Les villes inscrites continuent de vivre et quiconque en douterait n’a qu’à faire un tour dans le centre historique de Naples : on y circule, on y rénove les bâtiments (beaucoup sont en ruine depuis des décennies), on y fait commerce, on y joue et même on s’y tire dessus. De même pour la vieille ville de Berne : elle est moins trépidante que Naples mais c’est un vrai centre urbain moderne de notre siècle.
2. La candidature UNESCO est différente d’une candidature aux Jeux olympiques où la ville choisie est obligée d’investir massivement dans des infrastructures coûteuses ; dans notre cas, nous n’organisons rien, nous nous battons pour recevoir une distinction.
3. Les villes retenues et inscrites à l’UNESCO peuvent ne pas l’être éternellement et rien ne les empêche de renoncer à l’inscription si elles veulent tout d’un coup bousiller leur patrimoine. Si la ville de Dresde veut prochainement construire son nouveau pont sur l’Elbe qui défigurera le paysage urbain, elle est libre de le faire comme l’UNESCO est libre de lui retirer l’inscription.

Donc l’inscription au patrimoine mondial ne nous amènera rien de négatif : on a tout à gagner et rien à perdre, surtout pas notre pouvoir de décision.

Nous aimerions insister sur les retombées touristiques et économiques significatives qui seront bien plus que des broutilles. Songeons au succès touristique de l’année Art nouveau, allez voir à Bellinzone par exemple le nombre de touristes de tous les continents qui escaladent, même sous la pluie, les escaliers qui mènent aux trois châteaux. Jetez un œil sur ce qui s’est passé ce week end dans le vignoble de Lavaux où 150 représentants de la presse internationale spécialisée dans le voyage et venus d’une trentaine de pays ont été accueillis. Le journal 24 heures signalait « que cette grosse opération de promotion a déjà commencé à déployer ses effets : deux pages pleines dans le journal français à gros tirage Le Parisien. Et les publications s’étaleront sur les neuf prochains mois, sur quatre continents. » Il est donc pour nous incontestable, comme nous le disions ici même le 23 mai 2005, qu’il y a un lien entre le développement culturel d’une région et son potentiel économique. Les retombées ne seront pas exorbitantes mais il faut considérer qu’il y a aujourd’hui dans le monde des dizaines de milliers de touristes qui « font » les villes UNESCO comme on dit. Ce n’est pas là du vent mais une réalité.

Nous terminerons notre intervention par une série de questions :
a) d’abord, une précision sur l’absence dans le périmètre de l’ancienne Ecole de commerce, bâtiment significatif du patrimoine horloger puisque nombre de patrons et d’employés de l’horlogerie s’y sont formés. Pourquoi ?
b) deuxième préoccupation : les Conseils communaux évaluent-ils le risque qu’on reçoive en 2009 le titre et qu’on ait que peu de choses, en matière d’accueil, d’informations culturelles et de mise en contexte de ce patrimoine, qu’on ait vraiment peu de choses à offrir aux visiteurs ? C’est d’ailleurs aussi une des raisons de notre motion que nous défendrons peut-être tout à l’heure si nous noss dépêchons, ce que je vais faire.
c) Les liens avec les différents partenaires de la candidature sont-ils bons ?
- liens avec l’industrie horlogère
- liens avec les milieux immobiliers
- liens avec le canton, en particulier dans le type de soutien qu’il nous accorde
- liens avec la ville du Locle ; veillons en particulier qu’en plus de sa conseillère communale, un responsable de l’urbanisme loclois soit membre du comité de pilotage ; ne serait-il pas temps de songer à court terme à une fusion des deux services, plébiscitée d’ailleurs par 57% des Loclois dans un récent sondage ?
- liens avec nos concitoyens. En septembre 2005, nous avions souligné qu’il fallait rendre visible cette candidature. La pose de deux panneaux sur le nouveau tronçon de la H20 est une bonne idée. Quels sont les autres projets envisagés pendant l’année cruciale 2008 où viendront les experts de l’UNESCO ?

En conclusion, pour ces experts de l’UNESCO, il doit y avoir un lien entre la préservation du site et la sensibilisation de la population à cette préservation. Comme élus de cette population c’est d’abord notre responsabilité, que nous soyons un peu réservés ou enthousiastes, d’encourager et de stimuler les efforts entrepris depuis plusieurs années. Le oui sans failles du parti socialiste ce soir y contribue une fois de plus.
par Daniel Musy publié dans : culture
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