Le syndrome du trou
Publié le 20 Février 2007
Les Loclois sont-ils malades de l’image négative qu'on leur colle aux basques ? Celle d’une ville qui est un trou ? Seraient-ils victimes du syndrome du trou, se manifestant par des symptômes visant à pratiquer ce que Freud nomme la dénégation (nier ce qu’on sait être vrai) ? Ecoutons quelques Loclois parlant hier sur RSR1 !
Les Chaux-de-Fonniers en particulier génèrent et propagent cette vision de leurs voisins et je ne nie pas que je suis un Chaux-de-Fonnier pur jus.
L’histoire du rapport entre nos deux villes est complexe et paradoxale. Il est fait d’une asymétrie historique où la Mère commune s’est progressivement sentie dépasser par sa fille, une fille bien développée au point d’avoir eu tendance à nier sa mère.
Les Loclois eux-mêmes arrivent-ils à dépasser les effets du syndrome ? L’émission de la RSR d’hier dont vous pouvez entendre un montage me rend perplexe et je tends à penser que les Loclois sont bien contents d’être là où ils sont.
Comme Chaux-de-Fonnier, j’ai toujours pensé que vivre ici n’a de sens que par l’existence de l'ailleurs : c’est l’ouverture à la culture, aux autres régions (et à notre voisin) qui doit nous animer et nous faire vivre. Jamais il ne me viendrait l’idée de lancer un doigt d’honneur (sorti d’où ?) à ceux qui parlent mal de nous, y compris avec des stéréotypes et du mépris.
A l'égard d'une éventuelle future fiancée hésitante, le prétendant doit être animé de deux principes :
1) Tes désirs pour moi passent avant les miens pour toi.
2) Je te dis néanmoins comment je te ressens.