Pour l’élection du Conseil communal au scrutin majoritaire
Publié le 15 Février 2008
En 2003, le Parti socialiste s’est battu pour l’élection du Conseil communal au scrutin proportionnel. Force est de constater que le système comporte plus
d’inconvénients que d’avantages. Je plaide pour un large consensus politique avant les élections afin de proposer une motion qui demanderait l’introduction dès 2012 du scrutin majoritaire à deux
tours.
Aucun système électoral n’est fondamentalement meilleur qu’un autre dans une démocratie. Les avantages du système proportionnel sont théoriquement nombreux, en particulier la moindre personnalisation de l’élection, la garantie absolue de la légitimité donnée par la proportionnelle qui permet une représentation tenant compte de la force politique des partis. Ce raisonnement tient surtout pour l'élection législative. En outre, il paraît vain de revenir dans nos grandes communes à l’élection indirecte par les conseils généraux tant ce système n’aurait plus la faveur des électeurs
Mais que de désavantages ! :
- l’impossibilité pour un parti d’être assuré que son meilleur candidat sera élu (Michel Barben a été élu grâce à 50 suffrages venus de l’UDC à la place de la favorite du parti, et la plus compétente sur le papier, Josette Frésard)
- la nécessité totalement artificielle, pour récolter le maximum de suffrages, d’avoir 5 candidats pour un liste complète, même si ces candidats ne veulent ou ne peuvent pas siéger (plusieurs candidats sont des bouche-trous qui n’ont aucune envie d’assumer la tâche ou aucune compétence pour le faire; et cette année, Frédéric Hainard, s’il est élu, ne pourra siéger avec son père). C’est une manière de tromper l’électeur.
- les rocades en cours de législature n’assurent qu’une légitimité relative aux viennent-ensuite sans qu’il y ait élection complémentaire
- le premier de liste aurait théoriquement le droit de démissionner immédiatement après son élection
- la confusion entre élection du législatif et élection de l’exécutif
Le scrutin majoritaire, largement en pratique dans les élections des exécutifs cantonaux, permet aux partis de désigner leurs meilleurs candidats. L’élection est certes davantage personnalisée mais qui niera qu’on a besoin de fortes et compétente personnalités à la tête d’une ville comme la nôtre. Le cruel épisode Michel Barben devrait nous faire réfléchir, ainsi que l’abracadabrantesque situation de la droite qui se déchire sur la candidature Sylvia Morel. C'est aux électeurs aussi de pouvoir, après 4 ans, confirmer ou sanctionner l'action politique d'un élui à l'exécutif.
Je propose donc qu’une majorité de conseillers généraux aient le courage de prendre le taureau par les cornes AVANT les prochaines élections. Par exemple à travers une motion demandant au Conseil communal d’étudier un changement de système, on pourrait arriver à ce que le peuple se prononce en 2009 sur le sujet. Et cela dans l’intérêt général, sans attendre les résultats des élections.
Aucun système électoral n’est fondamentalement meilleur qu’un autre dans une démocratie. Les avantages du système proportionnel sont théoriquement nombreux, en particulier la moindre personnalisation de l’élection, la garantie absolue de la légitimité donnée par la proportionnelle qui permet une représentation tenant compte de la force politique des partis. Ce raisonnement tient surtout pour l'élection législative. En outre, il paraît vain de revenir dans nos grandes communes à l’élection indirecte par les conseils généraux tant ce système n’aurait plus la faveur des électeurs
Mais que de désavantages ! :
- l’impossibilité pour un parti d’être assuré que son meilleur candidat sera élu (Michel Barben a été élu grâce à 50 suffrages venus de l’UDC à la place de la favorite du parti, et la plus compétente sur le papier, Josette Frésard)
- la nécessité totalement artificielle, pour récolter le maximum de suffrages, d’avoir 5 candidats pour un liste complète, même si ces candidats ne veulent ou ne peuvent pas siéger (plusieurs candidats sont des bouche-trous qui n’ont aucune envie d’assumer la tâche ou aucune compétence pour le faire; et cette année, Frédéric Hainard, s’il est élu, ne pourra siéger avec son père). C’est une manière de tromper l’électeur.
- les rocades en cours de législature n’assurent qu’une légitimité relative aux viennent-ensuite sans qu’il y ait élection complémentaire
- le premier de liste aurait théoriquement le droit de démissionner immédiatement après son élection
- la confusion entre élection du législatif et élection de l’exécutif
Le scrutin majoritaire, largement en pratique dans les élections des exécutifs cantonaux, permet aux partis de désigner leurs meilleurs candidats. L’élection est certes davantage personnalisée mais qui niera qu’on a besoin de fortes et compétente personnalités à la tête d’une ville comme la nôtre. Le cruel épisode Michel Barben devrait nous faire réfléchir, ainsi que l’abracadabrantesque situation de la droite qui se déchire sur la candidature Sylvia Morel. C'est aux électeurs aussi de pouvoir, après 4 ans, confirmer ou sanctionner l'action politique d'un élui à l'exécutif.
Je propose donc qu’une majorité de conseillers généraux aient le courage de prendre le taureau par les cornes AVANT les prochaines élections. Par exemple à travers une motion demandant au Conseil communal d’étudier un changement de système, on pourrait arriver à ce que le peuple se prononce en 2009 sur le sujet. Et cela dans l’intérêt général, sans attendre les résultats des élections.