Sylvia Morel en brebis noire, les libéraux au bord du gouffre

Publié le 28 Janvier 2008

"Elections communales : alliance de droite compromise à La Chaux-de-Fonds.

Choix difficile pour les libéraux à La Chaux-de-Fonds. A trois mois des élections communales, ils devront choisir de s’allier soit avec les radicaux soit avec l’Union démocratique du centre.Ce dilemme est dicté par L’UDC qui refuse de s’apparenter avec les radicaux si la radicale Sylvia Morel se présente au Conseil communal. L’UDC juge que la radicale, qui siège depuis plus de vingt ans au Conseil général, l’a contrée à plusieurs reprises lors de cette législature. De son côté, Sylvia Morel affirme qu’elle se présentera au Conseil communal quoi qu’il arrive. Choisir une alliance à droite est d’autant plus délicat que libéraux et radicaux projettent de fusionner sur le plan cantonal, au mois de juin".

Voici ce qu'on peut lire depuis 15 heures sur le site de RTN. La situation à droite prend une tournure inattendue mais prévisible. Le parti blochérien mène le jeu et fait pression, comme au niveau fédéral, sur les personnes et sur les autres partis. Il veut avoir la main dans son jeu et il a l'avantage, lui, d'être assuré d'avoir un siège à l'exécutif. C'est pourquoi il essaie de tendre un piège aux libéraux en les poussant à s'allier avec eux et pas avec les radicaux. C'est pour l'extrême-droite une occasion magnifique de rafler deux sièges (avec cet exemple : les libéraux à 10,4% et l'UDC 21 %). L'UDC définit ce qui est compatible ou non et s'en prend nommément à une radicale dont le moins que le puisse dire est qu'elle n'est pas une gauchiste. Ce que je disais dans ce blog le 23 janvier se vérifie : "les inimitiés qui avaient poussé Pierre Hainard à quitter le parti radical sont toujours bien visibles" et il y a déjà des "déchirures internes" au centre-droit. Voici le compte-rendu de RTN.



 

Ainsi, comme au niveau fédéral dans son propre parti, l'UDC utilise la stratégie du mouton : les bons dans la bergerie, les galeux loin du sérail.
Quant aux libéraux, c'est pour eux un faux dilemme et RTN a tort de présenter la situation ainsi.  D'un côté le pire : s'allier à l'UDC, perdre son âme, et prendre le gros risque de perdre un siège. De l'autre, refuser le mariage, prendre le petit risque de ne pas atteindre les fameux 16,6% avec les radicaux pour conserver un siège au centre-droit, mais garder le cap de l'humanisme dans les valeurs
Cyniquement, je pourrais souhaiter que les radicaux partent seuls et qu'ainsi la gauche puisse envisager quatre sièges. J'espère pourtant que les libéraux dans leur AG de mercredi laisseront les blochériens dans leur bergerie ... ou leur tanière et ne scelleront pas le pacte diabolique qui leur est tendu. A suivre sur ce blog dès jeudi.

Rédigé par Daniel Musy

Publié dans #Réflexions générales

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T
On peut toujours espérer! Mais, l'attaque personnelle de Sylvia Morel fait partie d'une stratégie de l'udc qui revient à intervalles réguliers, parce qu'il restera toujours quelque chose de la médisance... du genre, "c'est peut-être exagéré, mais cela ne doit quand même pas être tout faux"! Rappelle-toi les attaques basées sur du vent contre Claudine Stähli, moi-même et Ton sur Ton... On me le rappelle de temps à autre...
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D
J'espère que l'UDC fera une campagne sans attaques personnelles car ce serait tomber bien bas.
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F
C'est parti pour trois mois d'attaques personnelles de la part de l'UDC... C'est vrai que quand on n'a pas d'idée, c'est la seule voie possible pour espérer grandir. Prochaine cible: Berberat ou Kurth ?Et vu ce qui se profile du côté de la droite molle, on va regretter encore longtemps Josette Frésard...
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