Echéances futures

Publié le 12 Janvier 2008

En ce début d’année 2008, 4 dossiers importants sont en attente d’informations concernant notre ville. Ils donneront des indications sur ce que sera l’année politique 2008. Examinons-les.


a) L’implantation de l’Ecole d’ingénieurs. La décision des trois cantons (NE, BE, JU) va être communiquée prochainement et on l’attend de pied ferme dans notre ville qui offre 10 millions pour une construction dans le nouveau quartier Le Corbusier. Une décision privilégiant Neuchâtel obligerait le Conseil d’Etat à répondre pourquoi notre offre n’est pas satisfaisante et, surtout, à proposer dans les Montagnes d’autres structures de formation.

b) L’implantation du site mère-enfant. La décision de l’implanter à Neuchâtel devrait être accompagnée d’une important rééquilibrage en faveur des Montagnes : lequel serait-il acceptable, y en aurait-il un d'acceptable, dans le respect de la Constitution neuchâteloise? Dans tous les cas, comment assurerions-nous l’avenir de l’arc Franches-Montagnes-La Brévine en matière démographique ? Comment inciter de jeunes couples à venir s’établir dans une région sans maternité ? Le choix de Neuchâtel ne resterait pas sans conséquences sur la mobilisation des Chaux-de-Fonniers, de la gauche en particulier. L'inverse est vrai aussi: comment le Littoral ressentirait-il le choix d'implanter le site à La Chaux-de-Fonds. N'y a-t-il pas d'autres solutions pour sortir de ce guêpier ?

c) Les résultats des comptes 2007. La nouvelle, bonne nous l’espérons, lancera la campagne électorale. Rappelons que les comptes 2004, gérés par une conseillère communale de droite, avait amené un important déficit. Le parti radical en avait perdu son siège au Conseil communal. Le budget 2007 prévoyait 12 millions de déficit et la bonne conjoncture permettra sûrement de diminuer ce chiffre rouge, espérons-le.

d) Les élections communales du 27 avril. Plusieurs inconnues dans ce nouveau combat électoral : le POP maintiendra-t-il son siège face aux avancées des Verts ? Pour cela, il lui faut faire au moins 50,1 % des suffrages que recueillera le parti socialiste qui représentera ses deux locomotives Berberat et Kurth. Tâche difficile car Jean-Pierre Veya a été beaucoup tracé lors des élections fédérales sur la liste popiste. La gauche peut-elle avoir 4 sièges ? Pour cela, il faudrait que la droite ne recueille que 33% des suffrages. La droite radicale-libérale, dans la débâcle depuis 2004 (démission de Michel Barben, nouvelle orientation professionnelle pour Josette Frésard) pourra-t-elle proposer une liste forte sans s’allier avec l’UDC ? Et si elle s’allie, vivra-t-elle le syndrome jurassien : tout perdre ?

Rédigé par Daniel Musy

Publié dans #Réflexions générales

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