Le combat HES à La Chaux-de-Fonds n'est pas gagné
Publié le 27 Janvier 2007
Jeudi au Conseil général, je suis intervenu sur le point a) du texte écrit le mercredi 24 janvier (cf plus bas) , sur le glissement du discours du Conseil d’Etat qui ne parle plus d’équilibre mais de complémentarité. J’ai adouci la phrase sur l’anticonstitutionalité et ai dit "frise les limites de la constitutionalité".
La seconde partie de mon intervention, très succinctement résumée par l’Impartial d’aujourd’hui, a été une réponse à l’intervention de Madame Silvia Morel qui est la seule élue de droite ayant pris la parole ce soir-là. Silence radio absolu de l’UDC et des libéraux.
Après la très longue et sincère intervention de Pascale Gazareth (POP), très critique sur le message du gouvernement (elle a même parle de « trahison ») et qui laisse augurer de ce que sera la position popiste pour les fédérales (se démarquer le plus possible du gouvernement), Silvia Morel a commencé par relever le paradoxe de voir un parti de droite, le sien, soutenir un gouvernement de gauche. Elle a souligné, à mon avis à juste titre, le ton trop négatif de la gauche ce soir-là face au gouvernement, y compris même le mien. Il faut au moins reconnaître une chose, c’est que sur le dossier HES, le gouvernement a engagé un combat, ce qui est rare de sa part depuis des années. Cela, la gauche ne l’a pas assez dit. Avoir des « pensées tristes », comme dirait Spinoza, diminue notre puissance d’être et d’agir.
Madame Morel a ensuite crié victoire en se réjouissant que nous ayons « gagné la HES » et que c’est maintenant au Conseil communal de se bouger pour faire avancer le dossier, de la construction en particulier. C’est là bien évidemment que je ne puis être d’accord avec cet optimisme naïf et ces « passions tristes » que l’élue radicale génère régulièrement à l’égard des autorités chaux-de-fonnières. C’est comme si elle voulait dire que si cela rate, ce sera de la faute de la ville. Le jeu politique veut qu’on ne laisse pas sans réponse ce genre d’insinuation. Laurent Kurth a d’ailleurs longuement expliqué les innombrables rencontres qu'il y a déjà eu entre la ville et les partenaires concernés par cette possible école à La Chaux-de-Fonds.
Mais le combat est-il gagné ? Surtout pas ! Silvia Morel dit qu’il faut foncer, sans voir les chicanes du parcours : convaincre les autres cantons (BE et JU), convaincre le comité directeur de la HES Suisse occidentale, peu favorable aux dispersions de sites, convaincre le Conseil fédéral, convaincre les Neuchâtelois eux-mêmes.
Lisons la presse d’hier et voyons l’attaque en règle des milieux économiques et médiatiques. Et surtout, commençons à voir le gros obstacle politique du dossier qui est un obstacle cantonal. En effet, d’après mes informations, non vérifiées je le reconnais, le site pour une HES ingénieurs à Neuchâtel est prêt. C’est sur le terrain qui serait laissé libre par le vieil entrepôt CFF à l’est de la gare. Le financement avec des fonds privés serait trouvé et les plans déjà élaborés. Comment alors, politiquement, faire accepter à tous les Neuchâtelois un investissement important à La Chaux-de-Fonds alors que cela serait plus simple, plus rapide et moins coûteux de le faire à Neuchâtel ? Pense-t-on au risque du referendum ? Là est la quadrature d’un cercle où les rondeurs de Jean Studer compenseront peut-être les arêtes vives de Sylvie Perrinjaquet.
La seconde partie de mon intervention, très succinctement résumée par l’Impartial d’aujourd’hui, a été une réponse à l’intervention de Madame Silvia Morel qui est la seule élue de droite ayant pris la parole ce soir-là. Silence radio absolu de l’UDC et des libéraux.
Après la très longue et sincère intervention de Pascale Gazareth (POP), très critique sur le message du gouvernement (elle a même parle de « trahison ») et qui laisse augurer de ce que sera la position popiste pour les fédérales (se démarquer le plus possible du gouvernement), Silvia Morel a commencé par relever le paradoxe de voir un parti de droite, le sien, soutenir un gouvernement de gauche. Elle a souligné, à mon avis à juste titre, le ton trop négatif de la gauche ce soir-là face au gouvernement, y compris même le mien. Il faut au moins reconnaître une chose, c’est que sur le dossier HES, le gouvernement a engagé un combat, ce qui est rare de sa part depuis des années. Cela, la gauche ne l’a pas assez dit. Avoir des « pensées tristes », comme dirait Spinoza, diminue notre puissance d’être et d’agir.
Madame Morel a ensuite crié victoire en se réjouissant que nous ayons « gagné la HES » et que c’est maintenant au Conseil communal de se bouger pour faire avancer le dossier, de la construction en particulier. C’est là bien évidemment que je ne puis être d’accord avec cet optimisme naïf et ces « passions tristes » que l’élue radicale génère régulièrement à l’égard des autorités chaux-de-fonnières. C’est comme si elle voulait dire que si cela rate, ce sera de la faute de la ville. Le jeu politique veut qu’on ne laisse pas sans réponse ce genre d’insinuation. Laurent Kurth a d’ailleurs longuement expliqué les innombrables rencontres qu'il y a déjà eu entre la ville et les partenaires concernés par cette possible école à La Chaux-de-Fonds.
Mais le combat est-il gagné ? Surtout pas ! Silvia Morel dit qu’il faut foncer, sans voir les chicanes du parcours : convaincre les autres cantons (BE et JU), convaincre le comité directeur de la HES Suisse occidentale, peu favorable aux dispersions de sites, convaincre le Conseil fédéral, convaincre les Neuchâtelois eux-mêmes.
Lisons la presse d’hier et voyons l’attaque en règle des milieux économiques et médiatiques. Et surtout, commençons à voir le gros obstacle politique du dossier qui est un obstacle cantonal. En effet, d’après mes informations, non vérifiées je le reconnais, le site pour une HES ingénieurs à Neuchâtel est prêt. C’est sur le terrain qui serait laissé libre par le vieil entrepôt CFF à l’est de la gare. Le financement avec des fonds privés serait trouvé et les plans déjà élaborés. Comment alors, politiquement, faire accepter à tous les Neuchâtelois un investissement important à La Chaux-de-Fonds alors que cela serait plus simple, plus rapide et moins coûteux de le faire à Neuchâtel ? Pense-t-on au risque du referendum ? Là est la quadrature d’un cercle où les rondeurs de Jean Studer compenseront peut-être les arêtes vives de Sylvie Perrinjaquet.