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  • : Je suis né à La Chaux-de-Fonds le 24 février 1956 . J'enseigne le français, la philosophie et l'histoire de l'art au Lycée Blaise-Cendrars. Je suis conseiller général socialiste depuis 2004
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Blog créé le mercredi 24 janvier 2007, après la conférence de presse du Conseil d'Etat neuchâtelois sur l'avenir des Montagnes neuchâteloises. Date peut-être historique d'un déclin annoncé ou d'une réaction politique et citoyenne qui refuse d'abdiquer  ?

Blog de Daniel Musy

Un blog politique ?

Un bien grand mot pour ces billets qui paraîtront à rythme régulier et qui vous permettront de connaître mes interventions au Conseil général et certaines réflexions plus personnelles sur la marche et la vie de La Chaux-de-Fonds, ma cité.

Un blog politique, alors oui, dans le sens noble de politique !



Lundi 30 juin 2008
Avant les vacances que je souhaite bonnes à chacun, les quelques légers paragraphes qui suivent montreront les liens, parfois étroits, entre la politique et le foot, du moins comme je les vois aujourd'hui après trois semaines de magnifiques moments lors de l'Euro 2008.

1) La Chaux-de-Fonds, ville de gauche, a réussi hier soir à faire une bonne fiesta à l'Espagne, seul pays de gauche ayant participé à l'Euro. L'Espagne était mon favori de ce championnat. Quelques extraits de cette corrida au Pod, dûment surveillée par neuf policiers de la cantonale.




2) La Chaux-de-Fonds compte une importante communauté espagnole; celle-ci est souvent à l'honneur sans qu'on le sache forcément tant les Espagnols de La Chaux-de-Fonds sont bien intégrés. Deux exemples remarquables : notre présidente de section, Silvia Locatelli Caruncho, au célèbre balcon surplombant l'UBS Arena,

et notre vice-chancelier, Michel Villarejo, andalou de Cuevas del Becerra, un village près de Ronda où un fort nombre d'habitants a émigré dans le Jura après la guerre. Je suis content pour ces deux personnalités rayonnantes et très engagées pour notre ville.

3) En Suisse, le foot s'était invité au centre de l'arène politique, dans la cité mère en particulier. A Berne le 13 juin par exemple, l'ambiance était magnifique avec les Oranje. J'y étais !
 
J'ai déjà dit dans un précédent article à quel point cet Euro a permis en Suisse de resserrer les liens entre les différentes communautés

4) Le coût pour la ville de la venue à Polyexpo de l'UBS Arena a été budgété au maximum à 149000 francs. Cette somme ne sera de loin pas atteinte puisque, d'après mes informations recueillies auprès du chef de la sécurité, M. Maurer, beaucoup moins de personnel de sécurité et de maintenance a été nécessaire. Le Conseil communal devrait bientôt faire une communication sur ce sujet. Polyexpo a même récupéré 30000 francs de frais de location de ses locaux. Quelques-uns d'entre nous considèrons quand même que ce fut une bonne décision et l'ambiance n'était pas mal à l'ouverture malgré le froid. En effet, ce sera la seule fois de notre vie qu'on sera des VIP !

Songeons déjà pour 2010 à un projet où la ville, les sociétés locales et les commerçants  seraient partie prenante, par exemple sur la place des Forains,  presque au centre ville, dans un quartier à valoriser (place du Bois, place des Marronniers), quitte à faire aller les Knie à Polyexpo !

5) Quant à la question de savoir si on peut aimer davantage le foot que la politique, trois exemples chaux-de-fonniers me serviront à réponse non, oui et non, oui.
Non : le médecin du FCC depuis de nombreuses années, Claude-André Moser, a fini par s'engager: il est conseiller général radical, centriste, et jeudi soir, outre le fait qu'il a sacrifié Espagne-Russie, il a - bien - voté avec la gauche comme ses autres collègue radicaux.
Le blog de Fabien Fivaz revient sur cet intéressant événement.
Oui et non : deux des alliés libéraux du radical Moser regardaient le match sur un petit ordinateur disposé sur leur pupitre.
Oui : un socialiste au blog épineux est allé à 20 h30 rejoindre un popiste pour voir ce match et fut pour cela publiquement dénoncé à la fin de la séance par le libéral au petit ordinateur : ce fut de bonne guerre ! Honte à lui qui spolie son électorat lui ayant fait confiance et qui donne le mauvais exemple...

Il ne recommencera plus, promis Monsieur le Président du Conseil général, qui considéra là que ce fut un auto-goal. Il souhaite d'ailleurs à Philippe Lagger une bonne présidence, attentive et colorée !


par Daniel Musy publié dans : réflexion générale
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Dimanche 15 juin 2008
J'ai trouvé tellement émouvant cet extrait du Téléjournal
du dimanche 8 juin que je vous le fais partager.






Voilà la meilleure réponse à faire aux nationalistes de tout poil,
aux xénophobes rampants,
 aux renfermés du bocal,
aux étriqués du bonnet,
à ceux qui croient que le football aliène
et que l'ouverture à l'Europe nous fait perdre notre identité.

"Le football n'a rien à voir avec le nationalisme. C'est même le contraire. On ne va pas au football pour « gagner ». Une seule équipe va gagner la Coupe du monde; les autres vont perdre, forcément. On y va pour chercher autre chose. Le foot est un langage universel. Vous pouvez parler foot avec des gens partout sur terre, vous avez là une culture commune, les mêmes souvenirs, les mêmes références. Et vous ne trouvez ça dans aucun autre domaine. Même en religion: depuis qu'on a abandonné le latin, on ne comprend même plus la messe à l'étranger."

Philippe Séguin, Le Monde, 8 juin 2006


par Daniel Musy publié dans : réflexion générale
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Mercredi 11 juin 2008
Hier soir, j'ai assisté à 18 h. 00 sur le bitume d'UBS-Arena à Espagne-Russie. Temps doux, soleil mais 70 personnes debout, une cinquantaine sur les gradins payant et 50 V.I.P. au sommet de la tribune, dont Samuel Schmid.


C'est dire l'échec total, jusqu'à maintenant, du concept dans notre ville, surtout que le temps sera exécrable les prochains jours. Je ne regrette pourtant pas mon vote de juillet passé, accordant 100000 francs à la Ville pour avoir cette arène (cf  mon article du 30 juin 2007). D'ailleurs, on ne les dépensera même pas puisque c'était un maximum prévu en cas de fortes affluences.

Coupons court d'abord aux rumeurs circulant en ville. Ainsi, un monsieur rencontré dimanche croyait que l'Arena coûtait 80 francs par habitant aux contribuables chaux-de-fonniers. En fait c'est 4 francs  au maximum.


De plus, lors du Mondial 2006, la Ville a aussi mis environ 100000 francs pour aider les manifestations à Espacité et sur la place du Marché. Pour preuve, ce que disait la conseillère communale Josette Frésard le 3 juillet au Conseil général : Concernant le Mondial 2006, le coût effectif pour la Ville est d’environ Frs 44’000.- pour ce qui s’est fait sur Espacité, entre les prestations des Travaux publics, les locations de places que nous aurions dû effectivement facturer et les coûts de la sécurité et de la signalisation. Le coût facturé aux organisateurs est de Frs 8’000.-.  Reste à charge de la Ville environ Frs 36’000.-.
Je prends maintenant le deuxième organisateur. Il y avait là deux manifestations couplées qui se sont faites dans la foulée (Mondial et Eté T’chaux à la place du Marché) ; tout a été calculé en même temps. Prestations des Travaux publics, sécurité et signalisation, locations de places qui auraient effectivement dû être faites :
Frs 77’000.-. Coûts facturés aux organisateurs : environ Frs 12’000.-. Reste à charge de la Ville : Frs 65’000.-. Pour être tout à fait transparente, j’aimerais vous dire que ces deux organisateurs n’ont, une année après, pas payé la totalité des factures. C’est la réalité, les choses telles qu’elles sont.
Le Conseil communal a toujours soutenu les organisateurs locaux. Vous voyez que sur ces deux manifestations, nous sommes aux environs des Frs 100’000.- à charge de la Ville.

Il n'empêche que Polyexpo est beaucoup trop excentré pour attirer du monde. Il est interdit d'entrer dans l'enceinte avec une bouteille d'eau minérale, les petits stands aux alentours doivent être à plus de 200 mètres. Les Chaux-de-Fonniers, rebelles par nature, détestent qu'on leur impose des choses qui ne viennent pas d'eux. Ce sera une leçon à méditer pour l'avenir.

Voici la déliceuse interview de notre Président de la Ville ce matin sur RSR 1 sur ce flop.





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Dimanche 1 juin 2008
Le 27 avril, l'UDC récoltait 18,76 % des suffrages pour l'élection du Conseil général. Le premier thème de sa campagne par dépliant était résumé par cette phrase xénophobe : Les immigrants ne maîtrisant pas nos langues nationales doivent suivre un enseignement séparé.

Aujourd'hui, la même xénophobie concernant la naturalisation par les urnes (rappelons cette odieuse affiche ci-dessous et montrons l'affiche de leur future initiative contre la construction de minarets)






recueille dans notre ville 18,60 % de oui : quelle stabilité, mais quelle stagnation !

Il se vérifie donc que l'UDC est à La Chaux-de-Fonds complètement isolée sur les thèmes qui font son commerce de base : le racisme, la xénophobie, l'intolérance.

Le bloc humaniste (cf mon article du 19 mars 2008) résiste magnifiquement.

Espérons que les élus UDC au Conseil général n'emboucheront pas (ils ne l'ont d'ailleurs jamais fait depuis 2004) les trompettes insupportables de leurs dirigeants les plus extrêmes. Ils nous trouveraient sur leur chemin, tous les élus républicains, des libéraux aux popistes.

Je préfère une UDC chaux-de-fonnière qui travaille assez souvent dans l'intérêt de la ville à une UDC suisse qui utilise fréquemment des méthodes d'exclusion (pensez à l'éviction de Eveline Widmer et de la section grisonne) dignes des pires purges staliniennes.


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Mercredi 23 avril 2008
Hier soir, dernière séance de la législature, avec une sérénité étonnante de complicité dans l'hémicycle.  A noter l'absence, remarquée sur tous les bancs, de Jean-Charles Legrix, une des têtes de file de l'UDC, candidat au Conseil communal et dauphin potentiel de Pierre Hainard, Dûment excusé, M. Legrix a, en 4 ans, assisté à moins de 75 % des séances puisqu'il a été absent 14 fois sur 51.

Nous y reviendrons dimanche 27 avril dès 12 h., fin du délai pour voter.

Je vous donne à lire mon texte de président de la commission financière.

Madame la Présidente, Mesdames, Messieurs,

D’entente avec l’ensemble des membres de la commission, mon intervention sera brève pour laisser la place au débat politique.

Dans l’esprit, qu’on pourrait qualifier de consensuel ou de collégial, qui a animé nos séances de commission, je mettrai en évidence les points suivants sur lesquels nous sommes, dans la variation de nos sensibilités politiques, d’accord :

- En premier lieu, nous sommes réjouis et contents du résultat des derniers comptes de cette législature ; nous laissons la ville avec un bénéfice de 500'000 francs alors qu’en 2004, un déficit de 5 millions était sur le tapis rouge. Nous adressons nos félicitations et nos chaleureux remerciements au Conseil communal pour son excellent travail collégial durant cette législature.

- Ensuite, nous voyons dans ces bons résultats certes un effet de la conjoncture économique favorable mais aussi un effet des gros efforts, un effet des gros efforts entrepris et qu’il faudra poursuivre. Dans quel but ? Dans le but principal d’augmenter l’attractivité de notre ville, pour de nouvelles entreprises, de nouvelles habitantes et de nouveaux habitants : pas seulement pour celles et ceux d’ailleurs qui viendront ici mais aussi pour celles et ceux d’ici, les entreprises, citoyennes et citoyens même de cette ville : nous devons avoir encore plus d’envie, de plaisir et de fierté de vivre à La Chaux-de-Fonds.

- En troisième lieu, nous soulignerons que les séquelles, parfois dures, de ces efforts ont porté autant sur la population (pensons aux camps de ski) que sur le personnel communal. Nous l’avons déjà fait en décembre lors de la séance du budget, nous remercions sincèrement toute notre cité d’avoir tiré avec nous à la même corde.

Ce résultat positif est donc dû à la contribution collective des citoyennes et des citoyens, des membres du personnel et des éluEs politiques que nous sommes. Chacune et chacun doit comprendre qu’il a une implication significative dans cette embellie, pas l’une ou l’un plus que l’autre.

Notre commission a pris ces responsabilités, nous avons dû être rigoureux mais nous avons aussi pu maintenir nombre de prestations indispensables dont bénéficie la population : le social et l’accueil des gens sous toutes ses formes, les activités culturelles et sportives, la formation. Il n’y a pas un seul membre de notre commission et de notre conseil, dans les deux derniers budgets votés à l’unanimité, qui l’a publiquement nié en parlant de dépenses superflues. C’est peut-être cela, l’esprit de notre ville, cet esprit chaux-de-fonnier.

J’aurais souhaité qu’il inspire pleinement la campagne électorale qui s’achève. Je vous demande en tous cas qu’il inspire, dans la sérénité, les débats de ce soir.

Je vous remercie de votre cordiale attention.
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Mardi 4 mars 2008
Une grande figure de la vie  enseignante, associative et politique vient de disparaître : André Greub mérite  mon hommage d'aujourd'hui.

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André fut d'abord et avant tout un excellent enseignant de la section préprofessionnelle, à l'école secondaire où j'ai travaillé pendant 10 ans. C'était un collègue qui mettait aux services de ses élèves parfois défavorisés ou en difficulté ses convictions humanistes soucieuses d'égalité.  De lui émanait une force tranquille qui m'a toujours impressionné.

En politique, il fut un pilier du POP, résolument communiste, sans compromission sociale-démocrate, mais capable de faire la synthèse de positions divergentes dans une discussion. N'oublions pas qu'il fut de parenté par alliance avec André Corswant. Extrêmement ancré dans le tissu associatif, il alliait la passion pour la plongée et l'amour du cor et je me souviens de quelques dialogues avec lui sur le thème de l'apnée. Ses questions pointues posées de manière bienveillante, avec une pointe d'ironie, faisait encore mouche pendant les séances de commission de sécurité publique où nous siégions ensemble.

Que dire d'autre qu'il vivra longtemps dans la mémoire de ceux qui l'auront connu ou côtoyé comme un modèle d'homme de gauche.
par Daniel Musy publié dans : réflexion générale
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Samedi 12 janvier 2008
En ce début d’année 2008, 4 dossiers importants sont en attente d’informations concernant notre ville. Ils donneront des indications sur ce que sera l’année politique 2008. Examinons-les.


a) L’implantation de l’Ecole d’ingénieurs. La décision des trois cantons (NE, BE, JU) va être communiquée prochainement et on l’attend de pied ferme dans notre ville qui offre 10 millions pour une construction dans le nouveau quartier Le Corbusier. Une décision privilégiant Neuchâtel obligerait le Conseil d’Etat à répondre pourquoi notre offre n’est pas satisfaisante et, surtout, à proposer dans les Montagnes d’autres structures de formation.

b) L’implantation du site mère-enfant. La décision de l’implanter à Neuchâtel devrait être accompagnée d’une important rééquilibrage en faveur des Montagnes : lequel serait-il acceptable, y en aurait-il un d'acceptable, dans le respect de la Constitution neuchâteloise? Dans tous les cas, comment assurerions-nous l’avenir de l’arc Franches-Montagnes-La Brévine en matière démographique ? Comment inciter de jeunes couples à venir s’établir dans une région sans maternité ? Le choix de Neuchâtel ne resterait pas sans conséquences sur la mobilisation des Chaux-de-Fonniers, de la gauche en particulier. L'inverse est vrai aussi: comment le Littoral ressentirait-il le choix d'implanter le site à La Chaux-de-Fonds. N'y a-t-il pas d'autres solutions pour sortir de ce guêpier ?

c) Les résultats des comptes 2007. La nouvelle, bonne nous l’espérons, lancera la campagne électorale. Rappelons que les comptes 2004, gérés par une conseillère communale de droite, avait amené un important déficit. Le parti radical en avait perdu son siège au Conseil communal. Le budget 2007 prévoyait 12 millions de déficit et la bonne conjoncture permettra sûrement de diminuer ce chiffre rouge, espérons-le.

d) Les élections communales du 27 avril. Plusieurs inconnues dans ce nouveau combat électoral : le POP maintiendra-t-il son siège face aux avancées des Verts ? Pour cela, il lui faut faire au moins 50,1 % des suffrages que recueillera le parti socialiste qui représentera ses deux locomotives Berberat et Kurth. Tâche difficile car Jean-Pierre Veya a été beaucoup tracé lors des élections fédérales sur la liste popiste. La gauche peut-elle avoir 4 sièges ? Pour cela, il faudrait que la droite ne recueille que 33% des suffrages. La droite radicale-libérale, dans la débâcle depuis 2004 (démission de Michel Barben, nouvelle orientation professionnelle pour Josette Frésard) pourra-t-elle proposer une liste forte sans s’allier avec l’UDC ? Et si elle s’allie, vivra-t-elle le syndrome jurassien : tout perdre ?
par Daniel Musy publié dans : réflexion générale
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Mercredi 19 décembre 2007
"Quant à la modification du règlement du personnel communal, il a passé la rampe par 29 voix sans opposition. Mais le texte a été amendé par l’exécutif, qui a supprimé quelques articles sur demande des syndicats." Voici comment RTN résume la séance d’hier du Conseil général.


Le récit du déroulement de cette soirée mérite le détour car il y a une semaine encore, il y avait un blocage important du processus d’acceptation du rapport puisque l’assemblée syndicale du personnel avait refusé la modification de l’article 50 de ce règlement. L'article actuellement en vigueur stipule que les heures supplémentaires effectuées entre 20 heures et 6 heures du matin sont compensées avec une majoration de 50 %. Le projet initial du Conseil communal était d’autoriser les chefs de service à faire travailler les employés, de la voirie en particulier, jusqu’à 48 heures par semaine sans compensation en heures supplémentaires majorées et, surtout, ne compensait que de 25% les heures supplémentaires effectuées entre 20 heures et 22 heures.

Depuis plusieurs semaines j’ai été en lien régulier avec mes collègues syndiqués et je salue la décision du Conseil communal d’aboutir à un accord négocié. Ce fut une intense bataille interne en coulisses qui a mené à une réunion ultime de négociations lundi dernier à 8 h. 00. La Conseil communal a retiré la modification de l’article 50 et va évaluer en 2008 la situation provisoire instaurée aux Travaux publics. La complexité du dossier n’intéresse par les lecteurs de ce blog et seul le déroulement politique de cette soirée d’hier est significatif :

a) la droite radicale-libérale a d’abord voulu maintenir la modification de l’article 50 péjorant les conditions de travail ; son principal argument était que c’était à cause de 12 % d’employés (voirie, SIS) que le problème se posait puisque dans les autres services on ne travaille pas de nuit ; finalement les libéraux-radicaux, ainsi que l’UDC, ont voté le projet même si la modification de l’article a été retirée par le Conseil communal. Je salue ce vote consensuel mais ne le comprends pas politiquement car il est très rare de voir la droite soutenir de si nets progrès dans les conditions de travail des fonctionnaires. Effet de la proximité des élections ?

b) Pascale Gazareth, du POP, a déposé un amendement stipulant que la prime de fidélité versée aux employés après 10, 20, 30 ans de service ne devait pas l’être au prorata de leur salaire mais la même pour chacun, qu’on travaille à 40% ou 100% ; le ton de cet amendement était très engagé, allant même jusqu’à prétendre que l’estime du POP à l’égard du Conseil communal dépendait de l'acceptation de cet amendement. Dans un premier temps, l’ensemble de la gauche était prêt à le voter, quitte à ce que la droite finisse par refuser le rapport tout entier.

c) juste avant le vote de cet amendement, le popiste Francis Staehli est intervenu pour dire qu’il ne le voterait pas selon deux arguments : il trouvait difficilement compatibles les revendications popistes de dernière minute avec celles du syndicat qui se battait sur un front un peu différent et il ne jugeait pas illégitimes les primes au prorata du salaire.

d) Francis Staehli, au grand dam de ses camarades, m’a ainsi ouvert un boulevard inespéré pour tenter de défendre, à ce point du débat, un vote consensuel. On a bien senti sur les bancs de la gauche des hésitations. J’ai dit alors ceci : La semaine passée, le groupe libéral a fait appel aux valeurs républicaines pour convaincre la gauche de retirer son amendement. Qu’il  nous permette de faire la même chose à son égard aujourd’hui. Les valeurs républicaines, dans le dossier qui nous occupe, quelles sont-elles ? J’en vois deux, libérales dans leur esprit :l’équité et la reconnaissance du mérite. L’équité pose que des inégalités dans la pénibilité du travail sont justes, acceptables, seulement si elles produisent en compensation des avantages pour les employés les plus défavorisés. Dans une république aux valeurs intactes, le seconde valeur centrale est la reconnaissance des mérites individuels ; valoriser le travail pénible, en particulier lors des heures supplémentaires dans le froid et la neige, c’est permettre aux collaborateurs de donner le meilleur d’eux-mêmes et, le règlement communal le permet, de progresser dans les échelons salariaux.Vous le voyez, Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, chers collègues de l’autre bord : la discussion non idéologique, la raison et la sagesse devraient vous inciter à faire le pas vers l’unité que nous avons fait jeudi soir, et cela au nom des mêmes arguments que vous avez utilisés. J’ai alors annoncé que je ne voterais pas l’amendement popiste. Au vote, celui-ci n’a recueilli que 13 voix sur les 19 votants de gauche et 15 conseillers généraux ont voté contre dont moi. Ce fut alors une formalité de voter à l’unanimité le nouveau règlement sur le personnel communal, 29 voix sans opposition, avec quelques abstentions à droite.


  Quatre conclusions politiques sont à tirer de cette semaine passionnante :
- le POP, une fois de plus après le vote du budget, ne réussit pas à imposer sa différence dans l’hémicycle, et ce par l’effet même des discours de son plus éminent et expérimenté représentant ;
- le parti socialiste, et singulièrement Laurent Kurth, très brillant hier soir, sort renforcé du vote de ce nouveau règlement du personnel, qui voit allier rigueur, équité, modernisation et reconnaissance à l'égard de la fonction publique. Le PS apparaît en outre comme celui qui est l'artisan du consensus obtenu sur les derniers votes.
- La droite, jouant aussi le consensus (félicitations !), légitime ainsi la politique, de gauche, du conseil communal.
- Le syndicat et le personnel communal vont profiter, par bonheur, de ce consensus pour être encore mieux écoutés lors des futures négociations sur la définition de ce qu'est une heure supplémentaire.
par Daniel Musy publié dans : réflexion générale
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Vendredi 14 décembre 2007
Miracle, parfois, de la politique : ces moments où d'une discussion partisane, finit par sortir, après décantation émotionnelle et rationnelle, une solution dans l'intérêt général. Le Conseil général a hier soir adopté à l'unanimité le budget 2008 après le retrait par la gauche d'un amendement visant à augmenter les subventions culturelles de 25000 francs. Deux collègues libéraux en particulier (Xavier Hüther et Laurent Iff), par leur argumentation mesurée, non agressive et rassembleuse, ont pesé dans cette décision. Le premier ferait un excellent futur conseiller communal : il a même parlé hier des valeurs républicaines. Francis Staehli a brillamment montré qu'il ne fallait pas faire de cet amendement-souris une montagne. La décision du retrait s'est prise lors d'une interruption de séance où les 23 conseillers généraux de gauche présents se sont réunis dans une salle annexe pour parvenir à l'accord. Je n'en dirai pas plus sur ce qui s'y est dit mais la lucidité y a prévalu.

Comme président de la commission financière, j'ai introduit la discussion du budget par le discours ci-dessous.


Le vote du budget d’une collectivité publique est l’acte législatif le plus important. Il détermine les moyens avec lesquels cette collectivité fonctionnera l’année qui suit et choisit quels investissements seront privilégiés. C’est dire que c’est d’une responsabilité particulière dont je me sens investi pour introduire, comme président la commission financière, cette discussion du budget 2008 de la Ville de La Chaux-de-Fonds. La responsabilité de parler au nom de tous ses membres sans esprit partisan et de refléter le mieux que je pourrai l’esprit qui l’a animé durant ses travaux. Rappelons qu’elle est composée de 15 membres, chacun réparti dans cinq sous-commissions permanentes. Celles-ci sont chargées d’élaborer pour la commission et pour notre conseil un rapport qui a deux buts : premièrement, examiner le budget de chaque service en présence du conseiller communal chef du dicastère et du chef de service et, si accord il y a, proposer des modifications à ce budget ; secondement discuter de la marche du service, les problèmes qui s’y posent, les satisfactions apportées quand ils sont résolus.

Je tiens d’abord à faire de nombreux remerciements. Remercier en premier lieu la population de cette ville, qui en particulier par l’intermédiaire de la presse locale (merci à elle aussi pour son nécessaire travail de relais), est la première concernée par nos décisions. Parmi nos concitoyennes et concitoyens, certains réussissent dans cette période florissante, d’autres sont plus fragilisés, souvent depuis longtemps. Nous essayons, nous élus miliciens, par les dizaines d’heures par mois que nous consacrons bénévolement à notre ville, de la faire avancer sur le chemin qui nous paraît le mieux correspondre à l’intérêt général. Entre nos six partis, nous sommes, dans la chance de nos diversités, chacun dans nos réseaux respectifs, à l’écoute de nos concitoyens, en relayant leurs préoccupations, satisfactions et mécontentements.

Le deuxième remerciement va à l’ensemble du personnel communal pour l’effort constant, souvent difficile, jamais relâché, qui lui a été demandé depuis 3 ans. Tous les groupes de ce conseil savent à quel point les services travaillent dans des conditions souvent limite ; les 2,5% de retenue exceptionnelle pendant 2 ans sur les salaires ont marqué un sacrifice qu’on doit reconnaître puisque les contribuables ont continué de bénéficier de prestations de qualité. Notre commission a donc trouvé légitime la proposition du Conseil communal de rétablir ces 2,5% depuis janvier 2008. Et plus aucun conseiller général ne pourrait aujourd’hui dire sans vergogne que notre administration est bouffie d’elle-même.

Merci aussi à tous les chefs de service qui doivent chaque année jongler avec les restrictions et frustrations de toutes sortes pour arriver à diriger leur service et continuer d’être imaginatifs. Si la prospérité est parfois un oreiller de paresse, la rigueur sinon stimule du moins mobilise les énergies pour trouver des solutions. Nous leur savons gré de nous accueillir avec bonne humeur, avec un sens aigu du dialogue et de la pédagogie pour toujours nous expliquer avec précision comment fonctionnent leurs services.

Merci à Madame et Messieurs les cinq conseillers communaux pour avoir su, cette année surtout, instaurer, dans la concordance démocratique entre vous, et entre vous et nous, le meilleur climat de discussion de la législature au sein de notre commission. Fermes dans vos objectifs de rigueur, vous avez préparé un budget qui tient compte du travail effectué depuis trois ans dans notre commission et des pistes que nous vous avons suggérées depuis 2006 : meilleur fonctionnement des services par transversalité, regroupement de leurs compétences ou restructuration hiérarchique de leurs organigrammes, collaborations avec d’autres collectivités publiques, en particulier le Canton et les grandes villes voisines, prise à bras le corps de problèmes difficiles comme l’absentéisme ou les heures supplémentaires. Vous avez répondu à toutes nos questions avec clarté et transparence pendant nos séances de commission. Vous avez incarné pendant ces quatre années de préparation budgétaire avec nous la collégialité qui a fait cruellement défaut à 73 kilomètres d’ici.

Merci enfin aux membres de la commission financière qui ont permis à nos trois séances plénières de fonctionner dans l’écoute mutuelle et la courtoisie. La preuve en est que notre commission a accepté le budget tel qu’il vous est présenté ce soir sans opposition. Je voudrais dire un merci particulier à chacun des groupes :
- le groupe de l’Union démocratique du centre qui a légitimement proposé que la contribution financière aux partis soit augmentée ; grâce à son intervention la commission financière de la prochaine législature déterminera si oui ou non il faut rétablir cette contribution ;
- le groupe radical-libéral qui a convaincu l’ensemble de la commission d’imposer au Conseil communal d’inscrire 30000 francs de recettes supplémentaires pour l’ensemble des travaux de déneigement réalisés par notre ville pour le canton. Ce point de la discussion dans nos séances de commission souligne que cette année il a été assez difficile de faire accepter par le Conseil communal la moindre proposition de modification du budget établi par ses soins après les séances de sous-commission, ne fût-ce que de quelques milliers de francs, dans un sens ou dans l’autre. Nous avons eu l’impression d’avoir parfois devant nous un exécutif fermé comme une huître;
- le groupe du Parti ouvrier populaire qui a non sans témérité pensé que le débat devait continuer de se porter sur les subventions à la vie culturelle et associative; la discussion autour de ce thème fut la plus animée de la commission de cette année, elle n’est apparemment pas terminée ;
- le groupe des Verts qui, inlassablement, nous rappelle qu’il existe une commission du développement durable et que ce thème central de tous les rapports du Conseil communal doit mieux se concrétiser dans les faits ;
- le groupe socialiste enfin qui a eu la lourde tâche, en la personne de M. Pierre-Alain Borel, de rédiger le rapport de 19 pages que vous avez entre les mains ; ce n’est pas la tâche la plus facile d’un conseiller général et M. Borel s’est en acquitté avec bonheur ; nous l’en remercions.

Dans la seconde partie de mon  intervention, je voudrais, à l’aide d’une image, essayer de caractériser le budget 2008 qui nous est soumis. C’est un budget de lumière et d’ombre, lumière conjoncturelle et ombre structurelle.

La conjoncture économique est en effet bonne, voire excellente dans certains domaines et ce budget s’en ressent puisque c’est le meilleur de la législature, avec des recettes fiscales en augmentation de 7% (jugées d’ailleurs sous-estimées par une partie de la commission financière), une dynamique positive à consolider avec l’Etat, ce qui génère des économies. Une heureuse détente, a dit le Conseil communal. Mais cette éclaircie durera-t-elle ?

L’ombre des difficultés structurelles pourrait nous faire dire que c’est le moins mauvais budget depuis longtemps : cela dépend de l’éclairage qu’on veut lui donner. Nous voudrions brièvement faire une analyse de ce problème structurel dont notre ville souffre : nous avons des infrastructures adaptées à une ville de 40'000 habitants qui aurait une pyramide démographique et socio-culturelle différente (plus de jeunes, plus de cadres du secteur tertiaire). Il nous faut donc en même temps
- premièrement réduire le train de vie de notre administration, ce que nous avons fait au point même de la rendre si svelte qu’elle en est presque exsangue,
- deuxièmement, trouver des ressources fiscales nouvelles (plus de contribuables aisés, d’entreprises performantes et riches, une meilleure péréquation cantonale et éventuellement le prélèvement d’un impôt à la source sur les pendulaires non frontaliers) sans penser une seconde à augmenter les impôts, mesure impensable politiquement à l’heure actuelle,
- et troisièmement continuer à investir, avec l’Etat, pour attirer ces nouvelles entreprises et ces nouveaux contribuables.

Le cercle est apparemment vicieux mais des indicateurs sont réellement au vert : les multiples projets d’implantations de nouvelles entreprises performantes ayant confiance en l’avenir d’une région qui n’est pas encore asphyxiée par l’urbanisation galopante de son milieu naturel, l’agrandissement possible de Néode, le développement du quartier Le Corbusier, l’image renouvelée de notre ville, pour les autres et pour nous, générée par la future et possible inscription au patrimoine Unesco, un concept touristique cantonal centré sur le temps.

La bonne santé économique peut ne pas durer et nous plonger à nouveau dans une nouvelle crise, horlogère en particulier. De même, la localisation du site mère-enfant à Neuchâtel serait très néfaste pour l’établissement ici de jeunes familles mais, d’un autre point de vue, l’orthopédie regroupée à La Chaux-de-Fonds, dans un hôpital rénové et de pointe dans le domaine, permettrait de développer des synergies avec des entreprises novatrices en matière de fabrication d’implants orthopédiques artificiels. La responsabilité du Conseil d’Etat dans les futures et prochaines décisions en matière hospitalière est immense. Jamais notre région n’acceptera que le déséquilibre existant s’accentue.

Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, voyons donc ce budget avec le sens de la mesure et l’art de la nuance, du clair-obscur. Le vouer aux gémonies ou l’encenser, voir tout blanc ou tout noir, n’a été le fait de personne dans notre commission. En conclusion, et avant que notre plénum passe au débat, je voudrais dire que, dans ce sens de la nunace, la commission m’a paru avoir fait un bon travail. Que dans la palette des interventions qui vont suivre nous puissions produire un tableau pas trop désordonné ; sûrement pas un chef-d’œuvre, mais de grâce, chers collègues, pas une vieille croûte.




Interview de Laurent Kurth à RTN le 14 décembre 2007

 

 

 

 




par Daniel Musy publié dans : réflexion générale
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Vendredi 30 novembre 2007
Durant cette législature communale, depuis 2004, le seul parti de la ville qui se sera profilé et engagé énergiquement dans le domaine de la sécurité publique est le parti socialiste. Soucieux que la sécurité est un droit fondamental et que la sécurité publique dans une ville est avant tout affaire de proximité humaine entre les agents et les citoyens, nous avons été les initiateurs de la création rapide d'une commission de sécurité publique. Je suis aussi membre de la sous-commission financière chargé  du dicastère de la sécurité. Depuis  la création  de la commission communale, nous y sommes le parti le plus actif, posant sans cesse des questions et soulevant des problèmes. Lors de la dernière séance où le responsable cantonal de la police de proximité à La Chaux-de-Fonds, le sergent Beiner, était présent, nous avons écouté, ahuris, la description qu'il a faite des faibles moyens que le Canton met à sa disposition pour être efficace. La confidentialité des débats ne nous permet pas d'en dire plus. C'est la raison pour laquelle j'ai déposé l'interpellation suivante qui sera traitée lors du Conseil général du 13 décembre. Il faut savoir que la ville dépense plus de 5 millions en mandat de prestations au Canton. Nous sommes donc en droit d'être exigeants.

Police de proximité : un bilan si positif que cela ?

Dans les conditions fixées l’an passé par le Conseil communal pour le transfert à l’Etat de la plupart des tâches de la police locale, figurent des « économies structurelles de l’ordre de 10% » et « l’amélioration des prestations de sécurité publique pour la population ». Si on peut se féliciter que les économies pour 2008 soient de 17% par rapport à 2006, on peut s’interroger sur le bilan de la mise en place d’une police de proximité. Le Conseil communal et l’Etat nous disent, dans un communiqué commun du 26 novembre, que le « premier bilan » est « positif ». Si positif que cela ?

En effet, le Conseil communal partage-t-il avec nous ce qui nous semble aujourd’hui préoccupant, à savoir que :
- les gendarmes affectés à la police de proximité ne seraient pas encore assez proches des gens, à savoir qu’ils préféreraient la voiture à la déambulation ;
- ils se consacreraient notablement plus à des tâches administratives qu’à une présence sur le terrain ;
- ils rechigneraient parfois à verbaliser quand ils voient des voitures parquées en infraction ?

Peut-il aussi nous préciser quels  « fruits » positifs les activités déployées sur les quatre projets prioritaires mis en place (concernant les écoliers, les victimes d’agression, la gare et les graffitis) commencent à porter ?

Enfin, ne pense-t-il pas qu’il faudrait s’inspirer de la ville de Bienne qui, dans chacun de ses sept quartiers, a nommé un agent de contact, « votre interlocuteur dans votre quartier », auquel, par téléphone, la population peut faire part de ses observations, préoccupations et difficultés ?

Bref, les tâches de police de proximité définies dans le contrat de prestations ratifié le 4 septembre 2006 avec l’Etat sont-elles accomplies par celui-ci à satisfaction pour notre ville ?

par Daniel Musy publié dans : réflexion générale
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