Le TRANSRUN et AUSSI l'axe Bienne-CDF-Besançon

Publié le 12 Février 2007

Laurent Kurth le soulignait la semaine passée dans sa réponse au Temps, le TRANSRUN n'a de sens que si La Chaux-de-Fonds si situe sur un axe, de Bienne en direction de Besançon. C'est le sens de notre motion déposée en mars 2006 lors d'un Conseil général commun La Chaux-de-Fonds-Le Locle : (...) En 2011, Besançon aura une nouvelle gare TGV sur la ligne Rhin-Rhône, à Auxon, situé à 10 km au nord de la ville. La gare de Besançon Viotte verra son rôle renforcé en devenant un espace tertiaire de premier plan et un véritable pôle d’échange. Auxon sera relié à Viotte en offrant une grande facilité d’accès aux voyageurs empruntant des trains régionaux vers le TGV. En matière ferroviaire, la ligne La Chaux-de-Fonds - Le Locle - Besançon, modernisée et avec davantage de liaisons avec nos deux villes, pourrait être pour notre région la plus rapide porte d’entrée à l’Europe puisque des trains se dirigeant dans toute l’Europe du Nord et du Sud passeront par Auxon. C’est donc un potentiel formidable que nos deux Conseils communaux devraient rapidement explorer.



La carte présentée aujourd'hui dans Le Temps est incomplète et trompeuse :




Elle oublie la ligne en bleue, que j'ai tracée, de Bienne-Franches-Montagnes à Besançon. CDF devient un noeud régional que Neuchâtel-Ville, à long terme, ne sera plus pour aller en France !



























Voyons sur cette carte la position centrale de Besançon dès 2011 en matière ferroviaire:




Si vous prenez le train pour Paris ou Marseille (sauf le dimanche), il est aujourd'hui plus rapide, plus confortable et plus avantageux de passer par Besançon en prenant le train à CDF (8 h. 10 ou 16 h. 10). Vous arrivez à Paris à 13 h 11 et 20 h 57 et à Marseille à 15 h. 10.

Rendons-nous compte que nous sommes presque au centre de l'Europe du XXIe siècle. Notre destin passe aussi par le lien transfrontalier.











La ligne grande vitesse TGV Rhin-Rhône est un projet original. Grâce à la double fonctionnalité, Nord-Sud et Est-Ouest, de sa branche Est (une ligne nouvelle entre Dijon et Mulhouse), elle permettra de réaliser sur le territoire français une liaison intéressant deux grandes diagonales européennes, ses différentes dimensions — régionale, nationale et européenne — étant naturellement complémentaires :


    * Nord-Sud entre l'Allemagne, le nord de la Suisse, l'est de la France, les vallées de la Saône et du Rhône et l'arc méditerranéen, de la Catalogne à Nice.

    * Est-Ouest entre Londres, Bruxelles, Lille, l'Île-de-France et la Bourgogne, la Franche-Comté, le sud Alsace, le Bade Sud, la Suisse alémanique et romande.


Dans sa dimension Est-Ouest le TGV Rhin-Rhône intéresse, outre Paris et sa région, le Nord-Pas-de-Calais et, avec un barreau d'interconnexion au sud de l'Île-de-France, la Bretagne et les Pays de la Loire.

Il s'agit donc de tout faire pour améliorer la liaison CDF-Besançon. Ainsi, tous les habitants du canton, des Franches-Montagnes et du Jura bernois passeront par CDF-Besançon pour aller en 2011 à Londres, Bruxelles,  Barcelone, Quimper, Nantes, Nice. Maitenant, c'est une galère de changer de gare à Paris ou de passer la douane à Genève. On peut également faire l'hypothèse que le ligne Berne-Neuchâtel-Frasne sera condamnée à moyen terme.

Donc, le temps où un Neuchâtelois du Bas viendra prendre à CDF son train pour Paris, Marseille ou Lille n'est plus si loin...


 

 

Rédigé par Daniel Musy

Publié dans #Lien Commune-Canton

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