Lettre au courrier des lecteurs du Temps

Publié le 19 Janvier 2008

J'ai envoyé aujourd'hui la lettre suivante au journal  Le Temps, suite au commentaire du journaliste Serge Jubin. On verra bien si elle est publiée.


Voici l'article  de Jubin :
Il aura fallu un an de tergiversations, mais la raison l'a emporté: les cantons de Neuchâtel, de Berne et du Jura se sont entendus pour créer un campus unique pour la HE-Arc. Fragile en raison de sa «tricantonalité» et de ses faibles effectifs, la HES de l'Arc jurassien se donne une chance de se développer.

Les critères d'attractivité et d'accessibilité, seuls à même d'attirer d'indispensables nouveaux étudiants, l'ont emporté sur les considérations régionalistes neuchâteloises. Tant mieux.

Reste que le canton de Neuchâtel n'est pas sorti de ses jalousies internes. Le projet RUN, qui entend fondre les trois villes dans une même agglomération, ne parvient pas à briser les clochers. S'il prône avec raison l'intérêt supérieur du canton et de l'Arc jurassien, le gouvernement se marche sur les pieds en tentant, simultanément, un impossible équilibre interne. La HES contre la maternité, en l'occurrence.

Depuis plusieurs décennies, le canton se profile au travers de sa tête de pont, le chef-lieu Neuchâtel. Même si elle compte plus d'habitants, La Chaux-de-Fonds est en retrait. Moins accessible, plus éloignée, image moins porteuse.

Pourquoi le Conseil d'Etat ne le reconnaît-il pas et ne dit-il pas que la locomotive cantonale est en Bas? C'est politiquement très incorrect, peut-être trop provocateur. Mais c'est la réalité. Le reconnaître clarifierait le débat.



Voici ma lettre :
Oui à l’équilibre Haut-Bas

Selon Serge Jubin, dans son commentaire (samedi 19 janvier) sur les décisions du Conseil d’Etat d’implanter le site mère-enfant à La Chaux-de-Fonds et la HE-Arc à Neuchâtel, il s’agit d’un « impossible équilibre interne ». Dans la logique de ce journaliste, qui est aussi celle de nombreux habitants du canton, La Chaux-de-Fonds est « en retrait », « éloignée », alors que la « locomotive cantonale est en Bas ». Cette vision, qui pour M. Jubin est « la réalité », oublie trois éléments clés : premièrement, et c’est fondamental, la constitution de notre république neuchâteloise, qui stipule à son article 5 que « l'Etat et les communes assument », notamment, la tâche suivante : « l’équilibre entre les régions ». Tâche plus noble à remplir que les jalousies ou les querelles de clocher évoquées dans l’article. Deuxièmement, le secteur secondaire de pointe des Montagnes neuchâteloises, qui est la locomotive économique du canton. Troisièmement, la capacité, historique, de mobilisation des citoyens de cette région pour se développer et aller de l'avant en résistant contre les modes de pensée dominants.


Rédigé par Daniel Musy

Publié dans #Lien Commune-Canton

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D
Mon billet du 7 septembre ne fait planer aucun doute sur mon point de vue sur Valérie Garbani. Elle défend sa ville et n'a que peu à faire avec nous. Ce n'est pas ma conception de la solidarité en tant que socialiste, ni probablement celle des électeurs de gauche qui ont tranché le 21 octobre. Je rappelle tout de même qu'il a fallu bien longtemps à Fernand Cuche pour comprendre l'intérêt d'une liaison ferroviaire améliorée avec Besançon. Le PS des Montagnes était prêt à lancer cette semaine une initiative cantonale pour le maintien sur les deux sites d'une maternité si le canton avait délaissé les Montagnes une fois de plus. La discussion sur l'équilbre régional est constante au PSN mais il faut toujours se battre.
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F
Salut Daniel,Vous voulez pas avoir une fois une discussion cantonale au sein du PS sur le sujetd e l'équilibre régional ? Parce que quand je lis les propos de Valérie Garbani dans la presse local du jour, je me demande franchement où on va...A+, Fabien
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