Dépot de la candidature UNESCO

Publié le 22 Décembre 2007

Candidature des villes de La Chaux-de-Fonds et du Locle au Patrimoine mondial de l’UNESCO

Le dossier a été déposé à l’UNESCO à Paris

Au nom de la Confédération, l’ambassadeur Ernst Iten, délégué permanent de la Suisse auprès de l’UNESCO, a déposé vendredi à 11h à Paris le dossier « La Chaux-de-Fonds / Le Locle, urbanisme horloger » au titre de candidature à l’inscription de ces deux villes sur la liste du patrimoine mondial.

Conduite par le délégué permanent de la Suisse auprès de l’UNESCO, l’ambassadeur Ernst Iten, une délégation suisse a déposé vendredi à Paris le dossier « La Chaux-de-Fonds / Le Locle, urbanisme horloger » à la candidature de ces deux villes pour leur inscription sur la liste du patrimoine mondial.
La délégation comprenait également MM. Oliver Martin, délégué de l’Office fédéral de la culture, et Jean-Daniel Jeanneret, chef de projet pour le compte des deux villes neuchâteloises. Le dossier a été reçu par Mme Mechtild Rössler, chef de la section « Centre du patrimoine mondial », de l’UNESCO.
Ce dossier est l’un des premiers à être déposé dans le délai convenu pour les candidatures qui seront étudiées dans le nouveau cycle d’examen. Il a d’ores et déjà été salué pour la qualité de sa nature et de sa forme.

Rappelons que les deux villes des Montagnes neuchâteloises visent à cette inscription en ce qu’elles ont été construites au XIXe siègle par et pour l’horlogerie. Elles le manifestent par leur développement urbanistique : logements, ateliers, puis usines ont grandi le long des rues, formant de vastes damiers à l’atmosphère si particulière. Véritable symbiose entre horlogerie et urbanisme, entre technologie et architecture, La Chaux-de-Fonds et Le Locle se révèlent ainsi des témoins exceptionnels de l’époque industrielle et des interactions économiques, sociales et culturelles qui s’y sont développées. D’où l’intérêt, estime la Confédération suisse, de les proposer à l’inscription sur la liste du Patrimoine mondial.


Ce communiqué de la ville de La Chaux-de-Fonds est ici cité intégralement et permet maintenant tous les espoirs nés en décembre 2000 au Club 44. J'y avais suggéré l'idée de cette candidature. Voici d'ailleurs la chronologie de cette belle aventure, rappelé par l'Impartial :

2000 Lors des deuxièmes Rencontres de décembre, le Chaux-de-Fonnier Daniel Musy lance l’idée d’une candidature chaux-de-fonnière à l’Unesco. Une suggestion reprise par le président du mouvement citoyen André Brandt. Jusque-là, l’idée avait été évoquée par Johann Murner, de l’Office fédéral de la culture, dans un article de la revue du Heimatschutz.

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  2004 Le 10 décembre, le Conseil fédéral annonce l’inscription des villes du Locle et de La Chaux-de-Fonds sur la liste indicative nationale. Elles y figurent aux côtés des sites préhistoriques lacustres, du vignoble de Lavaux, des chemins de fer rhétiques et le paysage culturel de l’Albula-Bernina dans les Grisons.

2005 Réunis en séance commune, les conseils généraux de La Chaux-de-Fonds et du Locle acceptent les crédits nécessaires (444.000 francs au total) pour poursuivre le dossier.

2007 Le lundi 17 décembre, la Confédération, le canton et les deux villes signent le dossier de candidature qui a été déposé le 21 décembre 2001 à Paris.


Que de chemins parcourus pour convaincre. D'abord le monde politique de l'époque, incarné par le précédent Conseil communal qui s'est toujours méfié des propositions des intellectuels. Puis le parti socialiste où je suis entré en septembre 2001 et qui, au début de la législature 2004-2008, croyait encore que c'était un rêve de cultureux. Laurent Kurth lui-même ne fut pas le premier enthousiaste. Rappelons aussi que le crédit d'étude voté en 2005 ne le fut que par 21 voix contre 6 oppositions de l'UDC.

Maintenant que l'inscription au patrimoine mondial de l'humanité est à notre porte, félicitons d'abord le maître d'oeuvre du dossier, Jean-Daniel Jeanneret, qui a réussi à communiquer l'essentiel : ce n'est pas parce qu'une ville est "belle" qu'elle est intéressante pour l'Unesco. Remercions aussi Jacques Bujard, responsable cantonal des monuments et sites qui,  à la RSR lundi passé au journal de 12 h. 30, s'exprimait ainsi :




Rédigé par Daniel Musy

Publié dans #Culture

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